Akan: Il est vrai que James devrait dire à Harry de s'entraîner. Mais il y a la culpabilité qui l'empêche de trop vouloir interférer dans la vie de son fils. Pour les livres et de l'aide, il sera présent durant la 5ème année... Pourquoi une nouvelle baguette? James ignore que celle de Voldemort est jumelle à celle d'Harry. Bonne lecture et bonne semaine^^!
Tsuky et Lylabla: Merci, bonne lecture et bonne semaine^^!
Et si tout était différent
Chapitre 57
Un sourire de Potter
James ne pouvait envoyer personne pour surveiller son fils. Mais il ne pouvait se résigner à le laisser sans surveillance. Il se doutait que Dumbledore le fasse veiller par quelqu'un. Il n'avait pas confiance. Il était en pleine réflexion pour trouver la solution quand il vit Neve Nere traverser le vestibule. Il se leva dans un bond du canapé.
-Neve Nere. J'ai un job pour toi !
Oui ?
J'ai besoin de quelqu'un pour surveiller Harry. Toute la journée. Tu es un chat, tu pourras être discret. Si tu as le moindre problème, tu m'appelles.
Si Harry est en danger, Vincenzo débarque ou James ?
Après un mot de réflexion, James se retrouva vêtu d'un pantalon et d'une chemise noire. Un manteau noir le recouvrait. Une capuche longue masquait son visage. Il avait trouvé comment il irait sauver son fils en cas de problème.
Marché conclu. Je vais aller faire la surveillance de ton fils.
Merci.
James amena le chat un soir dans la rue du 4 Privet Drive. Depuis ce soir-là, ils étaient séparés pour la première fois. Une fois Harry monter dans sa chambre, la surveillance moins vigilante, le félin racontait à James ce qu'avait fait son fils durant sa journée. Apprendre que son bébé devait aller faire les courses, tondre la pelouse lui serra le cœur.
Les journées étaient longues. James lisait dans son bureau au ministère pour son propre entraînement quand la voix de Neve Nere l'interrompit.
James ?
Quoi ? Un problème ?
Des détraqueurs à Little Whinging.
Tu es sûr ?
Ils ne sont pas encore devant Harry mais je sens le froid.
J'arrive.
Il se leva, se métamorphosa en James, revêtit sa tenue d'inconnu comme il allait l'appeler par la suite. Il se volatilisa juste à côté d'Harry. Un froid le paralysa. Il se refusa de laisser ressortir la tristesse qu'il avait éprouvé lorsqu'il avait appris la mort de Lily, de son père, l'enfermement de Sirius, l'abandon d'Harry. Il tendit sa baguette et sans dire un moment, un immense lion argenté y sortit sous le regard abasourdi d'Harry. Quand les deux créatures néfastes furent loin, il tendit sa main vers son fils. Il évita soigneusement son regard émeraude. Il essaya de contrôler sa respiration.
-Ca va ? s'inquiéta-t-il mais en tentant de ne pas trop le montrer.
-Oui, je crois, répondit l'adolescent perdu. Qui êtes-vous ?
Ton père !
-Un ami, même si tu en doutes avec le retour de Voldemort, la confiance est dure à donner.
-Vous me croyez quand je dis que Voldemort est de retour ? Vous osez dire son nom ?
James sentit le regard émeraude le passer au rayon X. Il avait attendu si longtemps pour pouvoir lui parler. Il voulait le prendre dans ses bras, lui murmurer des pardons. Son bébé était si grand. Il se retrouvait à 15 ans. La ressemblance était frappante. Il était son sosie.
-Bien sûr que je te crois, Harry Potter, tu es mon fils. Pourquoi n'oserais-je pas dire son nom ? Ce n'et qu'un nom ! Toi-même, tu as bien le courage de le dire. Le courage d'un parfait petit Gryffondor ! De son héritier !
Il se sentit fière en réalisant à quel point son fils lui ressemblait. Un grand sourire était caché sous la capuche. Le patronus revint vers son créateur. James passa sa main dans sa crinière.
-Qui êtes-vous ? répéta Harry. Comment avez-vous su qu'un détraqueur se trouvait là ? Qui l'a envoyé ? Voldemort ?
