Akan: Je vais reprendre la partie avec Harry. Je vais continuer sur James jusqu'à ce qu'il retrouve son fils et depuis là, je commencerai la 3ème partie qui sera sur Harry et James. Je pense qu'on retrouvera Harry au plus tard au chapitre 55. Le chapitre 50 sera la nuit du 31 octobre 1981.


Et si tout était différent

Chapitre 46

Lily chez les Potter

-James, cria une voix grave depuis l'intérieur de l'immense demeure.

Réveillé en sursaut, ce dernier quitta sa chaise longue en grommelant sous le sourire moqueur de son meilleur ami qui resta tranquillement couché, les yeux fermés. James abandonna la lourde chaleur pour entrer dans un air rafraîchie. Il se stoppa net à l'entrée du vestibule. Son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'il la vit. Chez lui se tenait la femme qui hantait ses rêves depuis ses onze ans. Le regard fuyant, elle se cachait derrière sa longue chevelure rouge feu. Une légère robe verte mettait en valeur son corps de femme.

-James, cette jeune fille va rester avec nous quelques temps. Je compte sur toi et Sirius pour l'aider à se sentir le plus à l'aise. Mais évitez d'être trop envahissant. Je dois aller régler quelques derniers petits détails au ministère. Je te laisse lui faire visiter. Gorfi a déjà monté ses affaires. Je vous laisse. À tout à l'heure, expliqua-t-il avant de ressortir, laissant son fils à la contemplation de sa belle.

Tous deux semblaient mal à l'aise. James était convaincu que son père avait expliqué cela vite pour ne pas lui lasser le temps d'en placer une. William savait depuis le début que le cœur de son fils appartenait à Lily. Et d'après le regard entendu que son père venait de lui envoyer, ses vacances étaient son ultime chance de montrer à Lily qu'il n'était pas juste un sale gosse arrogant mais qu'il avait un cœur. Il observa rapidement la jeune fille et fut surpris de ne pas y déceler la même étincelle qu'auparavant. Quelque chose semblait s'être éteint. Connaissant chacun de ses mouvements, il aurait juré qu'elle allait se mettre à pleurer. Elle évita son regard et préféra observer l'escalier majestueux qui se trouvait derrière lui.

-Alors Lily, que veux-tu faire ? Je peux te faire visiter le domaine ou on peut juste aller faire bronzette avec un petit cocktail fait maison par Glorfi, proposa-t-il en espérant la détourner de ses pensées sombres.

-Je vote pour le cocktail, coupa Sirius. Je m'étonnais de ne plus te voir revenir mais je comprends mieux maintenant, expliqua-t-il avec un petit sourire taquin.

James et Lily le fusillèrent du regard. Lily se demanda comment elle allait faire pour supporter ces deux imbéciles. Quant à James, il soupira face au manque de tact de son meilleur ami. Si Lily se trouvait dans sa maison à lui, James Potter, l'être qu'elle arborait, c'est que quelque chose de grave lui était arrivé. Le fait que son père soit lui-même allé chercher Lily n'annonçait que de funestes évènements. Sirius sembla lire dans les pensées de James car soudainement, il réalisa que la présence de Lily était plus qu'étrange.

-Au fait, Lily que fais-tu ici ? Pas que tu me déranges mais aux dernières nouvelles, tu nous détestes. J'imagine donc que tu n'es pas là de ton propre gré, rappela Sirius.

-Aussi étonnant soit-il, je préfère être ici que chez ma sœur. J'ose espérer que cette maison est tellement grande que je pourrais être loin de vous.

-Mais en quoi ma maison a-t-elle un lien avec ta sœur ? poursuivit James, surpris.

-Je pensais que tu l'avais compris, Potter, vu que c'est ton père, chef de la brigade des aurors qui est venu me chercher. Mes parents sont morts et si je ne venais pas ici, le ministère m'aurait envoyé chez ma seule famille, ma sœur, Pétunia.

