Akan: Poudlard sera un lieu de ce chapitre^^! Tu n'aimes pas l'école? :-o


Et si tout était différent

Chapitre 60

L'arrière du décor

Depuis qu'ils s'étaient retrouvés, les maraudeurs se voyaient le plus souvent possible. Le soir quand au QG tout le monde pensait qu'ils dormaient, Sirius et Remus passaient au manoir Potter. Une petite routine s'installait entre eux.

-Qu'est-ce qu'on offre à Harry pour son anniversaire ? C'est dans trois jours, fit remarquer Sirius.

Les trois amis étaient tranquillement posés sur la terrasse, une tasse chocolatée devant eux et une couverture flamboyante les enveloppant. La soirée, déjà bien entamée, était fraîche. Une boîte de jeu trônait sur la table.

-On ? répéta James.

-Tu ne veux rien offrir à ton fils ? se moqua son meilleur ami.

-Je signe quoi ? Papa ou Tellerino ?

-On pourrait lui offrir quelque chose qui t'aurait appartenu, qui est lié à toi, ajouta Remus tandis que Sirius, vexé, tirait la langue à James.

Dans un silence de réflexion, chacun réfléchissait ce que Harry pourrait vouloir qui appartiendrait à son père.

-J'ai trouvé ! s'écria Sirius faisant sursauter Glorfi qui apportait des cookies. Tu as encore ton miroir ?

-Bien sûr, pourquoi ? Il n'a jamais quitté cette maison.

-On veut offrir à Harry quelque chose qui t'a appartenu. On lui offre le miroir comme ça je pourrais garder le contact avec lui, j'ai encore le mien.

-C'est une idée, ouais, concéda James.

-En plus, il y a plein de choses à raconter lié à ce miroir.

-Ne raconte pas non plus toutes nos bêtises à mon fils, tu vas lui donner de mauvaises idées. Et avec son nouveau professeur de défense contre les forces du mal, s'amuser c'est terminé.

-Peut-être qu'Ombrage n'est pas si horrible, positiva Remus sous le regard ahuri de ses amis.

-On voit que ce n'est pas toi qui l'entends parler ! Tu n'as pas idée des préjugés qu'elle aurait sur toi et je te rappelle que c'est elle qui a envoyé les détraqueurs vers Harry.

-Et en plus, elle flirte avec toi, rappela moqueusement Sirius.

-Avec Tellerino !

-Quelle différence ! soupira le loup-garou.

-Si je n'étais pas Tellerino, je l'enverrai balader. Là, je dois me contenir et ne pas lui dire ses quatre vérités.

-En fait Tellerino serait l'image du parfait hypocrite.

-C'est qu'un personnage. Il n'est pas vraiment réel donc il peut être hypocrite ! Bon les amis, ce n'est pas que vous me dérangez mais il est déjà 23h et demain je me lève à 5h30…

-Quelle idée ! soupira Sirius ignorant le regard noir de son petit frère.

-Ca fait cinq jours que je ne dors que 5h par nuit. Je suis un peu fatigué. Même si j'évite que des cernes soient visibles sur Tellerino. Mais je te l'ai déjà dit Sirius, tu peux dormir ici si tu le souhaites. Mais là, je dors debout.

-Je t'embête... Va dormir Fratellino, ordonna-t-il.

Les deux membres de l'Ordre rentrèrent discrètement. À peine eurent-ils quitté la demeure que Neve Nere appela James. Il n'eut pas besoin d'expliquer ce qui arrivait à Harry que James était déjà dans la chambre. Il s'assit au bord du lit. Dans ses bras, son fils se calma peu à peu. Les cauchemars de l'adolescent étaient des plus violents. Depuis que Neve Nere dormait avec lui soit neuf jours, James était venu le bercer sept fois. L'heure à laquelle Neve Nere l'appelait variait. Du fait de discuter tard avec ses amis, de venir ensuite bercer son fils, James ne dormait que très peu. La respiration régulière de Harry lui donnait envie de s'endormir. Son visage paisible le narguait.