-Je ne peux pas te dire mon nom, tu ne me croirais pas, et je m'en excuse. Je te promets qu'un jour, je t'avouerai réellement qui je suis. Je te le dois bien, Harry Potter, mon bébé. Mais pour l'instant, tu devras te contenter de mon aider sans poser trop de questions, je ne suis pas prêt. Je t'ai à l'œil, voilà pourquoi j'ai été là si rapidement. Non, je ne suis pas envoyé par Voldemort pour t'espionner. Je travailler pour moi-même. J'ai une idée, je te l'avoue de qui te l'a envoyé mais ce ne qu'est une supposition alors je vais garder ça pour moi. Mais je ne pense pas que ce soit Voldemort vu qu'aux dernières nouvelles, les détraqueurs sont encore sous les ordres du ministère.
-Le ministère ? Vous croyez que c'est le ministère qui m'a envoyé des détraqueurs mais pourquoi ? Pourquoi vous est-il impossible de me donner votre nom ? Juste votre nom ! SI justement vous savez qu'un jour me direz la vérité…
Si tu ne veux pas que l'espion de l'Ordre du Phénix fasse ta connaissance, rentre, Jamie.
D'accord. J'y vais. Merci pour tout Neve Nere.
-L'espion de l'Ordre du Phénix arrive. Je vais te laisser avec elle. Et oui, Dumbledore te faire surveiller ! Au fait, tiens, chocolat suisse réputé pour être excellent. En voilà aussi pour ton cousin quand il reviendra à lui-même. Au revoir Harry. Je suis flatté de t'avoir enfin vu en vrai, j'attendais ça depuis si longtemps.
Sans laisser le temps à Harry de répondre, il s'éclipsa dans son bureau où il reprit son poste en tant que Tellerino. Il était tout tremblant. Il avait parlé à son fils.
Neve Nere, dis moi comment ça se passe pour Harry, si tu arrives à voir ou entendre quelque chose.
Dans les couloirs du ministère, il croisa Dolorès Ombrage. Travaillant pour le ministre, il la voyait trop souvent. Elle avait un esprit fermé et osait venir argumenter que les loups-garous étaient de monstres.
-Ah mon cher Vincenzo.
-Dolorès, répliqua James en serrant les dents. Tu dis un truc négatif sur les loups-garous et je t'envoie valser.
-Potter va passer devant le tribunal.
-Pardon ?
-Il a fait de la magie devant un moldu et il n'a pas l'âge requis, expliqua-t-il.
James fronça les sourcils. Harry n'avait pas fait de magie ce qui voulait dire que la trace n'avait pas pu avertir le ministère. C'était lui qui avait fait déguerpir les détraqueurs. Comment Ombrage pouvait-elle savoir pour leur présence ?
La peau de vache ! C'est elle qui les a envoyés vers Harry pour qu'il se fasse renvoyer. Je vais la massacrer !
-Le ministre veut que vous soyez là, ajouta-t-elle.
Il acquiesça. Dès qu'il put, il s'échappa.
Remus et Maugrey sont venus chercher Harry. Ils sont partis au QG de l'Ordre par balai, l'avertit le félin.
D'accord, merci.
Je suis monté dans les bagages d'Harry.
Quoi ?
Je vais au … Aïe.
Neve Nere ?
Je suis tombé pendant qu'il descendait. Tant pis, je vais le retrouver. A plus.
Abruti de chat !
Entre l'annonce de l'audience d'Harry et le jour même, James réfléchit à la manière de prouver l'innocence d'Harry. Il reprit ses petits cahiers de notes, ses livres. Quand il trouva enfin la solution, transeo veterae, il put se rendre le cœur léger à l'audience. L'image de son fils était gravée dans son esprit et ne le quittait plus. Le son de sa voix qui n'avait pas encore complètement muée, ses yeux verts tout était inscrit pour ne pas l'oublier.
Le 19 juillet quand il arriva au ministère le matin, il fut agressé par sa secrétaire.
-Monsieur Tellerino, l'audience d'Harry Potter a été avancée d'une demi-heure, dit-elle.
