Akan: Je n'ai pas encore réellement trouvé la réponse pour la question de qui va trouver la pierre! Merci et bonne lecture!
Et si tout était différent
Chapitre 56
Welcome Home
Sa main tremblante se posa sur le portail. Après une inspiration profonde, il la poussa. Son regard redécouvrit la grande bâtisse. Un sourire se dessina à la vue des hautes colonnes. Les fleurs étaient le long de l'allée s'étaient éteintes après toutes ces années d'abandon. Les larmes coulèrent quand il posa son pied à l'intérieur de la demeure. Poussiéreuse, elle gardait encore sa beauté et sa grandeur. Les images de son passé se bousculaient dans sa tête. Il rigola en remarquant que Glorfi était déjà en plein nettoyage. Ses grands yeux luisants brillants à nouveau. L'elfe de maison était heureux d'avoir retrouvé la véritable maison de ses maîtres.
-Enfin de retour, murmura James.
Rien n'avait changé. Une légère couche de poussière s'était simplement couchée. Le salon était tel qu'il l'avait quitté avec Lily. Les photos de son bébé se trouvaient encore accrochés au mur. Sa chambre n'était plus celle de son adolescence mais celle de sa vie d'homme marié. La douleur était profonde. Les souvenirs revenaient avec force. Il se sentit soulagé à l'idée que la chambre d'Harry avec ses jouets et ses peluches ne soient plus ici il n'aurait pas supporté la vue de la chambre d'un bébé. Harry allait entrer à Poudlard dans quelques mois, il n'était plus un nourrisson.
Le soir précédent son entretien au ministère, il observait le feu dans l'âtre de la cheminée. Il y a deux semaines il était encore chef de la brigade des aurors italienne. Aujourd'hui, il n'avait plus de travail. Il y a deux jours, il était encore en Italie à vivre avec Ravenna. Aujourd'hui, il était un mort qui se faisait passer pour quelqu'un d'autre en Angleterre.
Le jour de l'entrevue, il ne se sentit étonnement peu stressé. Il avait su être un auror exemplaire en Italie alors pourquoi aurait-il des difficultés en Angleterre, son pays natal. Il grogna en sentant la basse température anglaise. La chaleur de l'Italie allait lui manquait. Mais il préférait avoir froid et être chez lui.
Il transplana au ministère de la magie. Il plaça un masque d'impassibilité sur son visage. Rien ne pouvait laisser deviner les tourments qui se cachaient derrière son regard bleu. Néanmoins, James ne s'était jamais sentit si bizarre. Ses sentiments étaient contradictoires. Il avait attendu tellement d'année pour revenir que ce retour en était douloureux. Quand son regard se posa sur la fontaine, il feignit un air admiratif. Son cœur battait la chamade. Il se voyait encore enfant quand pour la première fois il avait accompagné son père. Il avait couru vers la fontaine pour y mettre la main dans l'eau. Son regard découvrait les changements ou, au contraire, s'étonnait de la ressemblance avec ce qu'il avait connu.
Ses pieds le guidèrent machinalement vers le bureau de réception. La jeune secrétaire ne semblait pas l'avoir vu. Une fausse quinte de toux la tira de son travail. Il lui sourit avant de le regretter en la voyant lui faire un sourire charmeur. Jamais il n'arriverait à comprendre ce que les femmes trouvaient d'attirant au corps de Tellerino.
-Bonjour, je suis Monsieur Tellerino. Pourriez-vous me dire où se trouve le bureau des aurors, s'il vous plaît ? Même si je sais parfaitement où il est pour y avoir travaillé durant trois ans.
-Quatrième étage, troisième porte à gauche. Au revoir monsieur, minauda-t-elle.
Arrête de faire la poufsouffle !
Dans l'ascenseur, il s'appuya contre la paroi et ferma les yeux. Les yeux ouverts, il se voyait prendre cet ascenseur avec Sirius. Il ne devait pas penser à son passé. Il inspira un bon coup quand dans un brusque arrêt, les portes s'ouvrirent.
La secrétaire a rajeuni ! Pas le reste ! C'est le même bureau, j'en suis sûr !
-Bonjour, puis-je vous aider ?
