LunaLupin: voilà la fin de l'enquête "Lupin"! Oui moi aussi je me réjouis de me retrouver en 1996 mais je me réjouis aussi de passer au passage après le 31 octobre... Pour l'invitation, je n'ai qu'une seule chose à dire, Sirius est censé rester enfermé au Square Grimmaurd donc s'il est invité chez James, il devra y aller en douce... Il y a une vie en dehors des fics et en plus mon fiancé est en vacances, c'est pour ça que mtn je ne peux offrir qu'un chapitre par semaine (c'est déjà beaucoup quand même^^) mais je travaille souvent sur ma fic. Je ne vais pas l'oublier! Avec qui suis-je dans ton top10? Merci, ça me touche beaucoup! A bientôt^^


Et si tout était différent

Chapitre 43

Loup-garou

Le regard plongé à l'extérieur, James tentait de comprendre le secret mensuel de Remus. Au dehors, les ténèbres étaient omniprésentes. Les étoiles étaient cachées derrières d'épais nuages sombres. Il vit soudainement deux personnes se diriger vers l'arbre craint de tous les élèves, le saule cogneur. Cependant, sa surprise fut plus grande lorsqu'il reconnut la démarche de l'un de ses meilleurs amis. Il fixa alors Remus et l'autre personne. Etonnement, l'arbre cessa de bouger et de vouloir les attaquer. Son ami disparut tandis que l'inconnu retournait au château. Quelque chose le retint d'y aller malgré sa curiosité débordante.

-Vous croyez qu'il va où Remi ? demanda soudainement Sirius, le sortant de ses pensées.

-Voir sa grand-mère qui est malade… C'est ce qu'il nous a dit.

-Jamie, tu sais aussi bien que nous que ce n'est pas vrai.

-C'est tous les mois, c'est étrange quand même, remarqua Peter.

Le mot « mois » fut comme un déclic dans la tête de James. Il tourna brusquement la tête vers lui et plissa les yeux.

-Siri, tu me passerais mon agenda ? Il est sur mon sac.

Il prit l'objet en question sous le regard interrogateur des deux autres. Il ouvrit la page au 14 mars, ce jour même. À côté de la St-Alexandre se trouvait un petit cercle représentant la lune. Il réfléchit au souvenir de la sélection de Quidditch où Remus n'avait pas été présent. Il tourna les pages à la recherche de ce jour-ci. Ses yeux s'agrandirent en comprenant le secret de son ami. La même petite sphère trônait sur la page. Le raclement de gorge impatient de Sirius le ramena à la réalité.

-Je crois que j'ai compris pourquoi Remus s'absente une fois par mois… Je crois que c'est un loup-garou, ajouta-t-il en répondant à leur question muette.

-Loup-garou, répéta Peter d'une voie suraigüe.

-Tu plaisantes, n'est-ce pas ? demanda Sirius, un air dégoûté peint sur le visage.

James hocha la tête en signe de négation.

-Il est malade une fois par mois, chaque nuit de pleine lune…

-Il y a sûrement d'autres « maladies » qui ont lieu lors de la pleine lune, fit remarquer Sirius.

-Trouve moi une seule autre maladie comme ça...

-Si ce que tu dis est vrai, il faut aller le dire au directeur, on ne peut pas dormir avec un monstre…

-Sirius ! Tu t'entends ou quoi ? Tu n'as pas honte de parler ainsi ?

-Honte ? Mais James, tu ne te rends pas compte ou quoi ? Un loup-garou ? Tu veux qu'il te bouffe pendant la nuit ?

-Mais arrête de dire de telles bêtises ! Un loup-garou dévore les humais que lorsqu'il est transformé en loup soit une seule et unique nuit par mois ! Les 353 autres nuits de l'année, c'est quelqu'un de normal, comme toi, Peter ou moi !

-Il n'y a donc aucun problème à ce que j'aille en informer le directeur, continua judicieusement Sirius.

James lui jeta un regard noir et se déplaça devant l'unique sortie. Il s'appuya négligemment contre la porte et fixa son regard dans celui de son meilleur ami.

-A quoi tu joues, Jamie ?

-Je t'empêche d'agir comme le parfait Black que tu ne veux pas être !

-Je ne réagis pas comme un Black !

-Oh si !

Sirius leva les yeux au ciel de désespoir mais ne répondit rien pendant plusieurs secondes.

-Peter, dis quelque chose, se plaignit-il alors, recherchant un peu de soutien.

-Je suis d'accord avec toi Sirius, un loup-garou, c'est un monstre mais James a raison non ? On connaît Remus depuis plus d'un an et on sait qu'il est incapable de faire du mal à quelqu'un.

