Loudee: Merci pour ton comm'! Il y aura d'autres moments attendrissants! James a eu bien peur pour son fils^^! Bonne lecture!

Troublette: Trop questions et pas de réponses, mais je commence gentiment à en donner! Tu préfères Tellerino à l'inconnu? intéressant! Ca me fait toujours plaisir de savoir que ca te plaît même si tu te répétes;-)! Bonne lecture!

Erika: merci pour ton comm' ^^

Cassiez4ever: James serait l'inconnu ET Tellerino! mais le problème est qu'au ministère, il y avait l'inconnu et Tellerino en même temps au moment endroit!!! Il y a un problème ou une explication logique!!!

Shuriken57: L'entraînement? Harry n'aura pas grand chose. Je ne vais pas axer mon histoire sur des cours intensifs. Il apprendra quelques trucs avec James, normal! P ex. la magie sans baguette et l'ancienne magie, entre autre! C'est tout ce que je peux dire. Bonne lecture!

Feliness: J'adore aussi ses phrases là à Tellerino car il dit toujours tout haut ce que les gens pensent tout bas. Il faut bien quelqu'un pour le remettre à sa va déteindre de plus en plus sur Harry car ce dernier va se laisser faire de moins en moins par le citronné. Deux moins chez l'auror italien et Dumby aura perdu tout son pouvoir sur Ryry!!! Quant à la prophétie, Harry réalisait qu'avec peine qu'il est lié à Voldy. En fait, il peine à réaliser tout ce qui se passe. La prophétie sera d'ailleurs recalée par une information bien plus importante à ses yeux d'enfant! Pour la réaction des personnes présentes, les parents Weasley font trop confiance à Dumbledore pour réagir et tous les membres de l'ordre étaient au courant de la prophétie mais ils leur avaient été interdit d'en parler. Sirius et Remus n'ont rien dit pour une raison particulière qui sera expliquée plus tard. C'est pour cela que Remus n'interfère pas quand Harry veut en savoir plus. Tonks quant à elle, est un peu entre deux, elle ignore encore pourquoi Remus ne fait pas ou plus confiance à Dumbledore, elle sait aussi que Kingsley ne lui fait pas entièrement confiance mais elle ignore pourquoi elle devrait se méfier du citronné donc elle a le cul entre deux chaises^^ ! lol! Je confirme James et L'inconnu ne font qu'un. Pour le révéler à Harry, ca, ca va être une autre histoire. Pour cela, son courage de Gryffondor a disparu depuis bien longtemps. Il a la trouille de dire la vérité à son fils! Pour l'aura rouge et or, c'était soit il extériorisait sa magie, soit il perdait le contrôle de sa magie et comme la fait remarquer Kingsley, la magie de l'inconnu est plus grande que la moyenne. Mais pourquoi devrait-on penser à son patronus? A cause du Lion? Celui de James a l'époque n'était pas un lion, il a "évolué". Aucun patronus en forme de lion n'a été répertorié dans le monde magique. L'ordre ne croyait pas Harry quand il disait que le patronus de l'inconnu était un lion! Mais son aura prouve que l'inconnu est un Gryffondor! pour le coup du miroir, Kreatur n'a rien a voir. D'ailleurs, je ne l'implique pas dans l'histoire. Il est expliqué pourquoi Sirius n'a pas répondu et la raison est vraiment stupide! Bonne lecture! Bisous^^

Clecleme: Je comprends pourquoi tu pensais que Tellerino pensait à Sirius. James a été plus rapide pour protéger son meilleur ami! J'avoue que c'est James l'inconnu! Non il ne transplane pas vraiment. Il utilise une vieille technique. Après tout, il a "disparu" de la civilisation durant 14 ans, il a eu le temps d'apprendre beaucoup de choses pour être capable de protéger son unique enfant! Remus et Tonks sont ensemble, oui. Il est vrai que Remus a entendu ce qui a été dit et que Sirius le sait donc aussi. Je ne dirai pas s'ils ont su à ce moment là que James est vivant ou si neve Nere a été l'élément déclencheur pour qu'ils sachent la vérité! Un inconnu de moins, maintenant, il faut savoir des choses sur Tellerino et Neve Nere! Bisous!

