Akan: J'ai enlevé Harry pour les persos principaux de l'histoire^^! Non, ils n'ont pas été vu!
Et si tout était différent
Chapitre 45
Maraudeurs VS Rogue !
Assit dans un coin de la salle commune, James gardait sa main immobile tandis qu'une tâche d'encre se formait sur son parchemin. Son regard était braqué à l'opposé de la pièce où une chevelure auburn avait attiré son attention. Il ne vit pas le regard amusé échangé entre ses amis. Ses yeux suivaient le doux mouvement de la fine main qui écrivait sans fin. Ses cheveux retombaient en cascade dans son dos.
-Va lui parler, le coupa Sirius dans sa rêverie.
-Tu n'es pas bien ou quoi ? J'ignore quoi lui dire !
-Parle-lui simplement. Dis-lui que tu la trouves très jolie, parle avec ton cœur, conseilla Remus.
James ne répondit pas. Depuis le premier jour où il avait croisé les émeraudes de Lily, son cœur lui appartenait. Cependant, il n'avait jamais osé lui parler. Les seules paroles échangées étaient de simples phrases de politesse. Sa quatrième année allait se terminer et il n'avait toujours pas pris son courage à deux mains, ce qui était, selon Sirius, honteux de la part de l'héritier même de Gryffondor. Il se leva sous le regard étonné de ses amis qui ne pensaient pas qu'il oserait réellement un jour s'approcher de la jeune fille. Il traversa la salle commune, les jambes tremblantes, prit place à ses côtés et attendit patiemment qu'elle lève la tête vers lui.
-Je peux t'aider, Potter, pour que tu me fixes ainsi depuis plusieurs minutes ? demanda-t-elle soudain, le surprenant.
-Euh… Je… euh… commença-t-il en se passant nerveusement la main dans les cheveux.
-Tu... ?
-Je te voyais faire tes devoirs et je me suis dit que tu voudrais que je t'aide.
-Toi ? M'aider à faire mes devoirs ?
-Euh… Oui. Je suis plutôt doué en cours et…
-Mais sais-tu seulement ce que signifie le mot devoir, Potter ? Non, évidemment, vu que tu ne les fais jamais, répondit-elle avant qu'il ait pu répondre. Je n'ai pas besoin de ton aide mais merci quand même.
Avant même qu'il n'ait pu reparler à nouveau, elle était déjà dans les escaliers la menant à son dortoir. James la regarda s'éloigner, dépité. Un soupir s'échappa de ses lèvres tandis que ses trois compères prenaient place et attendaient patiemment qu'il commence son récit.
-J'ai tout foiré. Quand elle m'a regardé, je ne savais plus quoi dire et j'ai commencé à lui dire n'importe quoi. Je lui ai dit que j'étais venu l'aider pour faire ses devoirs. Mais quel crétin je suis, comme si Lily Evans avait besoin de mon aide pour faire ses devoirs !
-Ça dépend sur quoi elle travaillait. Si c'était un cours de métamorphose, elle aurait dû accepter, mais si c'était les potions, elle a bien fait de t'envoyer promener...
-Merci Sirius, mais j'ignore de quoi il s'agissait. Je n'ai pas regardé sa feuille. J'ai juste dit la première chose qui m'est venu à l'esprit.
-Attends les vacances pour voir comment les choses se passent, proposa Remus. Peut-être que d'ici l'année prochaine tu sauras mieux t'y faire avec les filles ?
-Mouais, concéda James, peu convaincu, ignorant si un jour il saurait réellement comment s'y prendre avec sa belle.
Le soleil brillait. Un air frais rafraichissait cette fin d'été. Les cours avaient recommencé depuis déjà quelques semaines. Poudlard avait retrouvé sa gaieté et ses rires. Pourtant, un élève tentait vainement depuis la rentrée d'approcher la seule femme qui ait touché son cœur. Rejeté en juin dernier, il avait réfléchi durant toutes ses vacances à la manière la plus subtile de l'approcher. Toutes ses nouvelles tentatives depuis septembre avaient lamentablement échoué. Ses idées n'étaient pas mauvaises mais dès qu'il se retrouvait face à elle, il se mettait à raconter des choses qu'il ne pensait pas, à parler comme jamais il n'avait parlé…
Cet après-midi là, James discutait tranquillement dans le parc avec son meilleur ami quand le son mélodieux d'un éclat de rire le fit s'envoler. Il tourna la tête à la recherche de la provenance de ce son si envoûtant. Son regard se posa alors sur sa belle. Un sourire se peint sur ses lèvres quand il vit ses émeraudes briller de bonheur. Par contre, cachée derrière un buisson, il distinguait avec peine la seconde personne avec qui elle était. Il se pencha tellement qu'il s'étala sur Sirius qui grommela contre son meilleur ami et son grand amour. Cependant, dans sa chute, James vit alors qui rendait si heureuse sa tendre moitié.
