Akan: Merci pour ton comm's! Suite du chapitre 58, tjs en juillet 1995! Bonne lecture
Raziel: En écrivant la première partie je savais ce qui ce passait du côté de James, voilà pourquoi je décris les évènements de son côté! Bonne semaine^^
Nouriel: Merci pour ton comm's
A tous: on me demande souvent quand est-ce que je vais revenir à Harry, la réponse est au chapitre 68 avec le début de la partie III!
Merci pour vos commentaires à tous! Bonne semaine et bonne lecture!
Et si tout était différent
Chapitre 59
35 ans !
James se remettait peu à peu de ses émotions de la journée. Il avait été tellement heureux de les retrouver. Revoir Sirius et Remus était comme recommencer à vivre, vivre sa propre vie. Il était tranquillement allongé sur la chaise longue quand il fut surpris d'entendre des bruits étranges dans la maison. Habituellement, Glorfi était si silencieux qu'il en était presque oubliable. Il se retourna brusquement et dans un geste de la main, figea les personnes derrière lui. Il retint un éclat de rire en voyant ses deux meilleurs amis leur baguette en main d'où sortait un jet d'eau. Il s'éloigna afin d'éviter de se retrouver trempé et cessa son sort. L'eau tomba sur la chaise longue. Surpris, Sirius et Remus échangèrent des regards perdus. Convaincus que James était couché là, ils ne comprenaient plus rien. Ils retinrent un hurlement quand une douche froide leur tomba dessus. Derrière eux, James était plié de rire. Reconnaissant son rire, ils se retournèrent, le regard noir.
-Potter ! grinça Sirius.
-Aux dernières nouvelles, c'est vous qui vouliez m'arroser ! Je n'ai fait que me défendre !
-Comment tu as fait d'ailleurs ? Il y a deux secondes tu étais devant nous et après tu n'y étais plus !
-Je vous ai juste figé pour avoir le temps de me déplacer tranquillement.
-Hein ?
-Sirius, sujet, verbe, complément ! gronda Remus désespéré.
-Toi arrête de te moquer de moi et toi, ajouta-t-il en se tournant vers James, comment tu as fait pour savoir ce qui allait t'arriver ?
-J'ignorais que c'était vous. J'ai entendu du bruit, je suis resté en alerte et ensuite je vous ai figé ! Soit pas susceptible, Sirius. Qu'est-ce que vous faites là ? Le souper n'était pas à votre goût ?
-Ça va. Ça ne vaut pas la cuisine de Glorfi, avoua Sirius avec un grand sourire.
-On avait aussi très envie de manger un bon gâteau au chocolat !
-Un gâteau ? répéta James complètement perdu.
-Joyeux anniversaire, Jamie ! s'écrièrent les deux visiteurs surprenant le maître des lieux.
-35 ans, ça se fête, fit remarquer Remus.
-Vous êtes là pour fêter mon anniversaire ?
-Evidemment ! Entre nous, Glorfi le sait depuis cet après-midi qu'on allait venir car il a justement préparé un gâteau au chocolat !
Comme pour témoigner les dires de Sirius, Glorfi pénétra dans la terrasse, tenant devant lui un appétissant gâteau. D'un coup de baguette fort peu discret selon James mais qui se voulu contenu de la part de Remus, les lumières s'éteignirent. Seuls les étoiles et le croissant de lune qui se reflétaient dans l'eau de la piscine, et éclairait la terrasse. Les bougies scintillantes étaient luisantes et attiraient tous les regards. Un trois et un cinq flambaient dans la nuit. Un sourire illumina le visage de James. Ses yeux pétillaient de joie et d'émotions. Malgré l'envie de rire, il inspira mais fut coupé par son frère de cœur avant d'avoir pu souffler.
-N'oublie pas ton vœu !
Je veux retrouver ma vie d'antan. Je veux pouvoir passer du temps avec mes meilleurs amis sans avoir peur que l'univers ne me les prenne. Je veux retrouver mon fils, passer du temps avec lui, rattraper les années perdues. Je veux que ce combat final ait lieu pour que tout soit fini. Je veux être normal, banal, insignifiant, souhaita intérieurement James avant de souffler les deux bougies.
Les lumières rallumées, les trois sorciers découvrirent alors ce fameux gâteau. Un glaçage chocolaté avait servi de colle à Glorfi pour déposer des smarties.
-C'est quoi ces petits bonbons colorés ? soupçonna Sirius, méfiant.
-Des smarties, répondit naturellement James.
-Je répète ma question, c'est quoi ?
-Tu ne connais pas ?
-C'est italien ? coupa Remus, autant perdu que Sirius.
