Akan: Ravenna n'est pas comme Dumbledore. Elle a ses plans, c'est vrai. Dumby a ses plans et le but final sera positif pour lui alors que Ravenna est obnubilée par la prophétie et pense agir de la meilleure façon pour l'humanité. Ces paroles et actes méchants envers James, elle ne les voit pas car elle pense faire le bien. Dumby lui sait qu'il manipule!
Et si tout était différent
Chapitre 49
Auror Potter
Le soleil brillait au dehors. Les rayons chauds caressaient le visage de James. Il grommela à l'encontre des doigts qui osaient perturber son sommeil. Il se tourna sur le côté et plaça une de ses jambes sur le corps allongé à ses côtés. Il passa son bras autour de ses épaules et l'amena contre lui. La tête plongé dans la longue chevelure flamboyante, il respira l'amour. Immobile, il ne bougea pas. Un soupir de plaisir s'échappa de ses lèvres alors qu'elle caressait son torse nu. La porte s'ouvrit soudainement à la volée, les faisant sursauter.
-Joyeux anniversaire, Mini-Jamie, cria Sirius en rentrant.
Dans un bond, James s'assit dans son lit. Il jeta un regard noir à son meilleur ami et aida Lily à se recouvrir.
-Ça va, j'ai déjà vu une fille nue, ajouta-t-il avec un clin d'œil peu discret.
-Ne reluque pas ma petite amie, Sirius. Sinon, meilleur ami ou pas, je te casse la gueule, menaça-t-il.
-Je suis mort de trouille face à tes un mètre cinquante.
-Un mètre soixante-treize, grinça James.
-Il est peut-être petit, mais plein de muscle, répliqua Lily en passant sa main sur les abdominaux de son petit ami.
-C'est parce que tu n'as jamais vu de vrai mâle, répondit Sirius avec un petit sourire entendu. Si une fois, tu veux voir, je suis dans la chambre d'à côté. Après tout, on se partage tout, n'est-ce pas James ?
-Presque tout. Sors de ma chambre. On descend.
Alors qu'il fermait la porte, les deux amoureux l'entendirent crier.
-Ils nous font un maraudeur junior et ils descendent, Remus !
James soupira de désespoir en entendant les paroles de son meilleur ami. Puis un sourire carnassier se peint sur ses lèvres.
-L'idée de faire un maraudeur junior me plaît bien, murmura-t-il en se rapprochant d'elle tel un prédateur.
-On est encore un peu jeune pour un bébé, même si parfois j'ai l'impression d'en avoir quatre avec vous... Mais je pense qu'on devrait s'entraîner pour quand on en voudra vraiment, expliqua-t-il avant de s'emparer de ses lèvres.
Lorsqu'ils descendirent à la salle à manger, ils découvrirent, sans surprise pour James, la table présentant un petit déjeuner de roi. Un petit pincement au cœur lui rappela que pour la première fois, son père n'était pas là. Il rejeta immédiatement sa mélancolie pour se concentrer sur la joie d'être avec ses trois meilleurs amis et sa petite amie. Les bonnes odeurs le firent saliver. Alors qu'il allait se délecter de sa première crêpe, un bruit sourd contre la fenêtre le fit sursauter. À sa grande surprise, ce ne fut pas un simple hibou qui vint lui amener du courrier ce matin là. Il ouvrit la porte fenêtre et le rapace se posa sur une chaise. Sous son regard surpris, James prit la lettre de l'aigle. Grand et fort, son plumage était brun excepté sa tête, blanche comme la neige. Un jaune pétillant colorait son bec. Il ouvrit l'enveloppe et déplia la lettre. Ses yeux parcoururent les phrases. Au fil de sa lecture, il perdit de sa bonne humeur. Il sentait le regard de ses amis braqués sur lui.