Un mauvais pressentiment l'incitait à trouver rapidement un moyen pour avertir Harry. En réfléchissant à toute allure, son regard se posa sur Maugrey, ses dossiers en main, qui discutait avec Kingsley.
-Merci, alors j'irai à 9h30 à l'audience de Potter, répéta-t-il en élevant la voix.
Il vit avec satisfaction Maugrey leva la tête exaspéré vers lui. Même Kingsley fronça les sourcils en l'entendant. L'information était passée. Il espéra que l'auror aurait la bonne idée d'avertir l'Ordre du Phénix pour qu'Harry puisse être prévenu. Il lut dans les couloirs le dossier que la secrétaire lui avait remis entre les mains. Il retint une exclamation d'indignation en voyant son ancien patron aller faire la causette à Dawlish au lieu d'aller prévenir le changement d'heure. Il jeta un coup d'œil surpris à Kingsley qui s'échappa discrètement du corridor.
Il se rendit assez tôt à l'audience. Devant la salle, il s'appuya contre le mur et attendit l'arrivée de son fils. Si lui-même n'était pas à l'heure, le jeune homme ne devrait pas avoir de problèmes. Il pesta contre le ministère. Il fut interrompit dans ses pensées quand la porte au bout du couloir s'ouvrit doucement. Il retint un sourire en voyant la frimousse déboussolée d'Harry. Rassuré de le savoir à l'heure, il eut envie de le prendre dans ses bras, de le rassurer. La démarche de l'adolescent manquait d'assurance. Perdu dans un endroit inconnu, il avait toutes les raisons pour craindre la suite.
-Harry Potter, dit-il sans pouvoir se retenir.
Il se retourna brusquement vers lui. Quand Harry posa son regard émeraude sur lui et qu'il le reconnut, il lui jeta un regard noir. Son cœur se fissura en recevant ce contact visuel si haineux. L'adolescent le détestait sans savoir qui il était réellement.
-Ca va, je ne vais pas te manger, pas besoin de partir en courant, tenta James pour détendre l'atmosphère avec un petit rire.
-Pourquoi est-ce que vous attendrais ? J'ai mon audience. Je ne veux pas arriver en retard pour vous avoir fait la causette, répliqua l'adolescent.
-Ton audience ne commencera pas tant que je ne serai pas là. Fudge m'attendra, expliqua James profitant au maximum du temps qu'il passait seul avec lui pour graver toutes ses expressions dans son esprit. Calme, tu expliques calmement la situation et… commença-t-il feignant de ne pas avoir remarqué la pâleur soudaine de son fils.
-Vous connaissez la situation. Le ministère la connaît. Vous ne me croyez juste pas quand je vous dis que votre joli petit monde va être détruit par Voldemort si vous continuez à ne pas réagir, coupa rageusement Harry.
James eut envie de l'approuver. Tant que le ministère jouait au sourd, Voldemort pouvait préparer ses plants tranquillement. Mais il ne pouvait pas dire non plus à Harry qu'il passait des heures à essayer de comprendre ce qui pouvait retenir Voldemort de ne pas encore attaquer. Il se retint également de lui dire que « son joli petit monde » avait disparu il y a 14 ans quand sa mère était morte, que son parrain avait été envoyé en prison et qu'il avait dût l'abandonner.
-Ton audience n'a rien à voir avec le retour de Voldemort. Tu as utilisé la magie devant un moldu, même si c'est faux, voilà pourquoi tu es là. Libre à ceux qui veulent croire à son retour, l'apaisa James.
Il lut une lueur d'hésitation dans le regard de son fils. Il travaillait pour le ministère, il le détestait que pour ça. Le bruit de la porte le coupa dans ses pensées. Lorsque James reconnut la personne qui arrivait derrière l'adolescent, son visage se ferma.
-Ah Harry, je vois que tu es déjà là. Bonjour Vincenzo.
Depuis quand t'ai-je autorisé à m'appeler par mon prénom, sale manipulateur !
-Dumbledore, répondit James avec du dégoût dans la voix. L'audience va commencer, Potter. Je vous conseille de vous dépêcher d'entrer.