-Non, c'est du chocolat suisse.
-Comme les M&M's ?
-C'est à peu près la même chose sauf qu'il n'y a ni de cacahuète ni d'amande, expliqua James réalisant qu'il avait goûté cela durant ses années italiennes.
-Tu n'as rien mis de louche à l'intérieur ?
-De louche ? répéta l'héritier de Gryffondor aussi étonné que Remus par l'attitude méfiante de leur ami à l'égard d'un gâteau au chocolat.
-Ouais, louche. Je ne veux pas me retrouver avec les oreilles de Dumbo ! Je te connais, James!
James éclata de rire. Il est vrai qu'en tant que maraudeur il y aurait pensé mais il avait passé trop d'années à réfléchir comme quelqu'un d'autre qu'il s'était perdu. Retrouver ses meilleurs amis lui permettait de se retrouver.
Glorfi, qui avait suivit l'échange, attendait que les trois sorciers soient décidés à manger pour découper le dessert en généreuses tranches. Sa main serrait le couteau de cuisine. Ses gros yeux de la taille d'une balle de tennis suivaient la conversation. À chaque parole prononcée, ils se posaient sur la personne. Fixant tour à tour James, Sirius et Remus, l'elfe de maison aurait semblé inquiétant à quiconque arrivant à ce moment précis. Debout avec son couteau long et aiguisé devant lui et son regard se braquant sur les maraudeurs, il ressemblait à un tueur recherchant sa nouvelle proie. Avec un petit sourire, il s'attela à la tâche et commença à découper en grande part le dessert.
Pour la première fois depuis ses 22 ans, il avait un véritable anniversaire. Ils rigolaient comme si un seul jour les avait séparés. Glorfi observa les trois maraudeurs depuis la fenêtre de la cuisine. Une unique larme roula le long de sa joue. Il y avait trop longtemps qu'il n'avait plus vu son maître heureux. Avec Sirius et Remus, James oublia tout le poids qu'il avait sur les épaules. Seul le moment présent comptait. Il avait trop peur de les perdre à nouveau, d'être éloigné pour se laisser ronger par des pensées négatives.
-C'est toujours les mêmes personnes au sein de l'Ordre ?
-Tu fais ton enquête, Potter ? se moqua Sirius.
-C'est de la curiosité. Et en plus, je saurai qui croit au retour de Voldemort au ministère.
-Il y a le citronné, bien évidemment, commença Sirius. Remus…
-Sirius… continua Remus sur le même ton plaisantin que son ami.
-Maugrey, devina James. Sauf si Dumbledore l'a plaqué…
Les deux membres de l'Ordre le regardèrent les yeux ronds. Puis, ils éclatèrent de rire.
-James, pourquoi as-tu dit ça ! J'ai d'horribles images qui me reviennent en tête ! s'écria Sirius.
-Ne me rappelle pas ces images là !
-Je suis heureux de ne pas avoir été avec vous ce jour-là. Ça vous apprendra à toujours fouiner.
-Qui d'autre ? Vous n'êtes pas que quatre, demanda vivement James, heureux de changer de sujet pour chasser les visions perverses et dégoûtantes qui lui étaient apparu.
-Kingsley !
-Kingsley ? répéta-t-il sans croire réellement son meilleur ami. Mon adjoint ?
-L'adjoint de Tellerino, oui, répondit Remus.
-Kingsley fait parti de l'Ordre du Phénix ? Il n'a pas confiance en Dumbledore, non ?
-Aucune idée. Il y a 14 ans, il n'avait pas confiance, concéda Sirius. Mais lors de la première guerre, c'est du côté de ton père qu'il était.
-Mais mon père ne lui a jamais fait part de ses recherches concernant les reliques.
-Il fait partie de l'Ordre pour se battre contre Voldemort. C'est ça son but, sauver des vies. Il se fiche de le faire avec le ministère ou Dumbledore, il veut l'efficacité et la rapidité pour empêcher Voldemort de reprendre le pouvoir, expliqua Remus. Je ne pense pas qu'il fasse pleinement confiance à Dumbledore. Après tout, même Sirius et moi, nous avons gardé des doutes le concernant…
-Vu que ton père ne lui faisait pas confiance…
-Et que mon instinct le confirmait, finit James. Et sinon, à part Kingsley, j'ai d'autres aurors qui font partie de l'Ordre ?
-Tonks.
-Nymphadora ?
-Ouais. D'ailleurs, elle a tapé dans l'œil de Remus, hein Mumus ?
-Arrête avec ça Sirius. J'avoue que c'est une jolie femme mais je ne suis pas amoureux.