James,
Tout d'abord, un joyeux anniversaire ! Tu as 18 ans ! Enfin ! J'attendais ce moment depuis très longtemps, depuis ta naissance, car c'est aujourd'hui que ta mère acceptait que tu connaisses ton destin. Mais toi, veux-tu le connaître ? La dernière fois qu'on s'est vu, j'ai cru comprendre que tu t'en fichais. Si, soudainement, tu as changé d'avis, écris moi. Tu sais où me trouver dans le Latium.
A bientôt, j'espère.
Ravenna.
Il soupira d'agacement. Il jeta négligemment la lettre sur la commode. Il grimaça en voyant que l'aigle attendait sa réponse. Il écrivit rapidement sur un petit bout de papier trouvé dans un tiroir une réponse remplie de froideur.
Non, je ne suis toujours pas intéressé. Je ne veux pas connaître mon destin. Je n'ai également pas le temps de prendre des vacances pour venir en Italie. Je travaille, moi ! J'ai réussi mes ASPIC, j'ai donc pu entrer sans difficulté dans la formation d'auror pour protéger ma communauté de manière active et non pas en restant caché en Italie. Je suis le meilleur de ma promotion, j'ai des Optimal dans mes presque toutes les matière, excepté potion, divination et histoire de la magie, alors tes remarques sur le fait qu'à Poudlard, on apprend peu de chose, tu les gardes pour toi ! J'ai pris note de ton désir de « m'aider »; si la malédiction continue, je t'appellerai et je viendrais vivre en ermite à Camerata Nuova.
James.
-On les mange ces crêpes ? s'exclama-t-il en se rasseyant.
Peter hocha vivement la tête alors que les trois autres attendaient une quelconque explication.
-Ravenna, grinça James.
-Oh, fit Sirius. Compris.
-C'est assez cool d'avoir un aigle à la place d'un hibou. C'est courant en Italie ? demanda Remus.
-Elle est folle, Lunard. Elle est tellement parano, qu'elle préfère avoir un aigle qu'un hibou. J'ignore pourquoi mais elle a toujours un aigle auprès d'elle. Je n'ai pas envie de parler d'elle.
Sa demande fut acceptée et plus jamais le prénom de Ravenna ne fut prononcé et pas que ce jour-là. Argumentant que pour fêter sa majorité, il faudrait le faire de manière mémorable, Sirius les amena dans un parc d'attraction. L'étonnement se lit sur les visages de James, Remus et Peter. Fiers d'eux, Lily et Sirius se vantèrent toute la journée. Ils s'amusèrent comme des enfants toute la journée. Finissant la fête en boîte de nuit, ils ne réussirent qu'avec peine à se lever le lendemain pour aller travailler.
Le visage cerné, James et Sirius essayèrent de ne pas se faire remarquer par leur formateur et tentèrent de se cacher derrière la liasse de paperasse. Mais à peine eurent-ils mis un pied dans le département des aurors que Kingsley leur tomba dessus. Grâce à quelques maigres excuses, ils réussirent à éviter les ennuis.
Le lendemain, les maraudeurs et Lily se rendirent à Poudlard où avait lieu une réunion de l'Ordre du Phénix, leur première réunion. Un peu stressés, ils montèrent jusqu'au bureau du directeur, mal à l'aise d'être les plus jeunes, de se retrouver face à leur professeur ou même supérieur. Ils saluèrent timidement Maugrey, le chef des aurors depuis la mort de William. Ce dernier maugréa un vague bonjour à leur encontre. James était persuadé que son patron ne l'aimait pas, comme s'il redoutait qu'un jour, le jeune Potter lui prenne sa place. Après tout, le chef des aurors avait presque toujours été un Potter. Face aux félicitations pour son examen d'ASPIC en métamorphose du professeur McGonagall qui disait n'avoir jamais vu de sort aussi parfaitement exécuté, il se mit à bégayer des remerciements sous les remarques moqueuses de Sirius.