-Rogue !
-Généralement quand on écrase quelqu'un on s'excuse, on ne l'insulte pas !
-Regarde ! Il cause à ma Lily. Il l'a envoûté ! Sinon, pourquoi parlerait-elle avec ce vil serpent ?
-Très bonne question. Où est-ce que tu vas ? Fratellino ? appela Sirius en courant derrière.
-Sauve Lily et massacrer ce sale… répliqua James en s'arrêtant brusquement et se retournant face à son meilleur ami.
-Je t'accompagne ! coupa Sirius. Je te protègerai, ajouta-t-il tout bas.
-Pas besoin de protection…
-Courageux et fort, un digne petit Gryffondor tu es, Mini-Jamie !
Hilare, Sirius suivit James et fit de grands yeux en voyant le jet de lumière rouge atteindre Rogue. Ce dernier se retrouva propulsé dans l'herbe un peu plus loin. Lily poussa un cri horrifié. Elle s'approcha de son ami qui sortit immédiatement sa baguette et la brandit contre le Gryffondor. Il murmura un sort que James contra facilement. Lily tourna la tête vers lui et lui lança le regard le plus meurtrier qu'elle put. Alors que le Gryffondor allait repasser à l'assaut, il se ravisa juste à temps en réalisant que Lily s'était placée juste entre eux deux.
-Tu n'es pas bien dans ta tête Potter ? Pourquoi l'as-tu attaqué sans défense ?
-Il t'a ensorcelée !
-Pardon ? On discutait tranquillement et tu débarques…
-Tu discutais avec un vil serpent graisseux ?
-Oui. C'est mieux que de parler avec toi, répliqua-t-elle en grimaçant de dégoût sur le « toi ».
Ils continuèrent à se disputer, ou plutôt James tenta désespérément de se faire comprendre. Rogue et Sirius suivirent l'échange sans dire un mot. Ce dernier n'avait jamais imaginé son meilleur ami réagir avec tant d'impulsivité et de manière si irréfléchie, attitude qui lui était propre. Il écouta avec tristesse son meilleur ami massacrer ses chances de sortir avec sa belle.
-Tu m'énerves, rugit Lily, rouge de colère.
Sirius vit alors Rogue lever sa baguette derrière la jeune fille et la pointer sur son petit frère. D'un geste rapide, il le fit s'envoler et retomber lourdement dans l'herbe, coupant l'éternelle dispute. Lily se retourna rageusement vers le second maraudeur, prête à rugir à nouveau. Il leva les mains en signe de demande de paix avant de s'avancer vers James et de la pousser vers les portes du château préférant fuir que de devoir encore subir le courroux de Lily. Le trajet pour remonter à la salle commune se fit dans le plus grand des silences.
Malgré le fait que les paroles de la jeune fille ne furent pas sans conséquence sur le moral de James, il n'arrêta pas d'attaquer dès qu'il pouvait le serpentard, qui était la vraie raison de la haine de la part de Lily, au point que ces agressions ne devinrent plus seulement une idée de vengeance mais un amusement pour toute l'école. Sirius prenait de lui-même l'initiative d'attaquer Rogue, qui essayait d'attaquer son petit frère de coeur par derrière.
Pourtant, quelque chose de plus important frappa les maraudeurs. Un soir d'hiver, James, Sirius et Peter donnèrent rendez-vous à Remus dans leur dortoir à une heure précise. Ce dernier entra dans la pièce et sursauta en découvrant trois animaux l'attendant patiemment. Il chercha où étaient ses amis et que signifiaient cette farce. Il referma la porte préférant éviter que quelqu'un ne les voit. Il essaya de comprendre mais, perdu dans ses pensées, il ne put éviter le gros chien noir qui lui bondit dessus. Etalé par terre, il sentit la bave du canidé sur son visage. Il jeta un coup d'œil au cerf majestueux et au petit rat qui les observait. Quelque chose dans leur regard le surprit. Leurs pupilles semblaient presque humaines et en regardant plus attentivement celle du chien sur lui, il réalisa qu'elles étaient identiques à celles de Sirius.
