Lunalupin: J'aime bien couper au milieu du suspens^^! Merci pour ton comm'! A bientôt et bonne lecture!


Et si tout était différent

Chapitre 39

Huit ans !

-William Potter, répondit-elle, dégoûtée. Lâche-le, toi ! ajouta-t-elle en tirant sur le bras de son fils pour qu'il lâche James, qui était surpris. On ne fréquente pas les traîtres à leur sang. Qu'as-tu encore fait comme bêtise ? Il est impossible de te laisser cinq minutes sans surveillance sans que tu ailles faire n'importe quoi ? Réussir à te blesser ! Tu as des idées stupides.

Sirius ne l'écouta même plus. Il la laissa le traiter de bon à rien. Il savait qu'il aurait droit à une sacrée correction en rentrant. Son regard resta braqué sur ses chaussures, préférant ne pas rencontrer les yeux marrons de James. Ce dernier était horrifié. Il savait que parfois, il dépassait les limites, mais jamais son père ne l'avait humilié ainsi... Il eut envie de pleurer. Le visage triste de son ami était si différent du visage heureux qu'il avait vu durant ces après-midi à jouer ensemble. Il jeta un coup d'œil vers son père, qui semblait également mal à l'aise. Il évitait de regarder les Black. Will échangea un regard avec Marguerite, qui ne savait comment réagir.

-C'est bon ? Vous avez fini ?

Tous les regards se braquèrent sur James. Sirius le fixa comme s'il le voyait pour la première fois. Marguerite fut étonnée de l'audace de son petit fils alors que William observait l'attitude de son fils avec attention. Cette manière d'intervenir et de penser à autrui lui rappela le caractère qu'avait Lisa. La personne le plus sous le choc était sous doute Mrs Black, qui ne s'attendait pas à être coupée de la sorte par un enfant de sept ans. Elle haussa les sourcils et lui jeta un regard interrogateur.

-Votre fils vient de se blesser, continua James, vous pourriez d'abord lui demander comment il va au lieu de le disputer. En plus vous ignorez ce qui s'est passé, vous parlez sans savoir. Sirius n'y est pour rien. L'idée venait de moi. Je l'ai provoqué exprès pour qu'il me suive. Je ne voulais pas être seul dans mon délire. Alors j'ai vu un garçon de mon âge et je lui ai proposé avec insistance de le faire avec moi. Vous ne savez rien et vous…

-James, coupa William. Ça suffit.

L'enfant tourna la tête vers son père et croisa son regard. Il fut surpris de ne pas y voir de la colère. Il crut y déceler une certaine fierté.

-Éduquez votre fils, Potter…

-On dit que la vérité sort toujours de la bouche des enfants, contredit-il en haussant un sourcil.

Mrs Black eut un tic nerveux au niveau de la mâchoire. Elle tira sur le bras de Sirius et tourna les talons. Un dernier contact visuel se fit entre les deux enfants qui échangèrent un discret sourire, telle une promesse. James tourna alors la tête vers son père et grimaça, attendant la sentence.

-On en parle à la maison, répondit-il à sa question muette.

Ne lui laissant pas le temps de répondre, il lui prit la main et, suivit de Marguerite, ils sortirent de l'hôpital pour aller au manoir. James garda la tête basse et attendit les instructions de son père. Il se laissa conduire au salon et s'assit sur le fauteuil. Il distingua William, qui s'assit près de la table basse en face de lui, mais il continua à fixer le sol.

-Je t'écoute. Que s'est-il passé pour qu'on m'appelle pour me dire que mon fils est aux urgences ?

-Et bien avec Sirius…

-Le garçon avec qui tu as déjà joué deux après-midi ?

-Oui. On est descendu sur le ventre au toboggan, on s'est donné la main et, pendant qu'on glissait on avait rien, en arrivant en bas, on a eu super mal. Mamie nous a entendu pleurer et quand elle a vu qu'on était blessé elle nous a conduit à l'hôpital. Le médicomage a mis de la crème.