James et Sirius échangèrent un regard entendu. Aucun des deux ne crut Remus quand il affirma ne pas avoir de sentiments profonds pour la jeune femme. Il avait parlé avec trop de conviction pour que ce soit vrai. Le loup-garou leva les yeux au ciel de désespoir.
-Il y a les Weasley qui font partie de l'Ordre, coupa Remus espérant leur faire oublier la jeune fille.
-Rogue ! coupa Sirius qui peinait à croire qu'il était du même côté que son vieil ennemi.
-Normal, murmura James.
-Normal ? répéta Sirius. James, j'ai dit Rogue. Servilus !
-J'ai compris, Sirius. Je ne suis juste pas étonné que Rogue fasse partie de l'Ordre. Après tout, c'est lui qui a avertit Dumbledore que Voldemort pensait que l'élu était Harry.
-C'est aussi lui qui a rapporté la prophétie à Voldemort, rappela le lycanthrope.
-Il était du côté de Voldemort jusqu'à ce que Lily devienne la cible. Maintenant, j'imagine qu'il est du côté de l'Ordre pour la venger.
-Tu parles de Lily, ta Lily ?
-Oui, ma Lily, concéda James, le visage triste en prononçant son nom.
-Remus, toi qui comprend toujours tout. Pourquoi Rogue voudrait-il venger Lily, la femme de son ennemi ?
-Parce qu'il en était aussi amoureux, expliqua Remus en fixant James.
Ce dernier n'était guère surpris.
-Depuis quand Rogue a des sentiments ? Et surtout pour Lily ?
-Depuis toujours. Lily le considérait comme son ami à Poudlard mais lui en était amoureux, expliqua James.
-Quand as-tu remarqué les sentiments qu'il avait pour elle ?
-J'ai eu le temps de réfléchir durant 14 ans. J'ai eu le temps de réaliser que je n'étais pas le seul insensible à son charme. L'amour nous fait faire des choses stupides.
-Il n'y a qu'à voir comment tu te comportais avec Lily pendant six ans. Rogue avait aussi la pression de ses camarades. Il se voyait mal lui faire sa déclaration d'amour en sachant que tu lui mènerais la vie encore plus dure et que les Serpentards seraient encore pire.
-C'est pour la protéger qu'il l'a insulté en cinquième année. Il n'avait pas d'autres échappatoires que de suivre les autres serpentards, les autres maisons le détestaient. Il a voulu la protéger en l'éloignant de lui.
-Tu t'en veux ?
-Ouais. Je m'en veux d'avoir été si jaloux et d'avoir été aussi con et prétentieux. Mais d'une certaine manière, je lui en suis reconnaissant. S'il n'avait pas eu ses sentiments pour Lily, jamais il n'aurait avertit Dumbledore concernant la prophétie.
Sirius regarda ses deux amis, les yeux ronds. C'était la première fois depuis qu'il les connaissait qu'il les entendait parler de Rogue avait des paroles glorieuses. Il essaya de se mettre à leur place. Ce fut avec difficulté que Sirius accepta que Rogue n'était pas un être insensible, bien au contraire.
-S'il avait vraiment été amoureux, pourquoi est-il si horrible avec le fils de sa belle ? les coupa Sirius.
-Parce que c'est le fils de James, son ennemi, son rival. Harry est la preuve qu'il a perdu, que c'est James le vainqueur. De plus, Harry ressemble à son père comme deux gouttes d'eau.
Le temps s'écoula sans que les trois compères ne le virent passer. Emmitouflés dans une couverture rouge, ils discutaient et riaient à gorge déployés, assis sur la balancelle. Avant d'aller se coucher, Glorfi leur avait apporté un chocolat chaud. La température avait chuté. La nuit était tombée depuis longtemps, entraînant avec elle un froid nocturne. Malgré les années, rien n'avait changé. Entre Remus et Sirius, James avait l'impression d'être protégé. Il savait que c'était à lui, en tant qu'élu, que revenait le devoir de défendre les autres. Néanmoins, il avait également ce besoin en lui. Durant 14 ans, il avait fui ses sentiments, ses émotions, il était prêt aujourd'hui à faire face à ce que son cœur ressentait. Le bras de Sirius passé autour de ses épaules lui rappelait pourquoi il avait toujours su que c'était lui le petit frère dans leur relation. Malgré qu'aujourd'hui, il était assez puissant pour se défendre, l'attitude protectrice de Sirius calmait ses doutes, sa culpabilité.