-Tu ne dois vraiment pas l'aimer pour accepter de venir chez moi.

-Elle me déteste sous prétexte que je suis une sorcière. Alors en plus que mes parents aient été assassinés par Tu-Sais-Qui, elle m'aurait fait encore plus culpabiliser.

-Encore plus ? Ça signifie que tu culpabilises déjà ?

-Ce que je ressens ne te regarde pas, Potter.

James la prit par le bras et la conduisit hors de la maison. Il s'avança dans le jardin et s'assit sur un banc perdu au milieu des fleurs. Alors que Lily allait râler, James leva la main pour la forcer à l'écouter.

-Lily, tu n'as pas à culpabiliser. Leur mort n'est pas de ta faute.

-Où est Black ? tenta Lily pour changer de sujet.

-En train de bronzez, j'imagine. Il déteste les conversations « difficiles ».

-Et toi pas ? Tu crois que je vais me confier à toi ?

-Non. Je ne te le demande pas. La manière dont les évènements se passent n'est pas intéressante. Il faut regarder ce qu'on en tire comme expérience. La mort n'est qu'une finalité obligatoire. Pour toi, cette expérience mortelle vis-à-vis de tes parents est arrivée trop tôt. Mais c'était leur destin. On voudrait toujours les avoir avec nous mais c'était leur heure. On ne peut rien y faire.

-Leur heure ? C'est Tu-Sais-Qui qui s'amuse et tu trouve ça normal ?

-Oh non, je ne trouve pas ça normal. Il est normal d'être triste, en colère, perdu… Il faut juste accepter ce que l'on ressent. Si tu as les yeux humides, laisse tes larmes sortir. Pleurer est le meilleur moyen d'exorciser sa peine. Mais n'oublie pas, Lily, qu'ils sont toujours là pour toi, dans ton cœur. Les gens qui nous aiment ne nous quittent jamais, ils restent gravés en nous. Où qu'ils soient, ils t'aimeront toujours car l'amour est éternel. Ils ne voudraient pas te voir culpabiliser.

-Tu as perdu quelqu'un de proche ? coupa la jeune fille, surprise par tant de maturité dans les paroles de James Potter, ce petit prétentieux. Tu en parles comme si tu savais ce que je vis.

-Oh j'ai un peu l'habitude, répondit-il en souriant. J'attends avec anxiété de savoir qui sera le prochain de mon entourage à mourir, ajouta-t-il le regard sombre. J'apporte la mort, déclara-t-il, la surprenant.

-Tu apportes la mort ? Répéta-t-elle, dubitative.

-Oui. Je sais que c'est un peu fou, voire même narcissique. Sirius et Remus essaient en vain de me contredire. Mais ma marraine ne l'avait pas nié. Après, Sirius est sûr qu'elle est cinglée alors bon… Mais, ma mère, mon papy, ma mamie sont morts. Ma mère est morte à cause de moi. Mon père nous a trouvé dans leur lit, moi dans ses bras froids. Mon papy est mort le jour de mes huit ans. J'allais souffler mes bougies et il a fait une crise cardiaque, devant moi. Ma mamie est décédée le jour où je rentrais de Poudlard. Pourtant, elle n'était pas malade.

-J'ignorais que tu n'avais plus ta maman.

-Je sais.

-Tu sais ?

-Tu m'as traité d'enfant pourri gâté et tu m'as dit de retourner dans les jupes de ma mère, expliqua-t-il sans la regarder.

-Oh... Je suis désolée... Je l'ignorais. Je n'aurais jamais osé dire une chose pareille si j'avais su.

-Je le sais. Tu es pardonnée depuis longtemps. Tu veux faire un tour pour que je puisse te montrer le domaine ?

-Oui, pourquoi pas ! Mais ça ne va pas déranger B… Sirius d'être tout seul ?

