Akan: Je sais que les dates des jeux vidéos étaient fausses. J'ai déplacé d'une dizaine d'année les consoles et jeux cités. Lily est chez James car William s'est proposé de prendre en charge cette jeune fille qui n'a plus de famille. Elle est mineure, ce n'est pas à elle de décider où elle veut aller. Bonne lecture^^


Et si tout était différent

Chapitre 47

La mort te suit

Devant le miroir, James finissait d'attacher sa cravate noire. Ses yeux noisettes se posèrent sur son meilleur ami qui grommelait contre son costard sombre. Son reflet le nargua. Trop souvent, il avait porté un vêtement de deuil, trop souvent, il avait dû enterrer des souvenirs heureux. Son regard se voila en songeant à la jeune fille dans la chambre d'à côté qui devait panser ses blessures. Il remit en place son nœud. Puis, jugeant son costume mortuaire noir bien en place, il quitta sa chambre avec Sirius. Il s'appuya contre le mur du vestibule.

-Je déteste les enterrements…

-J'imagine. Mais peut-être que les enterrements moldus sont différents ? tenta Sirius qui imaginait les douloureux souvenirs ravivés de son petit frère.

-Pour une fois que ça ne me concerne pas…

James laissa tomber sa tête en arrière. Il grimaça lorsqu'elle rencontra le mur. Il se reprit, se détachant du mur en entendant un bruit de porte. Sa belle apparut vêtue de noir. Son sourire avait disparu, ses émeraudes s'étaient éteintes. Elle s'appuya contre le mur à leur côté. Aucun mot ne fut prononcé. Rien ne pouvait décrire la tristesse expirée. Ils attendirent que William vienne les chercher.

Une petite église apparut dans le champ de vision de James. Le cimetière partiellement caché écorcha son cœur. Depuis toujours, il allait se recueillir sur les pierres froides. Sa mère, son papy, sa mamie… Tour à tour, ils avaient droit à la visite de leur fils et petit-fils. À chacun de ses retours de Poudlard, il y allait. Au début, il n'osait s'y rendre qu'avec son père. Mais depuis que ce dernier n'était quasiment plus à la maison, Sirius ou la solitude l'accompagnait.

Une tornade blonde fondit sur Lily. Sa meilleure amie, Alice, avait fait le déplacement. Remus était également présent. James surprit un regard tueur de la part d'une jeune femme équidé. Il ne dit mot la concernant mais ses noisettes lui lancèrent des éclairs. Seul son père et Sirius interceptèrent son regard. Ils entrèrent tous les six dans l'église. Lily s'assit le plus loin de sa sœur venimeuse. James sentit son cœur battre en se retrouvant à nouveau sur un de ses bancs froids. Il jeta un coup d'œil à son père assit au bout de la banquette en bois. À sa gauche, il vit les mains de Lily et celle d'Alice s'entremêler recherchant à atténuer la douleur. Il échangea un regard avec Sirius qui lut dans les yeux noisette de James ses souvenirs funestes.

-Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs. Nous sommes aujourd'hui réunis pour dire au revoir…, commença le curé.

James ne l'écouta plus. Plongé dans ses pensées, il n'entendait pas ses paroles mais celle du pasteur Brown lors de l'enterrement de sa mamie. Il se revoyait quatre ans en arrière. Les prénoms changeaient... Henry Evans devenait Maurice Potter, Isabelle Evans devenait Marguerite Potter.

-Levons-nous et prions pour leur âme, déclara le curé en écartant les bras et en récitant les yeux fermés.

Une main le souleva. Sorti de sa torpeur, il observa ses amis. Son père et Remus avaient les yeux fermés. Sirius l'interrogea silencieusement du regard avant de laisser tomber ses paupières. James sentit les tremblements de Lily. La tête baissée, elle fixait un point devant elle. Ses yeux étaient secs. Enlacées, ses mains se serraient sur son ventre. James ferma les yeux. Inconsciemment, sa main se posa sur le poignet de sa belle. Il se laissa emporter.

-Amen.