-J'ai un rendez-vous à 8h30 avec le chef des aurors. Monsieur Tellerino, ajouta-t-il.
-Vincenzo Tellerino, c'est ça ?
Tu en connais beaucoup d'autres des Tellerino ?
-En effet.
-Suivez-moi.
Il regarda autour de lui. Les choses n'avaient guère changés en 10 ans. Il avait l'impression de revenir dans la passé. Il faillit dire quelque chose en reconnaissant son bureau. Le lieu où il avait tant discuté avec Sirius, où Maugrey lui faisait faire la paperasse.
Neve Nere, tu te souviens quand je t'ai pris au ministère ?
Oui, je m'en souviens. J'ai été traumatisé par une vue plus que dégoutante. Ca va ?
Ca va. Il y a eu mieux. J'ai l'impression de faire un saut dans le passé. Je te raconterai après. J'ai mon entretien là. A toute.
Bonne chance.
Après qu'elle eut toqué, un homme grand et noir leur ouvrit. Son regard détailla le jeune homme en face de lui. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et il se sentit stressé, réellement quand il vit son ancien formateur lui ouvrir. Si quelqu'un pouvait le reconnaître dans ce département c'était bien Kingsley. Les autres ne l'avaient pas assez connu. Il devait être fort.
-Entrez Monsieur Tellerino. Merci Mademoiselle Smith.
Cette voix grave lui donnait l'impression d'être à nouveau un apprenti auror. L'entendre le nommer par son pseudonyme était douloureux. Il voulait crier la vérité. Il prit place en face de l'auror. Rien ne devait paraître.
-Kingsley Schackelbolt, second chef des aurors. Alastor Maugrey, le chef, est en mission aujourd'hui, il m'a chargé de vous recevoir.
Les choses n'ont vraiment pas changés. Je vais encore me taper de la paperasse avec lui comme patron. Je crois que Cantoni va me manquer, pensa-t-il amèrement.
-Alors dites-moi, pourquoi avez-vous décidé de quitter l'Italie pour venir en Angleterre, Monsieur Tellerino ?
Arrête de me vouvoyer ! Je suis ton ancien élève ! Tutoie-moi !
-L'Angleterre possède une bonne réputation pour son département des aurors et je dois dire que j'ai toujours été fasciné par ce pays. Normal, c'est le mien, c'est mon enfance ! Ma mère était originaire de Grande-Bretagne. Elle est décédée quand j'étais tout petit et venir ici serait apprendre à la connaître, récita calmement James.
-Pourtant, vous aviez un poste important à Rome. Etes-vous conscient que votre statut sera totalement différent ici ?
-Oui, Monsieur. Je suis prêt à faire ce compromis. Tant que Maugrey me fait aller en mission, un minimum !
-Prêt à suivre les ordres et ne plus être la personne qui en donne ?
-Oui, j'y ai déjà beaucoup réfléchis. Vous savez, monsieur Schackelbolt, je n'ai qu'une trentaine d'années, j'aurais le temps de grader avec les années. Peut-être même que l'Italie me manquera rapidement et que l'envie de reprendre ma place me prendra. Ca m'étonnerait que je veuille quitter l'Angleterre à nouveau !
-Vous n'avez pas de famille qui pourrait vous pousser à retourner dans votre pays natal ? Des frères et sœurs, des amis, une petite amie… ?
-Mes amis mes manqueront, bien évidemment, mais je les retrouverai durant mes vacances et on peut toujours s'écrire. Je n'ai pas de petite amie, là-bas. Je suis enfant unique et orphelin depuis trois ans. Mes amis sont ici, ma famille est ici, pourquoi voudrais-je retourner là-bas ? J'attendais le moment de revenir ici depuis trop longtemps !
-Vous devez me trouvez bien suspicieux Monsieur Tellerino…
-Non, vous faites votre boulot. J'aurais fait la même chose à votre place. Vous êtes bien obligé de connaître mes motivations pour accepter de m'embaucher. De plus, il y a quelques années l'Angleterre a connu quelques problèmes il me semble avec un mage noir… Vous devez sûrement rester prudent !