-Et ? intima William en voyant que James avait fini de parler.

-Et tu es arrivé !

-Ensuite. Ce qui s'est passé après. Tu veux que je te rappelle ta réaction fasse à Mrs Black ?

-Non. Tu es en colère ?

-J'hésite. Je n'ai pas encore décidé. J'aimerais d'abord savoir ce qui s'est passé dans ta petite tête, Jamie.

-Elle disputait Sirius sans savoir ce qui s'est passé et j'étais autant coupable que lui alors… Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. C'est venu tout seul. Je savais bien que j'aurais dû me taire mais c'est mon ami. Je ne voulais pas qu'il ait des problèmes par ma faute.

-C'est pour ça que tu as dit que c'était ta faute. Pourquoi avoir dit que tu l'avais rencontré aujourd'hui ?

-Je l'ignore. Tu… Vous n'avez pas semblé amis. Je n'ai pas eu beaucoup de sympathie pour elle. Je sais, j'aurais du me taire. Je te demande pardon papa mais c'est sortit tout seul. Je…

-J'ai compris, coupa William.

Il observa les traits enfantins de James. Ses yeux marron étaient remplis de remord, d'inquiétude. Il était partagé.

-Et que penses-tu que je devrais avoir comme réaction ? De la colère ? De l'inquiétude ? De la fierté ?

-Un peu de tout. Je sais que j'aurais dû faire plus attention au parc mais on ne s'attendait pas à se blesser et j'aurais dû me taire.

-Je me suis inquiété quand j'ai appris que tu étais à l'hôpital. Tu t'es bien blessé, Jamie. Imagine la peur que j'ai eu quand j'ai reçu cette lettre du médicomage, où il m'avertit que mon fils à est à Ste-Mangouste à cause d'une brûlure à la main, et que tu en auras une cicatrice... Mais je pense que la douleur que ça t'a causé suffira à te servir de leçon.

-Oui. Et pour le reste ?

-C'est compliqué, le reste. Je suis à la fois étonné de voir l'audace que tu as fait preuve et en même temps l'impolitesse. Tu agis avec le cœur et je ne peux pas t'en vouloir ou être fâché que tu aies voulu aider ton ami. Je suis plus étonné d'apprendre que tu étais ami avec l'héritier Black.

-Pourquoi ?

-Comment t'expliquer ? se demanda-t-il en se passant une main dans les cheveux. Certaines grandes familles sorciers pensent que les sorciers nés de parents moldus ou plus globalement toute personne ayant du sang moldu est sale. Leur sang serait sale, souillé, selon eux. Ces familles-là sont souvent plongées dans la magie noire. Je ne doute pas que Sirius soit un gentil garçon mais sa famille et la nôtre ne sont pas « amies ». La sienne pense que nous trahissons notre rang de sorcier au sang-pur en acceptant de parler avec des moldus ou des nés-moldus.

-Je comprends, je crois. Sirius m'en a un peu parlé. Il ne veut pas penser comme ça. Il est triste. Il aimerait jouer avec les autres enfants mais il n'a pas le droit parce qu'ils sont moldus. J'ai appris que j'avais de la chance de grandir avec toi, mamie et papy. J'ai quelqu'un qui vient me bercer quand je fais des cauchemars, qui vient me prendre dans ses bras quand je suis malade. Il était vraiment triste Sirius, quand je l'ai rencontré, mais après on a bien rigolé. Il souriait et blaguait tout le temps.

-Alors n'oublie pas ces moments que vous avez partagés. Sirius ne t'oubliera pas. Il te regardait avec trop de reconnaissance pour oublier ton geste de tout à l'heure.

-On ne peut pas s'oublier. C'est marqué sur nous à vie, ajouta James en montrant son bandage.

-C'est vrai. Quant à la punition... Haha, et non je n'ai pas oublié, se moqua-t-il en entendant le soupir de son fils. Je pense que pendant une semaine tu peux aider Glorfi pour la vaisselle.

-C'est tout ?