-La question n'est pas de savoir si Remus est méchant ou pas ! Qui ignore que Remus Lupin est le garçon le plus gentil de cette école est le roi des abrutis ! Le problème est que… C'est un loup-garou, bordel, pourquoi vous ne comprenez pas le danger que cela engendre ?

-Parce que ce danger ne dure qu'une nuit par mois et que le restant du mois, Remus est un être humain normal !

-James, pousse-toi. Je vais le dire au directeur.

Les deux amis s'affrontèrent du regard durant plusieurs minutes. Peter tenta vainement de les calmer mais James refusait de s'écarter et Sirius refusait de rester en présence d'un loup-garou. Lassé par leur comportement, Peter grogna et partit lire un magazine sur son lit.

-Vous êtes chiants les gars. Parlez au moins, au lieu de rester silencieux et de vous faire la tête.

Un miaulement derrière la porte les fit sursauter tous les trois. Un sourire vainqueur se dessina sur les lèvres de Sirius, songeant que son meilleur ami allait devoir ouvrir la porte à son chat.

-J'me-la-pète veut rentrer, alors pousse-toi James !

Va faire un tour Neve Nere s'il te plaît…

Pourquoi ?

Remus est un loup-garou et…

Est dans la cabane hurlante, vous ne risquez rien, alors laisse moi venir dormir dans ton lit, Jamie.

Quoi ? Comment tu sais ça ? Non, je ne peux pas t'ouvrir. Sirius veut aller le dénoncer au directeur car il trouve ça dangereux de dormir avec un loup-garou.

Dumbledore le sait... J'ai déjà vu plusieurs fois Remus entrer dans la Cabane Hurlante accompagné de l'infirmière alors Sirius peut très bien aller en parler avec le directeur.

James se décala et ouvrit la porte, laissant l'animal rentrer. À son grand étonnement, son meilleur ami continua de le fixer et ne passa pas le pas de porte. James refusa de plonger son regard dans le sien, ténébreux, et pour la première fois, baissa la tête.

-Tu abandonnes ? Tu me laisses aller me plaindre ?

-Je ne vais pas pouvoir t'interdire longtemps d'aller parler au directeur alors vas-y maintenant, répondit James.

Sirius ne bougea toujours pas. Il observa son meilleur ami avec étonnement. Assit sur son lit, les mains entre la tête, il attendait le moment où les pieds de Sirius allaient résonner contre le sol et passer le seuil de la porte. Peter échangea un regard avec le dernier adolescent debout. Aucun des deux ne comprenait la réaction de James. Le matelas s'affaissa. Un bras passa autour de ses épaules. Lorsque James releva la tête, il croisa le regard noir de Sirius à quelques centimètres de son visage.

-Pourquoi je ne peux pas m'empêcher de t'écouter ?

Le silence fut sa seule réponse.

-Pourquoi devrais-je bien réagir face un loup-garou ?

-Parce que Remus est ton ami.

Peter les fixa. Depuis son lit, il ne les voyait que de dos, côte à côte. Sirius avait son bras par-dessus les épaules de James et leurs têtes étaient appuyées l'une contre l'autre. Il devinait qu'il discutait mais n'entendait rien à leur discussion.

-Jamie, les loups-garous sont…

-Des êtres humains normaux exceptés durant une unique nuit du mois. S'il te plaît Sirius, cesse de penser comme ta famille, tu le sais au fond de toi que Remus est la personne la plus gentille, la plus compréhensive…

-La plus patiente aussi.

-Surtout avec nous trois, ajouta James avec un large sourire.

-Le plus intelligent, le plus studieux… Je dois écouter la voix de la raison c'est ça ?

-Que te dit ta voix de la raison ?

-C'est toi ma voix de la raison, Potter ! Mais arrête de rire ! Je me range de ton côté… comme toujours, ajouta-t-il tout bas.

-Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?

James s'appuya contre le mur derrière son lit tandis que Sirius prenait place à ses côtés après avoir tiré Peter de son magazine et de l'avoir poussé sur le lit.

-Ta phrase, grogna Sirius.

James et Peter échangèrent un regard d'incompréhension.

-Quelle phrase, Sirius ?

-Famille.

-Écoute la voix de la raison : quand on fait une phrase, il faut utiliser un sujet, un verbe et, dans la majorité des cas, un complément !

-Très drôle, James. Tu m'as très bien compris. Quand tu as dit que je réagissais comme ma famille, ajouta-t-il devant le haussement de sourcils de son meilleur ami.