-L'époque où Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom faisait régner la terreur est terminée. Evidement, qu'ils restent encore quelques Mangemorts mais entre nous, il n'y a de moins en moins. Je veux bien vous engager Monsieur Tellerino, votre CV est des plus remarquables. Il est rare de voir des élèves sortir qu'avec des optimal dans toutes les matières. De plus, votre ancien chef vous a grandement recommandé. Je vais donc me fier à mon collègue d'Italie. Veuillez signer ici, s'il vous plaît.
Ouf ! Ca c'est fait !
James signa.
-A lundi, 7h30 Monsieur Tellerino.
Il salua une dernière fois Kingsley. Il rentra rapidement. Au manoir Potter, il retrouva son apparence normal et raconta dans les moindres détails les retrouvailles avec son passé à Glorfi et Neve Nere. Les quelques jours de congé qu'il lui restait furent mis à profit pour continuer son entraînement. Ainsi occupé, il ne pensait à rien d'autre.
Quand il arriva le lundi, il ne fut guère étonné de voir la pile de document que Maugrey lui avait réservé. Mais à son grand étonnement il partit en mission dès le mercredi. Comme il l'avait toujours fait, il n'eut aucune difficulté à la réussir. Il monta dans l'estime du chef des aurors. Le voir le féliciter le faisait rire. Les aurors qu'il avait connu à l'époque étaient les personnes avec qui il avait le plus de peine. Kingsley lui rappelait trop de souvenir. Cependant, peu à peu, il se surprit à aimer ses souvenirs. Avant, ils le rendaient tristes, aujourd'hui, il lui donnait de l'espoir.
Sa surprise fut quand il rencontra Nymphadora Tonks, la petite cousine de Sirius. Il l'avait vu petite et maintenant il la rencontrait adulte. Après cette rencontre, il eut encore plus peur de rencontrer Harry pour la première fois après 10 ans.
Tu vas aller le voir à King's Cross demain ?
Je ne sais pas. Ca serait bizarre non ? Pourquoi un auror irait-il là-bas et je ne peux pas aller en Potter ?
Avec la cape ?
Tu crois vraiment que c'est une bonne idée ?
Tu en meurs d'envie.
D'accord, demain, je vais à la gare voir mon fils sous ma cape.
Depuis 10h, James était à la gare. Caché sous sa cape, il regardait les élèves passer la barrière magique. Stressé, il n'osait pas la franchir. Il était à faire un pas en avant et ensuite reculer. Son cœur voulait son fils mais sa raison avait peur.
-Excusez-moi, où se trouve la voie 9¾ ? demanda une voix enfantine.
Il se retourna en souriant songeant que ce petit devait être un fils de moldu pour oser poser cette question. Mais lorsqu'il se retourna, il se figea. A quelques pas de lui, un garçon de 11 ans, les cheveux noirs en batailles sur la tête et de petite taille était perdu. Son fils était là, près de lui. Son regard émeraude le transperça. Il lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Harry était identique à James à 11 ans. La ressemblance était frappante. Il fut par contre surpris de voir ses habits beaucoup trop grands pour lui. Il le fixa, le sourire aux lèvres. Il avait envie d'enlever sa cape, d'aller lui parler, de lui expliquer comment passer la barrière. Cette frimousse lui fendait le cœur. Il peinait à croire comme son bébé avait grandit. Il fut grandement reconnaissant envers Madame Weasley qui fut la seule personne à l'aider. Il s'en voulait. Il aurait dût être aux côtés de son fils pour son premier jour. Il le regarda disparaître et soupira. C'est le cœur lourd qu'il rentra.
Le temps passa depuis cette première rencontre. Le travail lui prenait beaucoup de temps et son entraînement l'aidait à ne pas trop penser à son fils. Il savait que tant qu'Harry serait à Poudlard, il lui serait impossible de le revoir. Sirius emprisonné, il ne pouvait pas le retrouver. Il voulait dire la vérité à quelqu'un. Souvent, il était tenté d'appeler Remus. Son courage le désertait dans ces moments-là.
Au ministère, les employés parlaient de ce qu'ils entendaient à Poudlard. Ainsi quand le célèbre Harry Potter avait été envoyé à Gryffondor, James l'avait rapidement sut.
