Akan: Tellerino est plutôt chef de la sécurité je dirais! Il en sert à rien d'avoir un grand appartement quand on vit seul!
Lunalupin: Je ne peux rien te dire pour la cicatrice! Dsl! Pour la maison, tu n'as encore rien vu... Bonne lecture!
Grispoils: merci pour ton comm'!
Pour les autres réponses aux reviews, je répondrais en message privé mtn! Je commençais à écrire plus de réponses aux reviews qu'à l'histoire elle-même! Bonne lecture!
Et si tout était différent
Chapitre 31
Prima serata da Tellerino
Harry avait de la peine à croire qu'il allait passer deux mois dans un palais car aucun autre mot ne pouvait décrire cette demeure. Il s'assit sur le grand lit à baldaquin. Il s'enfonça légèrement dans le matelas moelleux. Jamais il ne s'était couché dans un lit si douillet. Il avait l'impression d'être un prince. Il leva les yeux au plafond et fut émerveillé par ce qu'il y vit. Un somptueux lustre trônait au dessus de sa tête. Il quitta l'étreinte possessive des couvertures rouges. Un sourire émerveillé était collé sur ces lèvres. Il ouvrit chaque tiroir de la table de chevet. Le bois vernis brillait. Les poignées semblaient être en or. L'étagère était de même, autant admirable. Une immense armoire faisait face au lit. Elle était magnifique. Tous ces meubles étaient extraordinaires. Cette chambre était cinq fois voire même sept fois sa chambre chez les Dursley. Ce n'était pas une chambre d'ami, mais une véritable pièce princière. Les murs d'un blanc nacrés donnaient un effet d'agrandissement. Sous ses pieds, le parquet ne grinçait pas, il vibrait de l'ancienne vie du bois.
Une porte à côté de la grande armoire intrigua Harry. Il ouvrit délicatement la poigné doré. Sous ces yeux se révéla une salle de bain étincelante. Son souffle se coupa. Les catelles murales étaient saumon. Le sol blanc refroidit ses pieds. Il passa sa main sur le lavabo blanc. Un miroir faisait tout un mur. Harry ne réalisait pas que cette salle de bain allait être pour lui seul. Il fut encore plus ébahi lorsqu'il se retourna vers la baignoire. Il n'était même pas sûr de pouvoir appeler cela une baignoire, le mot « piscine » aurait été plus appropriée selon lui. Dans un coin, cette véritable piscine intérieur formait un carré et Harry pensait qu'il était possible d'être au moins cinq personnes la dedans.
Il n'arrivait pas à croire qu'il allait habiter un endroit pareil. Il avait été habitué à dormir dans un placard à balai durant dix ans et maintenant le voilà à passer deux mois dans un manoir. Il ressortit de la salle d'eau et se dirigea vers le balcon. Il s'attendait à voir le paysage rupestre des alentours mais il crut défaillir en voyant sous ses yeux un jardin à perte de vue. Ses yeux s'écarquillèrent quand ils se posèrent sur un mini terrain de Quidditch.
-Wahoo !
Son regard parcourut toute cette surface. Au-dessous, il vit une terrasse dallée magnifique, et une longue table où Tellerino discutait avec son elfe de maison qui nettoyait quelque chose. Un peu plus loin, une piscine avec jacuzzi, plongeoir et toboggan aquatique attira son regard. Un endroit couvert par une toile blanche était occupé par des fauteuils rouges pâles comme si c'était un salon extérieur. Ses émeraudes se posèrent sur Neve Nere qui courait après un oiseau dans la partie fleurie du jardin. Des fleurs de milles et une couleur se promenaient dans ce parc. Ce jardin était presque un labyrinthe. Des allées zigzaguaient dans tout les sens pour finir par se retrouver sur une petite place. Harry peina à voir vraiment ce qu'il y avait dessus car elle se trouvait trop loin de la maison. Cette clairière ronde avaient quatre bancs tout autour d'une haute fontaine. Une statue trônait au milieu mais depuis son balcon Harry ne devinait pas le personnage en question. Mais il suspectait que cela était une copie d'une fontaine antique avec une représentation d'un dieu mythologique. Derrière toute cette merveille, un terrain de Quidditch avec ses trois buts pour chaque équipe narguait Harry. Il tourna la tête vers l'intérieur de sa chambre et son regard se posa sur son éclair de feu.