Nj.56: Merci pour ton comm'!! Contente que ca te plaise! J'espère rester à la hauteur de tes attentes!

Momographie: Une seule réponse à ton unique question: La suite is now! lol! Bonne lecture!

grispoils: Presque certain de savoir qui est l'inconnu ou certain? Je n'ai pas mis de piège, l'identité de l'inconnu a été révélée de manière implicite. Dumby n'enlèvera pas Harry de chez Tellerino. Bisous! Bonne lecture

KK: James est l'inconnu. Tellerino n'est pas le grand-père qui est vraiment mort et n'est pas un zombie qui a pris l'apparence de Tellerino. Le chat est perturbant. Neve Nere n'a rien a voir avec Lily. Ce n'est pas un chat normal et ce n'est pas un animagus. L'explication est pour bientôt! Bonne lecture!

LunaLupin: Merci pour cette magnifique danse de la joie! James est là depuis le chapitre deux, première apparition de l'inconnu! lol! James est révélé enfin! Maintenant, il faut un vrai face à face avec Harry. Merci pour ton commentaire! Je suite contente que tu aimes! Bisous


Et si tout était différent

Chapitre 29

Visite nocturne

Harry avait été agité durant tout le reste de la journée. Il se demandait qui pourrait bien venir le voir à une heure si tardive. Les visites n'étaient plus autorisées à l'hôpital après une certaine heure, d'autant plus que sa chambre était sous la surveillance des aurors. Comment allait-il bien pouvoir recevoir de la visite ? Il réfléchissait à la personne plausible. Il se doutait fortement que Sirius avait trouvé une idée pour venir voir son filleul. C'était pour cela que seul Remus était au courant car Harry avait compris immédiatement que si le loup garou le lui avait murmuré, c'était parce que l'Ordre ne devait pas le savoir. Pourtant, il était si sûr que l'inconnu était son père qu'il espérait que James avait envoyé son meilleur ami pour l'avertir de sa venue. Mais à quoi bon rêver ? Il rêvait de cela depuis si longtemps, depuis toujours en réalité. Enfant, il fermait les yeux et il se voyait entouré de ses parents. Il regardait avec envie les garçons de son âge jouer au ballon avec leur père. Lui, il n'avait jamais rien eu. Les Dursley ne lui avaient jamais témoigné le moindre sentiment, excepté peut-être le mépris. C'était la seule famille du côté de sa mère. De la famille paternelle, il ignorait tout. Il aurait dû avoir Sirius ou même Remus comme tuteur mais son parrain était en prison et jamais le ministère n'aurait autorisé un loup-garou à être le tuteur du Garçon-Qui-A-Survécu. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il existait encore quelqu'un, peut-être mort, certes, mais qui portait le nom de Potter : W.P. Harry était désormais convaincu que le P n'était autre que celui des Potter. Son père lui avait envoyé un livre ayant appartenu à un autre membre de sa famille, mais qui, ça c'était la question.

Il attendit patiemment l'heure. Des questions trottaient dans sa tête. Il n'osait pas expliciter directement ses espoirs et ses hypothèses à son parrain. Ce dernier n'était certainement pas au courant de cette bonne nouvelle. Harry se réjouissait du moment où son père allait lui avouer son identité. Il rigolait seul dans son lit blanc. Inlassablement, il répétait ce petit mot « papa ». Il espérait tant. Il ferma les yeux pour se souvenir de l'apparition de l'inconnu lors de l'attaque des détraqueurs. Ce jour-là, il lui avait juré lui dévoiler son identité. Il le surveillait, ce qui montrait donc bien qu'il pensait à lui. Ce que Harry ne comprenait pas, c'était la raison de son absence. La seule raison qui lui venait en tête était qu'il avait préféré s'entraîner pour être prêt à défendre son fils car il avait réalisé à quel point l'ennemi était puissant. Il était fier d'être son fils. Il voulait que son père soit aussi fier de lui.