-Tu veux autre chose ? Consigné dans ta chambre pour plusieurs jours ?

-Non ! s'écria James. Ça me va !

-Va jouer maintenant.

James fila, laissant seul son père qui prit place sur le canapé. La tête entre ses mains, il soupira. Apprendre que James était à Ste-Mangouste, brûlé, l'avait fait paniqué comme jamais. Ses pires cauchemars avaient refait surface. Des idées les plus farfelus l'avaient traversé. Il avait pensé à l'héritier de Serpentard qui aurait pu attaquer son fils et le brûler, le marquant, déclenchant le destin tant redouté de James. Il tenta de chasser ses pensées négatives.

-James va bien, murmura-t-il essayant de se convaincre.

Après quelques instants, il sentit une main s'appuyer sur son épaule. Il releva la tête et croisa le regard de sa mère.

-Tu n'as même pas remarqué que ton petit-fils jouait avec l'héritier Black ? Tu traînais dans le quartier d'une des familles les plus axés sur les idées de sang pur et tu ne remarques rien, grommela-t-il.

-Je suis désolé Will. Mon but n'était pas de faire un interrogatoire à son ami. Ils jouaient. J'étais à des kilomètres d'imaginer que les choses se passeraient ainsi.

-D'accord. Je n'ai pas envie de continuer sur ce sujet de toute façon.

-Il va bien William. James va bien. Tu n'as plus de soucis à te faire.

-Je le sais. C'est bon.

-Tu devrais voir ta tête…

-Je me suis inquiété c'est normal, on me dit que mon fils unique est brûlé. Brûlé !

Il se leva et se dirigea vers la sortie. Il ignora l'appel de sa mère et quitta la pièce, énervé. Lorsqu'il ouvrit la porte, il eut juste le temps de voir les pieds de James finir de grimper les escaliers. Il soupira. Ce petit curieux les avait encore espionnés... Il songea alors à la chance qu'il n'ait rien dit concernant son destin. Il connaissait son fils. Celui-ci aurait réagit au quart de tour. Ignorant toute peur, il aurait voulu jouer au courageux Gryffondor et se jetterai dans la gueule du loup.

Les jours passèrent tranquillement. James accomplissait sa punition avec un large sourire. Selon lui, cela ressemblait plus à un jeu qu'à une corvée. Néanmoins, quelque chose le rendait triste. Il ne cessait de penser à son ami qui avait eu des problèmes à cause de lui. Il aurait tant voulu pouvoir l'aider. Il lui avait promis de l'inviter pour faire du Quidditch mais cet espoir donné s'était envolé... D'ailleurs, James grimaça en songeant que pour lui aussi le vol sur balai était repoussé. Il sourit à l'elfe de maison qui lui jeta un regard inquisiteur en l'entendant soupirer sans cesse.

-Vous allez bien, maître James ?

-Oui, tout va bien, Glorfi. Je monte dans ma chambre, ajouta-t-il en rangeant la dernière assiette.

Il monta quatre à quatre les marches et s'enferma dans sa pièce. Il ferma les yeux et s'allongea sur son lit. Il prit son lionceau et le serra contre lui. Du haut de ses sept ans, il ne comprenait pas pourquoi il était touché par ce qui s'était passé la semaine précédente. Deux sentiments paradoxaux l'habitaient. Il se sentait honteux d'avoir été impoli mais surtout qu'à cause de cette impolitesse, Sirius ne puisse plus venir à la maison et que son tour de Quidditch pour ses huit ans soit annulé. Il s'en était réjouit tout l'été, d'autant plus quand il avait annoncé à son ami qu'il était le bienvenu au manoir. Mais maintenant, tout cela était impossible, par sa faute. Il avait tenté de se faire pardonner en étant le plus sage mais son père n'était pas revenu sur son cadeau d'anniversaire, ce qui signifiait pour l'enfant qu'il avait dépassé les limites et qu'il n'aurait donc pas son balai. Néanmoins, malgré la culpabilité, il était fier de lui. Il avait claqué le bec à cette abominable femme. Elle ne méritait que ça. Si c'était à refaire, il recommencerait, et oserait aller encore plus loin dans l'impolitesse. Si c'est pour être puni, mieux vaut l'être pour quelque chose de vraiment grave...