Alors que Dumbledore parlait. James ne put s'interroger sur les raisons qui avaient poussé son père a refuser d'entrer dans l'Ordre du Phénix. Son ancien directeur parlait-il avec une telle rhétorique que l'on croyait ce qu'il disait alors qu'il pensait le contraire ? Il repensa à ce que son père et sa marraine lui avaient caché durant tant d'années et qu'il ignorait. William connaissait-il son destin ? Avait-il voulu le protéger le plus longtemps possible ? Il entendit sans les comprendre les paroles du sorcier. Pour l'instant, aucune véritable mission n'allait leur être confiée, ils étaient trop jeunes pour cela. Ils devaient faire leurs preuves. Faire ses preuves lorsqu'on ne nous demande de ne rien faire est quelque chose de difficile, songea-t-il. À la fin de la séance, il se sentit trahi, comme si on lui mentait, comme si on voulait se servir de lui lorsque Dumbledore le complimenta également sur ses résultats plus qu'excellent aux ASPIC. Le directeur lui confia sa déception de voir son offre rejeté par son père mais sa joie de voir que James n'avait pas hésité pour faire partie de l'Ordre du Phénix.
Néanmoins, au fil des mois, les membres de l'Ordre allait devenir des amis proches. Son avis changea également lorsque ses deux collègues, Frank et Alice, la meilleure amie de Lily, entrèrent dans l'Ordre. Ils n'étaient plus les seuls jeunes et les seuls nouveaux aurors. Lily, grâce à ses études en médicomagie était un élément indispensable pour l'Ordre à la fin des missions des plus périlleuses. Même si les choses s'étaient améliorées, même si James n'avait toujours pas entièrement confiance en Dumbledore, chose que Lily ne comprenait pas alors que Sirius l'approuvait totalement, il ne comprenait toujours pas pourquoi il n'allait jamais en mission. Il n'en avait accompli qu'une ou deux. Même au ministère, Maugrey ne lui donnait rien. Ses résultats aux ASPIC et aux examens d'entrée ne lui auraient-il pas vallu un peu de reconnaissance de son supérieur ?
Recherchant une solution à son problème, il amena un jour Neve Nere avec lui au ministère. Maugrey recherchait quelqu'un qui pouvait donner des indications importantes à Voldemort. Evidemment, personne ne penserait qu'un chat puisse avertir quelqu'un de ce qu'il entend. S'il parvenait à trouver quelqu'un à la solde de Voldemort, il ferait bonne impression et serait peut-être, avec chance, envoyé en mission.
-James, il y a Neve Nere dans ta poche, murmura Sirius lorsqu'en sortant de l'ascenseur, il vit un bout de queue noire.
-Je sais. C'est mon espion du jour.
-Pardon ?
-Black, Potter, j'ai de la paperasse pour vous, coupa Maugrey.
-Je pensais les prendre avec moi pour le contrôle de la sécurité de ce festival moldu, intervint Kingsley, mécontent de voir que ces deux apprentis n'étaient bon qu'aux travaux de bureau.
-Bon d'accord, concéda-t-il, créant une lueur d'espoir chez les deux jeunes adultes. Black, vous accompagnez Kingsley. Potter, je veux ces dossiers sur mon bureau à 14h.
Il laissa les trois aurors surpris au milieu du couloir. James sentit une colère naître en lui.
-Maugrey, j'aurais besoin de Potter… plaida Kingsley.
-Il reste. Vous vous contenterez de Black.
Il s'enferma dans son bureau. À peine la porte fut-elle fermée que l'auror confirmé jura, suivit de Sirius. Dans un profond silence, James garda son visage fermé.
-Je suis désolé, James.
-C'est bon. Vous n'y êtes pour rien. À plus, Sirius.
-James, appela Sirius, peiné de voir le visage déçu de son meilleur ami.
James ne l'écouta pas. Il s'enferma dans son bureau et se retint à grande peine de ne pas claquer la porte. Il donna un coup de pied rageur dans la poubelle. Un bruit sourd derrière lui l'alerta. Il se retourna, baguette en main. Il ne vit que le cadre des maraudeurs qui se trouvait sur son bureau étalé en mille morceaux sur le sol.
