LunaLupin: Je ne suis pas contente d'être la cause de tes larmes, je suis contente de t'avoir transmis des émotions^^! La suite sera spéciale! Presque autant frustrante! James est Tellerino, oui mais tu doute qu'il soit l'inconnu? Pas de soucie pour Glorfi (il ne t'en veut pas!)

An Unknown: Merci pour ton comm'. C'est vrai que les bonnes fics c'est de plus en plus rares, je suis contente d'en faire partie alors^^! A bientôt

Allyss: J'ai coupé là car après c'est une nouvelle partie. Ca sera différent. faudra attendre un moment pour savoir comment l'inconnu et Tellerino ont pu être au même endroit s'ils sont les deux James.

Akan: J'avais sûrement insinué quelque chose pour te mettre sur la mauvaise voie mais je n'ai jamais dit que James n'était pas Tellerino car je sais depuis le début que c'est lui. Cf chapitre 1, réaction de Tellerino quand il va voir Remus. Il est heureux de voir que Remus tait le fait que Sirius soit un animagus.


Important: Comment vous pouvez le voir, il est écrit Partie II. Cette partie sert à expliquer les questions telles que Pourquoi James n'était-il pas vers Harry? Pourquoi Tellerino? Qui est l'élu? etc! Expliquer tout cela dans un dialogue aurait été trop compliqué et n'aurait certainement pas été assez clair. C'est pour cette raison que j'insère cette partie. C'est depuis la naissance de James. C'est également pour montrer le caractère du personnage de James. Donc ne soyez pas décu ou étonné de ne pas voir Harry dans le début de cette partie et de ne pas avoir toute les réponses dans ce chapitre! Bonne lecture.


Partie II

Et si tout était différent

Chapitre 33

Légendes

Le ciel était noir. Des nuages ténébreux masquaient les étoiles. Sur cette sombre toile, des éclairs zébraient le dôme céleste. Des grondements tonitruants éclataient brusquement. La pluie tombait à grosses gouttes sur les hautes tours. Les murs luttaient contre les bourrasques éoliennes. Le vent orageux témoignait de la colère divine. Dans le village naissant, les habitants se cachèrent derrière leurs fenêtres. Le long des rues, la peur de cette violence naturelle s'imprégnait. Un éclair illumina le château. Les fenêtres étaient allumées de part et d'autres. Les élèves de cette nouvelle école étaient réfugiés dans leurs dortoirs. L'orage occupait l'esprit de tous, ou presque.

En effet, quatre personnes ne se souciaient guère de ce qui passait dans les cieux en ce moment. Une discorde était en train d'éclater, transformant le monde à jamais. Dans une salle réservée aux professeurs de cette école de sorcellerie, deux hommes se tenaient face à face. La colère se lisait sur leur visage. Derrière eux, deux femmes se tenaient appuyées contre une table et observaient la situation, craignant ce qui allait suivre.

-Je le refuse ! s'opposa le premier.

Le visage sombre, les yeux noirs, une chevelure ténébreuse, tout appartenait au monde maléfique chez cet homme. Vêtu tout de noir, seul sa broche qui maintenant sa cape était vert. Il plongea son regard dans celui, bleu, de son ancien ami.

-On ne changera pas le choix des élèves ! Ils ont des pouvoirs magiques. Ils sont admis à l'école. On ne fera pas de jugements hâtifs !

-Ils sont les enfants de ces démons qui se croient être au service du tout-puissant et vous osez venir me parler de jugements ! Cela est fini ! Je cesse d'enseigner à ces vils garnements.

-Vous parlez comme eux. Ce sont des enfants. Ils n'ont jamais demandé à naître dans des familles qui renient leur magie. Dieu seul sait la raison de ces naissances. Lui seul sait pourquoi des enfants dont la magie irradie leur corps naissent alors que leurs parents massacrent les sorciers. Cessez de porter des jugements et faites preuve de bonté en les acceptant comme tout autre enfant, tenta de le raisonner un homme grand à la chevelure claire et bouclée.

Alors qu'il allait ouvrir la bouche pour répliquer quelque chose, une des deux femmes s'interposa. Elle posa sa main sur son épaule. Ses yeux pétillant d'un vert tendant sur le gris brillaient de larmes.

-Je vous en prie. Nous ne devons pas nous séparer. Des générations comptent sur nous pour leur apprendre l'art de la magie…

-Votre espoir est beau, Helga. Mais nous allons être torturés avant d'être tués les uns après les autres. C'est ça que vous voulez ? Vous voulez la mort de tous les sorciers saxons ? Car le résultat sera tel si des enfants de Moldus viennent à Poudlard.

