Momographie: Poudlard est vivant, magiquement! Quant au formateur de Kingsley, ca sera une surprise... Mon seul indice est qu'il est mort! Les inconnus servent à embrouiller, en effet. Mais peut-être n'y a-t-il qu'un seul inconnu^^?!!? Bonne lecture!

Feliness: L'autre abruti de Sirius?? C'est michant de l'appeler comme ça! Il était occupé, faudra attendre quelques chapitres pour connaître son occupation... la seule fois où il ne répond pas, c'est vraiment important! Pour ma défense, je ne suis pas celle qui ai enfermé Neve Nere, c'est Harry! Pourquoi est-ce si important que le chat soit enfermé à ton avis? Le but n'est pas de faire apparaître Tellerino dans la vision mais Harry avait vu la porte du département des mystères lorsqu'il avait rencontré l'auror pour la première fois, lors de son audience. Voldemort utilise ce souvenir pour lui apprendre où se trouve la porte! Dumby ignore que c'est une réédition. Il croit sincèrement qu'Harry est l'élu. J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes espérances! Bisous

Clecleme: J'attends alors une review pour chacun de mes chapitres ;-)! Tu n'auras eu qu'une nuit à attendre, j'ai publié le dimanche à 18H^^! Je publie généralement le dimanche soir et le mercredi! Voldemort est en effet une sacré concurrence. Il sera plus facile d'évincer Harry lorsque Voldemort sera mort. Il sera surpris par ce qui l'attend. Dsl pour la faute, ca nous a échappé à ma beta reader et à moi!!! On fera bien plus attention!! Bonne lecture! Bisous

Troublette: Merci! C'est un plaisir de recevoir un commentaire si gentil^^! Bonne lecture!! Hésite pas pour les reviews;-)!!!

Lunalupin: La suite?? Je vais voir ce que je peux faire...

Akan: Poudlard agit depuis pas mal de temps. Mais quand il y a trop de ténèbres la lumière est absorbée... Harry a des soucies autre qu'Ombrage et les serpentards, Voldemort est plus important!!

Miidona: Je sais c'est michant d'avoir fini là !!! Mais comme ça l'attente encore plus grande pour celui d'après, qui soit dit au passage tu as déjà lu!!! Merci pour ton comm' cher beta reader! Bisous


Et si tout était différent

Chapitre 27

Le département des mystères

Ils pénétrèrent dans le ministère. Harry, devant, courra droit sur l'ascenseur. Il ne regarda même pas ce qui l'entourait. La haute statue du ministère les jaugeait du regard. L'absence de vie était morbide. D'un geste sec, il ouvrit la porte métallique et ils s'engouffrèrent dans la cage d'ascenseur. Ils montèrent jusqu'au troisième étage. Prudemment, ils s'avancèrent. Harry éprouva une drôle de sensation en repassant dans cet endroit où quelques mois plus tôt, il ignorait s'il aurait le droit de faire sa cinquième année. Les choses avaient beaucoup changées. L'inconnu avait refait parler de lui depuis et il ignorait encore tant de choses sur lui, son identité avant tout. L'image de Tellerino lui apparut. Il l'avait rencontré ici pour la première fois.

Harry chassa ses souvenirs pour s'avancer vers la porte tant rêvée. Il toucha la poignée tout en inspirant profondément. Derrière lui, les adolescents sortirent leur baguette, prêts à se défendre. Il poussa le battant de la porte et pénétra dans une immense salle. Face à lui, des hautes étagères étaient entreposées. Dessus, des sphères blanches étaient accumulées. Il avança tout en restant sur ses gardes. La baguette tendue devant lui, il essayait de rechercher le moindre bruit propice à lui donner la preuve que Sirius était toujours vivant. Il ne pouvait imaginer sa vie sans son parrain. Réalisant soudainement sa pensée, sa respiration se bloqua. Il refusait de perdre la seule famille qui lui restait. Il avait encore tant à apprendre de son parrain, sur son passé, sur ses parents, sur la vie… Il avait besoin de lui. Il n'avait plus de parents. Il ne pouvait pas perdre son parrain.

