Raziel: James aurait voulu refuser mais son fils et ses meilleurs amis auraient été en danger prêt de lui vu qu'il doit vivre des évènements tragiques! Il préfère souffrir pour être prêt un jour à les sauver! Merci pour ta review!
Lala: Merci pour ta review et à bientôt!
Et si tout était différent
Chapitre 53
Une nouvelle vie
Lorsque James se réveilla le lendemain, il espérait avoir rêvé et qu'il allait découvrir sa femme à ses côtés dans leur lit conjugal. Hélas, quand il ouvrit les yeux, il retrouva le décor italien. Il se leva en grognant. Dans la cuisine, Ravenna lisait tranquillement le journal. Elle lui lança un sourire crispé. C'est avec tristesse qu'elle le vit manger sans appétit. Avec soulagement, elle aperçut Neve Nere qui lui tournait autour et qui devait sans doute essayer de lui faire accepter la mort de sa femme. S'il n'avait pas prêté serment, il serait déjà retourné en Angleterre, détruisant leurs chances de pouvoir gagner cette bataille. Elle le força à la suivre et à commencer l'entraînement.
-Il faut que tu maîtrises le plus rapidement possible la magie sans baguette, mais également la vieille magie.
Il hocha simplement la tête pour confirmer qu'il avait bien entendu.
-On va commencer par la magie sans baguette. Je t'ai sorti de la lecture. En attendant que tu recommences ta formation d'auror - je t'expliquerai plus tard, ajouta-elle précipitamment en le voyant ouvrir la bouche il faut que l'entraînement soit quotidien.
C'est ainsi que commença un apprentissage intensif qui occupa l'esprit tourmenté du jeune homme. Il commença par rapprendre les sortilèges les plus basiques sans baguette.
-T'es sérieuse là ? Tu veux que je fasse léviter ce livre ? Tu me prends pour un nul ou quoi ? Wingardium Leviosa ! lança-t-il en fixant avec intensité le bouquin qui ne souleva que de quelques centimètres.
-Magnifique James ! Tu as réussi à le faire léviter de deux centimètres ! se moqua-t-elle gentiment. Dire la formule c'est trop simple. Je sais que tu peux lancer la plupart des sorts que tu connais sans baguette, juste en énonçant la formule. Je pense aussi que tu aurais pu faire mieux et le faire léviter plus longtemps et plus haut. Je mets ça sur le compte de la fatigue. L'objectif est que tu dois le soulever sans rien dire, juste d'un mouvement de la main. Dans quelques temps, tu t'entraîneras pour pouvoir lancer tes sorts d'un simple regard.
Il acquiesça et se concentra à nouveau. D'un mouvement de la main, il ressaya, mais cela n'eut aucun effet. Il retint un grognement et jeta un regard noir à Ravenna pour la dissuader de dire un mot de plus. Avec étonnement, elle le vit recommencer. Ainsi de suite, il tenta de le faire bouger. Sérieux comme jamais elle ne l'avait vu, il se concentrait et tentait de se dépasser. Elle finit par le laisser pratiquer seul. Ravenna se plongea dans ses lectures. Glorfi vint jeter un œil aux efforts de son maître dans l'après-midi. Neve Nere se coucha sur le fauteuil. Toute la journée, il suivit James des yeux. Il vit les premiers résultats apparaître. Il l'encouragea, aida du mieux qu'il pouvait. À la fenêtre, Diego l'aigle se posa également durant quelques heures pour observer le nouveau train-train quotidien de sa maison.
Lors du souper, c'est avec joie que Ravenna vit James rentrer dans la salle à manger un sourire aux lèvres. Dans ses yeux brillaient toujours la tristesse d'être loin de ceux qu'il l'aime. Cependant, une lueur heureuse s'y reflétait.
-Ravenna, regarde ça.
D'un simple mouvement de la main, il déplaça les assiettes qui étaient dans les mains de Glorfi pour les déposer délicatement sur la table.
-Bravo ! D'un simple regard, tu peux le faire ? le provoqua-t-elle.
Il plissa des yeux de manière exagérée. Il y mit toute sa concentration. L'assiette décolla de quelques centimètres. Il grogna, mécontent. Il jeta un regard surpris à sa marraine qui semblait surprise.
-Quoi ? Tu me sous-estimais ?
-Je l'avoue ! Exécuter des sorts d'un simple regard est très difficile et requiert une grande puissance. Les bouger de quelques centimètres est déjà très bien.