Soudain, il s'assit sur son lit, ce qui lui arracha un gémissement de douleur. Il posa sa main sur son ventre blessé. C'était venu comme une illumination. Il n'avait eu que très peu de cauchemars cette année. Il aurait dû en avoir bien plus. Il avait toujours su que quelque chose le protégeait de ses rêves négatifs. Il croyait que c'était Neve Nere qui avait quelque chose de spécial mais la vérité le frappa de plein fouet. C'était James qui venait le bercer. Sans s'en rendre compte, il avait eu son père auprès de lui tout au long de l'année. Il eut envie de refaire des cauchemars pour retrouver sa présence. Ricanant, il voulait avoir une nuit agitée et se réveiller réellement pour pouvoir l'appeler « papa » en le regardant droit dans les yeux.

Il était si perdu dans ses pensées qu'il sursauta quand Sirius se matérialisa face à lui. Il n'avait pas réalisé qu'il était déjà 23h30. Il avait pensé toute la soirée à son père. Il sourit bêtement à son parrain qui lui rendit son sourire. Sirius s'approcha du lit et s'assit sur le bord blanc. Il observa l'adolescent encore un pâle.

-Surpris de me voir ? demanda l'animagus.

-Ça va !

-Ça va, répéta l'adulte. Tu croyais que ca pouvait être quelqu'un d'autre ? s'exclama Sirius sans réaliser à quel point Harry avait pensé qu'une tierce personne allait peut-être l'accompagner.

-Remus, proposa Harry en rigolant.

-Tu appliques à fond le concept de rire quand ça va mal, hein ? T'es au fond du lit et pourtant tu rigoles, t'as reçu un coup sur la tête ou quoi ?

-Non, j'écoute mon parrain.

-Tu écoutes ton parrain pour tout ce qu'il te dit ?

-Bien sûr, Siri ! Qu'est-ce que tu crois ? s'offusqua faussement l'adolescent.

-La prochaine fois, n'essaies pas de venir me sauver alors que je suis en sécurité !

-Hey ! Ce n'est pas ma faute, si tu n'as pas répondu au miroir, contredit Harry.

-Le miroir ? répéta bêtement l'adulte.

-Oui. J'ai essayé de t'appeler pour savoir si c'était un piège. Je réfléchis un minimum ! blagua-t-il.

Au grand étonnement de Harry, son parrain éclata de rire. Son visage était d'abord sérieux tandis qu'il réfléchissait à la cause qui avait fait qu'il n'avait pas entendu l'appel. Puis, sans prévenir, un rire tonitruant s'échappait de sa gorge.

-Soit Voldemort est vraiment doué, soit les Parques étaient contre nous. Tu as essayé de m'appeler au seul moment de la journée où j'étais inatteignable. Je me douchais !

Harry rigola à son tour. Il avait failli mourir tout simplement parce que son parrain prenait sa douche et qu'il ne l'avait pas entendu l'appeler. La vie était parfois étrange. Au bout de quelques minutes, leurs rires cessèrent. Un air sérieux réapparut sur leur visage. Harry songea que c'était un moment idéal pour poser les questions à son parrain qui lui prouveraient que l'inconnu et son père ne font qu'un.

-Dis, Sirius, je peux te poser une question ?

-Tout ce que tu veux ! Ou presque, suivant quoi, je me réserve le droit d'utiliser un joker !

-Je ne sais rien de ma famille. J'ignore même le nom de mes grands-parents ou si mon père avait des cousins ! Tu es la seule personne qui puisse me répondre, murmura Harry le regard suppliant.

-Il n'y a pas grand-chose à dire. Ton père était enfant unique, ni cousin, ni cousine...

-Et mes grands-parents, comment s'appelaient-ils ? coupa Harry.

-William et Elisabeth Potter.

Harry retint un crie de victoire. William Potter ! W.P. C'était logique ! Son père lui avait prêté un livre ayant appartenu à son grand-père.

-Ils étaient aurors ? D'après ce que j'ai cru comprendre, tous les Potter ont été aurors.

-Pas de simple auror, chef des aurors. Par contre, ta grand-mère était médicomage. Pourquoi tu souris comme ça ? demanda l'adulte suspicieux devant ses questions.

-Oh, je suis juste content de voir que je suis la lignée des Potter en voulant devenir auror. Je devrais savoir faire apparaître un patronus pour être auror ?