La voix grave du curé le ramena à la réalité. Le cœur apaisé, il se détacha de la peau douce de Lily. Il sentit sa main féminine s'agripper à lui. Il tourna un regard interrogateur vers elle. Ce qu'il vit le cloua sur place. Sur les joues de la Gryffondor, des vagues salées coulaient. Elle ne semblait plus pouvoir s'arrêter. Ses doigts serrèrent la main de James comme si sa vie en dépendait. Ses yeux brillaient. L'émeraude reflétait toute la peine qui s'y dégageait. James déglutit avec difficulté. Elle l'avait toujours fait chavirer d'un simple regard... Il se sentit partir. La femme qu'il aimait depuis si longtemps s'enchaînait à lui et pleurait les larmes qu'elle n'avait pu sortir depuis trois jours.

Le restant de la cérémonie fut ignoré. Seul leur contact visuel comptait. Ils sortirent de l'église. Les personnes venues vinrent dirent leurs condoléances à Lily. Ces phrases, James les connaissaient par cœur. Il sentit le bras de son père autour de ses épaules, comme s'il avait lu dans les pensées de son fils. La femme-cheval arriva vers Lily.

-Comment oses-tu venir ici, sale sorcière ? En plus, venir ici avec d'autres de ton espèce, cracha-t-elle.

-Ce sont aussi mes parents, se défendit Lily d'une voix tremblante.

James fit des yeux ronds en réalisant que cette horrible bonne femme n'était autre que la sœur aînée de la douce Lily. Il n'osait y croire. Elles étaient trop différentes.

-C'est de ta faute s'ils sont morts et…

-C'est la faute de Voldemort, Miss Evans, coupa William.

Son fils esquissa un petit sourire. Il vit Sirius afficher le même air que lui. Tous deux connaissaient le ton employé par William. Quand quelque chose ne lui plaisait pas, il n'allait certainement pas être gentil mais demeurer poli.

-Voldemort ne choisit pas ses victimes car un sorcier fait parti de cette famille sinon aucune de vous ne serait encore vivante. Votre père avait une place dans le gouvernement anglais moldu. Commettre un tel meurtre ne lui sert « juste » qu'à effrayer votre monde non-magique. Ne condamnez pas votre sœur pour quelque chose dont elle n'a rien à voir. Le fait qu'elle soit sorcière vous a juste offert la vérité, susurra-t-il d'un regard perçant.

Un rire faillit s'échapper des lèvres de James tandis que la sœur de Lily balbutiait des paroles incompréhensives.

-Sur ce, nous allons vous laisser.

Pétunia les regarda partir sans rien dire. Dégoûtée, elle marmonna contre sa sœur et les sorciers mais ne fut pas entendu. Lily remercia l'aide de l'auror. James soupira d'aise de quitter cette atmosphère mortelle. De retour au manoir, William resta exceptionnellement avec eux. Tout l'après-midi, ils tentèrent de changer les idées de la jeune fille. Avec bonheur, ils la virent sourire à nouveau. Sous l'œil protecteur de William, les cinq adolescents rigolèrent, se poussèrent à l'eau… Rien ne montrait que le matin même avait été si funeste.

Le lendemain, les trois maraudeurs ainsi qu'Alice avait prévu une surprise pour la jeune fille. L'auror avait déjà quitté la demeure lorsqu'à l'aube, ils allèrent réveiller Lily. Elle grommela. James observa les quelques affaires posés sur la commode, les jolies photos. Il évita de poser son regard sur la jeune fille qui ne portait qu'une petite nuisette. Finalement habillée, il fut surprit de voir comment Lily se laissa conduire à la gare. Ils prirent trois trains différents pour finalement arriver à destination…

-Londres ! s'écria surexcitée Lily.

James ne masquait pas son sourire. Voir son visage si heureux le comblait de bonheur. Il échangea un regard de fierté avec la seconde personne initiatrice de cette sortie, son frère de cœur. Ils quittèrent Victoria Station.

-Où voulez-vous aller, jeune fille ? demanda Sirius.

-Big Ben, Tower Bridger, Piccadilly… Oh je veux trop aller me promener dans St-James Parc, s'écria Lily sans réaliser ce qu'elle venait de dire.

Sirius, Remus et Alice échangèrent un regard amusé alors que toute couleur avait quitté le visage de James qui n'osait croire les mots que venaient de dire la belle de son cœur.