Peu après Halloween, fête qu'il détestait, il était assit au bar d'un petit restaurant et buvait tranquillement son café quand il entendit le nom de son fils. Quelques brides conversations lui parvinrent. Il apprit avec fierté que son fils était le plus jeune attrapeur depuis un siècle et qu'il avait gagné son premier match. Il se renfrogna en entendant que son balai avait été détourné par un sortilège. Il se sentit en colère contre la personne qui avait osé tenter de faire du mal à son petit garçon.
-Le petit Potter est le digne fils de son père, expliquait le petit sorcier.
Evidemment, c'est mon fils ! pensa-t-il songeur essayant de ne pas laisser la culpabilité le ronger.
La neige formait un tapis blanchâtre. Les commerçants vendaient de multiples cadeaux colorés. La saison des paquets était à son apogée.
Sérieusement, James, tu vas envoyer la cape sous nez de Dumbledore ? Il cherche les reliques !
Je l'envoie à mon fils. Tous les Potter reçoivent la cape à leur premier Noël à Poudlard. C'est une tradition.
Si tu suis la tradition, tu vas aussi dire que c'est de toi ? De son père ?
James tira la langue au félin. Il entreprit avec nostalgie d'emballer la cape. Il nota juste un petit mot comme accompagnement.
Cette cape appartenait à ton père. Fais-en bon usage.
Le soleil brillait à nouveau dans le ciel. La neige avait fondu par une douce chaleur. James finissait son travail à son bureau quand une conversation lui fit tendre l'oreille.
-Ouais, le petit Potter, le survivant, il aurait déjoué un plan de Tu-sais-qui. Il paraîtrait que Dumbledore ai caché la pierre philosophale dans l'école et que Tu-sais-qui y soit entré dans le corps d'un professeur. Il ne peut pas avoir de corps mais il pourrait en posséder. Flippant, je te dis. Le petit Potter aurait passé plusieurs épreuves pour arriver à l'endroit où se trouvait la pierre. Il a fait tout ça juste avec deux autres gamins de onze ans, une fille de moldu et le petit Weasley.
-Incroyable quand même ! A onze ans et sous le nez de Dumbledore. C'est incroyable…
Un sourire se dessina sur les lèvres d'un père fier de son fils et soulagé qu'il aille bien. Il aurait voulu aller le féliciter, lui dire que ce n'est pas à lui de vivre tout ça. L'élu, la prophétie rien de tout cela ne le concerne.
En fin d'année 1992, le ministre lui proposa d'assurer sa sécurité. Pour une raison qu'il ignorait James accepta. Son instinct lui dictait ce qu'il avait à faire. Il comprit aussi que si le poste lui avait été proposé c'était parce qu'il était du même avis que le ministre concernant la difficulté qu'avait Dumbledore pour arrêter les évènements néfastes qui arrivaient à Poudlard. Il avait peur pour Harry. Il savait que l'héritier de Serpentard n'était pas à Poudlard. Voldemort n'était pas là. Si inquiète qu'il était parti un weekend entier pour en discuter avec Ravenna. Il n'y avait pas un jour où il n'avait pas peur pour son fils. Il jura contre Dumbledore quand il apprit que les os du bras d'Harry avaient dût repousser. Son manque d'admiration face au directeur avait encouragé le ministre à l'avoir prêt de lui.
Quand Fudge l'appela pour lui dire que l'affaire à Poudlard était terminée et qu'il apprit à James qu'Harry avait détruit un basilique, il crut devenir fou. Accompagnant le ministre à Poudlard qui devait s'entretenir avec le directeur, James espéra rencontrer Harry rencontre qui n'eut hélas pas lieu.
-Vous avez eu de la chance Albus que cette histoire ce soit bien terminé, déclara le ministre de la magie, Fudge. Si un enfant était mort, le scandale n'aurait été que plus gros.
-Pourtant, personne n'est mort, il me semble Cornélius, rappela le directeur.