-Bien sûr ! C'est quoi ces questions ?

-C'était quoi ton patronus à toi, Sirius ?

-Un ours.

-Et celui de mon père ?

-Une sorte de puma. C'était entre un gros chat et un puma.

-Un félin ? murmura Harry. Mais ça évolue un patronus ? Il peut changer ?

-Ouais, ça arrive, parfois.

Un sourire voulut se dessiner sur ses lèvres. Harry se remémora le patronus de l'inconnu. Le lion majestueux devait être la forme évoluée du petit fauve que Sirius avait connu comme étant le patronus de James. Il regarda Sirius. Il voulait lui dire que son père était vivant. Il était sûr et certain qu'il était dans le monde des vivants. Tout concordait ! Le W.P., le patronus… Il restait encore des interrogations auxquels Harry comptait laisser son père les lui révéler en tant et heure voulue. Il voulait crier de joie. Son rêve était réel. Il reporta son regard sur son parrain, tentant de mettre de côté ses pensées sur son père.

-Je ne suis pas censé être dans une pièce ou le transplanage est impossible ? Si tu es venu si facilement, les mangemorts pourraient aussi venir, non ?

-Je n'ai pas transplané. On a trouvé un moyen pour que je puisse venir avec Remus. C'est compliqué. Ne cherche pas à comprendre. Mais je ne peux rester qu'une heure. D'ailleurs, si tu pouvais éviter d'en parler à l'Ordre... Je ne suis pas autorisé à sortir.

-Tu es sorti pour venir au ministère, rappela Harry.

-Parce que tu crois peut-être que j'allais laisser l'Ordre venir te secourir pendant que moi j'attendais chez moi en sirotant une limonade ? Harry, j'ai promis à tes parents de veiller sur toi si il leur arrivait quelque chose. J'ai déjà failli à ma promesse durant douze longues années. Maintenant, je veux me rattraper.

-Tu aurais pu mourir, Sirius ! J'ai vu le sortilège de Bellatrix arriver sur toi avant de ricocher sur le bouclier…

« Créé par l'inconnu » réalisa intérieurement Harry.

Son souffle se coupa mais il ne laissa rien paraître. Sirius avait été sauvé par son meilleur ami.

-J'aurais pu mourir ? Mais et toi Harry ? Tu as failli mourir. Si l'inconnu n'avait pas été là, Dieu seul sait ce qui te serait arrivé. Je ne suis pas la priorité. C'est toi ! Je donnerai ma vie pour la tienne Harry. Je veux que tu comprennes ça, ma vie est moins importante que la tienne. Même si un jour je devais vraiment être torturé par Voldemort, laisse-moi mourir dans d'atroces souffrances plutôt que venir te jeter dans la gueule du loup. Dans tous les cas, Voldemort me tuerait. Alors que je sois le seul à mourir ! Promets-moi de penser à toi.

-Je vais essayer, Sirius. Mais je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose par ma faute. Il y a déjà eu tellement de morts à cause de moi, mes parents, Cédric… Tu es mon parrain, ma seule famille, expliqua Harry mais pour la première fois, il n'était pas sincère en disant à Sirius qu'il était sa seule famille car il était sûr que James était vivant.

Sirius lui ébouriffa encore plus les cheveux en souriant. Il regarda sa montre, soupira puis se leva.

-Je dois y aller. Prends soin de toi, Harry.

-Sirius, attends ! Cet été, je pourrais t'écrire ? Je serai chez Tellerino, mais est-ce que j'aurai le droit de t'écrire ?

-Tu le prendras, le droit. Si tu veux m'écrire, je te répondrai avec grand plaisir. Évite juste d'écrire mon nom ! Tu fais comme tu l'as toujours fait, tu notes Patmol ! Tellerino, en tant que chef des aurors, aura beaucoup de boulot, tu auras donc du temps libre pour écrire à ton vieux parrain.

-Tu n'es pas vieux Siri.

-Je sais. Je voulais voir ce que tu allais me dire !

