Feliness: James et l'inconnu sont la même personne! Il aimerait tant voir son papa! Il a attendu ça si longtemps! Hermione ne veut pas voir la vérité. Elle changera d'avis en connaissant la vérité et l'explication. Harry va être encore plus injuste dans ce chapitre avec Tellerino. Il a tort, évidemment! Le courrier d'Harry surveillé? Non. Il dira tout ce que Tellerino voudra savoir si l'ordre! Sirius et Harry ont rigolé à cause du contre coup, le choc émotionnel. Aucun des deux ne s'attendaient à une raison pareille! Harry sera bientôt descendu de son nuage pour entrer dans une réalité où James y est réellement!

Lunalupin: Faudra attendre un peu pour connaître l'été chez Tellerino. Il y aura un petit "intermède" entre les deux. James est mort de trouille de devoir dire la vérité à son fils! Et non c'est bel et bien Sirius qui est venu, pas James, faux espoir! Le vieux Siri? Il n'est pas si vieux! 36 ans! mdr! Le hasard a bien fait les choses pour Voldy^^

Momographie: ma réponse était fidèle à ta review qui m'a fait rire! Bonne lecture!

Orsoloy hon: merci pour ton comm'!

Akan: Quand on vit seul, on a plutôt un appartement et pas une immense maison! L'endroit où vit Tellerino va être bientôt révélé!

Dameaureline: merci pour ton commentaire! Je suis contente que ça te plaise! Bonne lecture!

Miidona: Oui l'inconnu l'a envoyé au square Grimmaurd. Je n'ai sincèrement pas fait exprès pour le William et Elizabeth! William faisait bien british! J'avais pensé à Henry Potter mais après les initiales faisaient HP!!! POur Elizabeth, j'avais besoin de ce prénom, il fait british et en même temps, il sera utile pour autre chose. je ne peux pas te l'expliquer si je veux ne rien dévoiler! Je ne dirai rien concernant le fait que William ai été le mentor de Kingsley ou pas! je crois que tu as la réponse dans le chap 31!

Clecleme: Tu n'es pas la seule à avoir espérer que ce soit James ou l'inconnu. Je ne ne suis pas sûr qu'il arrive a tout voir chez Tellerino en deux mois!!! Pour le magasins de farce et attrapes, les jumeaux ouvriront leur magasins cet été. Mais leur départ n'était pas essentiels pour le déroulement de mon histoire. J'ai dût faire un choix pour les scènes car sinon j'aurais réécris le tome 5 de JKR! Bonne lecture!!

Troublette: Tellerino a pas mal de fans, je crois! Il va bientôt réaliser la chance qu'il a d'être chez Tellerino!


Et si tout était différent

Chapitre 30

Benvenuto a casa tua !

La dernière soirée de l'année scolaire arrivait déjà. Harry se souvenait comme si c'était hier du banquet de début d'année. La vision d'Ombrage à cette table avait été horrible et avait annoncé une année négative. S'il avait su ce qui allait découler de ces longs mois, il aurait rigolé. D'ailleurs, il voulait en rire. Il avait créé un groupe pour s'entraîner et cela contre le règlement de l'école. Le pire dans cette histoire, c'est que l'idée était venue de sa meilleure amie. Il vit sur sa main la cicatrice de toutes ses retenues avec Ombrage. Il avait deux mois pour savoir la raison de l'aide si souvent offerte par Tellerino. Pourtant, au ministère, il n'avait pas brillé. Il jeta un coup d'œil à la table professorale. Ombrage était toujours présente mais plus en tant que directrice. Dumbledore avait repris son poste. Harry ignorait l'attitude à adopter. Il aurait voulu être gentil avec le vieux sorcier et lui faire confiance à nouveau, mais il n'y arrivait pas. Il ne l'écouta pas faire son discours. Il réalisa qu'il parlait de lui en entendant son nom. Il releva à peine la tête mais fut surpris des applaudissements. Le voilà encore mit en avant. Il détestait être le centre de l'attention. Il sourit au directeur hypocritement. Lorsque les mets apparurent, il se rua dessus. La nourriture à l'hôpital était fade. Il ignorait ce qu'il allait manger chez Tellerino, alors il voulait profiter de ce bon repas.

-Harry, arrête de manger comme Ron ! gronda Hermione.

-Hey ! répliqua le rouquin la bouche pleine.

-Ne mange pas comme lui. Tu es civilisé, toi, pas comme certain.

-Mione, j'ignore ce que je vais manger durant deux mois alors j'en profite maintenant.

-Des spaghettis ! proposa Ron.