-J'ai fait de grand progrès aujourd'hui ?
-Ouais.
-Je pourrais donc retourner plus vite en Angleterre ?
Ravenna ne répondit pas. Elle sentit son cœur se serrer en voyant son regard se remplir d'espoir. Sa motivation n'était pas le pouvoir ou la puissance. James voulait juste retrouver des êtres chers à son cœur. Il comprit la réponse négative de sa marraine par son silence. Ils discutèrent de magie durant le restant du repas. Durant la soirée, pour la première fois de sa vie, James se plongea dans un vieux manuscrit. Il sourit en songeant à la tête qu'aurait fait Sirius en le voyant lire si assidûment.
Les jours passèrent et se ressemblèrent. James se levait pour s'entraîner. Après un petit déjeuner rapide, il retrouvait Ravenna au salon pour apprendre ou alors pour entraîner. L'après-midi, il lisait à l'ombre d'un olivier. Il dévorait livre sur livre. Il soulignait, annotait au maximum. Il avait toujours avec lui un petit cahier où il rajoutait ses nouvelles connaissances. Sur ses genoux, Neve Nere dormait. Le soir, il s'autorisait un moment de repos et en profitait pour aller se balader dans les environs, évitant d'aller au village car il était déclaré mort et n'avait donc plus de papiers. Il essayait de continuer de vivre malgré la tristesse et la culpabilité qui le rongeait. Son fidèle compagnon dans la capuche de son pull, il pensait à son fils et à son meilleur ami.
Excepté lors de ses entraînements, il ne voyait que très peu Ravenna. Leur relation s'était certes améliorée, mais il restait en lui de mauvais souvenirs partagés avec elle. Il se souvenait parfaitement de ses paroles lorsqu'il avait appris la nouvelle de la mort de son père, des gestes rabaissant envers Lily. Elle voulait la protéger en l'éloignant de lui, lui avait-elle expliqué un jour. Cela n'avait servi à rien, au contraire, il s'était rangé aux côtés de sa dulcinée pour s'éloigner du dernier membre de sa famille.
La chaleur s'infiltrait dès qu'elle pouvait dans la chambre de James. Etouffante, elle l'enlaçait. Ce 23 juillet, elle s'immisça dans la pièce plus tôt que d'habitude. La chaleur s'approcha du corps endormi et l'enlaça. Du bout des doigts, elle lui caressa sa peau dénudée. Son souffle ébouriffa la tignasse noire. Il grogna dans son sommeil. Tentant de s'échapper de son étreinte, il se retourna à la recherche d'un coin frais dans son lit, en vain. Réalisant qu'il n'arriverait plus à s'endormir, il quitta le confort de son matelas, abandonnant la chaleur pour entrer dans la salle de bain où il s'aspergea d'eau fraîche. Il s'habilla à la hâte. Il descendit prendre son petit déjeuner, motivé à améliorer ses dernières performances magiques, voulant croire à son rêve et rentrer dans son pays natal le plus vite possible.
-Bien dormi ? demanda joyeusement Ravenna quand il fut à peine assit.
James lui jeta un coup d'œil surpris. Habituellement le matin, ils ne se causaient que très peu. Il fallait qu'il se replonge dans ses entraînements pour qu'il parvienne à lui pardonner la promesse qu'il avait été obligé de lui faire.
-Ça va. J'ai crevé de chaud, comme d'hab.
-Tu aimerais faire quelque chose de différent pour ton anniversaire ? demanda-t-elle. Après tout ce n'est pas tous les jours qu'on a 22 ans.
Il fronça les sourcils, réalisant peu à peu qu'aujourd'hui était bel et bien son anniversaire. Son cœur se serra.
-22 ans seulement et pourtant j'ai déjà tout perdu, murmura-t-il.
Il quitta précipitamment la table. Il s'arrêta à l'entrée de la demeure. Assis sur les marches du perron, il s'enfuit loin dans ses pensées. Les premiers rayons du soleil lui caressèrent le visage. Sur ces joues, des perles salées coulaient à flot. Son regard vide était fixé sur le gravier qui s'étendait à ses pieds. L'image de son bébé s'imposa à lui. Harry, qui essayait de marcher vers lui sur ces petites jambes et qui tendaient ses mains potelées pour être porté, lui manquait. Il entendait encore le doux son de son rire. Ces gazouillis résonnaient dans ses oreilles. Martelant ses tympans, le premier mot de son fils, « papa », vibrait en lui comme un appel au secours. Il réalisa pour la première fois depuis qu'il était en Italie qu'il espérait retourner en Angleterre retrouver son bébé. Mais même s'il y retournait aujourd'hui, Harry ne serait plus le même. Dans une semaine, son fils aura deux ans et plus de parents. Son cœur se serra en pensant qu'il avait grandit et qu'il n'avait rien vu. Il avait déjà loupé neuf mois dans sa vie, combien de temps allait-il encore manquer ? Il avait la sensation de sentir encore sa petite main posée contre la sienne. Hélas, tout cela n'était que des impressions, des souvenirs. Qu'il revienne rapidement ou dans longtemps en Angleterre, il aura failli à son rôle de père.