-Oh, il doit déjà s'être rendormi ! S'il s'ennuie, il fera la causette à Glorfi. L'elfe de maison, ajouta-t-il devant sa question muette. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux compter sur nous. Si tu veux parler, je suis à ton écoute, mais si tu as besoin de te changer les idées, on ira se faire une virée à Londres, promit James tout en l'entrainant entre les rangées fleuries.

-Merci.

Elle lui jeta un regard en biais. Etonnement, il gardait une distance raisonnable entre eux et ne l'admirait pas sans discrétion. Même si elle vit ses noisettes se tourner vers elle, il lui sembla qu'elle rencontrait un nouveau garçon. Jamais elle n'aurait pu imaginer que des paroles pleines de sagesse puissent s'échapper de ses lèvres. Ses émeraudes se promenèrent sur la palette colorée qu'étaient les plantes. De temps à autre, James lui fit quelques commentaires, lui racontant qu'enfant, lorsqu'il accompagnait sa mamie lors de ses séances de jardinages, il jouait avec les verres de terre, les fourmis et tous les insectes qu'il trouvait. Elle ne put s'empêcher de rire en l'imaginant à quatre pattes entre les fleurs à la recherche de petites bêtes.

-Qui est la déesse sur la fontaine ? dit Lily posant la question identique à celle de Harry, 20 ans plus tard.

-Athéna, la déesse de la sagesse, expliqua-t-il en tentant de contenir son sourire. On ne peut plus passer à côté sans rire avec Sirius depuis qu'on a réalisé que la version latine d'Athéna est Minerve qui nous fait penser à McGonagall.

Elle sourit. Cette petite promenade fut agréable et la beauté bucolique parvint à lui faire un peu oublier ses malheurs, lui rappelant à quel point la nature est belle. Sa bouche pincée ne prononça aucun mot. Elle ne répondit à James que par quelques petits sourires. Son silence ne dérangea pas le jeune homme qui continua d'agir comme si elle lui avait répondu. Parlant de temps à autre, il sut ne pas être envahissant mais montrer sa présence à la jeune fille. En arrivant sur la terrasse, elle vit qu'en effet Sirius dormait allongé sur sa chaise longue sous un large parasol flamboyant. Elle déclina l'offre de James, refusant de venir faire prendre le soleil avec eux, afin d'aller visiter sa nouvelle chambre.

À peine fut-elle rentrée que Sirius s'appuya sur ses coudes et planta son regard sombre dans celui de James. Ce dernier l'ignora. Il retira son t-shirt marin avant de s'allonger. Il compta intérieurement les secondes qui le séparaient du moment où son meilleur ami allait essayer de le faire réagir.

Un… Deux… Trois… Quatre… Cinq…

-Aïe ! s'écria James en sentant le pied de Sirius taper dans son tibia.

-Tu as passé une heure avec la tigresse et tu reviens sans marque rouge sur la joue, tu ne penses pas que tu as des choses à me raconter ?

-On s'est juste baladé dans le jardin. J'ai essayé de lui changer les esprits avec quelques petits souvenirs mais à part quelques sourires, elle n'a pas dit un mot. On a un peu parlé au début. Je lui ai parlé de maman, mamie et papy et je lui ai dis que si elle a besoin de quoi que ce soit, on est là.

-D'accord. Tu es bizarre quand même, Mini-Jamie.

-Pourquoi ?

-Tu agis comme le roi des abrutis depuis six ans avec elle mais elle débarque chez toi et tu sais faire les bonnes choses avec elle justement le jour où elle vit des évènements funestes !

-C'est parce que la mort et moi c'est une longue histoire ! Faut bien que je m'habitue à elle, elle me suit depuis toujours.

-Oh arrête avec ça, James. Je te connais depuis bientôt dix ans…

-Dix ans ? Autant ?

-J'avais huit ans, donc ça fait neuf ans que je te supporte…

-Ou que James te supporte, les coupa une voix féminine, les faisant sursauter tous les deux.