-Oh joie, tous les jours des spaghettis !

-Il y a plein de sorte de pâtes, fit remarquer la jeune femme. Lundi des funsili, mardi des spaghettis, mercredi des vermicelles, jeudi des pennes, vendredi des macaronis, samedi des coquillettes et dimanche des tagliatelles.

-Et avec ça ?

-De la sauce Napoli, Carbonara, Bolognese, Pesto…

-Très drôle Hermione. Il n'a pas intérêt à essayer de me transformer en spaghettis vivants.

-Les grands jours, tu auras droit aux lasagnes ou à la pizza.

-Le dimanche par exemple ? Merci, je me réjouis de me nourrir de pâte durant deux mois. Ça va être merveilleux comme vacances ! J'ai hâte d'y être !

-Ne sois pas pessimiste, Harry. Je suis sûr que tout se passera bien. Tu avais une bonne impression avant.

-Avant de savoir qu'il allait tenter de me transformer en spaghetti géant !

-Fais attention alors parce que si tu deviens de la nourriture géante, Ron risque de te manger, se moqua Hermione. Sérieusement, Harry, tu vas apprendre plein de chose, j'en suis sûr.

-Les différentes sortes de pâtes ?

-Harry, le réprimanda sa meilleure amie. Il a l'air de connaître les secrets de Dumbledore. Par chance, tu arriveras à apprendre des choses intéressantes, continua-t-elle dans un murmure si bas que Ron et Harry durent se pencher sur la table pour l'entendre.

-Tu crois sincèrement qu'il va me confier de telle choses ?

-Pas lors de ton arrivée évidemment, mais le ministère a demandé que tu passes les deux mois chez lui. Tu as donc le temps pour l'amadouer et connaître les choses mystérieuses qui l'entourent. Quant à nous, on demandera à Kingsley pour son prédécesseur. Il faut absolument que cet été, on comprenne tous ces mystères.

-Il ne se laissera pas amadouer mais je ferai de mon mieux, répliqua Harry, doutant de réussir à tirer quelque chose de Tellerino.

Le restant du dîner se passa dans la joie et la bonne humeur. Même si Harry trouvait les regards des autres élèves pesants, ceux noirs et colériques des serpentards lui rappelaient la défaite de Voldemort au ministère et lui donnait une certaine fierté. De retour à la salle commune pour la dernière soirée, il retrouva le coin habituel du trio pour discuter calmement. Neve Nere sauta sur les genoux de son maître, heureux de l'avoir enfin retrouvé. Les griffes de ses pattes noires se rétractèrent dans la cuisse d'Harry. Celui-ci ne s'en soucia guère, profitant allégrement de caresser la boule de poil qui ronronnait comme un bienheureux. Il prit l'animal dans ses bras et le porta à la hauteur de son visage. Son regard se planta dans les yeux jaune et sauvage du félin.

-Prêt à partir ? Tu as dit au revoir à Poudlard ?

-Harry c'est un chat !

-Et alors ? Tu crois que Pattenrond ne dit pas au revoir à ses amis félins ?

La jeune femme rigola.

-J'espère que tu aimes les spaghettis et la pizza petit chat, on va être servi chez lui, j'en suis sûr.

-Tout à coup il va te demander de faire à manger ? ricana Ron.

-J'ai l'habitude avec les Dursley. Mais dans ce cas, pas de pizza tous les jours. Je ne suis pas italien. Je lui refilerai de la nourriture de Neve Nere dans son assiette, rigola Harry. Ne me regarde pas comme ça, Mione ! Je rigole, je ne vais pas le faire. Je n'ai rien contre lui, tant que je mange autre chose que des pâtes. Je l'aime bien, même. Il m'a rendu service plus d'une fois. Donc soit il a essayé de faire ami ami avec moi pour mieux me conduire à Voldemort, ce que je peine à imaginer, soit il a toujours été sincère et a toujours voulu être ami avec moi !

-Dans tous les cas, essaies de savoir des choses sur lui.

-Pas besoin de me le rappeler tous les jours. Mais je ne vais pas arriver et lui dire « bonjour, au fait qu'est-ce que vous faites ici ? L'Italie, ce n'est pas bien ? Et les plans machiavéliques de Dumbledore c'est quoi ? Pourquoi m'avoir aidé durant toute l'année quand j'étais dans le pétrin ? ». Il me prendrait pour un fou si je commence comme ça.

-Non, il est conscient que tu vas lui poser des questions, je pense. Il a su que Tonks le draguait donc il sait que tu vas poser des questions. Expliques-lui que tu ne diras rien à Dumbledore et qu'il peut donc tout te confier.