Il faisait sombre. La lumière était absorbée par les ténèbres. Ils avançaient à tâtons. Où pouvait bien se trouver Sirius ? Harry recherchait le nombre 257. Il avait vu ce nombre et il était sûr qu'il y avait une raison à ça. Au moindre bruit, ils se retournaient dans un mouvement brusque. Harry s'arrêta brusquement devant l'allée 257. Pourtant, il n'y avait personne. La peur s'empara alors de lui. Il s'était fait piéger. Il avait mis en danger ses amis, pour rien. Il sentit leur regard et s'en voulu. Il se retourna vers eux pour leur demander pardon de s'être laisser berner pareillement mais Neville le coupa.

-Il y a ton nom ici, murmura-t-il.

Ils s'approchèrent. Une petite sphère luisait et dessous était inscrit « Harry Potter- Lord Voldemort ». Harry sentit ses entrailles se serrer. Son nom était écrit à côté de celui de Voldemort. La curiosité le prit et il tendit la main.

-Harry, non, souffla Hermione.

Mais il ne l'écouta pas. Il se laissa aller par sa curiosité. La main tendue, ses doigts touchèrent la petite boule. Elle était froide. Il l'enleva de son socle. A peine avait-elle cessé de toucher l'étagère qu'un souffle glacial et qu'une voix claqua dans l'air.

-Donne-moi ça, Potter.

Harry se retourna pour faire face à un mangemort.

-Jamais ! rugit Harry en pointant sa baguette sur l'homme devant lui.

Ce dernier fit disparaître son masque. Le visage pâle de Lucius Malefoy apparut. Son regard d'acier était froid. Aucune expression ne lui paraissait.

-C'est un ordre, Potter. Que crois-tu faire, toi et tes petits copains ?

-Qui rira bien rira le dernier, Malefoy. Ne nous jugez pas trop tôt ! contredit Harry. Vous êtes seul !

Il esquissa un sourire mauvais. Des sueurs froides coulèrent le long de la colonne vertébrale de l'adolescent. Il sentit dans l'air des ombres se déplacer. Il n'eut guère besoin de tourner la tête pour savoir qu'ils étaient encerclés par plusieurs mangemorts. Il resta droit. Sa dignité et son courage de Gryffondor l'empêchait de ressentir la peur qui commençait à gronder en lui. Un sourire en coin se dessina.

-Voldemort doute tellement de vos capacités, monsieur Malefoy, que vous êtes envoyé en mission face à six adolescents accompagnés. N'est-ce pas pitoyable ? se moqua Harry en bluffant.

Il savait qu'il devait gagner du temps. Il fallait qu'ils sortent de là, avec la sphère. Il refusa de partir sans elle. Il vit un nerf sur la mâchoire du sorcier se serrer. Il avait touché un point sensible : la fierté d'un serpentard. Il jeta un coup d'œil vers ses amis et vit que ceux-ci, malgré que la peur qui se devinait sur leur visage, étaient droits et fiers, prêts à se défendre.

-Donne-moi la prophétie Potter. Tu n'as aucune chance face à nous…

-Dans ce cas, je préfère la détruire. Que va dire votre maître s'il apprend que la sphère est détruite ?

-Cesse de faire le malin et donne-la-moi, ordonna Malefoy.

-Dans vos rêves !

Un rire répondit à la dernière remarque de l'adolescent. Une femme à la longue chevelure foncée s'avança. Dans ses yeux se reflétait la démence. Le son de sa folie résonnait dans ses paroles.

-Le petit bébé Potter a du répondant, on dirait, susurra-t-elle.

-Bellatrix Lestrange, murmura Neville le regard assombrit pas le désir de vengeance.