Ses belles paroles l'agaçaient. Personne n'était mort grâce à Harry. Un grand sang froid lui fut demandé pour ne pas envoyer balader le puissant sorcier. En rentrant chez lui, il n'osa qu'avec peine racontait les aventures d'Harry. Glorfi avait déjà failli faire un malaise l'année précédente quand il leur avait apprit que son fils avait empêché Voldemort de mettre la main sur la pierre philosophale. Il craignait la réaction excessive de l'elfe en lui apprenant qu'il avait combattu un basilique.
-Un basilique ? Harry ? Ton bébé ? C'est inadmissible ! Il faut aller le chercher.
L'elfe complètement affolé criait partout dans le manoir. Remerciant le ciel qu'Harry aille bien et maudissant Dumbledore d'avoir laissé tout cela arriver, Glorfi admirait le self contrôle de son maître.
Néanmoins, quelques semaines plus tard, James crut qu'il allait perdre son calme. Un jour qu'il était tranquillement au travail, il fut appelé par un ministre affolé. Sans comprendre pourquoi il était dans un tel état, il voulut poser la question. Il fut devancé quand le ministre le surprit.
-Vincenzo, un prisonnier s'est évadé d'Azkaban…
-Quoi ? C'est impossible ! Comment aurait-il pu quitter cette prison ? s'étonna l'aurore sans y croire réellement.
-Pourtant, Sirius Black a réussi à s'évader et il va sûrement tout faire pour trouver le rejeton Potter, expliqua le ministre sans percevoir le soudain malaise de son employé.
Toute couleur quitta le visage de Tellerino, pourtant bronzé. Sa respiration se bloqua. Il sentit les larmes monter mais essaya de garder un masque impassible.
-Sirius Black ? répéta James.
-Oui, c'est lui qui a vendu James et Lily Potter à Tu-sais-qui. Il a ensuite tué un dénommé Peter Pettigrow. On pense qu'il va tenter de tuer Harry Potter espérant que son maître puisse revenir à la vie. C'était un partisan de Tu-sais-qui. On dit même qu'il était son bras droit. Il a grandi dans la magie noire. Je te confie la mission de le retrouver. Va demander des aurores à Maugrey si tu as besoin. Tes ordres sont plus importants que les siens sur cette mission Vincenzo, il faut absolument qu'il ne mette pas la main sur ce petit…
-Bien monsieur le ministre. Je vais de ce pas m'occuper de cette affaire, le coupa l'auror qui n'avait pas réellement écouté le ministre.
Il sortit du bureau et se dirigea vers son bureau où il s'enferma. Il reprit son apparence réelle. Il s'assit derrière la porte que sa tête cogna. Appuyé, il laissa les larmes coulées et remercia le ciel d'être celui chargé de retrouver son meilleur ami. Il devait l'aider à reprendre sa liberté.
James demanda à quelques aurors de l'aider à retrouver Sirius Black. Après tout, il devait bien jouer le jeu et faire comme s'il voulait vraiment le capturer.
-Tellerino, j'ai trouvé le nom d'un proche de Black, Remus Lupin, déclara un jeune auror.
James avait déjà pensé à Remus depuis longtemps. Mais il ne l'avait pas partagé.
-Merci, je vais aller lui parler.
Quand il avait appris la fuite miraculeuse de son frère de cœur, James avait rapidement compris qu'il avait dût utiliser sa forme animagus. Il était impossible pour un homme de quitter Azkaban et d'échapper aux détraqueurs. Sirius l'avait fait sous la forme d'un chien. Remus était la seule personne qui pouvait mettre la puce à l'oreille au ministère.
Il se renseigna sur l'adresse de Remus et s'y rendit. Remus Vivait à présent dans un quartier au nord de Londres. James fut surpris de voir que son meilleur ami habite dans un endroit aussi miteux. Il toqua et attendit. Il retint de le prendre dans ses bras et de pleurer de joie quand il découvrit le visage surpris de son p'tit loup préféré. Une profonde tristesse réapparut en voyant la fatigue qui était collé à son visage.
-Vincenzo Tellerino, auror, se présenta-t-il. Regarde ma main gauche Remus, remarque la cicatrice. Reconnais-moi !