La jeune femme éclata en sanglot. La seconde s'approcha et la prit par les épaules tout en lançant des regards noirs à l'homme en face d'elle.

-Pour une fois dans votre vie, cessez d'être si désagréable ! Il vrai que beaucoup de sorciers sont exécutés par les moldus et pas qu'en Grande-Bretagne, partout en Europe. La France, la Germanie ne sont guère épargnées par ce massacre. Mais il n'en reste pas moins que nous sommes également des êtres humains. Voulons-nous être faibles comme eux ? C'est ça que vous choisissez ? Jugez sans connaître, conduire des être vivants à une mort lent et cruel… Où est l'amour pour son prochain dans votre manière de pensez, Salazar ? Les écritures le disent dans l'Epître aux Romains chapitre 13 au verset 10, « Celui qui aime ne cause aucun mal à son prochain. Aimer son prochain, c'est donc accomplir toute la Loi ». Votre attitude va à l'encontre des écritures, à l'encontre de notre Seigneur Jésus-Christ.

-Dois-je vous rappeler très chère que les Pères de l'Eglise nous persécutent car il semblerait que nos pouvoir nous viennent de Satan ? Alors pensez-vous réellement que leurs enfants auront une opinion différente ? Ils se suicideront en réalisant qu'ils sont des sorciers. Ce sont des erreurs de la nature ! Aucun sorcier ne peut avoir du sang de Moldu qui coulent dans ses veines.

-Votre attitude ne possède aucune vertu allant dans le sens des écritures. Bien au contraire, vous agissez comme…, commença le second homme qui tentait de garder son calme.

-Un démon ? Allez-vous oser me dire cela en me regardant droit dans les yeux, Godric ?

-Je n'ai jamais insinué cela !

-Vous n'avez pas besoin de le faire ! gronda Serpentard. Croyez-vous que j'ignore ce que vous pensez tous de moi ? Vous me prenez pour un envoyé du diable. Vous trois, vos dons particuliers ne sont pas liés à une créature satanique. Qu'y aurait-il de mieux qu'un aigle symbolique d'un empire dont la langue reflète la beauté du ciel, qu'un blaireau qui symbolise le clergé, l'Eglise catholique romaine, qu'un lion qui représente la force qu'un croyant peut avoir face au péché ? Et le serpent ? Oseriez-vous me dire que le serpent peut trouver une image positive et divine ? Non ? Evidemment que vous n'osez pas blasphémer de telles abominations ! Le serpent est l'animal du diable ! Le péché existe sur cette terre à cause de lui ! N'est-ce pas à cause de lui si Adam a croqué dans la pomme défendu ? Ne dites rien à cela ! Je ne vous demande pas d'aller à l'encontre de vos croyances. Je préfère quitter vos idées plus que saugrenues. Essayez de comprendre que votre Sauveur n'a jamais existé ! Votre Dieu décrit dans les écritures n'existe pas ou alors où est-t-Il? L'Eglise n'est qu'un tissu de mensonge. Un moyen que les hommes ont trouvé pour faire pression sur les faibles et avoir du pouvoir. Pensez-vous réellement que si le pape avait entendu la voix de Dieu, il massacrerait des sorciers ? Il tue les nôtres au nom de votre miséricordieux Dieu, trouvez-vous cela normal ?

-Salazar, vous ne savez plus ce que vous dites ! Vous délirez !

-Moi, je délire ? Mais où va le monde Rowena ? Si Jésus-Christ est bel et bien le Messie, Ses paroles ont été oubliées, Son message blasphémé. Je n'y crois plus depuis longtemps ! Si quelque part dans le ciel un Dieu existe, ce n'est pas un Dieu d'amour, c'est un Dieu égoïste et pervers qui aime voir le monde se déchirer et détruire ce qu'il est. Je ne vois aucune différence entre ce Dieu tant aimant et le diable. Excepté que le second donne quelque chose…

-La mort ? C'est la seule chose qu'il donne. Le Seigneur notre Dieu nous donne le Salut.

-Quel Salut ? Le paradis n'existe pas ou plus ! Dans tous les cas, l'enfer ne peut pas être pire que sur terre.

-Je ne vous laisserais pas dire de telles horreurs ! Vous êtes comme mon frère, Salazar. Je refuse que vous vous damniez ainsi !

