Akan: Vu que j'ai dit qu'Harry n'est pas l'élu ma réponse est donc que l'élu est James. Quant au fait qu'Harry a la cicatrice, j'ai déjà résolu le problème... Qui dit que James n'a jamais été marqué...
Lunalupin: Merci d'avoir pris le temps de mettre un petit comm'! A bientôt^^
Et si tout était différent
Chapitre 35
Adieu maman
Il faisait chaud, le soleil brillait haut dans le ciel. Dans la forêt avoisinante, les oiseaux chantaient à tue-tête. Une légère brise se baladait sur la terrasse du Manoir Potter. Attablés autour d'une table claire, les parents et la marraine discutaient, le visage grave. Endormi dans son landau, James ne comprenait pas encore la gravité des paroles prononcées par les personnes autour de lui. Baigné dans les limbes du sommeil, il gigotait sous l'ombre de l'ombrelle bleutée et parsemée d'oursons dansants. Il bailla dans une sorte de grimace. Il garda les yeux fermés, cachant ses noisettes. Lorsque sa maman caressa sa minuscule menotte, sa main agrippa fermement son doigt. Elle sourit à son nouveau né. Pourtant, dans ses yeux, brillait une étrange tristesse. Le bébé, lui, gazouilla de joie, heureux d'être le centre de l'attention.
-Pourquoi toutes ces choses doivent-elles arriver ? La vie ne serait-elle pas déjà difficile s'il n'avait « juste » qu'à se battre contre l'héritier de Serpentard ? Pourquoi doit-il vivre des évènements tragiques ? murmura Lisa en continuant de fixer son enfant.
-Dieu seul sait pourquoi les choses doivent se passer ainsi, répondit Ravenna mal à l'aise. On s'occupera bien de lui, promit-elle.
-En parlant de promesse, se retourna alors la jeune maman, j'aimerais que vous me promettiez quelque chose.
Pour seule réponse, elle obtint des froncements de sourcils interrogateurs et un hochement de tête.
-Je sais que selon toi, Ravenna, James devrait suivre un entraînement intensif pour être prêt pour le combatet que toi, Will, comme moi tu penses qu'il faut qu'il ait une enfance plus ou moins normale. Je veux que vous me promettiez que vous ferez tout pour que mon fils passe une enfance des plus normales et qu'il aille à Poudlard. À la fin de ses études, pour ses 18 ans, vous lui expliquerez tout et là Ravenna, tu lui proposeras de lui apprendre tout ce que nous savons et tout ce que tu auras appris depuis. Je ne veux pas mourir et savoir que mon fils n'aura pas une vie normale.
-Les médecins se sont peut-être trompés, tenta Will, espérant toujours.
-Tu étais là mon cœur, ils ne se sont pas trompés. Ils ignorent comment mais la magie de James lorsqu'il est né a explosé et a détruit ma propre magie vitale. La seule chose que je sais, c'est que je vais bientôt mourir et cela juste parce que mon fils doit vivre des tragédies, du moins selon les paroles prononcées par Helena il y a un millénaire. Je ne vous demande pas quelque chose de difficile, juste de le rendre heureux et de lui apprendre ce qu'est de vivre, d'aimer, afin que lorsqu'il apprendra le destin qui l'attend, il sache pourquoi il se bat.
-Et si l'héritier de Serpentard devient ce fameux mage noir lorsqu'il n'a que huit ans, on attendra dix longues années avant de commencer à l'entraîner ? rétorqua Ravenna qui avait de la peine à comprendre pourquoi ne pas l'entraîner immédiatement.
-Dans ce cas là, les choses seront différentes... mais ce n'est pas compliqué ce que je demande. Une vie d'enfant comme tous les autres, et pas celle d'un enfant dont le destin est attendu depuis un millénaire. J'aimerais pouvoir le voir rire depuis l'au-delà. Ce n'est pas difficile, alors promettez-moi de le faire, de le rendre heureux.
-D'accord, murmura son mari.