-Sirius ! s'écria-t-il surpris.
Le canidé aboya bruyamment. Sa queue fendit l'air joyeusement.
-Comment est-ce possible ? murmura-t-il.
En un clin d'œil, ses trois amis apparurent devant lui, remplaçant les animaux. Il leur jeta un regard interrogatif et surpris.
-Surprise ! s'écrièrent-ils.
-Surprise, en effet. Vous pouvez m'expliquer ?
-Bien sûr ! Tu te souviens que lorsqu'on a découvert ton problème pileux, je t'avais dit qu'on allait devenir animagus pour pouvoir t'accompagner, rappela James. Et bien, après trois ans de dur labeur secret, nous voilà enfin prêts à t'accompagner !
-C'est une blague ? Vous ne pouvez pas faire ça, c'est trop dangereux !
-Roh, mais arrête, Remus Lupin ! On s'est fatigué à apprendre quelque chose de super dur alors ne nous casse pas la récompense, répliqua Sirius.
-La récompense ? Te faire dévorer est une récompense ?
-Oui. Je préfère que tu me dévores plutôt que tu souffres seul !
-Je n'en reviens pas que vous ayez vraiment réussi à faire ça. Vous avez à peine quinze ans !
-Et tu ne sais pas tout ! Mini-Jamie a même réussi à le devenir il y a plus de six mois. Durant les vacances de Noël alors qu'on était qu'en quatrième année.
-Sérieusement ?
-J'ai un don pour la métamorphose selon McGonagall, je vous rappelle.
-Peut-être mais avec Sirius on a réussi que dernièrement. Ça fait une semaine pour moi, ajouta Peter.
-Et moi depuis octobre, se vanta Sirius.
-Les gars, je ne sais pas quoi dire. C'est tellement inattendu et si touchant. Jamais j'aurais cru que quelque chose d'aussi…
-Tu nous remercieras quand on aura passé la pleine lune avec toi, rappela James.
-C'est trop dangereux.
-Quel danger? Moi, j'aime le danger ! Je me ris du danger ! s'exclama Sirius, hilare.
-Sirius, cesse de regarder mes films !
-Ce n'est pas ma faute si j'adore les voir sur l'écran magique des moldus !
Remus et Peter échangèrent un regard indécis.
-Mieux vaut ne pas comprendre, murmura Peter.
-Je crois aussi. Je n'ai pas le choix sur votre présence ? J'espère que tout se passera bien, s'inquiéta Remus.
-T'inquiète, je prie le ciel jour et nuit que tout se passe bien afin que ce ne soit plus des nuits pénibles pour toi mais des nuits de folies et de balades dans la forêt ! tenta de le rassurer James.
Remus attendit donc avec anxiété pour ses amis la prochaine pleine lune tandis qu'eux l'espéraient avec adrénaline. Le grand soir arriva. Remus se rendit dans la Cabane Hurlante avec l'infirmière. Rien ne laissait prévoir que trois autres personnes allaient entrer dans la cachette. Il redoutait même leur entrée dans la Cabane Hurlante et le passage sous le saule cogneur. Il savait qu'ils avaient l'intention d'entrer directement sous leur forme animagus mais il craignait encore pour eux. Néanmoins, sa crainte s'évapora lorsqu'il sentit son esprit devenir brumeux tandis que son corps s'étirait, se matérialisant en une bête velue.
James se stoppa à l'entrée en découvrant pour la première fois Remus en loup-garou. Il avait déjà eu l'occasion de voir à quoi ressemblaient cet hybride mais le voir filtré par son regard animal lui glaça le sang. Ses longues canines blanches luisaient dans la pénombre. Longues et puissantes, ses pattes étaient dotées de longues griffes acérées et prête à déchiqueter le moindre gêneur. Il sentit le rat et le chien se ratatiner sur eux-mêmes. Pourtant, malgré la peur qui s'infiltrait dans ses veines, il s'avança vers le loup. Il le vit se préparer à attaquer puis pencher la tête sur le côté comme si Remus le reconnaissait.
Le loup fit les derniers mètres qui le séparait du cervidé. Il donna un coup de patte à l'animal pour montrer qu'il voulait jouer et qu'il avait compris qui il était. Le chien et le rat, restés en retrait, avancèrent prudemment en voyant la réaction du loup qui les reconnut rapidement.