-Neville Londubat ? Toujours aussi fous tes parents ? se moqua-t-elle.

Ron et Harry furent plus rapides que Neville et ils l'empêchèrent de faire le moindre geste. En se retournant pour contenir son ami, il murmura un ordre aux autres.

-Pourquoi Voldemort n'est-il pas venu lui-même la chercher ? interrogea Harry.

-Tu oses prononcer son nom avec ton sang souillé, cracha la mangemort.

-Le Seigneur des Ténèbres n'allait pas venir au ministère alors que son retour était inimaginable. Seules les personnes concernées par une prophétie peuvent la prendre. Il fallait donc que toi, tu viennes ici pour l'enlever de son socle. Il faut savoir reconnaître les rêves de la réalité, ricana Malefoy.

-Pourquoi Voldemort la voulait-il tant ?

-Tu ne t'es jamais demandé, Potter pourquoi tu as cette cicatrice ? Pourquoi tes parents sont morts ? La réponse est dans tes mains. Maintenant, donne-moi la prophétie et je te dirai ce qu'elle dit.

-Vous voulez la prophétie ? Il faudra d'abord nous attraper ! s'écria-t-il avant de lancer un sort sur l'étagère qui s'écroula sur Malefoy et Bellatrix.

Ils se mirent à courir en direction de la sortie. Les mangemorts apparaissaient de toutes parts. Lancés à l'aveuglette, les sorts fusaient. Sans réaliser qu'il était séparé de ses amis, Harry continua à courir. Il passa le long des étagères où s'entassaient des sphères. D'un coup de baguette, il tenta de stupéfixer ses opposants. Néanmoins, sa première préoccupation était de ne pas perdre la sphère. Il serra encore plus le verre dans sa main. Il préférait détruire la prophétie que de la leur donner. Son cœur cognait dans sa poitrine. Il vit au loin la porte. Ses amis apparurent alors devant lui. La sortie se rapprochait dangereusement. Alors que les mangemorts allaient les rattraper, il lança un sort qui provoqua la chute d'une étagère. La suite ne fut qu'un jeu de domino. Tour à tour, les sphères tombèrent pour s'éclater au sol. Des voix s'élevaient et racontait mille et une prophétie. Ginny tira sur la porte salvatrice. Ils ne regardèrent pas devant eux, ils ne virent donc pas la chute qui les attendaient. Son ventre se serra à la vue du sol se rapprochant dangereusement. Puis la descente mortelle fut stoppée à quelques centimètres du sol. Le filet invisible qui les avait sauvé disparu et ils rencontrèrent le sol dur. Ils se relevèrent. Harry fut intrigué par l'arcade rocheuse au centre. Il s'avança. Un voile translucide servait de rideau à cet étrange monument.

-Harry, il faut qu'on reste groupé, murmura Hermione, le retenant de s'approcher de trop prêt.

Soudés, prêts à affronter une nouvelle fois l'ennemi, ils sentirent les mangemorts transplaner autour d'eux. Ils ne comprirent pas ce qui se passait. Un souffle maléfique les enveloppa. Harry tenta de résister, mais il fut poussé à terre. Il lâcha la prophétie. Des éclats de verre s'éparpillèrent sous le regard horrifié de Harry. La réponse à ses questions, le pourquoi de cette vie si dure venait de s'envoler... Il vit une forme fantomatique s'échapper. Il n'entendit pas les paroles, excepté les dernières. Les derniers mots résonnèrent dans le silence nouveau.

…l'autre vivra ».

Ils étaient entourés par les mangemorts qui pointèrent leur baguette sur eux. Harry, toujours à terre, pointa à son tour sa baguette. Alors que Malefoy allait lancer un sort douloureux sur le jeune homme, Harry sentit quelqu'un transplaner à ses côtés. Il vit le sort de Malefoy être repoussé. Il leva la tête et croisa le regard pétillant et inquiet de son parrain. Il lui tendit une main que Harry agrippa.