-C'est là que mes parents se sont rencontrés. C'était leur paradis d'amour, expliqua alors Lily.

-Nous irons y faire un tour, manger une glace, promit Sirius.

Ils quittèrent la gare. Les trois maraudeurs les conduisirent de bus en bus à Tower Bridge, Tower of London. Ils se promenèrent toute la matinée. Pour déjeuner, ils allèrent sur Piccadilly où ils firent également du shopping. Ils finirent par Big Ben avant d'aller manger une glace bien méritée à St-James Parc. En passant les grilles du parc, James ne put s'empêcher de tourner la tête vers Lily. Toute la journée, ils avaient rit ensemble comme de vieux amis. Il appréhendait le retour à Poudlard, dans trois semaines. Il savait qu'il n'allait plus jamais embêter Rogue après les évènements de l'année dernière, mais est-ce qu'il allait recommencer à agir comme un abruti avec Lily ? Il était sur son terrain chez lui mais à Poudlard, il était le maraudeur. Il balaya du regard le parc qui s'étendait à ses pieds. Ses pensées allèrent à ses parents. Tout comme pour Lily, cet endroit était symbolique pour Lisa et William Potter étant donné que c'était ici que la demande en mariage avait eu lieu. Son prénom venait de ce parc symbolisant l'union de ses parents.

Ils se couchèrent tranquillement dans l'herbe. Les filles discutaient entre elles et les garçons entre eux quand soudain Lily coupa court à leur conversation.

-Qu'est-ce que tu m'as fait hier, James ?

-Pardon ? s'étonna-t-il. Je n'ai rien fait.

-Oh si tu as fait quelque chose. Quand tu as pris mon poignet dans l'église. Je n'arrivais pas à pleurer depuis que j'avais appris la nouvelle de leur mort, finit-elle la gorge serrée. Tu as fait quelque chose car j'ai enfin réussi à pleurer. Toute ma tristesse est sorti mais pourtant je n'avais en tête que les plus beaux souvenirs de ce que j'avais vécu avec eux. Une douce chaleur qui venait de ta peau s'est propagée en moi. Tu as fait quelque chose et je t'en suis reconnaissante... Alors s'il te plaît dis-moi quand tu l'as fait.

-Je n'ai rien fait. Je te le promets.

-Je sais que c'est toi. Tu murmurais des paroles dans une langue que je n'avais jamais entendue. Qu'est-ce que tu faisais ?

James planta son regard dans ses émeraudes. Durant quelques secondes, il ne dit rien. Seul le bruit des feuilles au-dessus de leur tête provoqué par le vent interrompait ce silence.

-Je parlais la langue des anges.

Lily et Alice échangèrent un regard étonné avant d'éclater de rire. Les trois garçons se regardèrent et haussèrent les épaules sans comprendre leur réaction.

-Tu m'apprends à parler aux anges, James ? susurra Lily sans le croire réellement.

-Ça ne s'apprend pas.

-Pourtant, tu le parles, fit remarquer Alice. Peut-être même que tu n'es pas le seul maraudeur à parler aux anges, ajouta-t-elle en se tournant vers Sirius et Remus.

-Si, il est le seul, grommela le fils Black.

-Ça n'est arrivé qu'une seule fois à Sirius, expliqua Remus.

-J'ignore si t'es sérieux mais en tout cas, tu as fait quelque chose. Merci James, le remercia-t-elle avant de l'embrasser sur la joue.

Il se sentit rougir d'embarras et ne sut comment réagir. Il passa nerveusement sa main dans ses cheveux et marmonna quelques paroles incompréhensives. Sirius et Remus sourire d'amusement. Depuis le temps que James attendait ce moment, il se mettait à bafouiller. La douceur de ses lèvres resta gravée sur sa peau. Il raconta encore et encore à ses amis la sensation qu'il l'avait étreinte. Son corps avait décollé. Sur le chemin du retour, il n'avait que ce baiser en bouche.

-James, tu es peut-être mon fratellino mais reparle moi encore une fois de ce bisou de rien du tout et je te jette sur les rails, râla Sirius.