Le 31 juillet, toutes ses pensées furent tournées vers son fils. Il se souvenait comme si c'était hier de ses quinze ans. Il se voyait encore souffler sur les bougies. Son père, ses deux meilleurs amis, son fidèle compagnon, Glorfi et le traître étaient là. Un sourire étira ses lèvres en songeant aux décorations qui avaient été prévus.

Qui d'autre aurait l'idée de faire une fête surprise à part Sirius ? songea James.

Durant la soirée précédente, les maraudeurs avaient ressortit les vieilles décorations utilisées autrefois pour ses propres anniversaires. Dépoussiéré, les banderoles « Happy Birthday » leur avait rappelé tant de souvenirs. Il aurait tant voulu voir la tête de Harry devant sa surprise, devant le miroir. Il savait que le soir, il aurait le récit en détail de la fête par Sirius et Remus. Il chassa ses pensées pour retourner à son travail. Essayer de comprendre ce qui pouvait se passer dans la tête de Voldemort, de prouver qui sont les mangemorts et surtout de retrouver Pettigrow n'étaient pas une mince affaire.

Le soir, Glorfi et James écoutèrent le récit avec attention des deux autres maraudeurs.

-McGonagall a même pu nous confirmer que tu avais été le meilleur élève qu'elle n'ait jamais eu.

-Pourtant, à l'époque j'étais nul comparé à aujourd'hui. Vous avez parlé de moi ?

-Juste quelques mots. On a plus parlé de nos magnifiques farces de l'époque qui lui ont fait prendre quelques cheveux gris.

-Et Harry, qu'a-t-il dit pour le miroir ?

-On l'a pris à part pour le lui donner. On n'allait pas lui offrir un cadeau pareil devant les toutous du citronné. Il a cru qu'on avait préparé un mauvais coup.

-Te connaissant, j'aurais pensé la même chose, reconnut Remus.

-Hey ! Je me suis calmé avec les années ! Il était très heureux et touché d'avoir quelque chose qui t'avais appartenu.

-S'il savait les conneries qu'on a dit à travers ce miroir, se souvint l'hériter, un sourire aux lèvres.

-Mieux faut qu'il ne le sache pas… L'opinion qu'il a de vous baisserait rapidement, se moqua Remus.

Ils continuèrent à se chamailler comme trois enfants sous le regard attendri de Glorfi. Le cœur heureux, les épaules allégées, rien ne pouvait entraver leur actuel et renouveau bonheur. L'espoir brûlait à nouveau. James connaissait les moindres détails des réunions de l'Ordre grâce à ses deux espions. Ainsi lorsque Maugrey et Tonks vinrent demander congé le 1er septembre à Tellerino, il ne fut guère surpris. L'ancien auror fut le premier à pénétrer dans le bureau.

-Que puis-je pour vous, Maugrey ? demanda James sans quitter son dossier des yeux.

Il entendit un grognement de la part de son ancien supérieur. Il leva un regard azur vers lui.

-J'aimerais prendre ma journée.

-Aujourd'hui ? s'étonna le chef des aurors. C'est fâcheux, j'avais… C'est bon je m'arrangerai sans vous. Je trouverai une solution.

-Vous aviez besoin de moi ? répéta suspicieusement Maugrey.

-Oui. Une mission que j'avais prévu de vous confier mais si vous avez besoin de votre journée, je trouverai une solution.

-Bizarrement, vous aviez besoin de moi aujourd'hui...

-Bizarrement, oui. Le dossier est préparé là. J'avais même collé un post-it dessus pour que je n'oublie pas de vous amener ce dossier. Il me fallait quelqu'un qui a de l'expérience pour aller interroger cet homme. Prenez votre journée Maugrey, ce n'est pas comme si vous m'aviez souvent demandé pour partir en mission. Je demanderai à Dawlish ou Williamson s'ils ont le temps.

-C'est bon, je vous la fait cette mission. Donnez-la-moi.