Remus lui serra la main. Son regard ne se posa par sur la cicatrice comme l'aurait souhaité James. Il était loin d'imaginer qu'il venait de serrer la main de son meilleur ami qui se retenait de ne pas lui sauter dessus. James sut que Remus connaissait la raison de sa présence en reconnaissance une légère lueur de stresser dans son regard.
-Entrez, proposa poliment Remus. Que puis-je faire pour vous aider ?
Reconnais-moi ! J'ai besoin de toi Mumus ! pensa désespérément James.
-Vous avez connu Sirius Black, il me semble, n'est-ce pas ? demanda l'auror avec un visage impassible. C'est plutôt une affirmation qu'une question.
-Nous étions à Poudlard ensemble.
Les plus beaux moments de ma vie. A voir ta tête mon Mumus en disant Poudlard, à toi aussi la belle époque te manque !
-Vous n'auriez pas une idée de la manière dont il aurait pu s'échapper ?
Après un moment de silence où James aurait juré que Remus pesait le pour et le contre pour révéler le statut d'animagus de Sirius. Il faillit crier de joie quand Remus hocha négativement la tête. Après 12 ans, les maraudeurs se serraient encore les coudes.
-Bien, murmura James avec un petit sourire. Si vous avez des éléments qui vous viennent à l'esprit n'hésitez pas à m'appeler. Au revoir monsieur Lupin.
Quand la porte se fut refermée, il s'appuya contre le mur et respira calmement. Ca avait été le moment le plus dur depuis son retour en Angleterre. Voir Remus mais rien lui dire. Il avait eut tant envie de lui crier la vérité. Il essaya de respirer convenablement avant de retourner travailler. Cette rencontre avec Remus l'avait tout retourné.
James passait tout son temps à chercher son frère de cœur. S'il pouvait lui offrir un endroit où se cacher ou même l'aider, il le ferait. Il doutait réellement que Sirius se fasse attraper tant qu'il restait sous sa forme animagus. Cependant, une semaine plus tard, il fut appelé dans le sud de l'Angleterre car un couple moldu disait l'avoir vu. Un de ses aurors notait le récit des témoins quand James fut attiré par un mouvement dans le buisson. Il plissa les yeux et sursauta légèrement quand son regard croisa celui d'un chien noir. Son cœur battait la chamade. Sa respiration accéléra. Sirius était là en face de lui. Il cligna des paupières et l'instant d'après Patmol avait disparu. Il jura contre lui-même pour avoir sa trace. Il se concentra à nouveau sur les informations inintéressantes qu'on lui transmettait.
Après presque une année d'évasion, Sirius fut enfin localisé. Quand on vint avertir que le criminel innocent était à Poudlard, il y accourut. Lorsqu'il pénétra à Poudlard, c'est des flashs d'images qui lui arrivèrent dessus. Remus travaillait ici, Sirius était ici et Harry étudiait ici. Les trois personnes à qui il tenait le plus se trouvait dans l'enceinte du château. Un long et perçant hurlement lui glaça le sang. Ce cri lui était familier.
Remus !
Un regard vers la pleine lune confirma ses craintes. Etant seul, il se transforma en cerf. Il reconnaissait chaque recoin de la forêt. Il pria le ciel que ni Harry ni Sirius ne soit blessé. Remus ne se pardonnerait jamais. Quand il les vit couchés vers le lac et que les détraqueurs s'approchaient dangereusement d'eux, il reprit forme humaine. Il voulut lancer le sort mais un second Harry apparut.
C'est quoi cette histoire ? Depuis quand Harry a un frère jumeau ?
Néanmoins sa grande découverte fut le patronus de son fils. C'était lui en cerf. Paralysé, il fut touché de voir que le patronus de son fils ai sa forme animagus. Quand le second Harry quitta la clairière avec une amie, James s'avança. Il regretta immédiatement en voyant le visage émacié de son meilleur ami. Maigre, pâle, il ne ressemblait plus au jeune homme qu'il avait connu. Où était passé son grand frère ? Moqueur, dragueur et protecteur, il voulait son Sirius. Il se sentit coupable. Il voulut pleurer mais des voix l'interrompirent dans sa descente en enfer émotionnelle. Il ne trouva aucune raison valable pour empêcher les aurors d'enfermer Sirius. Dès qu'il put il monta quatre à quatre les marches pour aller le libérer mais là encore son fils l'avait devancé. Souriant, il retourna vers son patron. Il s'exclama que cela était impensable que Black ai pu s'enfuir. Heureux, il joua la comédie pour faire croire l'inverse. Rien ne pouvait enlever son soulagement. Il promit simplement au ministre de continuer les recherches.