-Je pensais que tu réagirais plus vite à ça. Je ne pensais pas que tu allais rester planter comme ça face à moi aussi longtemps. Pourquoi tu rigoles ?

-Je crois que lui seul sait pourquoi il rigole, expliqua Peter.

James lui donna une tape derrière la tête. Sous le regard insistant de James et Peter, il commença à parler.

-Depuis que tu as dit que je réagissais comme un Black, mon cerveau a beaucoup travaillé, oui ça m'arrive de réfléchir, ajouta-t-il précipitamment en regardant tour à tour ses amis pour les empêcher de dire quoi que ce soit. Mais comme tu as toujours raison dans ces cas là, Potter, j'ai décidé de continuer à vouloir sortir pour faire sembler d'aller chez le directeur. Mais ça ne voulait pas dire que j'étais d'accord pour être toujours ami avec Remus, je ne voulais simplement pas réagir comme ma famille. Cependant, ta réaction excessive de rester planter devant cette porte m'a aussi fait réfléchir. T'es mon meilleur et premier ami, James, j'aurais été incapable de te lancer un sort juste pour ne pas montrer que j'avais mal réagi. Quand tu t'es poussé pour laisser entrer J'me-la-pète, j'avais plus envie de te prouver quoi que ce soit. Et soudainement, j'ai réalisé que si j'avais dû apprendre que toi, tu étais un loup-garou, tu serais resté mon mini Jamie. Remus est mon ami, je n'ai pas le droit de réagir ainsi pour quelque chose qu'il n'a certainement jamais voulu.

-Je ne suis pas mini, répondit James en rigolant mais dont les yeux luisaient d'émotion.

-T'as vu ta taille ?

-On dit à Remus qu'on est au courant ? coupa Peter avait que James n'ait le temps de répliquer quelque chose.

-Bien sûr ! Demain, on ira lui dire coucou à l'infirmerie et on lui dira qu'on sait tout mais que rien ne changera entre nous. James fera un magnifique discours pour montrer qu'on n'est pas terrorisé, même si on l'est un peu !

-Beaucoup, renchérit Peter.

-Pas du tout !

Ils continuèrent à causer ainsi toute la nuit, recherchant des solutions pour aider leur ami. Néanmoins, ils devaient se rendre à l'évidence : si les sorciers compétents n'avaient pas trouvé quelque chose, il leur était impossible de trouver une solution par eux même. Le lendemain matin, dès que le petit déjeuner fut englouti, ils se rendirent à l'infirmerie. L'infirmière ne les laissa passer qu'avec réticence. Remus les dévisagea tour à tour, ne sachant exactement comment réagir. Sirius fut le premier à s'avancer.

-Ça va, mon petit loup ?

Remus se figea. James, désespéré, donna une tape sur l'épaule de son meilleur ami.

-Le tact, tu connais ?

Sans lui laisser le temps de répondre, James le poussa sur le côté et s'assit sur le bord du lit de Remus et lui sourit.

-On a compris pourquoi tu t'absentais une fois par mois. Tu es un loup-garou. Le directeur est au courant, l'infirmière aussi et tu passes les pleines lunes dans la cabane hurlante. Mais comme tu es un super ami, on a décidé de rester amis avec toi.

-James, je suis un monstre… murmura Remus.

-Mords-moi, si tu es un monstre. Plante tes crocs, ordonna James en tendant son bras.

-Pardon ?

-Oui, j'aimerais bien voir comment tu vas faire pour me mordre comme un animal vu qu'aux dernières nouvelles la pleine lune n'est plus là avant un mois. Accepte notre amitié, on te demandera jamais rien en retour.

-Je…

-Tu n'as pas le choix, coupa Peter. On est amis, tous les quatre…

-Et ce n'est pas ton problème de fourrure qui va changer ça, finit Sirius.

-On revient dans un moment mais là, faut vite qu'on passe à la bibliothèque, expliqua James.

-À la bibliothèque ? Vous trois ?

-James a une idée grandiose. On t'expliquera plus tard !

Sans lui laisser le temps de répondre, ils sortirent et traversèrent les couloirs.

-Tu es sûr que si on devient animagus, on pourra passer la nuit sans problème avec Remus ? s'inquiéta Sirius.

-Je pense, oui. Faudra encore faire quelques recherches pour être sûrs.

-Et vous êtes sûrs qu'on arrivera à devenir animagus à notre âge ? fit remarquer Peter.

-Ça prendra la temps qu'il faut, répondit James.