Roh pourquoi est-ce que j'ai parlé ainsi à Harry ! Il va encore plus me détester. « L'audience va commencer Potter », je n'aurais pas pu être plus froid…
James entra, sans sentir le regard d'Harry dans son dos, et alla prendre place vers le ministre. Il détestait ces salles de tribunal. Une seule et unique chaise occupait l'espace en bas. Entouré de gradin rempli de juges tel des prédateurs prêts à se jeter sur leur proie. S'avançant prudemment, il s'assit quand le ministre le lui ordonna. Leurs regards se croisèrent et James ne put s'empêcher de lui faire un discret clin d'œil, typiquement Potter.
Ne t'inquiète pas mon bébé, tout va bien se passer.
-Audience du 19 juillet 1995. Harry James Potter va être jugé pour avoir pratiqué le sortilège du patronus devant un moldu le 11 juillet à 18h12. Nous pouvons alors commencer…
-Avocat de la défense, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore. Je me dois de …
Te taire ! pensa James qui était affalé sur sa chaise.
-… Corriger vos dires monsieur le ministre. Harry n'a pas pratiqué le sortilège du patronus, un homme avec une capuche est apparu et a fait partir les détraqueurs.
-Ce que vous dites Dumbledore n'a aucun sens, après avoir crié que Vous-savez-qui était de retour, vous avez besoin de venir raconter qu'un super héros a fait son apparition, répliqua le ministre.
-Je n'ai pas parlé d'un super héros mais d'un homme qui est apparu.
Quoi ? Je n'ai pas une tête de super héros ? J'veux bien te croire avec ma tête de Tellerino, se moqua James qui écoutait distraitement la conversation, le regard braqué sur la personne qui lui avait le plus manqué ces 14 dernières années.
-Dumbledore cessez de raconter des absurdités. Dites au moins que votre inconnu est si doué qu'il va vaincre Vous-Savez-Qui, pendant que vous y êtes ! S'il vous plaît, Dumbledore, arrêtez de raconter ces histoires.
Dis-le Dumby que je vais vaincre Voldemort.
-J'aurais une question, car je ne suis pas sûr de comprendre quelque chose professeur Dumbledore, continua Dolorès. Il me semble que vous avez insinuez que des détraqueurs étaient dans un quartier moldu, très loin de la prison d'Azkaban. Que feraient des détraqueurs à cet endroit ?
Pourquoi poses-tu la question face de crapaud, c'est toi qui les as envoyés !
-Je me pose la même question, madame la sous secrétaire, concéda Dumbledore. Même si il existe une personne qui pourrait avoir ordonné aux détraqueurs de se rentre à Little Whinging. Voldemort pourrait…
-Excusez-moi, professeur mais les détraqueurs sont sous la responsabilité du ministère de la magie qui contrôle très bien la situation. Aucun détraqueur n'a quitté son poste, n'est-ce pas monsieur le ministre ? minauda-t-elle.
-En effet, Dolorès vous avez raison.
James trouvait toute cette mascarade des plus ennuyeuses. Les paroles échangées n'avaient aucun sens. Tous étaient hypocrites. Ils savaient qu'ils se mentaient. Il garda son regard azur sur Harry. Quand il rencontra les émeraudes de l'adolescent, il se sentit fondre. C'était les magnifiques yeux de Lily, les mêmes qui l'avaient envoûtés, 24 ans auparavant. Sans pouvoir se retenir, il lui sourit discrètement. Son sourire en coin troubla l'adolescent qui coupa le contact visuel avec son père. James écouta vaguement ce que le ministre répondait à Dumbledore.
-Personne ne peut témoigner pour ce que vous racontez, Dumbledore…,
Moi, je le peux.
-… Excepté comme d'habitude Harry Potter. Il semblerait, professeur que vous êtes avec Harry Potter prêt à inventer d'innombrables histoires aussi loufoques soient-elles. A moins que vous n'ayez quelqu'un qui puisse témoigner en faveur de monsieur Potter, nous allons délibérer sur le fait que monsieur Potter a utilisé la magie devant un moldu.
-Nous avons un témoin, contredit alors Dumbledore.
-Qui ça ? Vous nous avez amené votre inconnu ? se moqua James.