Elle lui sourit et l'embrassa, heureuse de ne pas être la seule à se préoccuper du bonheur de son enfant, avant de se tourner, le regard interrogateur, vers la marraine de son fils.
-Tu as de la chance d'être ma meilleure amie et que je ne veux pas me disputer avec toi avant ton… « départ » alors d'accord, je te promets que j'attendrais ses 18 ans pour un entraînement intensif.
-Merci. Je peux mourir en paix, ajouta-t-elle en rigolant sous le regard noir des deux autres.
Ils continuèrent à discuter mais évitèrent de reparler de cette promesse où de ce qui attendait James, qui lui semblait être loin d'imaginer ce dont les adultes venaient de parler. En effet, il était occupé à mâchouiller son hochet. Dans son monde d'enfant, il rigolait et s'amusait dans son transat. Tout heureux, il bougeait ses pieds dans tous les sens. De temps à autres, il se calmait et regardait avec ses grands yeux marron ses parents tout en attrapant son pied de sa petite main avant de rigoler.
Les jours passèrent avec le quotidien habituel mais également avec la peur de la mort qui planait dans la maison. Les trois adultes avaient décidé de garder pour eux la mort imminente de la jeune maman. Ils évitaient donc d'en parler lorsque les grands-parents étaient présents, chose qui arrivait très souvent puisqu'ils vivaient également au Manoir Potter et qu'ils en profitaient pour voir leur petit-fils. Lisa passait le plus de temps possible avec James. Elle s'amusait de voir comme déjà si petit il rigolait facilement. En début d'automne, elle réalisa que James avait compris comment être le centre de l'attention.
Dès que sa maman ou sa grand-mère partait quelques instants, il se mettait à pleurer à pleins poumons en attendait que quelqu'un daigne revenir vers lui. Parfois, il lançait son doudou rouge au sol et criait jusqu'à ce que quelqu'un le lui redonne. James aimait beaucoup être le centre de l'attention mais surtout il adorait embêter sa mère et sa grand-mère. Être au centre de l'attention était fatiguant, et grâce à cela, il fit rapidement ses nuits. Néanmoins, pour qu'il s'endorme directement, sa maman venait lui chantait une douce berceuse. Au son de sa voix, il fermait les yeux et s'endormait.
Un jour, alors qu'il était seul au salon avec sa mère, cette dernière sortit de la pièce. Mécontent d'être seul, il commença à pleurer. Elle revint quelques instants plus tard et sourit au nourrisson.
-Je sors quelques minutes de la pièce pour aller te chercher quelque chose et tu te mets à pleurer ! Tu es un petit coquin, n'est-ce pas mon bébé ?
Il sourit. Sa crise de larme était terminée. De ses petites mains, il agrippa ses pieds. Il fit quelques acrobaties sous le sourire bienveillant de sa main. Un miaulement l'interrompit et il sursauta. Sa maman se baissa et montra à James un adorable chaton de quelques semaines.
-James je te présente ton propre chat. C'est une tradition très vieille de ma famille, chaque enfant reçoit un chaton. C'est une lignée de sorcier et une lignée de chat qui sont liés. Ravenna ou ton papa t'expliqueront les choses plus en détail lorsque tu seras en mesure de comprendre ce qui se passe. Ou alors, tu apprendras plein de chose avec ton chaton.
James tendit le bras vers la boule de poil blanche aux pattes et à la queue noire. Méticuleusement, Lisa approcha le chaton de James. Elle fit très attention à ce que le chaton ne donne aucun coup de patte et que le nourrisson ne tire pas ses poils.
Alors que les deux bébés faisaient connaissance, la sonnerie retentit. Elle déposa le chaton un peu plus loin, hors du salon, avant d'aller ouvrir. Derrière la porte se trouvait Ravenna, le visage traversé par la tristesse. Elles prirent place dans le salon. Lisa n'eut pas à attendre longtemps. Ravenna ne se fit pas prier et expliqua sa venue.
-Cassandra a été tuée la nuit dernière, lança-t-elle abruptement.
-Pardon ?
-Elle est morte, Lisa. Ma petite sœur a été assassinée, répéta-t-elle.
