Akan: Oui, les sorciers sont chrétiens. La papauté n'a rien à voir. Le message donné n'est pas que les sorciers soient catholiques mais chrétiens, chrétiens signifiant disciples de Jésus. Catholique s'est faire partie d'une religion. La persécution des sorciers est commanditée par l'Eglise Catholique. Personnellement, si on me persécutait, je ne voudrais pas faire partie de cette Eglise. Le message était que Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle croient en Jésus le Messie et non pas en l'Eglise qui se croit être rempli de saint alors qu'elle agit plus en faisant du mal que du bien et que Serpentard se laisse aller aux doutes causés par l'Eglise. J'ai joué sur l'image du serpent de la Bible. Après, l'idée est que c'est une légende, ca se passe au 11ème, les choses sont différentes de la pensée d'ajd!

LunaLupin: Merci pour ton comm'! Je suis contente qu'il te plaise. C'est un peu challenge cette partie! Ouais, c'est triste de se faire du mal ainsi. C'est normal que ce soit touchant, ils étaient amis et s'entretuent, les enfants vont pareils. Bisous. A bientôt


Et si tout était différent

Chapitre 34

Prophétie et Naissance

La neige tombait tranquillement en ce jour de décembre. Dans le ciel, les nuages étaient enveloppés d'un manteau gris sombre. Le vent soufflait, glacial, entre les arbres dénudés. Un rayon perça le tissu nébuleux pour caresser un visage féminin et rougi par le froid. La jeune femme marchait, un sourire aux lèvres, le long d'un petit chemin caillouteux. Derrière elle, dans la poudre blanche, se peignait la trace de ses pas. Sa longue cape noire flottait derrière elle. Elle quitta la route pour entrer dans la propriété d'un cottage. Quelques coups à la porte furent donnés. Refroidie, elle frotta ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer. Dans un déclic sourd, l'entrée en bois s'ouvrit pour laisser apparaître une jeune femme dont le sourire s'élargit en reconnaissant sa meilleure amie sur le seuil de sa porte.

-Lisa !

-Ravenna !

Leurs exclamations se firent à l'unisson. Elles éclatèrent de rire. Lisa déposa son manteau dans le vestibule avant de suivre son amie dans le petit salon. Le bruit des talons des bottines noires en vieux cuir résonna dans la maisonnette. Sa longue chevelure foncée tombait en cascade sur ses épaules. Elle passa une main dedans et leur redonna du volume. Ravissante dans son petit ensemble rouge foncé, elle rayonnait. Elle prit place dans un large fauteuil marin. Ses yeux marrons finement maquillés observèrent sa meilleure amie qui s'affairait à déposer des biscuits sur la table basse en verre et à préparer du thé. Elles se connaissaient depuis toujours, avaient grandis ensemble et pourtant il semblait à Lisa que Ravenna n'avait pas changé. Sa coiffure coupée courte lui donnait un air de petit garçon. Son visage féminin était méticuleusement peint mais tout en restant discret. Son pull bleu rivalisait avec ses yeux bleutés. Elle prit place en face de la personne la plus chère à son cœur.

-Alors ma belle, dis-moi ce qui t'amène chez ta meilleure amie oubliée depuis ton mariage avec l'autre ? la taquina-t-elle.

-Ravenna ! On se voit plus de trois fois par semaine ! Tu viens tous les vendredis manger à la maison avec Will et moi.

-Je t'embête ! Tu crois peut-être que je vais te laisser m'abandonner sans rien dire ? Tu rêves, ma belle ! Tu me supportes depuis notre enfance et tu vas encore devoir le faire très longtemps. Alors, dis-moi ce qui t'amène alors que je viens dîner demain ! Raconte-moi tout !

Lisa pinça les lèvres puis décréta d'une voix joyeuse et plein d'entrain :

-Je suis enceinte !

-Pardon ? Tu es… enceinte ? répéta sa meilleure amie sans y croire.

-Oui. Dans sept mois et demi, tu seras marraine.