Il jeta un coup d'œil à sa montre et vit qu'il était bientôt l'heure d'aller manger. Il comprit qu'il était préférable de partir à la recherche de la salle à manger rapidement. La maison était si grande qu'il risquait de se perdre plus d'une fois. Néanmoins, Harry devait s'avouer qu'il allait sûrement passer la plupart de ses vacances au bord de la piscine à bronzer sur une chaise longue. Toutes ses interrogations disparaissaient à la vue de ce paradis. Il quitta sa chambre. Le couloir était magiquement éclairé. Il voulut voir les autres pièces pour savoir si toutes les chambres étaient aussi luxueuses que la sienne ou si Tellerino avait aménagé que les pièces utilisées. Sous ses pieds, le tapis bordeaux donnait l'impression à Harry d'avancer royalement. Il regardait autour de lui sans y croire. Il ne comprenait pas comment cet homme avait réussi à se payer une demeure si somptueuse. Il pensa alors à Malefoy tandis qu'il descendait les marches. Il comprenait pourquoi ce dernier était devenu si arrogant si il avait vécu dans une maison similaire à celle-ci. Le manoir Malefoy pouvait-il rivaliser avec celle-ci ou était-elle encore plus grandiose ? Harry peinait à imaginer quelque chose de plus merveilleux, excepté peut-être Buckingham palace. Arrivé dans le vestibule, il fronça les sourcils. Comment trouver la salle à manger maintenant ? Il tourna vers la droite et atterrit dans une cuisine toute faite de marbre foncé. Il sursauta quand une porte s'ouvrit pour laisser entrer l'elfe de maison, surpris de trouver Harry dans sa cuisine.
-Tout va bien, maître Harry ? s'inquiéta-t-il.
-Je cherche juste la salle à manger, monsieur Tellerino m'a dit qu'on mangeait à 19h, expliqua-t-il mal à l'aise.
Il réalisa alors qu'il ignorait comment il allait devoir l'appeler. Il se sentit bizarre de le nommer ainsi mais il ne voyait pas d'autres moyens s'il voulait rester dans la politesse.
-La salle à manger ? répéta l'elfe.
-Oui, c'est ça.
-Vous aimeriez manger dans la salle à manger ? Glorfi vas alors déplacer les couverts là-bas, ajouta-t-il en sortant à nouveau.
-Attends, les déplacer ?
-Oui. Si maître Harry veut manger dedans. Glorfi avait mis la table dehors sur la terrasse mais il peut changer.
-Evidemment, il y a la terrasse, répéta Harry. Ça me va très bien la terrasse. J'y accède par où ?
-Soit par la cuisine, donc cette porte ou alors, vous pouvez y aller en passant par la salle à manger ou encore la salle de bal, mais dans ce cas, il faudra longer la baie vitrée pour arriver vraiment à la terrasse.
-La salle de bal ?
-Oui, elle s'ouvre plutôt sur le jardin.
-D'accord, je vais te suivre par la cuisine. De toute façon, je vais sûrement me perdre plus d'une fois.
-Si vous avez le moindre problème, vous pouvez toujours appeler Glorfi à n'importe quel moment.
-Merci. Au fait, ça sent drôlement bon, complimenta Harry alors qu'il marchait sur les dalles claires pour aller se mettre à table où l'auror était déjà.
Ce dernier avait troqué son complet de travail pour un bas de training ample noir et un t-shirt rouge. Il releva la tête en entendant l'elfe venir avec Harry. L'adolescent prit place en face de lui et jeta un regard interrogatif à la place vide à ses côtés.
-J'ai préparé du filet mignon avec des tagliatelles et des petits légumes et pour le désert de la glace vanille avec du coulis de fraise.
-C'est parfait, remercia Harry, ne réalisant qu'avec peine que ça allait être son train de vie quotidien pendant deux mois.
-Glorfi est heureux de vous entendre dire ça maître Harry, sinon Glorfi vous aurait préparé autre chose, bien évidemment, répondit l'elfe avant de retourner vers ses cuisines laissant les deux hommes ensembles.
Harry leva les yeux vers l'auror et rencontra son regard perçant. Il jeta un coup d'œil au livre que l'italien lisait juste avant son arrivée. Il crut d'abord qu'il s'agissait d'un livre écrit en italien mais il fut surpris de constater qu'il était écrit en latin. Il pensa que seul le titre était en langue morte. Cet homme était vraiment mystérieux. Maintenant qu'il était là, il fallait profiter de l'occasion pour poser toutes les questions plausibles de l'aiguiller sur la voie de la vérité.