Tu devrais calmer l'héritier Gryffondor qui est en toi, pensa Neve Nere.
Je n'ai rien fait.
C'est qui alors ? Bon allez, laisse-moi faire mon petit tour.
Sympa, tu pourrais rester avec moi pour une fois, non ? Je viens de me faire jeter d'une mission de sécurité, mission basique. Il choisit toujours Sirius. Pourquoi est-ce qu'il me déteste tant ?
Je l'ignore. Mais si tu veux te faire bien voir, laisse moi aller fouiner.
Bon... Sois discret. Si tu as le moindre problème, tu m'appelles illico. Tu fais attention ! Ordonna James.
Promis.
Il ouvrit la porte et feignit d'aller aux toilettes. Il laissa la porte entrouverte de manière qui pourrait être prise pour accidentelle. Lorsqu'il revint, il vit en souriant que Neve Nere avait disparu. Il s'assit à son bureau et commença en grommelant à trier cette paperasse.
James ?
Oui ?
J'ai entendu ton prénom dans une conversation, je suis la personne pour écouter ?
Ouais. C'est qui ?
Une discussion entre Maugrey et Dumbledore.
James ne répondit pas, trop étonné.
Discrètement, Neve Nere entra dans le bureau en se cachant derrière la robe de sorcier de Dumbledore. Il se faufila derrière une plante et se baissa, prêt à les écouter.
-Maugrey, pourquoi n'envoies-tu pas plus Potter en mission ? Ce petit a quelque chose.
-Durant quatre générations d'affilées, le chef des aurors était un Potter. Lorsqu'un Potter partait, un nouveau prenait sa place. J'ai attendu assez longtemps pour avoir ce poste et je ne vais pas le laisser à ce gamin.
-Le ministre ne va pas nommer Potter chef des aurors, il n'a encore rien prouvé et n'a même pas fini sa formation.
-Il a proposé le poste à Kingsley !
-Il était l'adjoint de William Potter, fit remarquer Dumbledore. Tu ne pourras pas toujours le mettre sur la touche. Avec Voldemort comme adversaire, il nous faut tous les bons éléments.
-Si tu penses que Potter est si incroyable, pourquoi ne lui confies-tu pas plus de mission pour l'Ordre ?
-Parce que je pense qu'il a quelque chose. Je ne veux pas le tester sur le compte de l'Ordre. S'il échoue dans une mission, je préfèrerai que ça retombe sur le ministère.
-La prochaine mission, je la lui refilerai pour qu'on puisse voir ce qu'il vaut... Les experts aux examens d'entrées m'ont dit n'avoir jamais vu un gamin de son âge lancer des sorts si parfaits et si puissants. S'il devait passer dans le camp de Voldemort et qu'il plonge dans la magie noire…
-Ça n'arrivera pas. Je n'ai jamais eu beaucoup de contacts avec William Potter, pourtant j'ai essayé de nouer une amitié qui a toujours été refusée, mais je pense qu'il a toujours éduqué son fils dans la magie blanche, dans l'amour de son prochain. Si James Potter suit les traces de son père, à part le fait qu'il n'en fera qu'à sa tête, il ne rejoindra pas Voldemort.
-Tu n'es pas venu que parler boulot, j'imagine, susurra Maugrey en prenant place sur la chaise aux côtés de Dumbledore.
James, je suis dans une situation délicate.
Quoi ? Tu es où ?
Ne viens pas. Je vais fermer les yeux et les oreilles. Je suis en train d'assister à ce que tu as vu avec Sirius lorsque tu étais petit. Entre Dumbledore et Maugrey.
Beurk ! Attends, ils parlent de moi quand ils…
Non, ils en avaient marre de parler de toi alors ils font autre chose.