Il étreignit son filleul qui voulait tant lui dire la découverte qu'il pensait avoir fait. Un dernier sourire, et son parrain disparut. Harry sourit. Les réponses lui donnaient raison. Il s'endormit, heureux comme jamais. Il se réjouissait de le rencontrer enfin, en vrai. Il lui semblait être redevenu un enfant. C'était comme si le Père Noël lui apportait son cadeau qu'il attendait depuis toujours.

Son séjour à l'hôpital prit fin. Harry voulait retourner à Poudlard et revoir ses amis mais il aurait voulu que l'inconnu vienne le voir. Tous les jours, dans son lit blanc, il tournait rapidement la tête vers les nouveaux venus, plein d'espoir. Mais jamais la porte n'avait révélé l'homme tant attendu. À chaque fois, il avait jeté un regard empli de déception aux pauvres infirmières et médicomages. À Poudlard, James avait toujours réussi à le surveiller. Harry voulait se mettre en danger exprès pour le faire venir. Allait-il oser se montrer chez Tellerino ? Rien que l'idée de passer deux mois chez l'italien était démoralisant. Pourtant, il savait qu'il aurait dû se réjouir de pouvoir profiter d'en apprendre plus sur l'auror. Néanmoins, son souci n'était plus Tellerino mais son père. Pourquoi était-ce si compliqué à comprendre que toutes les questions non liées à James ne l'intéressait plus ?

Pour retrouver le château, le professeur McGonagall vint le chercher. Le silence fut pesant durant le trajet de retour. Il n'osait guère parler devant le regard sévère de sa directrice de maison. Il voyait bien qu'elle aussi était un peu perdue quant à l'attitude à adopter. Ils franchirent l'enceinte de Poudlard et traversèrent le parc. Harry remarqua qu'étrangement l'herbe était moins verte, les feuilles ne fleurissaient pas et la forêt semblait encore plus inquiétante. En haut des marches du perron les attendait Dumbledore. Il sourit à Harry de son éternel sourire que l'adolescent décrivait désormais comme hypocrite. Il répondit faussement. Il n'écouta qu'à moitié ce qui lui était dit. Il lui en voulait toujours de ne pas lui avoir dit qu'il existait une prophétie le concernant. Dès qu'il put, il monta à la tour des Gryffondors. Il donna le mot de passe à la Grosse Dame qui chantait toujours aussi faux. Il eut à peine le temps d'avoir passé la porte qu'une foule se rassembla autour de lui.

-Salut Harry, ça va ?

-Euh, oui...

« On se connaît ? » pensa Harry.

Les questions fusaient de partout, depuis les premières années jusqu'aux septièmes années. Harry ne connaissait pas la moitié des élèves qui lui parlaient. Il tenta de retrouver ses meilleurs amis mais il était happé dans cette foule qui ne voulait pas le laisser partir. Il y a une semaine il était considéré comme un menteur et maintenant le voilà à nouveau comme un héros. Il fut tiré par les jumeaux Weasley. Il les suivit sans réfléchir. Grâce à une poudre made in Weasley, ils créèrent une fumée qui fit oublier la présence de Harry dans l'esprit des Gryffondor pour lui redonner sa liberté. Ils le conduisirent vers Ron, Hermione, Ginny et Neville. Les deux filles, si heureuses de le retrouver, lui sautèrent au cou. Il leur sourit. Le petit coin près de la cheminée était parfait pour discuter avec eux. Fred et George avait réussi à repousser la foule.

-Comment tu te sens ? demanda Ron.

-En pleine forme. Mais je ne vous ai pas vu depuis longtemps ! Alors je veux que vous me racontiez ce qui s'est passé pour vous.

-Pendant que Tu-Sais-Qui s'en prenait à toi, il nous a comme paralysé pour qu'on ne puisse pas venir vers toi, commença Hermione.

-C'était vraiment horrible, coupa Ginny. Tu saignais, tu souffrais tellement. J'avais si peur pour toi.

-Merci, Ginny. Dumbledore est arrivé, non ?

-Quand il est arrivé, Tu-sais-Qui t'a possédé.

-C'était affreux, ajouta Ron. Tes yeux avaient le rouge des siens.

Hermione jeta un regard noir à Ron pour avoir encore été interrompu.

-Le pire, c'est quand il a parlé. Le son de sa voix sortait ta bouche, renchérit Neville.