-On verra bien comment ça se passe. Au pire, vous verrez arriver à la rentrée un spaghetti géant.

Ils continuèrent à discuter jusqu'à ce qu'Hermione les obligent à monter faire leur valise. Tout en grimpant les escaliers, ils râlèrent contre la rigidité de leur meilleure amie même s'ils savaient qu'elle avait raison, comme toujours. Harry regarda ses affaires éparpillés un peu partout. Il s'assit sur son lit et laissa Neve Nere prendre place sur ses jambes.

-On revient toujours dans le même dortoir, pourquoi ne peut-on simplement pas laisser nos affaires là ?

- Peut-être parce que si on ne les prenait pas, on n'aurait plus rien pour nos vacances ! rappela Ron.

Harry poussa l'animal sur le côté. Le félin se recoucha et s'endormit. Harry plaça ses affaires dans sa grosse malle. Il prit le miroir et le posa délicatement entre des vêtements pour éviter de le casser.

-Tu crois que je pourrais appeler Sirius ou Tellerino ne me laissera pas une seconde à moi ?

-Il devra aller travailler, il est le chef de la brigade des aurors. Je pense donc que tu seras plus souvent seul qu'avec lui.

-Je pourrais faire comme il faut mes devoirs ! se réjouis faussement Harry. Tu crois que sa maison ressemble à quoi ?

-Je l'ignore. Il doit être bien payé vu qu'il est le patron de tous les aurors donc il doit avoir une maison pas trop horrible.

-Mais pourquoi aurait-il besoin d'une maison ? Il n'a pas de petite amie, il nous l'a dit lui-même, ni de famille en Angleterre, alors pourquoi aurait-il une maison ? Un appartement dans Londres devrait lui suffire.

-Je ne pense pas que le ministère te laissera aller au centre de Londres. Ça serait trop dangereux.

-Je me demande vraiment comment c'est chez lui.

La pile de vêtement grandissait tandis qu'à côté, les livres prenaient de plus en plus de place. Une fois la valise remplie, Harry se laissa tomber sur son lit, écrasant le pauvre animal qui émit un bruit étrange de mécontentement.

Le dortoir fut agité cette nuit-là. Les garçons profitèrent de cette dernière soirée pour discuter et rire toute la nuit. Harry en oublia qu'il allait passer deux mois chez un homme qu'il ne connaissait pas. Il en oublia tout ce qui le tracassait jusque là. La prophétie était à des kilomètres, le lien entre l'inconnu et son père était le dernier des soucis de l'adolescent. Bêtement, il rigolait aux blagues, pas drôles, de Seamus.

Le jour du départ, Harry ne voulut pas se lever. Il savait qu'il n'aurait pas du s'endormir à 3h du matin, mais l'envie de rire et de profiter de sa jeunesse avait pris le dessus. Il se prépara et finit sa valise en toute hâte. Stressé, Harry n'était pourtant pas le plus fatigué. Ron dormait debout. Il faisait les choses sans réaliser que ça n'avait aucun sens. Harry dût lui demander pourquoi il mettait son pyjama trop court dans la valise de son meilleur ami. Ron réalisa alors que toutes les affaires qu'il avait rangé depuis le matin même avait fini dans les bagages de Harry. Il grommela quelque chose sous les rires moqueurs de ses condisciples. Harry essaya de mettre son chat dans sa cage mais ce dernier se faufila pour échapper à sa prison.

-Reviens ici, Neve Nere ! Ou je te laisse ici ! Allez, viens ici adorable petit chat, amorça Harry en s'approchant doucement du félin qui était dans son armoire. Tu me connais, si ce n'était pas pour ton bien, je n'essaierai pas de te mettre là-dedans, alors soit un gentil matou et entre dedans.

Alors qu'il était à quelques centimètres de l'animal, celui-ci sauta entre ses jambes et parti se trouver une nouvelle cachette. Désespéré, Harry leva les bras au ciel. Il s'assit sur son lit. La tête en bas, il trouva l'animal feutré dessous. Son regard jaune brillait.

-Allez viens, Neve Nere. J'ai compris, tu ne veux pas aller dans ta cage, alors comment veux-tu faire le trajet ? s'énerva l'adolescent.

Pour toute réponse, Neve Nere sauta dans un bond félin sur le lit avant de plonger dans la capuche de l'uniforme de l'adolescent.

-Évidemment, tu veux faire comme pour l'aller, venir te planquer là-dedans. Mais tu fais attention. Tu ne pars pas te balader.