-Mais comment ? Par qui ? demanda-t-elle les yeux révélant une tristesse profonde.
-Par l'héritier de Serpentard ! Dois-je te rappeler que les héritiers de Serdaigle et Poufsouffle ne peuvent mourir que par la main de l'héritier de Serpentard ou de vieillesse ? Elle a été tuée, ce qui veut dire que l'héritier de Serpentard est plus âgé que James.
-On connaît son nom ?
-Non, elle a été trouvée sans vie au bord de la Tamise. Personne ne sait ce qui s'est passé. Si on avait su son nom, les choses auraient été si différentes.
Lisa hocha la tête et observa James s'endormir. Ainsi l'homme contre qui il allait devoir se battre était déjà capable de tuer... Le silence fut pesant. Aucune des deux ne voulaient parler. Le cœur était lourd. La mort de Cassandra était déjà horrible, mais le fait de savoir que l'héritier de Serpentard était plus proche qu'elles ne le pensaient les paralysait. Dans la pièce, la tension était palpable. Seul James ne réalisait pas ce qui se passait.
-Et toi, comment te sens-tu ?
-Je vais bien, mentit Lisa tout en continuant de fixer son fils.
-Tu mens très mal et je te connais depuis toujours. Dis-moi réellement comment tu te sens, s'il te plaît.
-Pourquoi parler de ça alors que Cassandra est partie ?
-Parce que j'ai passé plus de temps avec toi qu'avec ma propre sœur et que savoir que l'on va mourir doit être un sentiment horrible, surtout quand on voit ce petit gnome faire tant d'acrobaties.
-J'ai l'impression d'être une mère horrible quand je le vois tout sourire alors que je sais que je vais l'abandonner.
-Tu n'as pas choisi cela, tu n'as pas demandé à mourir.
-Je le sais bien. La mort est la seule chose que l'homme ne peut maîtriser. Dieu seul sait quand notre heure est venue de quitter ce monde-ci. Pourtant, j'aurais tant voulu le voir grandir, entendre ses premiers mots, le voir faire ses premiers pas, ses premiers éclats magiques, sa rentrée scolaire, l'écouter me raconter ses aventures avec ses copains, rencontrer sa première petite amie… Il n'aura aucun souvenir de moi, il n'aurait pas la tristesse qu'éprouvera William. James est trop petit pour comprendre ce qui se passera quand je mourrai !
-Tu n'es pas encore morte et, pour ma part, j'espère te voir vivante encore longtemps, peut-être que tu verras James assez longtemps pour qu'il puisse avoir des souvenirs de toi.
-Je préfère qu'il n'en ait pas. Je préfère mourir alors qu'il n'est qu'un bébé plutôt que lorsqu'il aura cinq ans. La souffrance de ne pas avoir de maman viendra après mais elle ne sera pas accompagné par mon souvenir. Il ne souviendra pas de qui était sa maman et c'est mieux ainsi.
-Il te connaîtra Lisa. Je lui parlerai de toi, William lui parlera de toi. Il te connaîtra sous ton meilleur jour.
-C'est mieux ainsi. Qu'il me connaisse à travers vos souvenirs si merveilleux de moi plutôt qu'il se souvienne de ce qui lui a été enlevé. Tu crois qu'il a compris que quelque chose se tramait autour de lui ?
-Il est bien trop jeune pour comprendre que sa maman va bientôt mourir, pour réaliser qu'un lourd destin l'attend. En fait il est trop jeune pour comprendre quoi que ce soit... Regarde-le, Lisa, tant qu'il a sa peluche, qu'il peut mettre ses pieds derrière sa tête et qu'il peut dormir, il est heureux.
-Pas seulement. Quand j'ose quitter la pièce et qu'il se retrouve seul juste quelques minutes, il se met à pleurer pour ne pas être seul. Il a conscience de ce qui l'entoure.
-Un enfant surdoué, se moqua Ravenna.