Il s'assit par terre et sortit ses jouets. Mais la couleur de son lionceau en peluche avait perdu de sa couleur à ses yeux. Comment pouvait-il encore vouloir jouer alors que des enfants de son âge étaient malheureux ? Il ne montra pas sa tristesse aux adultes. Il avait comprit qu'il ne verrait plus Sirius, son premier ami sorcier, jusqu'à Poudlard. La vie devait continuer son cours.

Le matin du 23 juillet, il descendit en courant les escaliers. Il s'arrêta devant la salle à manger où l'attendait une montagne de crêpes à la confiture et à la pâte chocolatée. Un sourire gourmant se dessina sur son visage. Il s'avança vers la table, sentant sa salive monter. À peine eut-il fait un pas dans la pièce qu'il sentit deux bras le serrer fortement.

-Joyeux anniversaire, Jamie !

-Merci mamie. Je peux manger maintenant ? ajouta-t-il en souriant.

-Bien sûr !

Elle le regarda s'asseoir et se servir généreusement du délicieux petit déjeuner.

-Il est ou papa ? demanda-t-il abruptement alors qu'il allait mettre sa première cuillérée dans sa bouche.

-Je me demandais quand tu allais me le demander. Il t'attend dans le jardin et plus précisément sur le terrain de Quidditch, ajouta-t-elle souriant.

Elle vit sur le visage de James une joie immense se dessiner. Il sauta de sa chaise mais sentit une main le retenir. Il se retourna et jeta un regard interrogateur et pressé.

-Mais tu ne quittes pas la maison avoir d'avoir pris un digne petit déjeuner, que tu sois lavé les dents et que tu sois habillé correctement pour monter sur un balai. Je t'ai à l'œil.

James se rassit et mangea à grande vitesse. Mais il fut à nouveau stoppé par sa grand-maman.

-Déjeune à une vitesse normale…

Il grimaça et mangea tranquillement tout en gardant un œil sur l'horloge. Dès qu'il eut fini, il demanda l'autarisation de quitter la table et n'attendit même pas la réponse tant il se réjouissait. Il se prépara le plus vite possible et courut dans le jardin. Il se dirigea le plus rapidement que lui permettaient ses petites jambes vers le fameux terrain de Quidditch. Il s'arrêta net à l'entrée et sourit en voyant à côté de son père, un balai pour enfant à la main. Il s'élança dans les bras de William, tout en gardant un œil sur le précieux présent.

-Alors je peux vraiment monter ? le harcela James.

-Je te l'avais promis, il me semble Pour tes huit ans, autorisation de monter sur ton balai, flambant neuf, rappela-t-il étonné que son fils ait oublié.

-Mais je croyais que je devais être sage et je ne l'ai pas été. J'ai été puni !

-D'accord. Dans ce cas, j'enferme ton balai et tu le montes dans un an ?

-Non !

-Alors qu'est-ce que tu chipotes ? D'ailleurs quand est-ce que j'ai dit que tu n'avais plus le droit de faire un tour sur ton balai ?

-Je ne chipote pas... On y va ?

-Et si tu m'expliquais pourquoi tu pensais que j'allais te refuser ton tour en balai ? continua William en voyant James s'impatienter. Tu n'es plus à deux minutes près, vu que tu pensais que tu ferais ce petit tour dans une année !

-À cause de ce qui s'est passé avec Sirius et sa maman. Je pensais que comme j'avais été impoli, j'avais plus le droit de voler, expliqua rapidement l'enfant.

-C'était donc ça, réalisa William en levant les yeux au ciel.

-Ça ?