Il sortit, Neve Nere dans la capuche, pour aller retrouver ses amis. Ils traversèrent le vieux château pour se rendre à la gare de Pré-Au-Lard. Harry jeta un dernier coup d'œil à l'école. Quelque chose avait changé. Il y a avait une ombre qui semblait entourer les hautes tours. Il monta dans le train et chercha un compartiment libre où s'installer avec ses meilleurs amis. Il s'appuya contre le siège et laissa son regard vagabonder sur le paysage défilant. Il se sentait à la fois stressé et à la fois impatient de voir où vivait l'auror. Après tout, durant toute l'année il avait voulu apprendre ce que cachait cet homme. Maintenant que tout allait lui être révélé, il redoutait de savoir cette vérité. Tellerino n'allait-il pas essayer de gagner sa confiance et de briser le peu de confiance qu'il lui restait envers Dumbledore ? Il ignorait quelle attitude adopter avec lui.

-Ne t'inquiète pas Harry, ça va aller, promit Hermione, remarquant son visage si tourmenté.

-J'aurais aimé venir au quartier général de l'Ordre et profiter de ces vacances pour être avec mon parrain. Ça sera étrange, je ne le connais pas.

-Pour lui aussi, l'idée de passer deux mois avec toi doit être étrange. Mais si par le plus grand des hasards, il a le téléphone…

-Le quoi ?

-Oublies, Ron ! Tu peux toujours m'appeler. Je serai chez mes parents les deux premières semaines des vacances. Après j'irai au QG, pour ma sécurité.

-D'accord. Je retiens. Je vous écrirai de toute façon pour vous dire tout ce que j'aurais appris.

Le trajet parut plus court que toutes les autres années selon Harry. Il eut l'impression d'avoir quitté la gare de Pré-Au-Lard à l'instant et d'être déjà à celle de King's Cross. Il suivit ses amis hors du train. Il vérifia que le félin était encore dans sa capuche. Il leva les yeux et vit l'auror qui l'attendait à côté de la famille Weasley. Il se tenait droit, les mains enfouis négligemment dans les poches.

-Je dois lui dire quoi en arrivant ? Ciao Vincenzo ? Bonjour monsieur l'auror ? grommela Harry à son meilleur ami.

-Tu l'ignores, ça sera plus simple, se moqua ce dernier.

Harry rencontra le regard bleu de l'italien. Il lui sembla que ce dernier était stressé, autant que lui. Ils échangèrent un sourire crispé. Il vit Hermione et Ginny glousser en le matant. Il devait reconnaître qu'il n'était pas laid, pas comme Rogue. Le teint bronzé, ses cheveux bruns bien coiffés, tout semblait parfait chez lui. Ils se saluèrent d'un simple serrement de main. Harry dit au revoir à contre cœur aux Weasley et à la famille Granger. Il se tourna vers l'auror, le regard interrogateur.

-On va aller un peu plus loin pour transplaner.

-Je n'ai pas l'âge pour transplaner, coupa l'adolescent.

-Transplanage d'escorte.

Ils marchèrent côte à côte en silence. Ils tournèrent à un coin de la gare. L'auror lui tendit la main. Harry posa son regard dessus et crut rater un battement de cœur. Il aurait juré avoir vu une fine cicatrice sur son auriculaire gauche, identique à celle de son parrain. Il ferma les yeux, déboussolé. Quand il les rouvrit, la marque avait disparu. Hésitant, il lui donna sa main à son tour. Il se sentit compressé mais étonnement il ne se sentit pas mal. Il observa autour de lui. Il fut surpris de se retrouve à la sortie d'un petit village bucolique.

-La maison est un peu plus loin, indiqua l'italien.

Harry hocha la tête pour montrer qu'il avait entendu. Neve Nere sauta de la capuche, heureux de se trouver en pleine nature.

-Neve Nere, gronda Harry. Reste là.

-Ne t'inquiète pas, il ne risque pas grand-chose par ici.

-Peut-être, mais il ne connaît pas la région et il est venu me trouver parce qu'il était perdu. Il avait dû perdre ses maîtres. Je pourrai laisser sortir ma chouette ? Je n'avais pas le droit chez mon oncle et ma tante.

-Bien sûr, il n'y a aucun soucis. Tu pourras la mettre à la volière.

-La volière ? répéta Harry.

-Ouais, dans mon domaine.

Harry haussa un sourcil. Elle devait être immense, sa maison, pour posséder sa propre volière. Ils longèrent le chemin. Autour, la végétation s'étendait à perte de vue.

-Où sommes-nous ? demanda Harry, brisant le silence.