-Tu, ou plutôt il a proposé à Dumbledore de t'attaquer pour l'atteindre lui …

-Luna a cru que Dumbledore allait te jeter un sort ou pire encore, te tuer, expliqua Ginny.

-Dumbledore ne t'aurais jamais attaqué, s'il avait lancé un sort, ça aurait été pour faire sortir Tu-Sais-Qui. C'est de Dumbledore dont on parle. Il a peut-être plein de secrets mais il est de notre côté, expliqua Hermione. Luna s'est trompée. C'est l'inconnu qui nous a fait croire qu'il comptait t'attaquer. Il est arrivé et a envoyé valser Dumbledore.

-Sans baguette en plus. C'était extraordinaire !

-C'était de la magie sans baguette Ron ! Il a réussi à faire sortir Voldemort de ton corps. Tu as commencé à saigner abondamment à l'abdomen et là, il a mis sa main sur toi, une lumière jaune, dorée est apparu. Il a placé sa paume à quelques centimètres de ta blessure et le sang a arrêté de couler. C'était juste ahurissant ! Mais il n'a pas que fait que ça d'incroyable. À l'hôpital, il était dans la salle d'attente avec nous.

-Il avait l'air tellement mal !

-Ginny a raison. Il était trop inquiet pour toi ! C'était étrange.

Harry sourit à Ron. L'inconnu, donc son père, était inquiet pour lui. Il comptait donc encore à ses yeux. Il était si heureux.

-Comme je le disais. Il a refait quelque chose de prodigieux quand on attendait de tes nouvelles. Il a réussi à concentrer sa magie dans sa main et à faire apparaître une boule rouge et jaune.

-Selon Kingsley, elle était plus grande que ceux des gens normaux, ajouta Ron.

-Et ça veut dire quoi ? demanda Harry. Je n'ai jamais entendu parler d'une sphère représentant la magie de quelqu'un.

-C'est une forme de très vieille magie. Plus personne n'utilise ce genre de technique. Plus personne ne la connaît même, récita Hermione. Plus elle est grande, plus le sorcier est puissant. L'inconnu est donc très puissant.

-Ah ouais ? sourit Harry, fier.

-Mais on demandera pour le formateur de Kingsley pour savoir si ca peut être W.P. durant les vacances et comme ça, on saura enfin qui c'est l'inconnu, ajouta Ron.

-Je ne serai pas avec vous cet été, confia Harry.

-Où seras-tu ? s'étonna Ginny.

-Ne me dis pas qu'ils te renvoient chez les Dursley ! tempêta Hermione. Ils n'ont aucune notion du danger ou quoi ?

-Je serais méchant de dire que c'est pire que d'aller chez les Dursley parce que je pourrais apprendre sûrement plein de choses intéressantes que Dumbledore voudra que je lui raconte, chose que je ne ferai pas.

-Harry, où vas-tu ? demanda gravement sa meilleure amie.

-Je vais passer deux mois chez Vincenzo Tellerino pour ma sécurité. Ordre du ministre en personne. Une année, il me prend pour un fou, l'année d'après, il faut me confier au grand chef des aurors.

-C'est super !

-Hermione, ça n'a rien de super. J'aurais préféré aller chez l'inconnu, murmura Harry.

-Tu pourras savoir de quoi il parlait lors de sa conversation avec Kingsley. Il faut que tu arrives à lui tirer les vers du nez. Tu dois comprendre ce qu'il cache.

-Fouille dans ses affaires, conseilla Ron.

-Ron ! Ce n'est pas poli ! s'écria sa meilleure amie.

-De toute façon, il vit seul, donc il doit sûrement avoir un tout petit appartement à Londres et je vais devoir passer deux mois à dormir sur le canapé ! râla Harry.

Harry continua à râler sur l'auror. Il savait qu'il n'avait aucune raison valable car il avait enfin la possibilité de découvrir le passé de cet homme si mystérieux. Au fond de lui, il était jaloux car Ron et Hermione allaient être ensemble au quartier général et lui, à nouveau seul. Mais malgré ce petit désagrément, il était heureux d'être de retour à Poudlard, sa véritable maison.