Les quatre animaux firent connaissance dans la cabane cette nuit-là. Ils ne quittèrent pas cette pièce, jouant entre eux. Cependant, les mois suivant, ils passèrent le pas de la porte et partirent arpenter la forêt interdite pour tous, même les animaux. Leur amitié devint alors plus qu'une simple amitié mais un véritable secret. Unis, rien ne pouvait pas les séparer. Durant toute leur cinquième année, ils se baladèrent les nuits de pleine lune ainsi que durant leur sixième année.
Jusqu'au jour où tout failli se briser. Le jour précédent la nuit fatidique, une grosse dispute éclata entre James et Lily. Cette dernière toucha la corde sensible en traitant James d'enfant pourri gâté et en disant qu'il aurait dû rester dans les jupes de sa mère au lieu de venir les embêter à Poudlard par sa simple présence. Tentant de se débarrasser une fois pour toute de James et de ses avances, elle ne réalisa pas la porte de ses paroles. Pourtant, elle vit clairement son regard se dévoiler avant qu'il ne tourne les talons et s'enfuit vers son dortoir. Lorsqu'il quitta le couloir, Sirius jeta un regard noir à la cause de cette nouvelle dispute : Rogue. Comme toujours, James s'en était pris à lui mais Lily était intervenue, blessant le jeune homme. Conscient de ses actes, jamais James n'avait bronché face aux paroles de la préfète, sachant qu'elles étaient vraies lorsqu'il s'agissait de ses attitudes face à elle ou Rogue. Néanmoins, cette fois-là, ses attaques verbales l'avaient réellement touché.
Alors que Sirius passait à côté du Serpentard, il l'entendit murmurer.
-Avec espoir, il ira se jeter en haut de la tour d'astronomie, se tuant et offrant la paix à tout Poudlard.
-C'est toi qui devrait crever, Servilus, menaça le Gryffondor, se retenant de lui jeter un sort.
-Tu serais incapable de me faire réellement du mal, Black. Tu fais partie des Gryffondors. Vos paroles ne sont que des paroles, justement.
-Presse sur la racine du saule cogneur, entre dans le tunnel et tu verras, murmura-t-il sans réaliser que le Serpentard avait saisi ses paroles.
Sirius remonta dans son dortoir, retrouvant James enfermé derrière les rideaux rouges. Il ouvrit et, sans laisser le temps à James de dire un mot, s'assit à ses côtés. Aucun mot ne fut échangé. Sirius savait qu'aucune parole ne pourrait lui faire oublier sa douleur. Même si le lendemain, la jeune fille qui ignorait la portée de ses propos, serait sans doute pardonnée. Ils restèrent dans le silence jusqu'à l'heure de descendre dans la Cabane Hurlante pour y retrouver Remus. Préférant ne pas croiser Lily, James avait même refuser d'aller dîner. Il évita donc à la préfète de se faire disputer par un grand frère protecteur.
James, Sirius et Peter traversèrent le château. Ils firent grandement attention à ne pas croiser le concierge. En sortant dans le parc, ils se figèrent dans un même mouvement. Quelqu'un venait de pénétrer dans le saule cogneur. Un coup d'œil rapide leur apprit que la lune était déjà là. Sans comprendre ce qui se passait, Sirius et Peter virent James courir et entrer à son tour. Il s'infiltra dans le passage malgré les attaques de l'arbre mais sa baguette chuta dans l'herbe. Sirius voulut l'arrêter ou au moins l'empêcher de descendre dans le tunnel mais il fut repoussé par une branche sortit du néant. Le temps sembla s'arrêter pour les deux derniers maraudeurs qui se lancèrent des regards angoissés. Une lueur d'espoir brilla lorsque le passage s'ouvrit mais seul Rogue en sortit, qui se dirigea directement vers Sirius à qui il voulut mettre un poing mais le bruit sourd de James qui s'était évanouit dès qu'il s'était retrouvé hors de danger l'interpella. Sirius et Peter s'approchèrent de leur meilleur ami, inconscient. Son bras étaient rougit de sang. Une panique indéfinissable se tortilla dans le ventre de Sirius qui imagina le pire des scénarios le concernant et tout cela par sa faute. Aidé par Rogue, encore sonné par ce qui venait de se passer, ils se rendirent à l'infirmerie. Sous le regard effrayé de Pomfresh, ils lui apprirent que James s'était retrouvé face à un loup-garou et qu'ils ignoraient s'ils avaient mordus.