-Sirius ! Je suis si content de te voir !

-Et moi donc ! Ne refais plus jamais une chose aussi stupide !

-Promis !

Ils se sourirent. Harry réalisa alors que l'Ordre du Phénix venait d'intervenir. Sirius n'était pas venu seul.

-Black, grogna Malefoy.

-Malefoy, répliqua-t-il moqueur.

Sans prévenir, ils se lancèrent dans un combat acharné. Les sorts fusaient de partout. Harry entendit vaguement son parrain lui ordonner de quitter la pièce. Il vit au loin Tonks, Remus, Kingsley, Maugrey et d'autres se battre contre les mangemorts. Alors qu'ils s'avançaient, le fils Potter ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'œil inquiets par-dessus son épaule vers son parrain. Il le voyait batailler près de ce voile. Un mauvais pressentiment le prit. Il ignorait ce qu'était ce voile, mais il ne donnait pas confiance à l'adolescent. Son regard fut attiré par Bellatrix. Il la vit pointer sa baguette vers son parrain. Il voulut hurler mais aucun son ne sortit de sa bouche. Tout se passa au ralentit. Le filet vert s'approcha dangereusement. Soudain, à quelques centimètres de Sirius, il fut repoussé par un bouclier. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres. Son parrain se tourna, surpris, vers l'endroit où le sort avait ricoché. Bellatrix tremblait de rage. Avant que personne n'ai eu le temps de comprendre quoi que ce soit, Sirius fut éloigné du voile, comme poussé par une main invisible. Il s'étala quelques mètres plus loin. Harry vit apparaître l'inconnu aux côtés de son parrain. Il comprit alors qui venait de sauver le dernier membre de sa famille. Cependant, telle ne fut pas son étonnement, lorsqu'il vit l'inconnu tendre une main à Sirius mais surtout quand ce dernier accepta en souriant l'aide. Harry ne vit rien d'autre de l'échange car Hermione le tirait déjà par le bras. Ils sortirent du département des mystères.

Harry ne savait pas comment expliquer ce sentiment de sureté. Maintenant que l'inconnu était présent, toute peur s'était envolée. Cet homme était toujours là au bon moment. Ils traversèrent le ministère. Ils arrivèrent dans le hall d'entrée, là où trônait la statue. Pourtant, un arrêt brusque fut provoqué lorsqu'apparut Voldemort en personne devant lui. Ses amis se raidirent.

-Harry Potter, une fois encore, tu as fait échouer mes plans. Cette fois tu ne m'échapperas pas.

Sa face de serpent fixa l'adolescent d'un air mauvais. Le mal se lisait dans ses pupilles rouges. Ses longs doigts pointèrent sa baguette vers Harry. D'un coup sec du poignet, il lança le sortilège Doloris à l'adolescent qui s'écroula à terre, hurlant de douleur. Au bout d'un long moment sembla-t-il, la souffrance s'apaisa. Il releva la tête. Avant de comprendre ce qui lui arrivait, il se sentit décoller. Il s'écrasa contre le mur dans un bruit sourd. Son épaule craqua douloureusement.

-Tu vas apprendre, Potter, qu'on ne se met pas en travers de ma route sans connaître la souffrance.

Ginny, Hermione et Luna laissèrent échapper un cri à la vue de la douleur de leur ami. Aucun des cinq adolescents n'osait bouger. Terrorisés, ils ne parvenaient pas à détacher leur regard de Harry. Celui-ci se releva avec peine, grimaçant de douleur. Ginny oublia tout ce qui l'entourait et voulut s'approcher de lui. Pourtant, à peine avait-elle fait quelques pas qu'elle fut projetée au loin. S'étalant sur le sol froid, elle sentit le regard inquiet de Harry. Ron accourut vers sa petite sœur.