-Normal, c'est le mien, ajouta Lisa en souriant. Je ne sais pas ce que je ferai sans lui. Je veux dire, savoir que je vais bientôt mourir me fait un peu peur, je dois l'avouer. Quand je le vois, je veux profiter de lui au maximum, un peu égoïstement. Alors que quand je suis avec Will, on est tous les deux conscients qu'on va être séparé. Il n'y a qu'avec James que je me sens encore vivante et non plus condamnée. Je me sens vivre quand je le vois. Il grandit déjà tellement vite.
-C'est vrai qu'il est vraiment grand. Il fait quoi, 50 centimètres ?
-56 centimètres, ne le rapetisse pas. Pourtant, malgré tous ces moments passés avec lui, je me sens fatiguée. Par chance, il fait la sieste l'après-midi. Je la fait avec lui et la nuit, il dort sans se réveiller. Il me laisse reprendre des forces.
-Tu es fatiguée en ce moment ?
-Pas spécialement. Mais je sens que quelque chose en moi est brisé. C'est dur à expliquer mais je sens que mon corps s'éteint peu à peu.
-Reste encore un moment parmi nous, s'il te plaît. Je viens de perdre ma petite sœur, tu ne peux pas partir maintenant.
-Ne t'inquiète pas. Je ne pense pas que ce soit pour les jours à venir. Plutôt les semaines voire les mois à venir. J'ai encore quelques ressources et une motivation très profonde de profiter de ma petite famille. Tu crois que l'héritier de Serpentard s'en pris à Cassandra car il savait qui elle était où c'était un malheureux hasard ?
-J'ose espérer que le mot hasard est le bon mot. S'il sait qui sont les ancêtres de Cassandra, il saura les miens et comprendra qui tu es.
-Tant qu'il ne sait pas que James est celui dont parle la prophétie...
-Il ne peut pas le savoir. C'était un accident. Il ignorait à qui il avait affaire. J'en suis convaincue. Sinon, ma mort sera peut-être avant la tienne.
-Ne rigole pas avec ça ! James s'est endormi, je vais le mettre dans son berceau dans sa chambre, je reviens.
Elle souleva délicatement son enfant et le porta à sa chambre. Durant le chemin, elles continuèrent à discuter. Lisa se sentit soulagée de pouvoir confier le poids causé par la peur de mourir. Elle ne voulait pas inquiéter son mari et gardait le silence. Lorsque Ravenna quitta la maison et qu'elle annonça le décès de Cassandra à William, elle se sentit perdre ses forces d'un coup. Pourtant, elle continua de vivre les jours suivants comme si tout allait bien.
Elle se sentait de plus en plus fatiguée et l'expérience de la mort à travers celle de Cassandra fut une rude épreuve. Elle faiblissait de jour en jour. Néanmoins, face à son mari, elle feignait d'aller bien. Avec James aussi, elle souriait et masquait son émotion. Elle passait de plus en plus de temps avec lui, profitant de chaque instant qui lui était donné auprès de son fils. Elle aurait tout donné pour le voir grandir. Ses sourires de nourrisson étaient le plus beau des cadeaux.
Un jour de novembre, alors que le brouillard masquait le ciel et que le froid enveloppait les cœurs, Lisa se sentit particulièrement fatiguée. Ses membres tremblaient et sa tête tournait. Dans son berceau, James dormait profondément. Elle le prit délicatement et se coucha dans son propre lit avec son enfant sur le cœur. Elle lui chanta tendrement sa berceuse. Il agrippa son doigt de sa petite main. Puis, doucement sa voix s'éteignit. Aucun bruit ne résonnait dans la chambre.
C'est ainsi que rentrant du travail, William retrouva son fis endormit dans les bras de sa femme décédée. Des larmes coulèrent sur ses joues. Son cœur saignait. Il s'approcha de James et le prit délicatement. Inconsciemment, James s'accrocha à sa maman. Son père les sépara, provoquant les larmes de son fils. Il le prit sur les genoux et essaya de le consoler mais ses propres larmes l'empêchaient de réfléchir et de calmer son fils. L'enfant sentait qu'il ne reverrait plus jamais sa maman et la détresse de son père ne l'apaisait pas.