-Non, hélas, j'ignore encore tout de son identité. Mais quand je découvrirai je vous le ferais savoir Tellerino. Même si il me semble que c'est votre job à vous de trouver ce type de personne, le nargua-t-il.
J'ai fait mon job, Dumby. Je sais qui est l'inconnu. Mais je ne te le dirai pas !
- Une sorcière se trouvait justement au alentour quand les détraqueurs sont arrivés. Elle peut donc témoigner de la présence des détraqueurs.
-Mais pas de votre inconnu ? demanda la femme en rose.
-Non, personne excepté Harry ne l'a vu.
-Et bien, faites là entrer, qu'elle raconte ce qu'elle a vu, décréta le ministre.
Du regard il suivit Harry quitta sa place pour être remplacé par une vieille sorcière. Il eut pitié en voyant le regard apeuré qu'elle avait. Elle cherchait désespérément de l'aide de la part de Dumbledore mais celui-ci ne se tourna pas vers elle.
-Je m'appelle Arabella Figg. J'habite le 6 Privet Drive à Little Whinging. Je suis une cracmol. Je vis seule dans ma maison avec mes deux chats Ruby et John, se présenta-t-elle.
-Décrivez-nous l'attaque madame, intima une femme avec un sourire encourageant. Comment étaient-ils ?
-L'un était gros et l'autre très mince…
-Pas les garçons mais les détraqueurs. A quoi ressemblaient-ils ? Décrivez ce que vous avez vu, ressenti, expliqua James en retenant un rire de sortir de sa gorge.
Il retint un grognement en voyant qu'il continuait de parler en faisant de grands gestes de la main, reste de son passé en Italie.
-Ils portaient de longues capes noires. Ils étaient complètement cachés par leur manteau. Il y avait juste les mains moisies qui dépassaient. J'ai sentit comme un froid m'envahir, comme si tout sentiment de joie m'avait abandonné. Je me sentais vide, si triste, si seule. J'étais mal, je voulais mourir. Puis, ils ont été chassés mais je n'ai pas eu le temps de voir par qui. Je marche avec difficulté et le temps que j'arrive à l'endroit exacte où se trouvait Harry, seul. L'inconnu avait disparu.
-Tout cela n'a aucun sens, gémit la sous secrétaire offusquée. Comment des détraqueurs auraient-ils put se trouver là. Le ministère surveille les gardiens d'Azkaban. Votre histoire d'inconnu ne tient pas debout.
-Seriez-vous en train d'insinuer, madame, que le témoin ment ? demanda le directeur en fronçant les sourcils.
-Je n'ai pas dit ça. Je rappelais que les détraqueurs n'ont pas pu quitter leur poste tant que le ministère ne l'a pas ordonné et pourquoi aurait-il envoyé deux détraqueurs sur ce garçon ?
James les écouta parler mais il commençait à en avoir marre. Chacun encré sur ses idées, il ne voulait lâcher prise. Il jeta un dernier coup d'œil à Harry. Il s'assit convenablement sur sa chaise et les coupa dans leur discussion sans fin.
-La présence des détraqueurs ou d'un inconnu ne semble pas être le réel soucie de cette audience, me semble-t-il. Le problème était que monsieur Potter est accusé d'avoir utilisé la magie devant un moldu, le sortilège du patronus en l'occurrence.
-Que proposez-vous Tellerino ? Vous avez les faits. Harry n'a pas utilisé la magie un inconnu l'a fait…
-Pourriez-vous laisser Monsieur Potter répondre, Dumbledore, coupa James le regard noir. Monsieur Potter, racontez votre version des faits, s'il vous plaît ? demanda-t-il avec une voix douce qui contrastait avec son ton glacial utilisé pour le directeur.
Il sentit un frisson le parcourir quand son fils plongea son regard dans le sien. Le stresse qu'il vit chez Harry était transmis de la même manière que chez lui. Son pied bougeait rapidement et discrètement. Pour lui donner courage, il lui lança un clin d'œil.