Retenant un petit sourire vainqueur, James tendit la fourre qui contenait tous les détails d'une mission des plus banales. Grognant et jurant contre le jeune auror, Maugrey quitta la pièce. Quelques instants après son départ, d'autres coups frappèrent à sa porte. Il feignit la surprise en voyant entrer à son tour Tonks.

-Bonjour chef, commença-t-elle, stressée.

Après avoir entendu son ancien patron, la jeune femme redoutait un peu d'aller demander également congé à son supérieur. Il lui répondit par un large sourire encourageant.

-J'aurais aimé pouvoir prendre ma journée de congé, aujourd'hui.

-Vous vous êtes donné le mot ? Après Maugrey, c'est votre tour.

-Ah bon ? s'étonna-t-elle faussement, mal à l'aise.

-Le hasard sûrement. On se retrouve demain alors.

-J'ai ma journée ?

-Oui. Je l'ai aussi donnée à Maugrey mais il a refusé de la prendre, préférant partir en mission.

-Merci, chef. À demain.

-À demain.

Savoir les choses à l'avance était drôlement pratiques. Tout avait été méticuleusement réfléchi par les trois maraudeurs. Il songea avec mélancolie que son fils était en route pour retrouver la prestigieuse école. Il envia Neve Nere qui y retournait, caché dans la capuche de Harry. La présence du félin rassura son instinct paternel qui craignait ce qui pouvait arriver à son fils, d'autant plus en connaissant Ombrage. Il écouta le récit du départ fait par Sirius et Remus puis celui de Neve Nere qui expliqua la joie d'être à nouveau dans le vieux château gargouillant de souris.

-Harry a déjà eu une retenue, s'écria Sirius en rentrant dans le manoir.

-Après une journée de cours ? s'étonna James, appuyé contre l'embrassure de la cuisine et regardant entrer ses amis.

-Ouais. J'ai aussi eu de la peine à y croire. Mais Ombrage lui en a donné une car il a affirmé que Voldemort était de retour.

-Elle continue à emmerder le monde celle-là.

-Tellerino ne pourrait pas faire pression pour qu'elle se calme ?

-J'y ai déjà pensé mais je doute que cela plaise au ministre. Être du côté de Harry ou de Dumbledore mettrait ma place en danger.

-Faudrait que ce soit vraiment subtil si tu voulais intervenir, remarqua Remus.

-Ouais. Et la séance de l'Ordre ?

-Pas grand-chose d'intéressant. Du côté de Voldemort, rien. Le reste de l'heure était à propos de toi.

-Moi ? Vous avez parlé de Tellerino ?

-Maugrey a une nouvelle théorie des plus intéressantes te concernant, expliqua Sirius.

-Théorie jugée infondée selon Kingsley, ajouta Remus.

-Qu'est-ce que j'aurais fait ?

-Tu serais un mangemort infiltré.

-Tellerino serait un mangemort ? Je crois que demain je vais arriver en tee-shirt devant Maugrey pour qu'il voie mes avant-bras vierges.

-Arrête, il va croire que tu lui fais du rendre dedans.

-Beurk. Tais-toi, Sirius. Vous ne parlez que de ça durant les réunions ?

-À peu près, avoua le loup-garou. J'ai parfois l'impression que l'on parle plus de toi que de Voldemort. Et les seules informations qui nous sont transmises te concernant viennent de Maugrey, Tonks et Kingsley. Vu que les deux derniers n'ont rien à te reprocher, ce sont des discussions vides de sens entre Dumbledore et Maugrey qui essaient de nous convaincre que tu es du mauvais côté.

-Ça marche ? À part vous deux, l'Ordre est convaincu que je suis un vilain petit canard ?

-Kingsley n'y croit pas un seul instant. Selon lui, tu es quelqu'un qu'on ne peut pas cerner mais du côté de la lumière.

-Ton seul défaut est que tu fais les choses en solo, il ne peut donc pas prouver avec de vrais arguments que tu es quelqu'un de bien, expliqua Sirius.