-Dans un petit village complètement perdu au milieu de l'Angleterre, au nord de Londres. À part le village que tu as pu voir, il n'y a rien d'autre dans les environs. Il faut une bonne heure pour se rendre à la ville la plus proche.

Harry masqua sa grimace. Il était seul au milieu de l'Angleterre avec pour seul compagnie un auror mystérieux et son chat. Il vit alors émerger d'entre les arbres, une minuscule maison bancale. Harry cessa de respirer et espéra qu'il allait continuer son chemin, mais en vain. L'italien s'arrêta devant ce tas de ruine. Il poussa le portail et invita Harry à passer devant lui. Il entra dans le domaine, dépité à l'idée de devoir passer deux mois dans un trou perdu, mais quand il releva la tête, la résidence plus que modeste avait disparu pour devenir un véritable palais. Il secoua la tête, étonné. Il entendit le cliquetis du portail qui était fermé. L'auror dût voir son émerveillement car il lui sourit en arrivant à sa hauteur.

-Bienvenue dans ta nouvelle maison !

-Ce n'est pas une maison !

Tellerino haussa les sourcils d'incompréhension.

-C'est un palais ! s'écria Harry.

L'italien laissa échapper un petit rire qui fut coupé par l'apparition soudaine d'un elfe de maison qui s'inclina devant eux.

-Maître Vincenzo, maître Harry Potter.

-Mon elfe de maison, Glorfi, présenta brièvement son hôte. Il est dans ma famille depuis plusieurs générations.

-D'accord mais appelle moi juste Harry, ajouta-t-il à l'adresse de l'elfe qui lui souriait.

-Bien, maître Harry.

-Pas besoin de dire maître. Juste Harry.

Harry regarda l'elfe passer son regard de Tellerino à lui puis inversement. Ses gros yeux brillaient d'interrogations. Il eut l'impression de se retrouver face à Dobby.

-Vu que tu vas habiter ici, il est normal pour lui de t'appeler maître. S'il ne le fait pas, il est censé se punir pour avoir désobéi au règlement des elfes de maisons qui est de servir également les invités de ses maîtres. Mais il lui est interdit de se punir, alors si tu pouvais le laisser te dire maître Harry, ça sera plus simple pour lui, expliqua l'auror.

-Il n'a pas le droit de se punir ? répéta-t-il étonné.

Tellerino hocha la tête pour acquiescer. Harry se tourna alors vers l'elfe de maison pour lui sourire.

-Tu peux m'appeler maître Harry alors. C'est bon, je peux porter mes bagages, coupa-t-il tandis que l'elfe s'était déjà emparé de sa grosse malle.

-Non, c'est le travail de Glorfi. Le vôtre, maître Harry, est de passer de bonnes vacances. Pour le reste, c'est Glorfi qui le fait avec beaucoup de plaisir. C'est toujours une grande joie pour Glorfi de servir les invités de son maître, continua-t-il en rentrant dans la maison.

-Je vais te montrer ta chambre, proposa l'auror.

-D'accord.

Il prit le petit chemin dallé qui menait à la demeure. Trois marches conduisaient à un perron. Une colonnade hexastyle soutenait le portique. Cette entrée donnait un air antique à la résidence. Les longues colonnes doriques fascinaient l'adolescent. Le mur était blanc, comme s'il était fait de marbre. Ils pénétrèrent à l'intérieur. Harry eut le souffle coupé tant c'était beau et lumineux. Un immense escalier montait vers les étages supérieurs. Il vit l'auror gravir les marches. Un tapis magnifique recouvrait toute la surface. Ils traversèrent le couloir pour s'arrêter devant une haute porte. Tellerino poussa les battants de la porte et Harry découvrit ce qui allait être sa nouvelle chambre. Il fit un pas hésitant en avant, sans croire réellement à tout ce qu'il voyait. Les couleurs rouge et or dominaient la pièce. Une chambre parfaite pour un Gryffondor, songea Harry.

-Si vous aviez fait vos études à Poudlard, j'aurai parié que vous auriez été un Gryffondor quand on voit les couleurs, rigola Harry, émerveillé.

-Je sais que toi, tu es un Gryffondor. Je vais te laisser t'installer. Le souper sera prêt pour 19h. Je te ferai visiter le reste de la maison après manger, d'accord ?

-Pas de problème.

L'auror sortit de la pièce, laissant seul l'adolescent qui avait été à des kilomètres de s'imaginer dormir dans une chambre si luxueuse. Son regard parcourait toute la pièce.

-Wahoo ! Je ne m'attendais pas à ça !