-Par malheur, il ne t'a pas compris, maugréa Remus tandis que James continuait à parler. Bon Dieu, il ne s'arrêtera jamais.

-Imagine si Lily lui roule un patin... comment il va être chiant.

-Je le massacre avant.

-Si Lily m'embrasse, je ne viendrais pas vous parler, je continuerais à l'embrasser jusqu'à la fin de mes jours, répondit James, un air niais collé au visage.

Sirius soupira de désespoir. Après seulement cinq jours, son meilleur ami lui cassait déjà les oreilles avec sa Lily. Il allait les transformer en chair à pâté avant la rentrée.

Le restant des vacances fut un paradis pour James. Son fratellone, son meilleur ami, sa belle et son inséparable copine étaient autour de lui, dans sa maison. Plus les jours passaient et plus leur amitié grandissait. Au début, c'était juste amical, des discussions entre personnes adultes mais au fil du temps, les adolescents avaient resurgis. Leurs rires devenait enfantins. Même lorsque Remus et Alice quittèrent le manoir, l'ambiance ne changea pas. La relation entre Lily et James avait évolué au point que la jeune fille le surnommait son ange en souvenir de la chaleur rassurante que James lui avait fourni lors du mariage qu'il disait venir des anges.

Lily faisait comme partie de la famille. Malgré tous ses préjugés, une solide amitié les lia. Etonnamment, James ne vint nullement lui demander de sortir avec lui. James apprit à se contenter de l'avoir pour amie. Lily. Le seul nom qui occupait ses pensées. Il avait rêvé tant de fois d'avoir ne serait-ce qu'un dixième de ce qu'il vivait...

À la grande surprise de tout Poudlard, la préfète en chef de Gryffondor était devenu inséparable des maraudeurs. Le temps des déclarations enflammées de James était terminé. Le ridicule l'avait quitté. À présent, il parvenait à avoir une conversation normale avec sa belle sans se mettre à bégayer ou devenir narcissique. Non seulement pour Lily mais également suite aux évènements de l'année dernière, il ne s'approchait plus de Rogue.

Noël approchait. La neige tombait autour du train rouge. Omniscient, le blanc était à perte de vue. James sourit en regardant les arbres défiler. Conscient que c'étaient ses dernières fêtes en tant qu'étudiant et enfant, il voulait en profiter au maximum. Depuis longtemps, il ne s'était réjoui autant de ce remue-ménage hivernal. Pour la première fois, il aurait Lily à ses côtés, en tant qu'amie certes mais l'espoir que l'amour électrise la jeune femme ne l'avait pas quitté. Sa véritable famille serait là bien que Remus et Peter manqueraient à l'appel. Une envie de prendre la main de Lily l'empara lorsqu'il passa le pas de porte. Comme chacun année, ils décorèrent tout ensemble le sapin.

-Il ne m'avait jamais fait le coup du « j'ai une mission, elle va durer plusieurs jours mais je serai là au plus tard le 23 », imita James, renfrogné.

Assit entre ses deux amis, il peinait à croire que son père, après être venu les chercher et avoir décoré le sapin, était reparti travailler pour une mission de plusieurs jours.

-Il ne pourrait pas faire une trêve à Noël ? On fête la naissance du petit Jésus et non pas celle du diable à ce que je sache, maugréa-t-il.

Lily jeta un regard étonnée à Sirius recherchant une explication à cet excès de mauvaise humeur. Pour toute réponse, elle obtint une grimace.

-Le pire c'est qu'on va devoir passer toute la journée du 23 avec ta cinglée de marraine, renchérit Sirius en lui donnant une tape dans le dos. J'espère pour toi qu'elle ne fera pas déguerpir Lily, et réduire votre amitié au néant, ajouta-t-il l'air de rien.

James fit de grands yeux en réalisant ce qu'il venait de lui être dit. Il pinça des lèvres. Ravenna pouvait devenir une véritable peste dès qu'il s'agissait de ses relations humaines. Cette attitude de vouloir l'isoler et lui apprendre de vieux sortilège plus usités aujourd'hui était son plus grand défaut. Il pria le ciel qu'elle ne détruise pas tout ce qu'il avait vécu avec Lily.