Pour la première fois en trois mois, il accepta la main réconfortante que lui tendit Ravenna. Le voyant fuir la cuisine, la maîtresse des lieux l'avait suivi. Se figeant à l'entrée, elle avait douté sur ce qu'elle devait faire en le voyant pleurer sur son perron. S'avançant doucement, elle se posa à ses côtés. Le corps de James tremblait. Néanmoins, son regard restait droit et vide. Elle passa un bras réconfortant autour de ses épaules. Avec surprise, elle le sentit se blottir contre elle, comme il l'aurait fait auprès d'une mère protectrice. Ses mains s'agrippèrent à la seule présence humaine qu'il avait côtoyé ses derniers temps. Craquant, il éclata en sanglot. Elle se sentit soulagée de le voir laisser sortir toutes ses émotions. Depuis le début, il essayait d'être fort et ne pas autoriser cette tristesse à le ronger. Ces larmes devaient sortir.
-Depuis que je suis ici, je veux retourner en Angleterre. Je veux retrouver mon bébé. Mais ce n'est plus un enfant d'un an et trois mois que je retrouverai. Harry va avoir deux ans. Peut-être sait-il marcher maintenant ? Peut-être a-t-il apprit de nouveaux mots ? Il doit déjà avoir tellement changé.
-Tu le retrouveras, tu le protégeras.
-Quand il aura quel âge ? Je veux retrouver mon bébé. Je veux ma vie d'avant.
Il n'obtint aucune réponse. Dans son cœur, il savait que rien ne pouvait lui être répondu. Même si Ravenna l'avait laissé retourner en Angleterre, tout aurait été différent. Sa vie aurait été changée. Lily n'aurait pas été là. Sa dulcinée, la femme qu'il avait attendue durant tant d'années... Sans elle, rien n'était plus pareil. Il voulait retrouver ses meilleurs amis, les maraudeurs. Il avait besoin de Sirius aujourd'hui plus que jamais mais par sa faute, son grand frère était emprisonné. Les paroles pleines de sagesse de Remus lui manquaient cruellement. Son cœur avait envie de se retrouver à nouveau les quatre amis ensemble sans qu'un traître ne vienne tout détruire. Peter les avait vendus, il avait fait écrouler sa vie. Il avait été si loin d'imaginer que son ami timide et grassouillet puisse leur faire ça.
Son âme voulait crier à l'injustice. Il n'avait jamais rien demandé. Il ne voulait pas être l'Élu. Cette prophétie avait détruit sa vie. Peu à peu, les gens qu'il aimait lui avaient été enlevés. Il ne devait plus s'attacher à quiconque. Ravenna ne pouvait mourir que de la main de Voldemort. Elle était la seule personne pour qui il pouvait éprouver des sentiments. Il devait supprimer toutes émotions en lui. Il n'eut pas besoin d'essayer pour comprendre qu'il lui était impossible de vivre sans aimer. Il avait besoin de ressentir tout ses émois pour savoir pourquoi il allait se battre. Il devait gagner ce combat pour offrir une vie heureuse à son fils. Il devait accepter sa souffrance. L'accepter pour devenir plus fort. Il se dégagea de l'étreinte réconfortante.
-Je vais aller manger pour être en forme pour l'entraînement, annonça-t-il.
N'attendant aucune réponse, il la laissa seule sur le perron. Il salua Glorfi avec un sourire. L'elfe lui répondit avec entrain. Il attendait un sourire de son jeune maître depuis si longtemps. Il avait remarqué ses yeux rougis mais son visage souriant et sincère lui avait réchauffé le cœur. Il servi un véritable festin au jeune homme. Rapidement, il retrouva sa mentor pour commencer son entraînement. Avec encore plus d'acharnement, il se concentra. Sa force était sa souffrance. Lors des séances, il oubliait sa vie d'avant, sa vie heureuse. Néanmoins, la douleur était toujours là. Il devait la surmonter pour son fils, son meilleur ami, en souvenir de sa femme, de son père. Il avait un but et avait compris l'enjeu. Il ne se battait plus pour récupérer sa vie mais pour pouvoir se la reconstruire un jour.