-C'est merveilleux !

Elles se prirent dans les bras, toutes heureuses. Après leur embrassade, elles tentèrent de reprendre leur sérieux mais Lisa n'arrivait pas à calmer sa joie. À la pensée de ce petit être qui grandissait en elle, elle voulait pleurer de joie.

-Qu'a dit Will ?

-Il ne le sait pas encore. J'ai vu le médicomage ce matin. Je voulais être sûre avant d'en parler. Et dès que j'ai su que j'étais enceinte, j'avais besoin de le dire à quelqu'un, et comme Will est au travail, j'ai couru chez toi.

-Je n'en reviens pas ! Un Potter Junior. J'espère pour vous qu'il n'aura pas ton caractère ! se moqua-t-elle.

Elles continuèrent de discuter « bébé » tout l'après-midi. Entre les futurs jouets à acheter, les prénoms possibles, tout y passait ! Leurs rires résonnaient dans le salon. Leurs bavardages sur le futur enfant n'en finissaient plus, jusqu'à ce que Lisa réalise qu'il était déjà tard. Elles se dirent de longs aux revoirs. Lisa sortit du cottage pour transplaner devant la résidence familiale. Elle sourit en songeant que son enfant allait vivre comme un prince dans une telle demeure. Elle parcourut les quelques mètres enneigés avant d'entrer dans le vestibule. L'elfe de maison de la famille Potter apparut dès son entrée. Il lui laissa sa cape chaude. Elle lui lança un dernier sourire avant d'entrer dans le salon. Elle soupira de soulagement en voyant que ses beaux-parents, qui vivaient dans le manoir, n'étaient pas présent. Ses yeux pétillèrent quand ils se posèrent sur son mari calmement assit dans le fauteuil rouge. Elle s'avança silencieusement jusqu'à lui. Elle retint le rire qui voulait s'échapper de sa gorge. Il était si occupé à lire qu'il ne réalisait pas que sa femme était rentrée... Brusquement, elle sauta sur lui en criant un salut. Sa brusque attaque le fit sursauter. Il se releva dans un bond pour faire face à sa femme hilare. Il la regarda, ahuri, avant de rigoler à son tour. Il secoua la tête, désespéré.

-Pour un auror, je pensais que tu aurais de meilleurs réflexes, se moqua-t-elle en s'avançant tel un félin. Salut, ajouta-t-elle avant de se mettre sur la pointe des pieds et de déposer un délicat baiser sur sa bouche.

Il répondit avec entrain à la pression sur ses lèvres. Un bras passa autour de sa taille fine et il la tira vers lui. Sans prévenir, il la poussa sur le long canapé et commença à la chatouiller. Une bataille amoureuse commença. Après de grands éclats de rire et de grands cris, ils se laissèrent tomber sur le canapé tout en restant tendrement enlacés.

-Tu es un gamin, Will.

-T'as quelque chose à dire, toi ? Il y a des jours où je me demande si tu as vraiment 28 ans, se moqua-t-il avant de poser son nez contre le sien et de lui faire un bisou esquimau.

-Tu ne savais pas encore que j'étais une éternelle gamine et fière de l'être ! Le plus drôle, c'est que c'est contagieux car quand tu es avec moi, tu peux être encore plus enfantin que moi.

-Je sais aussi être très adulte, ajouta-t-il avec un regard prédateur avant de fondre sur elle et de l'embrasser dans le cou.

Elle laissa passa un gémissement sous ses caresses, puis se souvint qu'elle devait lui dire quelque chose de très important, alors à contre cœur, elle le repoussa. Son regard marron plongea dans le sien.

-Will, j'ai quelque chose à te dire.

Il fronça les sourcils devant le sérieux de sa femme. Ils s'assirent confortablement. Un silence se fit.

-Dans un peu plus de sept mois, tu seras papa, murmura-t-elle.

-Tu plaisantes ? demanda-t-il surpris.