À son grand damne, elle salua avec froideur la jeune fille. Elle ne prononça aucun mot anglais témoignant qu'elle refusait de faire le moindre effort avec la nouvelle venu dans la famille. Il n'osa imaginer sa réaction s'il avait présenté Lily comme étant sa fiancée. Il n'avait peut-être pas de mère possessive mais sa marraine jouait ce rôle à la perfection. Il vit le regard blessé de Lily quand Ravenna salua Sirius comme l'avait-elle fait avec James. Son « Ciao moi Sirius, come stai ? » était la preuve exacte que l'italienne refusait une autre femme dans la vie de son filleul. Un grognement fut retenu dans sa gorge.

Le soir, William ne rentra toujours pas. Une panique sans limite l'étreignit. Le « au plus tard le 23 » n'avait pas été tenu. Jamais il n'avait loupé ne serait-ce qu'une minute de Noël avec son fils. La raison de ce retard, James ne voulait pas la savoir. Il resta enfermé dans un mutisme toute la soirée. Seule la conversation entre Ravenna et Sirius coupait le silence. Leur discussion n'arrivait pas à lui changer les idées. Son regard plongé dans le feu crépitant, il espérait que son instinct se trompait. Il passa la nuit à l'attendre. Seul son frère de cœur resta auprès de lui. Les flammes étaient la seule source de lumière. Emmitouflé dans une couverture rouge, James s'appuya contre Sirius qui passa un bras protecteur autour de ses épaules. Aucun mot ne fut prononcé. Jusqu'à ce qu'il s'endorme, James serra la main de son meilleur ami comme si toute son anxiété allait disparaître.

Le 24 au matin, la sonnette retentit, réveillant les deux garçons. James se précipita vers la porte. Il l'ouvrit d'un geste brusque. Le visage sombre de l'adjoint de son père, Kinglsey, fut comme un coup de couteau. Il se décala légèrement pour le laisser entrer.

-La mission s'est mal terminée hier, je suis désolé James mais votre père…

-J'ai compris, coupa-t-il refusant d'entendre les mots véridiques.

Le ton était tranchant. Il laissa Sirius le serrer contre lui et autorisa ses perles salées à ruisseler. Lily arriva à ce moment précis, découvrant James pleurant dans les bras de son meilleur ami qui échangeait quelques mots avec un homme qu'elle ne connaissait pas. Elle sentit un poids tomber dans son estomac. Elle les rejoignit. Leur mine sombre ne fit que confirmer ce qu'elle avait déjà compris. Elle sentit quelque chose de doux contre sa jambe. Un miaulement plaintif lui témoignait de la présence de Neve Nere. James se délaissa de son meilleur ami le temps de prendre le chat contre lui. Ils se regardèrent dans les yeux.

-Je vais l'annoncer à Glorfi, murmura-t-il entre deux sanglots.

Il se dégagea de l'étreinte protectrice et se refugia dans la cuisine. Il ne vit pas le regard autoritaire que son meilleur ami lança à Lily lui incitant de le suivre. Surprise, la jeune fille suivit les instructions silencieuses, admirant le calme de Sirius. Elle fut étonnée de découvrir James, agenouillé devant son elfe de maison, lui relatant la funeste nouvelle. Glorfi se mit à pleurer bruyamment. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres quand elle vit où était posé la patte noir de Neve Nere. Comme s'il comprenait la douleur de son maitre, le chat l'avait posée sur sa main, de manière réconfortante. Elle s'approcha d'eux. Sa douce main vint se poser sur son épaule. Il leva les yeux, recherchant la propriétaire de ce réconfort. Il croisa son regard émeraude. Un mouvement agita le coin de ses lèvres. Il voulut la rassurer, lui sourire, lui dire qu'il allait bien, qu'il allait être courageux, cependant aucun sourire ne se dessina sur son visage. Au contraire, il pinça les lèvres et ne put retenir à nouveau ses larmes de couler. Il tenta de se maîtriser mais peine perdu. Il sentit une douce chaleur dans son ventre lorsque Lily le prit dans ses bras. Le jour où tout basculait, il se trouvait enfin dans les bras doux de sa dulcinée...