-Je peux te poser une question ?
Surprise, Ravenna tourna la tête vers James. Ce dernier avait cessé d'améliorer son niveau de métamorphose pour s'affaler sur le canapé à ses côtés.
-Bien sûr, répondit-elle, redoutant malgré elle la question qui allait lui être posée.
-Quand tu venais à la maison et que tu discutais en privé avec mon père, vous parliez de moi ?
-De toi ? En privé ?
-Oui. Tu m'as dit un jour que vous aviez quelques trucs à régler. C'était à mon sujet ?
-Tu penses à la prophétie ?
-Oui.
-J'avoue que parfois on en parlait.
-Qu'est-ce que vous cachiez ? Ravenna, tu dois me le dire. Je suis au courant de tout, ou je dois encore apprendre des choses me concernant ?
-Te concernant, tu sais tout. On parlait de Dumbledore, ajouta-t-elle devant son regard perçant.
-Tu ne le connais même pas !
-J'en ai assez entendu. Il ne t'a pas fait bonne impression la première fois que tu l'a vu, paraît-il.
-J'avais onze ans. Je savais que mon père et lui n'étaient pas amis. J'ai peut-être été influencé, expliqua James.
-Tu l'as côtoyé pendant sept ans, voire plus, n'as-tu jamais rien remarqué de louche ?
-Bien sûr que j'en ai remarqué. Je m'accrochais même à ces choses louches que je découvrais.
-Alors tu me crois lorsque je dis qu'il n'est pas digne de confiance ?
-J'aimerais juste savoir ce qui te fait dire ça. S'il te plaît, explique-moi, supplia-t-il.
-Tu connais le conte des Trois frères de Beedle le Barde ?
-Bien sûr, ça doit être le conte que mamie me lisait le plus souvent.
-Tu es donc conscient d'avoir une des reliques ?
-La cape ? demanda James incrédule.
-Aux dernières nouvelles, la baguette de Sureau n'est pas entre tes mains et la Pierre, j'ignore où elle est.
-Tu sais où la baguette de Sureau ? Tu crois vraiment qu'elle existe ? La cape n'est pas une relique sinon on l'aurait soigneusement enfermé dans le manoir, les Potter ne se la passerait pas de générations en générations, expliqua-t-il en finissant les derniers mots dans un murmure.
Son visage se voila lorsqu'il prononça ces paroles sur les générations Potter. Il songea à son fils. Il n'avait plus la cape ; son fils ne la recevrait jamais.
-La cape est une des reliques. Le troisième frère était Ignotus Peverell, ton ancêtre.
-Dumbledore m'a demandé si c'était bel et bien mon ancêtre et si j'avais son héritage. Je n'avais pas compris de quel héritage il me parlait. Mais sa question était de savoir si j'avais la cape ?
-Sûrement.
-Ne t'inquiète pas, je lui ai dit que je n'avais rien reçu. Mais la cape était chez moi. Vu que je suis mort, il pourrait très bien l'avoir dérobé.
-Non, je sais où est la cape. Ici, déclara-t-elle en souriant devant son regard interrogateur.
-Tu rigoles ?
-Non. Quand je suis venu te chercher à Godric's Hollow, j'ai aussi pris la cape.
-Je croyais qu'un sort l'empêchait d'être volée ?
-Je l'ai pris pour te la remettre. Elle est dans ton armoire en haut. Bref, la pierre de résurrection, j'ignore où elle se trouve. J'ai fait pas mal de recherche. Ton père m'a bien aidé. Mais il reste des points à découvrir.
-Et la baguette ? Avec cette baguette, le sorcier gagne tous les combats. D'accord, selon la légende, le premier frère est tué dans son sommeil donc le sorcier qui la possède n'est pas invincible.
-Pour être invincible, il faut les trois reliques.
-Tu penses que Dumbledore veut les reliques ?
-Il en a déjà une.
-La Pierre ?