-Non, j'ai été voir le médicomage ce matin. Je suis enceinte.

-C'est merveilleux !

Les deux futurs parents recommencèrent à s'embrasser, si heureux de ce petit être à venir. Will passa avec délicatesse sa main sur le ventre de sa femme. Une petite bosse commençait à faire son apparition. C'était le plus jour de leur vie.

Ce 20 décembre était Noël en avance. Ce bébé était le plus beau des cadeaux. Au-dehors, la neige avait cessé de tomber. Cependant, un long tapis blanc recouvrait le jardin. Dans le ciel, les étoiles brillaient avec élégance.

Les jours passèrent. Les fêtes de fin d'année se déroulèrent dans la joie. Ils profitèrent de Noël pour annoncer aux parents de William la naissance prochaine de leur petit-fils ou petite-fille. Autorisé à prendre quelques jours de vacances, Will en profita pour passer du temps avec sa femme. Des heures et des heures furent dédiées aux choix du prénom mais après deux semaines de délibération, les prénoms de Victoria et de James furent les gagnants.

Tout se passa dans la plus grande des joies, jusqu'au jour où Lisa se rendit chez Ravenna. Elle prit avec elle la dernière écographie. La neige avait disparut. Les fleurs faisaient leur apparition. Dans les arbres, les oiseaux recommençaient à chanter. C'est dans cette atmosphère printanière qu'elle pénétra chez sa meilleure amie. Lisa se réjouissait de ce jour car la sœur cadette de Ravenna devait être présente. Elle n'avait pas revu Cassandra depuis son mariage en juin, deux ans auparavant. Elle fut surprise de voir à quel point la jeune fille avait grandi. La dernière fois, âgée de 16 ans, elle ne ressemblait pas encore à une femme, mais aujourd'hui, sa longue chevelure blonde était retenue par une pince, laissant retomber les mèches dorées, qui la rendait plus mature. Son visage féminin fut marqué par la surprise de voir sa presque grande sœur avec un ventre aussi grand. Ravenna avait gardé secret la grossesse de sa meilleure amie. Toutes trois avaient grandies ensemble dans le centre de l'Italie où vivait encore Cassandra avec ses parents. Lisa avait été élevée avec Ravenna, c'était pour cette raison qu'elle se considérait comme deux sœurs. Elles parlèrent une nouvelle fois du bébé, expliquant à la jeune femme que les futurs parents avaient choisi de garder la surprise quant à savoir le sexe du bébé. Toute fière, Lisa sortit quelque chose de son sac. Elle leur tendit la photo du fœtus.

-Oh il est si mignon, murmura Ravenna.

Cassandra ne prononça d'abord aucune parole. Son esprit se vida. Elle se mit à grelotter avant de parler d'une voix lente et rauque.

Celui qui a le pouvoir de vaincre le futur Seigneur des Ténèbres approche... Il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal entraînant des évènements fatidiques, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit... celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres et de faire revenir la lumière dans le monde sera né lorsque mourra le septième mois ... »

Le silence qui suivit fut pesant. Ses paroles firent comme l'effet d'une claque pour la future maman. Réalisant le poids que son bébé allait devoir supporter sur ses épaules, des larmes se mirent à couler inlassablement. Son regard marron se fixa sur la jeune femme, priant que ce soit un effet de son hallucination. Elle posa délicatement sa main sur son ventre.

Ni Ravenna, ni Cassandra ne savait que dire pour apaiser leur amie. Elles la prirent dans leurs bras. Elle pleura durant un long moment dans un silence de tristesse. Toutes trois connaissaient l'existence de la prophétie faite par Helena, un millénaire auparavant. L'idée que ce soit à cet enfant, pas encore né, de devoir accomplir l'acte qui changera le destin de tous était terrible. Tout retombait sur les frêles épaules de cet enfant...

-Qu'est-ce que je vais dire à William ? Je ne peux pas rentrer et lui dire que notre enfant est l'élu d'une prophétie qui modifiera le monde.