Dans un bond, ils firent face à Lily. James eut le souffle coupé. Il ne pouvait se détacher de ce corps simplement vêtu d'un maillot coloré. Sa peau colorée était mise en valeur grâce à ces couleurs chaudes. Pour la première fois en six années, il voyait sa longue chevelure relevée en une queue de cheval. Son regard glissa autour de son cou comme s'il le découvrait pour la première fois. Son collier vert émeraude luisait. Le coup de pied peu discret de Sirius le ramena à la réalité et il coupa court à sa délicieuse balade visuelle.

-Désolée, je ne voulais pas vous faire peur. C'est juste que quand je me suis retrouvée toute seule dans ma chambre, j'ai eu plein de souvenirs qui…

-Pas de problème. Tu n'as pas à te justifier, Lily. Tu es ici comme chez toi, expliqua James en se levant pour aller chercher une troisième chaise longue à mettre à l'ombre.

-Merci.

Ils passèrent tout l'après-midi ensemble. Lily les écouta discuter. Elle échangea quelques mots avec eux mais ne se prêta que très peu à la discussion. Elle les regarda courir autour de la piscine cherchant à pousser l'autre en premier à l'eau. Elle eut l'impression d'avoir face à elle deux enfants. Leurs rires parvint à lui faire oublier sa matinée. Derrière ses lunettes à soleil, Lily put les observer discrètement. Le regard que James lui lançait ne passa pas inaperçu. Un éclat de rire se transforma en une quinte de toux lorsqu'elle vit son hôte tomber à l'eau et la danse de victoire de Sirius.

Jamais elle ne l'avouerait mais en une journée, son opinion sur ses camarades avait évolué. Leur gentillesse à son égard, ni hypocrite ni trop inquiète, lui réchauffait le cœur. Pour souper, ils ne furent que trois, ainsi que Glorfi. Sur la terrasse, elle aurait préféré se perdre dans le ciel étoilée plutôt que de manger. Elle écouta distraitement la conversation.

-Lily ? Lily ?

Elle sursauta en réalisant que les deux garçons l'appelaient depuis quelques minutes. Elle sortit de ses rêveries et les interrogea silencieusement.

-On te demandait si tu veux regarder un film sur l'écran magique moldu et lequel tu veux voir, répéta Sirius.

-Un film ? Vous connaissez ça ?

-Oui. J'allais dans l'école moldue du village d'à côté avant Poudlard alors je connais pas mal de trucs liés aux moldus, expliqua James.

Lily ne sut que répondre. En moins de douze heures, le garçon qu'elle avait tant jugé la surprenait de plus en plus.

-Alors ce film, tu le mates avec nous ? insista Sirius.

-Pourquoi pas !

James échangea un regard amusé lorsqu'il montra sa collection de film. Il lui expliqua que la télévision n'était pas la seule installation moldue. En effet, sous l'écran était cachée une console. Sirius raconta avec enthousiasme comment l'année précédente, Remus n'avait pu se détacher d'un jeu prêté par le copain moldu de James. Lily fut curieuse de savoir quel jeu avait pu ainsi intriguer son collègue préfet.

-The Legend of Zelda, ou quelque chose comme ça.

-Un truc avec Ocarina aussi, ajouta James. On l'a eu durant un mois ce jeu et durant tout ce mois, le seul endroit où on pouvait trouver Remus, c'était le salon. Il était toute la journée derrière la console en train de jouer.

Lily éclata de rire, imaginant avec difficulté Remus Lupin être accro à un jeu vidéo. Elle posa son regard sur l'assemblée de jeu. Un vrai sourire s'étala sur son visage. Une douce chaleur l'envahit. Son enfance s'imprégna en elle tandis que des images de ses après-midis joués à la console chez son voisin apparaissaient dans son esprit. Elle se revoyait jouer. Son rire résonnait dans ses oreilles.

-Tu joues à Yoshi's Story ? demanda-t-elle abruptement.

-Euh oui. J'aime bien.

-Il était accro, un peu comme Remus avec Zelda, ajouta Sirius.

-N'exagère pas non plus !

-Ne te vexe pas, fratellino !