Elle s'occupa de son patient tandis que Dumbledore, McGonagall et Slughorn, qui avaient été appelés, accouraient en urgence dans l'infirmerie pour savoir ce qu'il en était de leurs élèves. Le récit de Rogue ne leur apprit guère ce qui s'était passé. Il se souvenait juste être entré dans le tunnel comme il avait entendu Sirius le dire. Puis, alors qu'il était face à une bête monstrueuse et que cette dernière allait l'attaquer, une barrière avait apparu. À ce moment-là, Potter l'avait tiré en arrière. Il avait couru jusqu'à la sortie, pensant que James était encore derrière lui.
McGonagall avait contacté William, étant donné que l'infirmière ignorait encore si James avait été mordu ou, par chance, juste griffé par Remus. À peine la missive fut-elle envoyée qu'un père inquiet débarqua au château. Il avait refusé d'écouter le résumé de Dumbledore pour entendre le récit des trois adolescents, encore sous le coup de l'émotion. Autant le directeur n'avait pas cru à une barrière magique, sachant que rien de telle sorte n'avait été placé, autant William n'y avait pas douté, malgré le fait que la baguette de James était restée hors du tunnel. Toute la nuit, il veilla sur l'adolescent avec un Sirius plein de culpabilité. Chaque main de James était emprisonné par celle de son père et de son grand frère. Avec peine, William réussit à calmer Sirius.
Le lendemain, Remus fut conduit à l'infirmerie et fut plus qu'étonné de voir James endormi sur ce lit blanc, Sirius et William endormis sur leur chaise à ses côtés et Peter et Rogue endormi dans un lit un peu plus loin. Il voulut interroger l'infirmier mais le maraudeur qui culpabilisait se réveilla à ce moment là. Il s'approcha directement vers le loup-garou et lui expliqua toute l'histoire. Toutes les émotions passèrent sur son visage, la colère, l'inquiétude, la tristesse… Il fut néanmoins rassuré en apprenant que ce n'était pas ses dents qui l'avaient blessé mais ses griffes.
-Comme ça, je serai marqué par toi aussi, Lunard, lança soudainement James faisant sursauter ses amis.
-James ! s'écria Sirius. J'étais mort d'inquiétude.
-Il faut plus qu'un de mes meilleurs amis pour me tuer ! Par contre, j'espère que Peter ne me fera pas une cicatrice trop grande parce que je sens que cette griffure va me faire une sacrée cicatrice, rigola James.
-Tu arrives à en rire alors que j'ai failli te tuer ?
-Sirius aussi a failli me tuer quand j'avais sept ans. Maintenant j'ai une cicatrice au doigt. Je vais bien Remus, je préfère rire plutôt que de pleurer de cette mésaventure, reprit-il sérieusement. S'il m'était arrivé quelque chose, ça aurait été ma faute, je savais que j'allais me retrouver face à un loup-garou en entrant dans la Cabane Hurlante. En plus, regarde le visage pâle et les yeux rougis de Sirius, n'en faisons pas toute une histoire. Sirius a assez pleuré cette nuit.
-Je n'ai pas pleuré !
-Tu as les yeux tout rouge, le coupa Remus. D'après Sirius, Rogue a promis à Dumbledore de ne jamais en parler.
-Si Rogue ne dis rien, restons-en là. Mais si vous voulez encore en parlez, on peut le faire un peu plus tard parce que là je me sens un peu brumeux et je ferai bien encore un dodo, expliqua-t-il en fermant les yeux. À part ça, vous avez dû trop flipper pour appeler mon père et qu'il quitte son boulot pour venir au milieu de la nuit, rigola James, les paupières toujours closes.
Sirius et Remus échangèrent un regard amusé. Malgré tout ce qu'il avait vécu, James gardait le sourire.
-Il serait venu même si tu t'étais juste cassé un orteil, fit remarquer Sirius, mais son petit frère s'était déjà rendormi.
Les jours qui suivirent ne furent guère différents pour l'école, mais pour les maraudeurs et Rogue, quelque chose avaient changé. Rogue et les maraudeurs ne se cherchaient plus, allant même jusqu'à s'ignorer. Remus craignait toujours qu'il laisse échapper quelque chose. Sirius culpabilisait tellement qu'il évitait de se revoir confronté à Rogue. Il s'excusa maintes et maintes fois auprès de son petit loup et agissait comme une mère poule avec James. Ce dernier évitait le serpentard et la belle Gryffondor, maintenant qu'il avait compris que jamais elle n'accepterait d'apprendre à le connaitre.