-Il le faudra, lui rappela sa meilleure amie.

-Pourquoi lui ?

-Tout simplement parce que c'est la génération qui est née un millénaire après celle de Gryffondor. Tu es née une génération trop tôt et ses enfants seront nés une génération trop tard, expliqua-t-elle.

-Alors pourquoi suis-je si surprise ? Je connais cette prophétie depuis toujours. J'aurais du savoir que si ce n'était pas moi, ça serait mon enfant.

-Car tu espérais que ça ne serait pas lui. Aucun parent ne peut vouloir espérer que ce genre de choses arrive à son enfant. Mais il ne sera pas tout seul. On lui apprendra tout ce qu'il a besoin de savoir et il sera prêt quand l'héritier de Serpentard fera surface. Il n'aura pas le temps de faire parler de lui que Super-Potter-Junior l'aura expédié en enfer.

-Et s'il apparaît quand il aura cinq ans ? Dix ans ? Ou quinze ans ? Il ne sera pas prêt...

-Pour les cinq ans, je te l'accorde, et dix ans, il faudrait qu'il soit quand même vraiment très doué...

-Mais si on l'entraîne depuis qu'il est tout petit, à quinze ans il sera prêt.

-Je ne veux pas qu'il vive comme ça. Je veux qu'il ait une enfance comme celle de tous les autres enfants, qu'il aille à l'école… Je veux qu'il apprenne ce que signifie le mot amour à travers des amitiés avec des enfants de son âge, et l'amour avec une jolie femme quand il sera grand. Je ne veux pas d'un robot qui ne saura que se battre. Je veux qu'il sache pourquoi il se bat, pourquoi il est si important qu'il gagne, ce qu'il adviendra du monde s'il en sort vainqueur. S'il ne connaît pas les choses importantes de la vie, s'il ne sait pas ce que vivre signifie, comment pourra-t-il être celui qui sauvera le monde ?

-Mais s'il n'a pas les connaissances magiques, il perdra quand même, fit remarquer Ravenna.

-Il les aura. Je veux faire confiance à la vie. Je ne veux pas d'un combattant mais d'un être humain avec des sentiments.

-D'accord. C'est une discussion faussée. Tu parles avec les émotions causées par cette nouvelle. Je te conseille d'aller retrouver William, d'en parler. On verra comment les choses se passent. On a encore le temps, il n'est même pas encore né et aucun seigneur des ténèbres n'est à l'horizon.

-Mon choix sur l'éducation et la vie que je veux pour mon fils est définitive. Tu ne me feras pas changer d'avis. Mais tu as raison, il faut que j'aille en parler avec Will.

Sur ce, elle se leva. Elle leur fit un rapide baiser avant de rentrer chez elle. De retour chez elle, elle raconta la prophétie faite par Cassandra à son mari. Elle lui expliqua les enjeux vieux d'un millénaire qui pesait sur ses épaules. Tout comme son épouse, il arriva à la conclusion que son enfant méritait une vie des plus normales pour qu'il puise sa force et son courage dans les expériences qu'il aura vécu.

La joie de l'arrivée du bébé n'avait pas diminuée. Évidemment, les parents se réjouissaient de le voir naître, mais ils craignaient le futur qui l'attendait. Durant des jours et des jours, ils discutèrent des possibilités pour l'aider dans cette épreuve. Mais ce qui attristait le plus Lisa était que dans la première prophétie, Helena avait parlé de moments tragiques. Elle voulait tout faire pour éviter que ces évènements n'entravent la vie de son enfant.

Tout le manoir Potter se préparait à sa naissance. Une chambre rouge et or avait été aménagée. Un grand berceau avec un lionceau en peluche l'attendait. Une poussette ressemblant à un carrosse servirait à ses premières sorties. L'atmosphère était stressante. Les jours se rapprochaient.

Le soleil brillait et chauffait l'air. La température montait et ne laissait aucun souffle de vent rafraichissant. Les oiseaux chantaient dans les arbres. Il faisait beau en ce 23 juillet.