-Tonks serait influencée par l'avis de Kingsley selon Maugrey car elle est aussi d'accord pour dire que tu n'es avec Voldemort. Le coup d'empêcher Maugrey d'accompagner Harry à la gare était une blague. Quant aux autres, il ne te connaisse pas. Le simple fait que tu ne dis pas officiellement croire au retour de Voldemort fait de toi un abruti du ministère.

-Le monde est tombé bien bas. Les gens sont manipulés.

-On le fait tous, désormais. Toi tu te fais passer pour quelqu'un pour avoir les infos du ministère, nous, on dupe l'Ordre.

-On serait presque les pire manipulateurs à nous trois ! plaisanta Sirius.

-Dumby reste le meilleur, je pense.

Quelques heures plus tard, James fut réveillé par la voix stridente et inquiète de Neve Nere qui résonnait dans sa tête. Dans un bond, il se leva, s'habilla et se téléporta. Il ne s'attarda même pas sur le dortoir qu'il avait lui-même occupé durant sept ans. Il se dirigea instinctivement vers le lit de son fils. Harry avait le visage crispé. Ses mains étaient plaquées sur son front. Des spasmes incontrôlables lui parcouraient le corps. Malgré les bras puissants de son père, Harry continuait de gesticuler dans tous les sens. Les paroles qui l'apaisaient habituellement ne lui faisaient aucun effet.

Son cauchemar semble pire que les autres, remarqua Neve Nere devant les efforts sans conséquences de son maître. James ?

Il faudrait pouvoir chasser son cauchemar

Il reposa son regard sur l'adolescent souffrant dans ses bras ignorant les interrogations du félin. Ravenna leur avait appris les bases de l'occlumancie afin d'éviter que quelqu'un puisse essayer de sonder son esprit et connaître la vérité à son sujet mais elle lui avait également enseigné la legilimancie. Rechignant à pénétrer dans l'esprit de son propre fils, il se poussa à le faire pour l'aider. Il vit alors la porte métallique face à lui. Surpris de voir la porte du département des mystères face à lui, James ressentit rapidement une douleur que Harry devait sûrement ressentir. Il posa sa main sur sa cicatrice malgré celles de Harry maintenues avec force sur son front. La douleur disparût lorsqu'une lumière jaune guérisseuse brilla sur la paume de James. Se concentrant, il repoussa l'image de cette porte de l'esprit de son fils.

Le corps de Harry se détendit. Ses mains retombèrent sur le matelas blanc. Un bien-être se lut sur son visage. La lumière dorée sur son front s'éteignit, n'ayant plus rien à soigner. La main de James descendit le long de sa joue. Son esprit resta encré en celui de Harry, interdisant l'entrée d'un nouveau cauchemar. Rassuré, il laissa alors son fils replonger dans les méandres du pays de Morphée. Neve Nere monta vers le visage de Harry et se blottit entre le père et le fils.

James quitta à contre cœur le dortoir des Gryffondors. La signification de cette porte l'intriguait. Pourquoi son fils rêvait-il justement de cette porte ? Était-ce lié à Voldemort ? La douleur qu'avait ressentit Harry l'inquiétait. C'est songeur qu'il s'endormit, se promettant de discuter de ce problème avec Remus et Sirius afin d'essayer de comprendre. Hélas aucun des trois ne comprirent la signification de la porte métallique. Quelque chose leur échappait.

Le lendemain, il fut rappelé à Poudlard mais non pas pour un nouveau cauchemar. Pour la première fois, il trouva son fils paisiblement endormi. Cependant son regard s'accrocha sur sa main où une fine bandelette tâchée de sang.

Que s'est-il passé ? s'inquiéta-t-il.

Il est revenu de la retenue avec Ombrage, la main en sang. Elle a utilisé une plume qui lui fait utiliser son propre sang pour écrire.

James se retint de dire le fond de sa pensée concernant sa collègue. Il retira délicatement le bandage bigarré de rouge. Gravé dans la chair, la phrase « je ne dois pas dire de mensonges » suintait. Il plaça sa main au dessus de la sienne. La plaie se referma sous la lueur dorée. Le mal s'enfuit. Néanmoins, les mots apparaissaient encore en filigrane. Restant sur ses gardes au cas où un élève se réveillerait, James profita encore de ces quelques instants auprès de son fils.