-Votre tour viendra après le sien, ajouta le Seigneur des Ténèbres en pointant sa baguette vers Harry.

Il jeta un sort aux adolescents, les empêchant de faire le moindre geste, obligés à regarder la torture continuer. Harry se retint au mur derrière lui. Le sortilège Doloris l'avait déjà bien affaibli mais son corps tout entier était douloureux suite au choc provoqué après sa rencontre avec la pierre froide. Son épaule droite le faisait souffrir. La douleur était telle qu'il ne sentait même plus son bras.

-Tu es bien sûr d'en finir avec moi aujourd'hui, Tom. Pourtant, tu dis ça à chacune de nos rencontres et je suis toujours là, provoqua Harry.

Il ne pouvait se résoudre à se laisser torturer sans répliquer un minimum. Il savait que tant que personne ne venait, il n'avait que peu de chance de s'en sortir. Sa baguette lui avait échappé des mains lorsqu'il avait été poussé contre le mur. Il s'attendait à recevoir un autre sort de l'héritier de Serpentard. Néanmoins, il fut surpris de sentir au dessus lui une partie du mur s'effondrer. Des morceaux de pierres froides lui tombèrent dessus, l'assommant à moitié. Étendu sous cette montagne rocheuse, il sentit une douleur fulgurante dans son ventre lorsqu'une roche pointue s'enfonça en lui. Il ne put retenir un gémissement de douleur. Inconsciemment, ses mains se crispèrent sur son ventre. Voldemort éclata d'un rire sans joie au son de la plainte du jeune homme.

-Tom ! Rugit une voix dans son dos.

Harry n'était même plus conscient de ce qui l'entoura tant la souffrance l'habitait. Il voulait mourir. Que la douleur s'en aille ! Il ne réalisa même pas que Dumbledore était arrivé.

Apparaissant devant les cinq étudiants, Dumbledore leva sa baguette vers Voldemort.

-Tu n'aurais pas dû venir, Tom, prévint le vieux sorcier. Les aurors ne vont pas tarder à arriver.

-Tu seras mort bien avant leur arrivée.

À peine ses paroles terminées, il jeta un sort à son ennemi juré. Les cinq adolescents, toujours pétrifiés, regardèrent avec horreur et crainte le combat entres les deux puissants sorciers, tout en gardant un œil sur leur ami agonisant. Les sorts lancés étaient inconnus des étudiants. Des flammes jaillissaient, de l'eau s'écoulait… C'était si terrible qu'ils ne parvenaient plus à distinguer qui avait lancé tel ou tel sortilège. Au bout de quelques minutes, les deux sorciers se stoppèrent et se regardèrent droit dans les yeux. Puis le Seigneur des Ténèbres sourit d'un air mauvais. Il se volatilisa avant que le vieux sorcier ne comprenne quoi que ce soit. Pourtant, il ne quitta pas la pièce. Ce fut le gémissement plaintif de Harry qui montra où avait disparut Voldemort. Il avait pris possession du corps de Harry. Dans les yeux de ce dernier, une douleur sans nom se reflétait. Tout son corps était crispé. Il était pris par des spasmes incontrôlables. Pourtant, quand il ouvrit la bouche, ce ne fut pas sa voix d'adolescent qui sortit mais celle, sifflante, du Seigneur des Ténèbres.

-Tu veux me tuer, vieux fou, tu devras tuer le gamin aussi !

Dumbledore jeta un coup d'œil vers les cinq étudiants terrorisés, et figés tels des statues de marbre. L'hésitation peinait à être caché sur son visage. Pourtant les adolescents ne remarquèrent pas le tourment qui habitait leur directeur car ils n'avaient d'yeux que pour Harry. Alors qu'il allait lever sa baguette, il fut projeté en arrière.

-N'y pense même pas, vieux fou, murmura l'inconnu.