-Vous lisez en latin ?
-Parfois. J'ai eu quelques cours quand j'étais jeune. Les restes d'une éducation italienne, héritière d'un empire latin.
-Ça explique aussi pourquoi à l'entrée de la maison, il y a des colonnes comme pour les temples romains, remarqua Harry.
-Comment ça ?
-Ça vous rappelle vos racines italiennes, compléta Harry. La fontaine au milieu des fleurs, il y a une statue comme celle de l'Antiquité dessus non ?
-Tu as déjà visité, on dira, rigola Vincenzo. Pour la colonnade à l'entrée ou la fontaine qui je le reconnais sont de style antique, elles ne m'ont jamais rappelé mes souvenirs romains. J'ai vu assez de fontaines à Rome pour le restant de mes jours.
-Alors pourquoi avoir choisi une demeure avec des ressemblances avec la Rome antique ?
-J'ai hérité de la maison. Alors au lieu de me payer un appartement au centre de Londres, j'ai profité de venir habiter ici quand j'ai choisi de venir bosser en Angleterre.
-Hérité de ce palais ? répéta Harry. De qui ?
-Ça appartenait à mes parents.
Harry plissa les yeux. Il observa l'auror en face de lui, appuyé négligemment contre sa chaise. L'adolescent hocha la tête, réfléchissant.
-Tu n'as pas l'air satisfait de la réponse, remarqua l'aîné.
-Non, c'est juste que je me demandais comment des italiens avaient fait pour se procurer une telle résidence.
-Ma mère, Lisa Parker était anglaise, expliqua-t-il. Pour la maison, elle est passée de génération en génération depuis bien longtemps. C'est pourquoi elle semble si luxueuse. Elle s'est embellit avec l'âge et les générations ont ajouté leur touche personnelle.
Harry n'eut pas le temps de continuer de poser ses questions car il en avait encore plus d'une en réserve. Il fut coupé par le retour de l'elfe de maison qui amenait magiquement plusieurs plats brûlants. Il les posa sur la table et servit son maître et leur invité. Harry profita de ce moment pour regarder autour de lui. Confortablement assis à cette longue table de terrasse en bois, il examina discrètement les couverts. Il s'était presque attendu à être servi dans de la porcelaine. Le service était simple mais tout du moins il restait classe et étincelant. Il fut surpris de découvrir une telle quantité de nourriture si alléchante dans son assiette. L'elfe de maison de Tellerino semblait être vraiment doué pour la cuisine.
-Qu'est-ce que je vous sers à boire, maître Harry ? le coupa Glorfi dans ses pensées.
-De l'eau, ça ira.
-De l'eau ? répéta l'elfe tandis que Vincenzo tentait de masquer un petit sourire en coin. Vous êtes sûr ? Il y a autre chose vous savez. Du thé froid, de la limonade…
-Alors dans ce cas, du thé froid.
Avec un petit sourire satisfait, l'elfe rentra à l'intérieur. Harry était mal à l'aise d'avoir quelqu'un qui était aussi attentionné à ce qu'il voulait. Il avait toujours été considéré lui-même comme l'elfe de maison, celui qui devait faire le repas, nettoyer la maison et maintenant de voir quelqu'un d'autre le faire à sa place, il culpabilisait de laisser faire ce qu'il pourrait lui-même exécuter comme tâche. Il fronça les sourcils en voyant l'elfe prendre place à ses côtés, là où le troisième service avait été mis et qui avait intrigué l'adolescent.
-Glorfi dîne tous les soirs avec moi, expliqua l'auror qui avait deviné les interrogations de l'adolescent. Quand on vit seul dans une immense maison, on ne va pas refuser la compagnie de son elfe de maison.
-Je comprends. Je trouve ça normal. C'est un être vivant. Je ne suis pas choqué. Je pensais juste à ma meilleure amie. Elle a fondé une société pour libérer les elfes de maison. Elle trouve que leur travail est de l'esclavage. Elle serait heureuse de voir qu'un elfe de maison mange à la même table de son maître.
-Mes maîtres ont toujours été très gentils avec Glorfi. Glorfi sait qu'il a beaucoup de chance de travailler pour la famille Tellerino, avoua l'elfe.
-Ma famille a toujours considéré qu'étant un être vivant, il était normal qu'il ait les mêmes droits que tout être humain. Il a donc un jour obligatoire de congé. Il est censé ne pas travailler le dimanche mais c'est quelque chose qu'il n'a jamais réussi à faire. Il se sent toujours obligé de nettoyer quelque chose. Les hommes libres et non en esclavages ont droit à un salaire. Glorfi a le droit à ce qu'il a besoin et ce qu'il veut. Il veut des vêtements, il en a.