-J'étais dans un sous voie avec mon cousin quand deux détraqueurs sont arrivés. Tout sentiment de bonheur m'a quitté. J'ai tiré ma baguette pour les faire partir mais il m'a fallut quelques instants pour me concentrer pleinement sur un souvenir heureux. Quand j'allais lancer le sort, j'ai vu surgir un patronus. Je n'ai pas eu le temps de lancer le sortilège. L'inconnu l'avait fait avant moi. Il m'a donné du chocolat, pour mon cousin et moi. Il est parti quand madame Figg arrivait.
-Quelle était la forme du patronus ? demanda la jeune femme avec un sourire encourageant qui se trouvait près de l'auror.
Le son de sa voix plut à James qui fut heureux de constater que certaine personne n'était pas aussi attardé qu'Ombrage. Néanmoins sa question pertinente, le dérangea. Son patronus avait la forme d'un lion car il était l'héritier de Gryffondor. Personne d'autre excepté son ancêtre n'était connu pour avoir un lion comme patronus.
-Un fauve, mais je n'ai pas bien distingué l'animal exacte, répondit Harry.
Ouf !
-Vous venez d'entendre de la bouche d'Harry ce que je venais de vous expliquer, pourrions-nous régler cette histoire…, reprit Dumbledore ce qui fit monter la colère que James avait envers lui.
-Histoire dont vous n'êtes pas au centre, Dumbledore. Il ne s'agit pas de vous, sauf si vous vous appelez Harry Potter ? Mais il me semble que non ! Gardez votre place et laissez le ministère travailler. Vous n'êtes pas le centre du monde, non plus.
Fier face à son visage offusqué, James lui lança un regard noir. Il reconnut une contraction vers la mâchoire d'Harry qui était identique au mouvement musculaire qu'il faisait quand il se retenait de rire.
-Le problème est de savoir si monsieur Potter a utilisé la magie. Le ministère se chargera de savoir ce que faisaient des détraqueurs dans un quartier moldu et qui était cet inconnu, continua-t-il.
-Auriez-vous une idée pour savoir si monsieur Potter a pratiqué ce sortilège, Vincenzo ? Personnellement, je ne vois pas trop comment faire pour le prouver, s'interrogea le ministre.
Parce qu'il y a des jours où tu sais comment faire les choses ?
-En Italie, il est parfois utilisé dans les cas comme celui-ci, transeo veterae. Pour connaître les derniers sortilèges utilisés par la baguette d'un sorcier, proposa-t-il.
-Brillante idée ! approuva la femme à ses côtés sous le regard noir du crapaud rose.
Je l'aime bien celle-là ! Elle semble prête à tout pour prouver l'innocence d'Harry.
Il n'eut pas besoin de discuter plus longtemps, l'idée fut acceptée rapidement. Il fut touché en lisant la reconnaissance qu'il lisait dans les émeraudes. Leurs doigts se frôlèrent quand il prit la baguette que lui tendait l'adolescent. Il vit son regard se poser sur la main gauche qui tenait sa baguette. Il retint un soupir. Harry ne devait sûrement pas connaître l'histoire de la cicatrice qu'il avait avec Sirius autrement il aurait dût réagir en posant son regard sur la cicatrice à son auriculaire. James sentait les regards braqués sur lui. Sans se mettre la pression, il exécuta le sort. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand l'assemblée vit que les derniers sorts remontaient à Poudlard. Il redonna la baguette à son fils avant de reprendre sa place et de discuter du verdict.
-La preuve que Monsieur Potter n'a pas effectué le sortilège ne peut être contredit. Il est donc innocenté. Aucune charge ne sera prise contre lui.
-Merci madame Bones. L'audience du 19 juillet de Monsieur Harry James Potter est terminée, décréta le ministre.
Il croisa une dernière fois le regard de son fils. Il lui sourit et lui fit un clin d'œil, le regard pétillant et heureux. Son cœur fit un bon dans sa poitrine quand Harry lui rendit son sourire en coin. Ce sourire prouvait qu'il ne pouvait être qu'un Potter. C'était le sourire des Potter. Il essaya de garder un œil sur son fils le plus longtemps possible tout en écoutant ce que le ministre lui disait. Il retint de lancer un sort au vieux sorcier qui agrippa fermement le bras de son fils. Son regard noir donna satisfaction à James. Il avait vexé Albus Dumbledore.