-La baguette ! James, m'as-tu seulement écoutée ? J'ai dit que j'ignorais où était la pierre. J'ai fait la même chose que Dumbledore, je me suis renseigné sur les fameuses rumeurs circulant à travers l'histoire et à travers l'Europe où à chaque fois un sorcier disait avoir la baguette de la Destinée ou le Bâton de la Mort. J'ai remonté jusqu'au dernier sorcier qui a clamé l'avoir possédé. Gregorovitch était un fabricant de baguette. Il était convaincu, et il avait raison, d'avoir la baguette de Sureau. Grindelwald le désarma et devint le propriétaire.
-Et comme Dumbledore a vaincu Grindelwald, il est devenu le propriétaire de la baguette. Il a peut-être la baguette mais ne recherche pas les reliques. Sa question sur Ignotus Peverell pour savoir si j'ai son héritage était une simple curiosité.
-Je ne pense pas, non... C'est quand même étonnant que Grindelwald prenne possession de la baguette en 1939 et que seulement six ans plus tard, Dumbledore intervient comme un héros. De plus, personne n'a jamais vu leur combat. Le corps de Grindelwald a été trouvé baignant dans son sang mais ce qui s'est passé exactement, on l'ignore. Ta grand-mère maternelle allait souvent en Angleterre dans son petit cottage de Godric's Hollow. J'étais toute petite la première fois qu'elle nous a fait mention d'un de ses jeunes voisins très ambitieux, nommé Albus Dumbledore. Quand le combat entre Dumbledore et Grindelwald a eu lieu, elle était étonnée qu'ils se soient battus car quand il vivait encore à Godric's Hollow, son petit ami venait souvent lui rendre visite.
-Dumbledore et Grindelwald ? Pourquoi est-ce que je suis au courant de sa vie intime ? marmonna James, dégoûté.
-Lorsque j'ai interrogé Gregorovitch, il m'a dit avoir rencontré Dumbledore peu avant la mort de Grindelwald. Qu'il lui avait posé des questions sur la baguette de Sureau. Il n'existe plus qu'un seul prisonnier à Nurmengard, Gregorovitch. Dumbledore a fait sortir tous les prisonniers mais a enfermé quelqu'un. Il m'a fallut l'aide de Diego pour le trouver. Aux yeux de tous, cette prison est vide.
-Pourquoi est-ce qu'il n'a pas tué Voldemort s'il a la baguette ?
-On en a discuté avec William. Dumbledore l'a affronté plus d'une fois. Il ne gagnait pas alors qu'il aurait dû, grâce à la baguette. Mais Voldemort ne peut mourir que de ta main vu que c'est toi l'élu de la prophétie, alors baguette ou pas baguette, tant que tu es vivant, Voldemort ne peut pas être tué par Dumbledore.
-Mon père savait qu'il se battait contre du vent ? Pendant des années, il était tout le temps au travail mais s'il n'y a que moi qui peux en finir.
-Il n'essayait pas de tuer Voldemort mais de sauver le maximum d'êtres humains.
-Si je gagne contre Voldemort, Dumbledore pourra me tuer.
-Essayer, oui. Il a dû comprendre que quelque chose l'empêchait de tuer Voldemort. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête. Je sais qu'il cherche les reliques. Par chance, la cape est sous la protection d'un sortilège, il ne pourra donc pas la voler…
-Sans tuer les Potter. Personne ne peut savoir ce qui se passe dans sa tête. C'est Dumbledore qui a ordonné à mon supérieur de me donner la première mission que j'ai eu au ministère. Il voulait me tester.
-Tu as réussi le test, j'imagine ?
-Ouais.
-Pense à ton entraînement. Moi je réfléchis pour trouver la pierre avant Dumbledore. Je suis sûr qu'il la cherche, j'ai l'impression qu'il y a des éléments qui m'échappent, comme si les preuves avaient été volatilisées.
-Ça me concerne vu que si je tue Voldemort, Dumbledore en aura après moi.
-Ou alors, tu aideras Voldemort a tuer Dumbledore ainsi tu n'auras qu'un seul sorcier à tuer... On a le temps d'en reparler. Reprend l'entraînement. Tu dois être capable de changer les parties de ton corps sur du long terme pour le premier septembre. Par exemple, pour que ta tignasse noir devienne blonde.
-Comme si je voulais ressembler à un Malefoy !
Il leva les yeux au ciel, désespéré devant son incompréhension. Il ne sentait pas du tout ce nouveau plan. Il se concentra à nouveau, chassant ses doutes et sa culpabilité.
Je ne suis pas une pervers qui essaie de casser Dumby avec tous les persos (beurk), la liaison entre Dumbledore et Grindelwald a été inventée par J.K. Rowling, elle-même!