-Mais si vous lui donnez des vêtements, vous le libérez ? coupa Harry.
-Non, car je refuse de prendre ma liberté, expliqua l'elfe. Lorsque mon maître m'amène des vêtements, Glorfi pourrait choisir de prendre sa liberté mais il préfère travailler. Glorfi aime nettoyer, faire à manger… Glorfi aime travailler pour la famille Tellerino. Si je devais prendre ma liberté, je me retrouverai seul et obligé de me trouver un nouveau travail et aucune famille sorcière ne me traiterait aussi bien que ma famille.
-Je comprends. En tout cas, ma meilleure amie serait vraiment heureuse de te voir traité ainsi, ajouta Harry à l'adresse de l'elfe.
Le repas était délicieux. Jamais il n'avait mangé une viande aussi tendre. Tout était exquis et fondait dans la bouche. Il en oublia toutes ses questions. Il était si occupé à savourer ce met qu'il ne remarquait pas les regards que l'auror posait sur lui. Il se souvint de l'endroit où il se trouvait que lorsque sa seconde assiette fut finie.
-Je n'avais jamais mangé quelque chose d'aussi bon.
-Je vais devoir dire à Glorfi de cesser de faire aussi bien la cuisine si je ne veux pas que tu retournes à Poudlard avec dix kilos en plus. Dumbledore serait heureux de pouvoir me reprocher de t'avoir engraissé, rigola Tellerino.
-Il peut dire ce qu'il veut, je ne suis qu'un élève parmi tous les autres. Il ne peut rien faire sur ma vie, il ne fait pas partie de ma famille. Essayez au moins de cacher ce petit sourire satisfait !
-Pourquoi ? Je ne vais pas cacher le fait que je trouve très juste que tu te méfies de lui.
-C'est parce que vous savez que c'est de votre faute si j'ai des doutes, renchérit Harry.
-Ma faute ? Qu'ai-je dit qui t'ais mis le doute concernant ton cher directeur si bienveillant ?
-Vous savez exactement pourquoi je dois douter de lui, à vous de me dire les raisons exactes pour que je sache si j'ai raison ou tort de me méfier de lui. Vous insinuez savoir ses raisons.
-Dumbledore ment à tout le monde. Il n'aime pas son prochain, il est égoïste et manipulateur. Tu es utile à une seule chose, débarrasser ce monde de Voldemort.
-Vous pensez que je suis le seul à être capable de détruire Voldemort ? coupa Harry supposant que si sa réponse était positive, cela signifiait qu'il connaissait le contenu de la prophétie.
-Dumbledore le pense. Il pense que toi seul peut tuer Voldemort, car Voldemort est le seul sorcier capable de se mettre en travers de son chemin pour prendre le pouvoir.
-Sauf que si je tue Voldemort, je serais capable d'empêcher Dumbledore de prendre le contrôle le pouvoir comme vous dites.
-C'est pour cette raison qu'il essaie de te manipuler depuis le début. Il veut que tu deviennes son pantin pour qu'une fois que tu auras détruis Voldemort, il n'aura qu'à t'influencer pour t'évincer.
-Jamais je ne me laisserais faire, se vexa l'adolescent.
-Aujourd'hui, tu ne te laisserais plus faire mais si tous les gens autour de toi, si tout le monde sorcier lui avait fait pleinement confiance, tu n'aurais pas commencé à douter.
-Je vous dois beaucoup alors.
-Je ne pense pas être la seule personne qui t'ais fait réfléchir.
Harry allait demander à quelles autres personnes il faisait allusion mais l'elfe de maison arriva avec d'immenses coupes en cristal de glace. Cette conversation avait été étrange. Tellerino n'avait pas essayé de nier quoi que ce soit. Au contraire, il avait accepté de lui parler de manière plutôt libre. Harry garda ses émeraudes plongées dans le blanc vanillé de la glace. Il avait l'impression que le sorcier en face de lui le connaissait trop bien. Il leva les yeux vers lui et fut surpris de le voir jouer de la même manière que lui avec sa cuillère.
-J'ai cru entendre dire que tu voulais suivre une formation d'auror à la fin de tes études à Poudlard, commença Tellerino.