La couverture chauffée magiquement par James était si agréable qu'ils s'endormirent sur la terrasse du manoir Potter oubliant l'Ordre, Voldemort… Les rires et les discussions philosophiques les avaient épuisés malgré eux. Appuyé contre le bord de la balancelle, Remus fut le premier à s'endormir. Sirius et James le suivirent rapidement au pays de Morphée. Continuant d'abord de discuter dans un murmure pour ne pas réveiller leur ami, leurs paupières se fermèrent avant même qu'ils n'aient eu le temps de réaliser ce qu'il se passait. La tête posée contre le torse de Sirius, James s'endormit, un sourire collés aux lèvres.
James ? Réveille-toi ! Ton fils semble souffrir le martyr dans son rêve…
La voix inquiète de Neve Nere résonna dans la tête de James. Il émergea rapidement quand son cerveau lia les mots « fils » et « souffrir ». Dans un bond, il fut assit. Sentant un air froid lui parcourir le dos, il réalisa qu'ils s'étaient tous endormis à la belle étoile. Il réajusta le sort chauffant sur ses meilleurs amis avant de se téléporter dans la chambre de Harry au 12 Square Grimmaurd.
Il jeta un coup d'œil rapide vers Ron qui dormait profondément, ronflant bruyamment. Le félin tourna autour de Harry. La nervosité de l'animal ne rassura pas James. Son cœur se serra à la vue de l'adolescent endormi. Il n'avait pas été aussi proche de son fils depuis si longtemps. Il s'assit sur le bord du lit, observant les moindres traits du visage angélique. Un léger froncement de sourcils montrait que son sommeil n'était pas apaisant. Ses mains étaient serrées autour de la couverture. D'un bras tremblant, James étreignit l'adolescent. Sa respiration s'accéléra. Le regard jaune de Neve Nere était braqué sur le père et le fils. Ignorant comment calmer un enfant en plein cauchemar, James fixa son regard sur le visage endormi et tourmenté. Sans réaliser, il se mit à chuchoter. De la même manière que son père l'avait fait avec lui, il essaya de le calmer en lui parlant. Un sourire fier se dessina sur ses lèvres quand il sentit le corps tendu s'assoupir. Il resta encore quelques instants.
Puis, se rappelant les deux personnes endormis dans son jardin, il se leva à contrecœur. Au pied de Harry, Neve Nere s'était rendormi. Il remonta légèrement la couverture sur Harry. L'Angleterre n'était pas réputée pour être un pays chaud et la fenêtre grande ouverte n'inspirait pas confiance à James. Délicatement, il déposa un baiser sur le dessus de la tête de son fils. Il avait attendu 14 ans pour enfin pouvoir redire bonne nuit à Harry. Sans le lâcher des yeux, il rentra.
James ne fut guère surpris de retrouver dans la même position qu'il les avait quitté ces deux meilleurs amis. Il poussa une chaise leur provoquant un réveil en sursaut. Affolés, Sirius et Remus regardèrent autour d'eux sans comprendre où il était jusqu'à ce qu'ils voient James les regarder avec un large sourire.
-On s'est endormi, expliqua simplement l'héritier de Gryffondor.
-Tu nous vires de ta terrasse, grommela Sirius en restant couché et essayant de retrouver la chaleur perdue.
-Je crois surtout qu'il est préférable que vous vous réveilliez au 12 Square Grimmaurd pour éviter que quelqu'un ne remarque votre absence. Mais tu peux rester dormir ici Sirius, sur la terrasse ou dans ta chambre mais je te laisse te réveiller demain matin et rentrer avant que quiconque n'ai remarqué que tu as découché.
-Tu me réveilles quand tu pars.
-Je pars à 7h, apprit James ce qui provoqua une grimace à Sirius.
-Quelle heure est-il ? demanda Remus.
-3h15. On a dormi longtemps sur la balancelle.
-James ? supplia Sirius avec un air de chien battu.
-Oui Sirius ?
-Tu nous ramènes ?
-Bien sûr !
Ils se dirent au revoir entre deux bâillements puis James les renvoya au quartier général de l'Ordre. Il monta ensuite lui-même se coucher. Il régla son réveil sur 5h30, grognant contre l'idée d'avoir un entraînement matinal. À peine sa tête eut-elle touché l'oreiller qu'il s'endormit.
C'est dans un grognement que James se leva quelques heures plus tard. Il évita avec peine de retourner au pays de Morphée. Il devait s'entraîner. Marmonnant des paroles incompréhensives, il redevint le guerrier qu'il était devenu. Dans ses veines, sa magie pulsait. Assit à même le sol, il ferma les yeux et se concentra sur son flux magique. Elle vibrait en lui. Le visage endormi de Harry, le rire de Sirius et les sages paroles de Remus lui rappelaient pourquoi il luttait ainsi tous les jours.