-Cessez de me parler de cette manière ! Ne commencer pas avec vos prédications, gardez les pour le culte du dimanche matin, vos élèves au sang impur seront heureux d'entendre vos belles paroles mais qui sont fausses. Non, vous ne me ferez pas changez d'avis, j'ai fait mon choix. Depuis fort longtemps, je l'avoue. Excepté qu'en ce jour je le clame, Jésus-Christ n'a aucune place dans mon cœur. Je fais partie du monde des serpents. Je ne suis qu'un vil serpent. Je maudis tous les élèves au sang impur qui oseront faire partie de la maison de Serpentard. Vous pouvez souiller l'école avec vos être abjects mais je refuse qu'un enfant né moldu fasse partie de ma maison. Si ce jour devait arriver, qui sait ce que le vil serpent que je suis pourrait lui fait subir comme torture. Cessez donc de pleurer ainsi, Helga ! Je dis juste tout haut ce que tous pense très bas. Dieu n'existe pas ! Jésus-Christ n'est qu'une invention…

-Taisez-vous ! rugit la voix forte et grave de Gryffondor, le visage rouge de colère. Rien ne vous autorise à parler de la sorte tant que vous serez dans ce château !

Un sourire sournois se dessina alors sur ces lèvres. Il plongea son regard dans celui de son ancien ami et rival.

-Dans ce cas, je pars.

-Godric n'insinuait pas une telle chose, s'écria Helga, horrifiée, les perles salées coulant toujours.

-Il n'en a pas besoin. Toute cette histoire m'exaspère. Vous êtes complètement fous. Je formerai ailleurs les élèves de sang pur, les vrais sorciers pendant que vous, vous vous livrerez à l'Eglise catholique romaine et donc à la mort.

La femme s'agrippa à son bras. Ses lèvres tremblaient de désespoir.

-Vous ne pouvez pas quitter cet endroit. Vous en faites partie autant que nous. Nous avons grandis ensemble. Je vous en conjure, ne partez pas. Nous sommes une famille…

Ces derniers mots provoquèrent une rage folle chez le sorcier qui explosa de colère. Sa magie poussa violemment la sorcière contre le mur. Le choc et la violence magique du coup tuèrent la femme qui, âgée d'une soixantaine d'années, n'eut pas la force de lutter et quitta ce monde pour celui des morts. Les choses se passèrent très vite. Rowena n'eut pas le temps de réaliser que sa meilleure amie, sa presque-sœur était parti dans les cieux. Elle regarda les deux sorciers commencer à se battre. La baguette à la main, ils se lançaient des sortilèges de plus en plus violents. Les murs tremblaient. Son regard passait de l'un à l'autre. Elle ignorait comment cela avait pu dégénérer d'une manière si funeste. Ils avaient grandis ensemble tels des frères et sœurs, et voilà que désormais, les deux frères, les meilleurs amis qui s'étaient toujours voué une rivalité sans borne se battaient sans pitié. Elle comprenait la réaction impulsive de Godric. Leur amie était morte sous leurs yeux. Il ne réfléchissait que rarement avant d'agir. C'était plutôt Rowena qui était faite pour les réflexions. Il avait réagit au quart de tour. Ses yeux se posèrent sur le corps sans vie. Une rage bouillonna en elle. Son cerveau n'eut pas le temps de réfléchir trop longtemps car elle décida rapidement de prendre position dans cette histoire. Elle devait assumer ce qu'elle pensait. Elle s'avança, prête à aider le lion.

Les choses se passèrent sans que personne ne comprenne de quelle manière elles se déroulaient. Rowena et Godric prenaient peu à peu le dessus quand soudainement, la femme s'effondra, le regard sans vie. Les yeux vitreux, on y lisait encore la surprise. Sa mort provoqua la colère dans le cœur de Godric qui ne voulait croire à la mort d'Helga et de Rowena. Il continua de se battre.

La porte s'ouvrit. Quatre jeunes adultes se figèrent à la porte en voyant le combat qui faisait rage. Les deux jeunes filles se figèrent à la vue de leur mère, toutes deux étendues sans vie au sol. Les damoiseaux fixaient du regard leurs pères tenter de se tuer mutuellement. Ils étaient si surpris qu'ils ne réalisaient pas les larmes qui coulaient le long de leur joue. La tristesse de voir la famille qu'ils étaient être détruite ainsi leur brisait le cœur. Les hommes ne virent pas leurs enfants. Ils n'entendirent également pas les paroles prononcées par la fille de Rowena, Helena. Cette dernière ne réalisa pas ce qu'elle faisait. Elle entra en transe. Ses yeux se firent vitreux. Son corps tremblait. Des mots s'échappèrent de ses lèvres.