Ils passèrent des heures et des heures à la bibliothèque, car ils étaient trop jeunes pour emprunter le livre en question. Remus, sortit de l'infirmerie, voulut savoir ce qu'ils fabriquaient. Depuis qu'ils savaient que ses amis étaient au courant, il les évitait. Pourtant, rien à faire, ils étaient toujours là, ne l'abandonnant pas. Un jour où il avait trouvé du repos dans le dortoir, le calme fut à nouveau rompu par l'arrivée de James qui se dirigea vers son ami. Il s'assit en tailleur sur le lit.

-On va devenir des animagus pour pouvoir t'accompagner lors des soirs de pleine lune, révéla alors James.

-Tu plaisantes ? s'alarma Remus.

-Absolument pas. Nous avons fait beaucoup de recherches, un animagus ne risque rien en compagnie un loup-garou. Mais hélas, le temps qu'on devienne animagus, il va falloir faire sans nous pendant un ou deux ans.

-Je refuse. C'est trop dangereux.

-Remus ! gronda James. Tu n'as pas ton mot à dire. Il ne nous arrivera rien.

-Je ne peux pas accepter.

-Tu n'as pas le choix. On l'a choisi. Je voulais d'abord être seul à le devenir mais Sirius et Peter ont insisté pour le faire aussi. On est des amis, on s'entraide.

-Vous seriez en danger. Vous êtes déjà plus que gentils de garder le secret. Si vous faites ça, je ne saurais jamais comment faire pour vous remercier et…

-Si je te dis mon secret, on sera quitte. Je garde le tien, tu gardes le mien, lança précipitamment James, oubliant la promesse faite à son père.

-Ton secret ?

-Tout le monde a des secrets. J'étais à des kilomètres de penser que tu pouvais te transformer en loup-garou une fois par mois. Personne, excepté mon père n'est au courant, pas même Sirius, ajouta-t-il en le voyant ouvrir la bouche. Je ne suis pas censé le dire, il faut absolument que ça reste secret mais vu que je sais le tien et pour que tu acceptes l'idée que tu me dois rien, je suis prêt à te le dire.

-James…

-Je suis l'héritier de Gryffondor.

Remus rigola.

-Je suis sérieux.

-Tu veux vraiment me faire croire que tu es l'héritier de Gryffondor ?

-C'est la réalité. Par ma mère.

-C'est pour ça que tu réagis de manière si Gryffondoresque ? Tu as quoi des pouvoirs cachés ?

-Je l'ignore. Ma maman n'est pas là pour me l'apprendre et mon papa ne sait pas grand-chose. On apprend petit à petit avec Neve Nere.

-Ton chat ?

-Ouais. On est lié. Je le comprends. Il me comprend. Je peux lui parler à n'importe quel moment.

-Maintenant ?

-Oui. Une simple pensée et on peut discuter.

Tu es où ?

Je dors sur les genoux de Sirius dans la salle commune... Est-ce que je peux dormir en paix ou bien tu as besoin de moi ?

Non, c'est bon. Dors bien.

-Par exemple, là je lui ai demandé où il se trouvait et il m'a dit qu'il dormait sur les genoux de Sirius dans la salle commune.

Remus le fixa quelques instant comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Il se leva soudainement et sortit. Surpris, James le suivit et le vit s'arrêter au haut des marches d'escalier. Il suivit son regard et cacha son petit sourire en le voyant ouvrir la bouche en O lorsqu'il découvrit Neve Nere endormi sur les genoux de Sirius.

-Sirius !

-Oui ?

-Neve Nere dormait déjà sur toi quand James est monté ?

-Non, répondit-il surpris. Il est arrivé juste après.

Remus se tourna lentement vers James. Ce dernier lui fit juste un petit sourire. Remus lui passa devant et le tira par le bras en direction du dortoir. À nouveau seul, le loup-garou se retourna vers l'héritier de Gryffondor.

-Tu étais sérieux ?

-Comme je ne l'ai jamais été autant dans ma vie ! Je garde ton secret, tu gardes le mien ? proposa James en tendant sa main.

Remus répondit sans hésiter à cette promesse. Leurs paumes se scellèrent, emprisonnant leur secret. D'un commun accord, ils descendirent. Depuis ce jour-là, Remus ne tenta plus de les dissuader de devenir d'être des animagus mais les remercia sans cesse de ce qu'ils étaient prêts à faire. Il surprit quelques fois un échange visuel entre Neve Nere et son maître mais ne dit rien. Jamais il n'avait été aussi heureux. Il pouvait parler avec ses amis sans se soucier que ceux-ci apprennent son secret.

Pourtant, un seul point noir se dessinait en Angleterre. De plus en plus, les journaux annonçaient des meurtres de moldus commis par des sorciers. Quelque chose de sombre et terrible se préparait, James en était convaincu.