C'est motivé et heureux qu'il se rendit au ministère. Il plaça son masque impassible de Tellerino sur son visage. Même si ces yeux devaient pétiller de manière inhabituelle. Il salua vaguement les quelques fonctionnaires qui venaient lui lécher les bottes. Dans l'ascenseur, il croisa Dedalus Diggle. Il retint un sourire en se souvenant que ses deux « espions » lui avait apprit qu'il faisait parti de l'Ordre. Il jeta un coup d'œil au bureaucrate qui avait les lèvres pincées. Il le vit le regarder avec des yeux de tueurs quand il sortit de l'ascenseur et que James lui souhaita une bonne journée.
Le citronné fait bien son job. Il a réussi à dégoûter les membres de l'Ordre de Tellerino.
À peine eut-il mis un pied dans le département des aurors qu'une tornade flamboyante lui tomba dessus.
Pas tous les membres...
-Chef, j'ai eu de nouvelles informations sur l'affaire du sorcier fou dans le nord de l'Angleterre. J'ai une piste concernant l'endroit où il se trouve.
-Parfait, Tonks. Je vous laisse vous occuper de cette mission, ordonna James.
-Toute seule ?
-Pourquoi pas ?
-Je n'ai jamais fait de mission seule...
-Il faut bien commencer un jour ! Vous avez votre diplôme, vous êtes donc auror confirmé. Mais si vous avez le moindre problème, je regarderai pour vous donner un coéquipier. Vous allez parfaitement régler cette affaire Tonks, faites-vous confiance.
-Merci, chef !
Il lui sourit avant d'aller à son bureau pour se plonger dans ses propres dossiers. Deux affaires lui prenaient beaucoup de temps et personne ne devait savoir qu'il faisait. Essayer de savoir les plans de Voldemort quand celui-ci n'est pas censé être de retour n'était pas quelque chose à crier sur tous les toits. La seconde était un coup de bluff. Il disait rechercher assidûment Sirius Black alors qu'en réalité c'était le sale rat, le véritable gardien du secret qu'il recherchait.
Quand se finit sa réunion inintéressante avec le ministre, il ne réussit pas à échapper à Ombrage qui comme à son habitude vint minauder un peu trop près de lui. Habillée de son éternel robe rose, la face de crapaud jacassa sans remarquer le manque d'intérêt de l'auror.
Bla bla bla…
Ne répondant que par des « Mmh », des « ouais ouais » et des « ah », James souriait faussement. Sa seule envie était de l'expédier loin de lui. Dans ses veines, sa magie pulsait. Néanmoins, il regretta de pas l'écouter réellement quand le nom de la prestigieuse école de sorcellerie fut cité.
-Poudlard ? répéta-t-il bêtement.
-Oui. Le ministre et moi-même avons réussis à convaincre Dumbledore pour que je sois le professeur de Défense contre les forces du mal. Après tout, après toutes ces années, un professeur convenable dans cette matière ferait un plus grand bien aux élèves.
-Un professeur convenable ?
-Oui, mes prédécesseurs étaient tous des incapables, expliqua-t-elle, pensant que James ne connaissait pas les anciens professeurs et que c'était pour cette raison qu'il avait répété ses dires. Il y a eu un écrivain imposteur, un loup-garou - James sentit une envie meurtrière naître en lui ; Remus était un excellent professeur - et un vieil auror sénile. Cette école a vraiment besoin d'avoir quelqu'un de responsable pour remettre les choses à leur place.
-Vous m'excuserez Dolorès mais j'ai des affaires urgentes à régler…
-Allez-y, Vincenzo. On se voit lundi.
-C'est ça, lundi. J'ai hâte, pensa-t-il, dégoûté.
Ombrage à Poudlard était la pire des choses qui pouvait arriver aux élèves. Avec le ministre, elle était convaincue que Dumbledore voulait former les étudiants à se rebeller contre le ministère. Qu'avec son armée d'adolescents, il viendrait prendre le pouvoir. Toute cette histoire était pathétique selon James. Le pire selon lui était que le ministre croyait bêtement sa sous secrétaire. Poudlard n'était déjà plus en sécurité avec Dumbledore comme directeur. Dieu seul sait quels étaient les réels plans du vieux sorcier. Avec cette femme, l'école allait devenir un véritable enfer pour ses élèves. Convaincu que l'attaque des détraqueurs était provoquée par la femme crapaud, il ne voulait pas savoir ce qu'elle comptait faire subir à son fils. Il songea qu'il devait être prêt à tout, même aux pires choses, pour l'aider.