Habillé de sa longue cape noire à capuche, il se tenait à la droite des adolescents. Il s'approcha de l'adolescent étendu. Il ignora le regard interrogateur et rassurés des étudiants et plongea son regard dans les émeraudes de Harry qui étaient teintées de rouge maléfique. En croisant ses yeux, il déglutit avec peine. Sa respiration s'accéléra mais il masqua sa crainte.

-Sors de son corps, Tom, ou je t'expulse moi-même, menaça-t-il.

-Pourquoi sortirai-je ? Sentir la douleur du gamin me procure un bien fou. J'aime sentir la douleur couler dans ses veines. D'ailleurs, j'aimerais bien voir comment tu vas t'y prendre pour m'expulser de là.

L'inconnu serra les poings en l'entendant parler. Il jeta un coup d'œil à Dumbledore qui s'était relevé et qui le regardait le regard noir, vexé d'avoir été propulsé en arrière. Il s'abaissa à la hauteur de l'adolescent et tendit la main. Il murmura des mots en latin inaudible pour les personnes qui l'entouraient. Ses doigts tremblaient. Une lueur bleue apparut. Elle enveloppa le corps fragile. Puis une lumière bleutée scintilla, éblouissant toutes les personnes présentes. Voldemort fut délogé. Par l'expulsion de l'esprit de Voldemort, la roche pointue qui avait transpercé le ventre de Harry fut arrachée. L'adolescent hoqueta de douleur. Une coulée de sang s'échappa alors de la large plaie. Voldemort, déboussolé, observa l'inconnu. Alors qu'il allait rétorquer quelque chose, il fut interrompu par une voix nouvelle.

-Impossible ! gémit le Ministre de la Magie et le chef des aurors qui l'accompagnait.

Voldemort lui sourit avant de disparaître. L'inconnu plaça sa main à quelques centimètres de la blessure. Une lumière jaune brilla sous sa paume. Le sang cessa de couler. Le visage de Harry se détendit. La douleur se dissipa. Il voulut fermer les yeux mais l'inconnu lui prit la main et l'appela.

-Harry, tu ne dois surtout pas t'endormir, d'accord ? Tu restes avec moi, réveillé, murmura-t-il d'une voix ferme mais qui trahissait son inquiétude.

Harry croisa alors pour la première fois les yeux marrons de l'inconnu. Il hocha la tête avec peine. Il garda ses émeraudes fixées dans son regard. La main gauche toujours étincelante posée sur son abdomen, la droite serrait celle petite et frêle de Harry. Il se sentait partir mais restait éveillé.

Les cinq adolescents, qui avaient retrouvés leur mobilité depuis le départ de Voldemort, s'approchèrent, inquiets, tout en gardant une certaine distance pour ne pas gêner les soins créés par l'inconnu. Le ministre ainsi que le chef des aurors s'avancèrent. Fudge ne dit aucun mot. Il resta là à fixer l'adolescent et l'homme sans bouger. Tellerino semblait complètement perdu. Il avait perdu son air provocateur et sûr de lui. Il était comme troublé. Dumbledore voulut se rapprocher mais il se heurta à un mur invisible.

-Qu'est-ce-que…?

Les étudiants, le ministre ainsi que Dumbledore étaient étonnés de la découverte de ce bouclier invisible. Seul Tellerino ne paraissait pas être conscient de la création du voile protecteur. En fait, c'était comme si l'auror était ailleurs, mentalement. Arrivant en courant, Sirius et les autres membres de l'Ordre se figèrent devant la scène devant eux. Harry était allongé sous des débris, donnant la main à l'inconnu qui, de son autre main, empêchait l'hémorragie de saigner. Les cinq adolescents se serraient, créant une unité. Dumbledore était en retrait, un air surpris que le visage, et lança un regard noir en direction de l'inconnu. Tellerino regardait la scène, presque ému. Il était étrange. Fudge avait cessé de regarder le blessé. Il fixait les nouveaux venus, surtout Sirius.

-Black ! rugit-il.