-Je voulais. Mais je ne pourrai pas entrer à l'école. Il me faut un ASPIC en potion et je ne l'aurai pas, expliqua l'adolescent sous le regard bleu interrogateur.
-Qu'est-ce qui te fait dire que tu ne l'auras pas ? Les ASPIC sont dans deux ans, il me semble.
-Pour pouvoir suivre les cours de potion niveau ASPIC, le professeur Rogue demande qu'on ait obtenu un optimal au BUSE et je sais que je me suis loupé à cet examen.
-Mais peut-être que malgré le fait que tu n'aies pas suivi ce cours là, tu pourras quand même suivre la formation d'auror. Après tout avec un nom comme le tien, ce n'est pas les aurors qui vont te refuser.
-Justement, je ne veux pas utiliser « ma célébrité » pour ça…
-Je ne faisais pas allusion à ton statue de survivant, rigola l'auror. Je pensais au fait que tous les Potter ont fait une grande carrière chez les aurors, donc tu es le digne héritier pour être un auror doué, expliqua-t-il.
-Comment savez-vous que les Potter ont tous été aurors ? se méfia Harry.
-Je me suis un minimum renseigné sur le fonctionnement du département des aurors avant mon arrivée, ce qui fait que j'ai pu constater qu'il y avait plus d'un Potter qui m'ont précédé.
-Et vous pensez que c'est un argument qui compte, le fait que mes « ancêtres » aient tous été aurors ? J'aurai un niveau en Potion plus que médiocre…
-Tu peux toujours demander pour suivre des cours d'appui à côté. Ton formateur peut aussi t'aider là où tu as de la peine.
-Et si mon formateur ne veut pas m'aider à m'améliorer en potion, je ne pourrais donc pas continuer ma formation, supposa Harry. Je me serais fais de faux espoirs.
-Normalement, les formateurs qui sont volontaires, ce n'est pas obligatoire, sont des aurors motivés à transmettre leur savoir et à enseigner au plus jeune.
-Vous pourriez être mon formateur ? proposa Harry à la surprise de Tellerino qui fit de grands yeux, surpris par cette proposition.
-Moi ? Tu me proposes d'être ton formateur ?
-Pas tout de suite, je n'ai même pas encore mes seize ans mais quand j'aurais l'âge d'entrer à l'école des aurors... Sauf si vous pensez retourner en Italie prochainement…
-Non, je ne compte pas retournez en Italie prochainement. Je n'ai jamais formé quelqu'un. Quelqu'un comme Kingsley serait plus apte à te former correctement…
-Kingsley est formateur ? coupa Harry.
-Oui, depuis longtemps. Je pensais que tu le savais vu qu'il fait parti de l'Ordre et qu'il a formé Tonks.
-Non, je ne suis pas au courant de grand-chose concernant l'Ordre. Et cessez de me parler comme si c'était normal que vous soyez au courant de ce que fait l'Ordre.
-J'essaierai de faire attention à ce que je dirais durant ces deux mois alors, se moqua Tellerino. Tu auras sûrement l'occasion de demander à Kingsley s'il accepterait de te former lorsque tu verras tes amis dont les parents font partie de l'Ordre.
-En effet. Formé par un Potter, il pourra former lui-même un Potter, ricana doucement Harry pour lui-même en supposant que son grand-père avait lui-même été le formateur de Kingsley vu qu'il était un des prédécesseurs de Tellerino.
-Tu ne seras pas le premier Potter qu'il formera, répondit l'auror qui l'avait entendu.
-Pardon ?
-J'ai appris par hasard qu'il avait été le formateur de James Potter, ton père, lorsqu'il était en formation, tenta de s'expliquer l'auror en se mordant la lèvre, mal à l'aise.
Harry ne fit pas de commentaire. Étonnamment, il mit de côté ce moment étrange pour profiter de poser milles questions sur ce métier qu'il l'avait toujours fasciné. Ils en oublièrent même d'aller visiter le restant de la demeure. Ils parlèrent jusque tard dans la soirée. Harry se surprit même à rigoler aux paroles de l'auror. Une complicité étonnante avait naquis. Dans le ciel, les étoiles brillaient sur un fond ténébreux. Une torche fut allumée magiquement pour éclairer la terrasse. Harry s'assit en tailleur sur sa chaise, se mettant à l'aise pour discuter. En face de lui, Tellerino était appuyé contre le dossier, ses pieds posés sur le siège à côté. Si quelqu'un les avait vu discuter ainsi, il aurait cru voir des personnes se connaissant depuis toujours.