« Dans un millénaire ce combat finira à travers le sang de leur descendant, un seul vaincra. Le vainqueur plongera le monde soit dans les profondeurs des ténèbres soit dans la lumière transcendante. Le plus jeune sera marqué par son aîné et devra vivre des moments tragiques pour être prêt à affronter son ennemi. Dans un millénaire, l'issu de cette guerre entre le bien et le mal prendra fin lorsque l'un deux prendra la vie de l'autre. »

Elle retrouva ses esprits et jeta un regard surpris vers ses amis qui la fixaient étrangement. Qu'avait-elle dit ? Elle ignorait ce qui s'était passé. Elle voulut leur demander des explications mais un éclair illumina la pièce. Le tonnerre gronda. Ils durent se protéger les yeux pour ne pas être éblouis. Le sol tremblait comme si tout allait s'écrouler sur eux. Puis, peu à peu, le calme revint. Ils retrouvèrent une vision correcte et virent avec effroi le corps inanimé des deux derniers fondateurs. Un hoquet de surprise s'échappa des lèvres d'une des jeunes filles qui s'approcha de son père. Ses larmes tombaient sur la poitrine de l'homme qu'elle aimait tant. Aucun d'eux ne voulait croire à ce qui se passait sous leurs yeux. Chacun avait perdu son seul parent qu'il connaissait. La tristesse envahit la pièce. La magie même du château perdit de sa puissance.

Lorsqu'elle reprit, la fille de Serdaigle mit par écrit ses paroles. Elle se remémora tous les mots prononcés pour graver à jamais cette prophétie. Ils étaient morts en même temps. L'avenir du monde dépendrait de deux sorciers à venir. Tout reposait sur leurs épaules. Elle pleura ensuite dans les bras de son amant qui refusait d'adresser la parole à sa meilleure amie, la fille de l'homme qui avait tué son père. Des disputes commencèrent à apparaître. Elles étaient de plus en plus violentes et ressemblaient de plus en plus à celles de leurs parents. Les mêmes sujets rendaient les conversations impossibles. L'héritier de Serpentard refusait comme son père la venue des enfants de Moldus dans l'école tandis que les trois autres adultes les acceptaient.

Les mois et les années passèrent. Les enfants de Serpentard et Gryffondor ne se parlaient plus. La haine entre leurs parents avait déteint sur eux. Les choses s'empiraient. Les éclats de colère étaient de plus en plus présents. La joie avait disparu. Un jour, Helena Serdaigle et Serpentard se disputèrent violemment. Elle était seule personne avec qui il avait continué de parler durant ces dix dernières années qui les séparaient de la mort des fondateurs. Le ton montait. La noirceur brillait dans son cœur alors qu'il jeta le sort impardonnable à sa bien-aimée. Elle tomba raide morte près du lac. En ce jour de novembre, le destin se mit en place. Lorsqu'il réalisa ce qu'il avait fait, il se donna la mort.

En retrouvant leurs corps inertes, Gryffondor et Poufsouffle décidèrent de quitter le château. Ils convièrent l'école aux personnes en qui ils avaient le plus confiance. Ils ne pouvaient plus rester dans ce lieu ou leur parent et leurs meilleurs amis avaient perdu la vie. Ils quittèrent la région et s'éloignèrent le plus loin possible de ce drame. La troisième génération se sépara également. Les quatre fondateurs avaient eu de merveilleux petits enfants qui devaient continuer à servir le destin. Les enfants issus de la lignée de Gryffondor, de Serdaigle, de Poufsouffle continuèrent à vivre ensemble tout en gardant leur distance de Poudlard. Ils connaissaient la prophétie faite par Helena. Ils devaient continuer à rester soudés, car lorsque l'héritier de Gryffondor se battra avec celui de Serpentard, le monde allait devenir ténèbres ou lumière. Ils allaient s'entraider et toujours perpétuer la légende pour faire en sorte que le héros de la lumière vainquit enfin dans cette guerre contre le mal. Serpentard, quant à lui, digne fils de son père et de son grand-père haït les trois autres. Il s'éloigna d'eux à jamais. Il plongea dans la magie noire et sombra dans les ténèbres…

Le destin de plusieurs générations était tracé depuis cette nuit funeste. De père en fils, de mère en fille, le récit resta secret dans cette lignée. Les héritiers des trois amis gardèrent l'unité à jamais. Ils, excepté l'héritier de Gryffondor, croisèrent de temps à autre celui de Serpentard. Au fil des siècles, Serpentard oublia le destin qui attendait le futur enfant. En croisant les héritiers de Serdaigle ou Poufsouffle, la mort rappela le destin des tragiques deux fondatrices tuées par leur ami. La famille du Lion et du Serpent ne connut la mort que dans la maladie et la vieillesse tandis que ceux du Blaireau et de l'Aigle étaient également tués de la main de Serpentard qui, de génération en génération, devenait de plus en plus maléfique.