-Calme-toi mon bébé, ça va aller, murmurait inlassablement William, pas encore convaincu lui-même par ses propres paroles. Tu vas voir, James, tout ira très bien. Papa va bien s'occuper de toi. S'il te plaît James, cesse de pleurer. Ça ne fera pas revenir maman. Chut, mon bébé…
Il resta des heures et des heures, assit à côté du corps froid de Lisa et son fils dans les bras. Ce dernier se calma et s'endormit, fatigué par ses propres pleurs. Les larmes continuaient à couler sur les joues de William qui ne pouvait détacher son regard de sa femme. Il serrait fort contre lui la seule chose qui lui restait d'elle : son fils.
Les jours passèrent lentement. Au dehors, le ciel était gris. Les arbres étaient mornes. L'atmosphère était au plus bas. William fit de son mieux pour s'occuper de James mais son regard noisette lui rappelait sans cesse sa défunte épouse. Le nourrisson avait d'abord cherché sa maman partout, pleurant durant des heures, espérant la voir accourir, en vain. Seul son père et ses grands-parents répondaient à ses appels. Lorsqu'il réalisa qu'elle n'allait pas revenir, il reprit le cours de ses jeux d'enfants. Assit dans son transat, il mâchouilla son jouet pour les premières dents. Il gardait toujours serré dans sa petite main son lionceau en peluche et ne s'endormait qu'après la berceuse autrefois chantée par sa maman, maintenant chanté par son père.
Le jour de l'enterrement de Lisa, il fut étonnement sage. Confié à sa grand-mère, il dormit durant toute la cérémonie. Lorsque des condoléances furent présentées à son papa, il s'éveilla et regarda avec intérêt les gens autour de lui sans comprendre ce qui se passait. Il gigotait dans sa poussette. Remarquant que son papa était trop occupé pour s'intéresser à lui, il fit remarquer sa présence comme il l'avait toujours fait avec sa maman, par des pleurs. Il cessa rapidement, heureux d'avoir retrouvé les bras rassurants de son père. Pourtant, il réalisa rapidement qu'il aurait dû rester dans sa poussette. Les vieilles sorcières profitèrent du moment où l'enfant était réveillé pour venir l'observer et le toucher. Par chance, William refusa de faire passer son fils de bras en bras et le garda solidement calé contre lui.
Cette journée fut particulièrement sombre et triste. La présence de toutes ces personnes ne consolait pas William, qui n'avait une seule lumière pour éclaircir ses peines, c'est-à-dire son bébé. Il le garda auprès de lui. Il s'échappa de la foule et marcha quelques instants. Couché dans sa poussette, James babillait de bonheur d'être sorti de cette pièce étouffante. William s'arrêta à côté de Ravenna qui était venu s'asseoir à côté de la tombe de sa meilleure amie.
-Elle va me manquer, murmura-t-elle.
-Moi aussi.
Un bruit leur parvint de la poussette. James était trop jeune pour parler. Il commençait tout juste à prononcer quelques voyelles.
-C'est sa manière à lui de nous dire qu'à lui aussi elle va lui manquer, expliqua-t-il.
-C'est un bébé. Tu crois qu'il a comprit qu'on enterrait sa maman aujourd'hui ?
-Pourquoi pas ? Il a sûrement dû ressentir qu'il y avait quelque chose de triste. Il a été drôlement calme. Il n'a pas pleuré et pourtant il aime être le centre de l'attention.
Ils restèrent silencieux quelques instants. Aucun des deux ne voulait prononcer la moindre parole. Il faisait froid. Le vent s'infiltrait à travers les vêtements. James, emmitouflé dans une grosse veste d'hiver et recouvert d'une épaisse couverture, essayait d'agripper fermement le lionceau en peluche mais ces menottes retenues dans des gants l'empêchaient de l'attraper. Il voulut quémander l'aide de son père, mais étonnement, il ne pleura pas. Il resta tranquille et s'endormit devant la tombe où était inscrit le nom de sa maman :
Elizabeth Parker Potter
Née le 29 juin 1932
Morte le 20 Novembre 1960