Neve Nere parlait de tout et de rien à James. Lorsque son calvaire fut terminé, il se dépêcha de quitter ce bureau en suivant les deux sorciers. Il avertit James qu'il arrivait et se faufila par la porte entrebâillée.
C'était horrible. Inhumain.
Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
Le chat sauta sur le bureau et s'étala sur les dossiers tandis que son maître s'affalait sur son siège.
Ta mission est pour bientôt.
L'animal raconta tout ce qu'il avait entendu, approfondissant le doute de James concernant Dumbledore. Il se sentit comme utilisé. Un pion puissant. Comme ce qu'avait prédit Neve Nere, James fut envoyé en mission dès le lendemain. Tous les jours, il partait en mission avec Sirius et Kingsley. Il avait fait ses preuves et les arguments de Dumbledore avaient persuadé Maugrey de lui faire confiance. Les missions s'enchaînaient, pour le ministère et l'Ordre du Phénix.
Mais alors qu'exceptionnellement, James et Sirius étaient cloîtrés, l'alarme d'urgence retentit dans le département des aurors. Ils se ruèrent dans le bureau de leur supérieur pour savoir ce qui se passait. Tous les aurors présents se lançaient des regards surpris, s'interrogeant mutuellement du regard.
-Une attaque a été lancée dans le nord de l'Angleterre dans un village sorcier. Vous-Savez-Qui a décidé de commencer les fêtes de fin d'année avec une grande mare de sang.
Il énonça le nom de la plupart des aurors présents dans le bureau. Seuls quelques-uns restèrent sur place afin de pouvoir avertir leurs collègues de retour de mission. Seul James et Sirius, dans les premières années, furent désignés pour y aller. Motivés, ils suivirent Kingsley avec entrain et l'écoutèrent avec attention.
-Défendre les civils avant tout, ensuite faire des prisonniers, répétait Sirius. Si je vois une de mes cousines, c'est la même règle ?
-Pour tous les mangemorts, c'est la même règle, confirma Kingsley.
Sirius grommela. Arrivé dans ce petit village enneigé, ils n'eurent pas le temps de réfléchir; des sorts leur arrivaient déjà dessus. Baguette en main, ils répliquèrent. Des éclats de lumières fusaient de part et d'autres. Au sol, des corps gémissaient. Les blessures sanglantes, les cris de douleurs furent comme une pression sur les épaules de James. Il eut l'impression que leur souffrance était à cause de lui. Alors qu'il contrait le sort d'un mangemort, il vit derrière ce dernier une femme être touchée et tomber à terre dans un hurlement. Son regard se braqua sur elle. Les paroles de Ravenna résonnèrent dans sa tête. La guerre n'était-elle pas un évènement tragique ? Ne la touchait-elle pas directement vu le métier qu'il avait choisi ? Perdu dans ses pensées, il ne vit pas le sortilège arriver droit sur lui. Il sentit une douleur fulgurante lui traverser le corps. Les dents serrées, il retint un cri de douleur.
-Son père doit se retourner dans sa tombe s'il voyait Potter junior à terre si rapidement, ricanèrent deux mangemorts.
Malgré la douleur, James distingua leurs paroles. Une colère profonde s'empara de lui. Il se releva dans un bond et après un puissant Stupéfix, les deux mangemorts furent à terre. L'effet du sort le quitta. Le souvenir de son père lui redonna toute la force et détruisit ses doutes. Cette attaque était une des plus importantes que Voldemort ait organisé. James le comprit lorsqu'un rire glacial retentit dans son dos. Lorsqu'il se retourna, il vit le mage noir en personne. Les aurors les plus entraînés l'encerclaient déjà. Néanmoins, le Lord Noir ne leur prêta pas d'attention, semblait-il. Il gardait son regard rouge sur le dernier Potter.
-James Potter… murmura-t-il en esquissant un sourire mauvais. J'ai pensé qu'une attaque importante dans la période des fêtes de Noël te rappellerait de bons souvenirs.