Des douleurs furent ressenties au niveau de l'abdomen de la future maman. Elle grimaça. Elle réussit à envoyer un message en urgence à son mari qui arriva dans la minute suivante. Il la trouva assise sur le fauteuil, sa main crispée sur l'accoudoir, son visage reflétant une grande souffrance. Il s'approcha d'elle et l'aida à s'appuyer sur lui pour la conduire à Ste-Mangouste. Il transplana. Il observa les médicomages s'afférer autour de sa femme avec inquiétude. Le travail fut long et pénible. Main dans la main, les deux époux restèrent unis dans ce début d'aventure. Le bébé était bien dans son cocon et au moment de sortir, il préférait rester avec sa maman au grand dam de celle-ci qui voulait le voir. Après des heures et des heures, les premières pleurs du nouveau-né retentirent dans la pièce. Lisa laissa tomber sa tête contre l'oreiller et soupira de soulagement. Une sage-femme lui apporta son bébé confiné dans une couverture bleue.

-Voilà votre petit garçon, annonça-t-elle.

Dans les bras de sa maman et sous le regard bienveillant de son papa, le nourrisson sourit et ouvrit grand ses yeux en révélant ainsi deux perles marrons. Sur sa tête, quelques cheveux se dressaient.

-Il a tes yeux, murmura le papa.

-Et les cheveux des Potter, se moqua-t-elle. Destiné à avoir une tignasse indomptable.

Ils se regardèrent et sourirent. Ils s'embrassèrent tendrement avant que leur intention ne se tourne à nouveau vers le nouveau né.

-James, murmurèrent-ils dans une même voix.

Il fut conduit à la nurserie. Dans son berceau, il dormait comme un bienheureux, ne se souciant guère du petit pyjama qu'on lui mettait. Il étira ses petites jambes et ses bras. Endormi, il était loin d'imaginer ce qui l'attendait, ce qu'il allait devoir accomplir. Dans l'insouciance et la beauté enfantine, il gazouillait allégrement.

Il sourit encore de plus belle lorsqu'il fut amené dans les bras de sa douce maman. Ses yeux, laissant juste entrevoir leur couleur marron, observait le monde autour de lui. Il imprima dans sa tête l'image de la femme qui le serrait contre lui. Aucun des deux ne savait encore ce qui les attendait. Il passa de bras en bras. Son papa le serra contre lui. Ses grands-parents furent émerveillés devant sa bouille. Dans ses yeux brillaient déjà une lueur malicieuse. Il finit dans les bras de sa marraine qui l'observa, soucieuse quant à son avenir. Après avoir rencontré toute sa famille, il s'endormit dans son berceau et son pyjama bleu clair. Il replia un peu ses jambes et mit ses bras à côté de sa tête.

Tendrement endormi, il ne réalisa pas qu'un médicomage entrait dans la pièce. Dans le pays de Morphée, il ne vit pas que ses parents restèrent seuls avec le nouveau venu. Trop petit, il ne comprit pas ce qui était dit. Dans d'autres cas, il aurait, comme sa mère, laissé des larmes couler le long de ses joues. Mais, ressentant la détresse de ses parents, il commença à pleurer. Il criait, montrant son mécontentement. Ses yeux marron étaient inondés d'eau. Il ne se calma que lorsqu'il fut dans les bras de sa maman qui sécha ses propres perles salées. Elle vit l'interrogation dans ses yeux alors qu'il ne comprenait pas encore ce qui se passait autour de lui. Son inconscience lui dictait quelque chose que n'allait pas. Mais son insouciance de bébé ne comprenait pas la tristesse présente. Il fut juste heureux en sentant les bras rassurant de sa maman. Elle aurait pu rester ainsi durant des heures et des heures avec son fils auprès d'elle mais il semblerait que le destin en avait décidé autrement. Elle profita de ce moment. Elle agrippa la main de son mari et ferma les yeux, gravant à jamais cet instant.