James fut heureux ce jour-là. Quand il revint de l'audience et que Tonks lui demanda si tout c'était bien passé, il se retint de dire que tout c'était merveilleusement bien passé. Il lui répondit un vague « Potter est innocent ». Il revoyait sans cesse le sourire d'Harry. Ce sourire lui était destiné à lui. Il avait attendu si longtemps pour le voir. Il lui manquait. L'avoir revu, lui avoir parlé, lui avoir sourit, lui avait fait tellement de bien. Un sourire lui collait le visage depuis. Même le boulot ou l'entraînement ne l'ennuyait plus. Il pensait à son fils.
James, j'ai retrouvé Harry !
Tu as trouvé le QG de l'Ordre ?
Oui. Tu vas être jaloux car je suis en ce moment même en train de me faire câliner par Sirius et Remus.
Quoi ? Ils vont te reconnaître !
C'est déjà fait !
Quoi ?
Sirius m'a appelé J'me-la-pète, je n'ai pas réfléchi et j'ai réagi. T'aurais dût voir sa tête quand je lui ai donné un coup de patte. C'était hilarant. Si un chat pouvait rire, j'aurais ri aux éclats. Et la tête de Remus, ce n'était pas beaucoup mieux.
Ils savent que pour que tu sois vivant, je le suis aussi. Ils…
Ils s'interrogent vu les regards qu'ils se lancent. Tu es obligé de vaincre ta peur et de tout leur dire, James.
Magnifique ! Je suis mort de trouille de me retrouver face à eux, je te rappelle.
Harry me trouve mignon.
Ne change pas de sujet ! Tu as fait comprendre à Siri et Mumus que j'étais vivant…
Surtout quand j'ai léché la main de Sirius pour dire que j'aime quand il m'appelle Neve Nere et que j'ai bu mon lait au miel.
Tu as bu du lait au miel ? Neve Nere, aucun chat ne fait ça. Ils ont compris et je vais devoir affronter ma peur !
Hey l'héritier de Gryffondor, tu dois être courageux !
Saleté de chat !
Arrête de te plaindre, tu seras tout content de les retrouver et moi je peux te donner des infos concernant l'ordre.
Ils t'ont gardé facilement ?
Maugrey ne voulait pas trop. Mais Kingsley a rétorqué que si j'étais un animagus je n'aurais pas pu trouver la maison et qu'un vrai chat ne représente pas de danger. Je suis Neve Nere, le chat d'Harry Potter. C'est parfait pour le surveiller ! Tout le monde est au souper maintenant. Je suis dans le couloir près de la chambre de Sirius.
A peine Neve Nere eut-il ses derniers mots à James que ce dernier se transporta à ses côtés. Encore en sueur à cause de son entraînement interrompit, James regarda la porte de la chambre de son meilleur ami d'un air résigné.
Ca a des avantages de se déplacer autrement qu'en transplanant, hein Potter ?
James hocha simplement la tête pour répondre positivement à la question.
Tu sais que si quelqu'un vient, c'est James Potter qu'il croise et pas l'inconnu ou Tellerino ?
Tu as dit qu'ils mangeaient tous !
Après une dernière inspiration pour prendre son courage, il se téléporta dans la pièce. Un sourire étira ses lèvres. La nostalgie l'étreignit. Il aurait voulu pleurer. Les murs peints en rouge et or, les affiches, les bannières de Gryffondor étaient encore collées au mur. Il prit le cadre sur la table de chevet où les trois maraudeurs étaient pris en photo par le traitre en dernière année. Il déposa un mot sur le cadre.
Ciao Fratellone,
Je pens que Patmol pourrait aller se dégourdir les pattes à St-James Parc le 23 juillet dans les environs de 10h, accompagné de notre p'tit loup préféré.
Il jeta un dernier coup d'œil pour s'assurer que Sirius comprenne. Le surnom Fratellone donnerait le nom du destinateur du billet. Il était la seule personne à appeler Sirius ainsi. Il leur avait donné rendez-vous quatre jours plus tard, le jour de son anniversaire, au parc qui portait son nom. Le message était clair. Sirius et Remus comprendraient.