-Fratellino ?

- « Petit frère » en italien, expliqua-t-il.

-C'est mignon. On peut se faire une partie de Mario Kart, proposa-t-elle. Et après, on se matte un film. Je vous laisserai le choisir.

Avec enthousiasme, les deux frères de cœur acceptèrent. Ils passèrent une grande partie de la soirée à rire aux éclats. Qui aurait pu imaginer que ces trois-là passeraient ainsi un aussi bon moment ? James profita de chacun instant en compagnie de la belle jeune fille. Après avoir fini leur course, course que James remporta avec succès, ils choisirent de regarder le dernier film prêté par l'ami d'enfance de James. Cette relation intrigua un peu Lily. Jamais, elle n'avait imaginé que le garçon qu'elle côtoyait depuis six ans puisse avoir un ami moldu.

Affalés sur le canapé, les trois adolescents regardèrent les images défiler. James profita du contact de la peau douce de la jambe de Lily contre sa cuisse. Intrigué, Sirius posa plein de questions. Le dernier des mohicans parlait d'indiens, de guerre sur le continent américain, tant de choses méconnus pour le jeune homme.

Les douze coups de minuit sonnèrent dans la maison. Aucune réaction n'agita les garçons tandis que Lily réalisa qu'elle avait passé toute la journée en leur compagnie sans s'être énervé ou ennuyée. La porte d'entrée s'ouvrit, la coupant dans ses pensées. Surprise, elle voulut les interroger mais James avait déjà quitté la pièce tandis que Sirius n'avait pas quitté l'écran des yeux passionnés.

-On stoppe le film en l'attendant ?

-Ouais, on devrait, acquiesça-t-il en pressant sur le bouton.

Un silence se fit. Aucun des deux ne savait quoi dire. Ils fixaient l'image figée attendant que James revienne.

-Où est-il allé pour que ce soit aussi long ?

-Causer avec son père. Dès qu'ils peuvent se voir un coup, ils profitent.

-Il ne rentre que maintenant ? Il est minuit passé !

-Ne me dis pas que tu es étonnée, Lily, avec tout ce qui se passe avec Voldemort... Le dimanche était censé être le jour où William est à la maison mais il y a deux semaines, il n'a même pas pu le passer avec nous.

-Tu es ici depuis longtemps ?

-Depuis le début des vacances. Je suis parti de chez moi avant notre sixième année et maintenant j'habite chez les Potter ! Mais bon, déjà les autres annéess je passais plus de temps ici que chez mes parents durant les vacances. C'est eux ma véritable famille. Faudra que tu viennes avec nous voir le match samedi prochain, ajouta-t-il soudainement.

-Le match ? Ce n'est pas mon truc, le Quidditch.

-Tu te prendras un bouquin durant le match mais comme ça tu pourras venir voir l'ambiance dans un grand stade. C'est mieux que d'être toute seule ici non ? En plus, Remus vient aussi, ça pourrait être cool !

-Pourquoi pas ! C'est mieux que rester enfermé ici, en effet.

Un nouveau silence se fit. La porte s'ouvrit alors sur le père et le fils. James reprit sa place entre les deux autres adolescents tandis que William salua Sirius comme son propre fils. Il s'assit sur la table basse face à eux. La douce lumière éclairait la pièce avec légèreté. Les coudes appuyés sur ses genoux, la fatiguait se lisait sur son visage.

-J'espère que ces deux garnements se sont bien comportés avec toi, Lily, déclara-t-il, mais elle sentait que derrière cette simple phrase se trouvait une question.

-Très bien. Ils ont été très gentils.

-Bien, répondit-il en lançant un regard discret à son fils que Lily ne perçut pas. Je vous laisse, la jeunesse. Ne vous couchez pas trop tard.

-Oui papa, minauda James en souriant faussement.

Il leur lança un dernier regard avant quitter la pièce. À peine eut-il quitté la pièce que Sirius appuyait sur le bouton pour repasser le film.