James serra les poings. Il se retint avec peine de lui rétorquer quelque chose.
-Ton père a contre-carré mes plans durant assez d'année pour que je laisse un nouveau Potter prendre de l'importance chez les aurors. Surtout que d'après mes sources, tu n'es pas un sorcier comme les autres. Meilleur élève de ta promotion, résultats les plus brillants depuis très longtemps aux examens d'entrées de ta formation d'aurors... Alors, exceptionnellement, je me déplace pour te faire une proposition Potter. Rejoins mon armée de mangemorts et ta vie sera épargnée.
-Jamais ! Je préfère mourir plutôt que de rejoindre des assassins.
-Tu as fait ton choix, Potter. Endoloris !
Une douleur insupportable s'empara de tout son corps. Il sentit ses genoux toucher le sol. Pourtant, aucun son ne s'échappa de ses lèvres. Mécontent de ne pas entendre ses cris de douleur, Voldemort relança le sortilège. Mais à la surprise des mangemorts et aurors, James ne hurla pas. Il serra les dents, les poings. Il refusait de donner ce plaisir au meurtrier de son père.
-Tu es résistant pour un gamin, plus que ton vieux père, le provoqua Voldemort.
Pensant le faire perdre ses moyens et pouvoir enfin entendre ses cris douleurs, le mage noir reçu de plein fouet le sort de désarmement. Sa baguette s'échappa de ses mains mais il se ressaisit à temps et réussit à la rattraper au vol. Personne n'avait jamais réussi à toucher le mage noir. L'exploit provoqué par ce jeune adulte provoqua une vague de murmure dans l'assemblée ténébreuse et lumineuse. Voldemort le regarda avec mépris, vexé d'avoir été surpris par cet auror non diplômé.
-Dommage de perdre un élément aussi doué, même s'il faut te réveiller en te blessant là où ça fait mal.
Le souvenir d'un vieux sort d'attaque appris par Ravenna, il y a quelques années lui revint en mémoire et sans réfléchir, James le lança. Il vit avec satisfaction son adversaire être touché et s'étaler au sol un peu plus loin. Il retint avec grande peine un sourire victorieux et moqueur. À sa droite, il vit son meilleur ami lever le pouce en signe de félicitations. Pour la première fois, il avait réussi à lancer ce vieux sort. Il réalisa alors que les combats étaient fini et que tous les regards étaient braqués sur lui. Il déglutit en sentant la pression lui tomber dessus. Dans un geste du poignet, Voldemort lui lança un puissant sort de magie noire. Il créa rapidement un bouclier mais le sort passa au travers.
-L'avantage des sorts de magie noire, c'est qu'ils contrent plus facilement ceux de la magie blanche.
James s'observa, surpris. Il pensa d'abord que le sort n'avait pas réussi. Il ne sentit rien. Pourtant, le regard mauvais en face de lui prouva le contraire. Le cercle autour d'eux murmurait la même interrogation que lui. Soudainement, il sentit une fulgurante douleur dans son thorax. Sa respiration se bloqua. Tout son corps se crispa. Un jet de sang sortit de sa bouche alors qu'il tombait à genoux au sol. Il vit avec effroi et douleur des plaies s'ouvrirent le long de son corps. Un flot de liquide rouge était vomi. Tremblant, il resta à terre. Incapable de se relever, il pria le ciel pour que la douleur cesse. À genoux au sol, la tête entre les mains, les coudes dans la neige, il avait l'impression de se vider de son sang. Sur ces joues, les larmes coulaient. Puis, soudain, ce fut le noir total. Il entendit vaguement le rire froid de Voldemort.
-Que la mort lente et douloureuse de Potter vous serve de leçon. Voilà ce qui vous attend en vous opposant à moi.
Il sentit son corps rencontrer le sol froid et enneigé. Son esprit plongea dans les ténèbres.
Soudain, ce fut le noir total.