Sa joie fut coupée quand il apprit la démission de Remus. Il devait trouver le moyen de leur dire la vérité. Les voir durant cette année lui avait rappelé combien ils lui manquaient. Il espéra pouvoir essayer de retrouver Sirius pour lui avouer toute la supercherie mais le ministre en voulut autrement et lui donna de nouvelles inquiétudes. Quand il apprit la nouvelle du tournoi des trois sorciers, James était loin d'imaginer que cela pourrait autant mal se passer. Son fils n'avait pas l'âge requis. Son principal soucie était réglé, Harry n'aurait pas de problème cette année. Aller trois fois à Poudlard pour voir des épreuves n'était pas le pire des moments. D'autant plus qu'il risquait de croiser Harry.
Le soir où la coupe révéla les quatre participants, il dut se retenir de ne pas faire un scandale. Son bébé était inscrit. La chair de sa chair allait devoir risquer sa vie. Il cherchait à savoir comment cela était possible. Neve Nere et Glorfi furent également horrifiés par la nouvelle. Inquiet James aurait voulu l'aider. Mais en tant qu'auror chargé de surveillance, il ignorait que très peu de temps avant qu'elle était la tâche en question. Vu que Maugrey était là, Dumbledore ne lui confiait qu'à lui la marche à suivre.
A chaque épreuve, James sentait son cœur s'arrêter. Lors de la troisième épreuve, il espéra que tout cela se termine bien. Son instinct lui disait le contraire. Il n'aimait pas ça du tout. Une douleur soudaine lui transperça la clavicule gauche là où trônait fièrement la marque causée par le sort de Voldemort 13 ans auparavant. Il serra les dents pour ne rien laisser paraître.
Merde, Voldy est de retour et mon fils est dans ce labyrinthe. S'il arrive quelque chose à Harry…
Quand les deux adolescents réapparurent et qu'ils s'effondrèrent au sol, James sentit son sang ne faire qu'un tour.
Lève-toi Harry, relève-toi.
Il se leva. Harry était vivant mais pas son camarade. Il voulut s'approcher mais Dumbledore lui ordonna de rester en retrait. Il sentit la colère monter. Il se calma quand il entendit la petite voix d'Harry déclarer que Voldemort était de retour. Il jeta un regard noir quand Maugrey conduisit l'adolescent dans le château. Quelque chose l'intriguait. Il les suivit. Dumbledore fit exactement la même chose que lui. Quand il découvrit que Maugrey n'était pas le vrai, James eut pitié de l'usurpateur.
J'espère pour toi que Dumbledore savait que tu n'étais pas Maugrey sinon je ne veux pas savoir ce que vous avez fait.
Il fut surpris quand le ministre nia le retour de Voldemort. S'il déclarait le contraire, il était du côté de Dumbledore. Il répéta bêtement les paroles du ministre pour garder son job. Surprenant fut le résultat quand on lui offrit la place de chef des aurors.
-Je ne peux garder Maugrey comme chef des aurors, vous comprenez Vincenzo.
-A peu près. Pourquoi moi ? Quelqu'un Kingsley a plus d'expérience.
-Vous n'êtes pas en admiration devant Dumbledore comme Maugrey. Je ne connais pas assez Kingsley pour me permettre d'avoir un chef des aurors qui suivent Dumbledore et en rajoutent sur Tu-Sais-Qui.
-Je comprends.
Depuis ce jour, ce fut la guerre entre l'ancien et l'actuel chef des aurors. James n'avait pas hésité en gardant Kingsley comme second. Il savait que Maugrey était jaloux de sa promotion. Il ne put s'empêcher de lui donner les travaux de bureaux.
Vengeance… Tu avais peur qu'un Potter prenne ta place ? Voilà c'est fait !