-Ton regard triste. Tu pensais que tu étais également puni de Quidditch. Il est vrai que si j'avais respecté mes paroles, tu n'aurais pas dû être autorisé mais ce qui s'est passé avec Mrs Black était un cas particulier, d'accord ?

-Ça veut dire que Sirius pourra venir jouer alors ? espéra James, pour qui la promesse faite à son ami l'obnubilait.

-Euh… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Ça n'a rien à voir avec Sirius ou toi. C'est plutôt que les parents de Sirius seraient contre le fait que leur fils viennent ici. Il faut que tu attendes Poudlard pour le revoir.

-Je pourrais aller chez lui ?

-Non. Je ne te laisserais pas aller chez eux. Sa famille et la nôtre sont différentes…

-Je sais, tu m'as déjà expliqué.

-Donc tu comprends que Sirius ne puisse pas venir jouer ici. Bon on le fait ce tour ?

-Oui !

James mit de côté sa déception concernant son ami et écouta son père, qui lui expliqua comment enfourcher son balai. Lorsqu'il s'envola, toutes ses interrogations disparurent. Le vent lui chatouilla le visage. Il sentit ses cheveux se dresser sur sa tête. Un sourire se colla sur ses lèvres. Le soleil lui caressa la peau. Il ne voulut plus quitter le terrain et encore moins son balai. Ils restèrent des heures et des heures dehors. Lorsque ses pieds retouchèrent la terre ferme, il voulut décoller à nouveau et repartir pour ce monde merveilleux. Cependant, le grand gâteau chocolaté qui l'attendait au manoir sut le faire redescendre sur terre. Il raconta avec plein d'entrain son premier tour en balai à sa mamie et son papy, qui avait pu quitter le lit afin d'assister au dernier anniversaire de son petit-fils. Les trois adultes l'écoutèrent en silence. James gesticula sur sa chaise, cherchant à expliquer clairement sa matinée, tellement occupé à parler qu'il en oublia son gâteau. Il sourit d'avantage en découvrant la pâtisserie. Il l'engloutit tout en continuant à parler.

-Jamie ! Soit tu manges, soit tu parles !

Il leva les yeux au ciel et continua de manger avant de s'interrompre et de relater encore ses sensations sur un balai. Il fronça légèrement les sourcils en voyant son grand-père s'affaisser de plus en plus sur sa chaise. Inquiet, il cessa de parler mais garda les yeux rivés vers lui. Son gâteau avait perdu sa saveur. Une boule se forma dans son ventre. William fut étonné du silence soudain de James et suivit son regard. Il n'eut pas le temps de réaliser ce qui se passait que Maurice Potter s'effondrait au sol sous les cris d'épouvantes de sa femme et les yeux écarquillés de son petit-fils. Des perles salées coulèrent à flot sur les joues rougies de James. Deux petits bras le serrèrent et il se retrouva dans sa chambre. Il prit sa peluche que lui donnait Glorfi et se jeta dans les bras de l'elfe de maison. Glorfi lui tapota gentiment le dos, ignorant comment agir avec un enfant.

-Ça va aller maître James, Glorfi reste là.

-Veux mon papa…

-Glorfi promet que maître William va bientôt arriver. Chut…

James s'agrippa au tablier de l'elfe et continua à pleurer sur son épaule. Il n'entendit pas la porte s'ouvrir. Il sentit juste les bras de son père l'éloigner de l'elfe de maison pour le soulever. James se retrouva sur ses genoux et enfouit sa tête contre son torse. Ses pleurs continuèrent.

-Chut, Jamie. Ça va aller mon bébé… tenta de le calmer William.

Glorfi jeta un regard inquiet en direction de son maître, quémandant des informations. Ses gros yeux globuleux se remplirent d'eau lorsqu'il comprit la signification du regard triste et le hochement de tête négatif de William. Il baissa la tête et essaya de rester impassible. Ils restèrent plusieurs heures ainsi. Même lorsque les pleurs de James eurent cessé, William le garda calé contre lui et continua de lui murmurer de douces paroles.

-Tout va bien se passer Jamie…