Une sorte de routine s'installa. James se levait pour s'entraîner, puis filait au ministère dans son costume de Tellerino. Le soir, il retrouvait Sirius et Remus. Quand la lune brillait haut dans le ciel, il était réveillé par Neve Nere pour un nouveau cauchemar ou une blessure à soigner à Harry. Il fit le lien avec la porte métallique quand Sirius et Remus lui apprirent que Voldemort avant de passer à l'action voulait connaître en détail la prophétie.

Un mois passa. Il devait trouver une solution pour éviter à son fils de souffrir le martyr. Il préférait éprouver la douleur lui-même que de savoir que quelqu'un qu'il aime souffrait. Quand il rapprit par Neve Nere que Harry avait eu une troisième retenue, il n'hésita pas. Il créa une plume identique à celle d'Ombrage qui n'avait pas besoin d'encre et qui écrivait en rouge. Il se rendit à Pré-au-lard. C'est avec nostalgie qu'il traversa le château et se rendit au bureau d'Ombrage. Le visage d'abord irrité du crapaud rose s'éclaira quand elle reconnut Tellerino.

-Mon cher Vincenzo, quel bon vent vous amène ? minauda-t-elle.

Je voulais éviter d'avoir à nouveau la main en sang à mon fils.

-Je devais vous parler. Vous avez un moment ? demanda James en lui lançant un faux sourire charmeur.

Il la vit lancer un regard noir à Harry.

-J'ai un élève qui est en retenu mais entrez seulement. Je suis toute à votre écoute.

En rentrant il croisa les émeraudes surprises de Harry. Son regard était rempli d'interrogation.

-Potter, le salua-t-il avant de lui tourner le dos sans lui laisser le temps de répondre.

-Potter, vous savez ce que vous avez à faire, n'est-ce pas ?

-Oui, professeur.

James resta dos à l'adolescent, près du petit bureau. Vigilant et aux aguets du moindre mouvement de son fils, il l'entendit vaguement prendre la plume. Il appuya ses mains sur le bord de la table. Dans un geste rapide, il subtilisa la plume que Harry allait utiliser pour lui en placer une nouvelle dans les mains. Il sentit le regard ahuri et interrogateur dans son dos. James se retourna alors légèrement et lança un discret sourire en coin à l'adolescent.

-Et bien, Potter, faites votre boulot, non ?

James délaissa à contre cœur Harry et s'approcha d'Ombrage. Il n'avait aucune idée de ce qu'il allait lui dire. Elle lui lançait son sourire qu'elle voulait séduisant. Il jeta un ultime regard vers son fils se rappelant pourquoi il était prêt à se prendre la plus grosse honte de sa vie.

-J'avais besoin de vous voir Dolorès. Votre présence manque au ministère.

-Vincenzo, vous allez me faire rougir.

Pensant sans cesse à Harry, James continua à flirter avec elle. Il se retint de la repousser quand elle passa sa main potelée sur son bras musclé. Avec difficulté, il se mit dans la peau d'un véritable dragueur. Il essaya de lui répondre avec des sourires charmeurs mais tout ce cinéma le dégoûtait. Quand elle s'avança vers lui, il recula instinctivement, réussissant de justesse à garder un visage impassible.

-Il y a Potter, s'écria James en la voyant s'approcher dangereusement.

À l'entente du nom de l'élève honnis, Ombrage s'arrêta brusquement, puis tourna son regard vers l'étudiant qui continuait d'écrire l'air de rien. Elle s'avança alors vers lui.

-Le message a pénétré Potter ?

James jeta rapidement un sort d'illusion à la main d'Harry où les mêmes mots tant de fois écris étaient inscrits. Une entaille profonde avait fait son apparition et saignait abondamment. Il vit le regard surpris que son fils lança à la plaie.

-Oui, professeur.

-Sortez alors, le chassa-t-elle.