Akan: Non j'aurais pas pu terminer ce chap. avec l'explication de James/Tellerino vu que cette fameuse explication était toute la partie II! L'explication faite par James avec les intervention d'Harry et ses réactions au fur et à mesure ont été longue à mettre sur papier! Le problème d'une formation intensive c'est qu'Harry a la trace sur lui. Mon but n'est pas de montrer un Harry qui devient puissant mais plutôt un adolescent qui a le droit à une famille. les valeurs sont plus importantes que la force! Bonne lecture!

Ca'ssandre: Merci pour ta review! Il n'y aura pas de point de vue précis pour cette partie III. Parfois je me baserais sur James ou d'autres fois plus sur Harry. Il y aura un chapitre (le début du moins) depuis Glorfi. Peut-être que si j'ai besoin de faire un chapitre du point de vue de Sirius ou de Ron, je le ferai. J'espère avoir pu te répondre! Bisous

Nouvelle année, nouvelle partie! La dernière partie de cette longue fic. Bonne lecture et BONNE ANNEE 2011!


PARTIE III

Et si tout était différent

Chapitre 68

Famille réunie

Le soleil brillait dans le ciel dépourvu de nuages. Une légère brise rafraichissait l'air étouffant. L'été naissait peu à peu. Dans les arbres, les fleurs s'ouvraient. L'air était paisible. Pourtant, assis côte à côte, les deux derniers de la longue lignée Potter n'osaient se regarder. La palpitation, l'attente de ce rêve devenu réalité se faisait sentir dans les veines du plus jeune. Son père peinait à croire d'avoir retrouvé la chair de sa chair. Il rassembla tout son courage et tourna la tête vers le regard plein d'espoir de son fils. Un sourire se dessina sur ses lèvres en songeant que peut-être la chance avait tourné et que son destin lui laissait la chance de connaître l'être le plus important de sa vie, sa force.

-Tout a commencé en l'an 1000 avec les fondateurs de Poudlard.

Devant le froncement de sourcil de Harry, James ajouta précipitamment qu'ils étaient l'héritier de Gryffondor.

-Quoi ? Je suis l'héritier de Gryffondor ? répéta l'adolescent sans y croire.

Un hochement de tête lui répondit avec un sourire amusé. Il relata alors la légende de la séparation des quatre plus grands sorciers de Grande-Bretagne. Grâce aux éléments gardés précieusement par les héritiers, James put raconter plus qu'un simple conte mais un récit historique. Il expliqua alors l'origine de la prophétie qui avait posé tant de problème au ministère et la raison de son existence.

En voyant le visage juvénile étonné et encore plus perdu qu'avant, James expliqua que sa marraine était également l'héritière de Serdaigle. Il ajouta que la mort des héritiers de Poufsouffle et Serdaigle ne pouvait arriver que de la main d'un individu dont le sang qui coule dans ses veines est celui de Serpentard. Il lui apprit la prophétie faite par Cassandra, prophétie qui le concernait lui.

-Mais alors, pourquoi toutes ces choses m'arrivent-elles ?

-En réalité, si tu t'es retrouvé orphelin, abandonné, avec un parrain emprisonné c'est parce que je dois vivre des moments tragiques. J'étais conscient que ta vie n'était pas rose. C'était presque le pire. Savoir que je ne pouvais pas venir auprès de toi alors que tu n'avais que les Dursley.

-Mon enfance, ma vie sans famille, c'était…

-À cause de moi.

-Si les Dursley n'avaient pas été allergiques à la magie j'aurais pu être aimé, ou si Sirius aurait pu s'occuper de moi...

-Les évènements devaient rester tragiques. Je vis là-dedans depuis toujours. Peu après la prophétie, Cassandra a été retrouvée morte, assassinée.

-Par Voldemort ?

-Sûrement. C'est le dernier héritier. Surtout que d'après les recherches faites par Ravenna, la branche « serpentarde » de la famille de Voldemort était déjà morte. Ça ne peut donc être que lui. Quand c'est arrivé, Ravenna est retournée vivre définitivement en Italie, là où ma mère a grandi.

-Tellerino... Tu étais en Italie ? coupa Harry.

-Ouais.

-Chez Ravenna ? Et quand tu m'as dit hier que tes parents s'étaient rencontrés en Italie, tu ne mentais pas, ajouta précipitamment Harry. Tu n'as juste pas précisé que c'était ma grand-mère qui a vécu là-bas.

-Je n'avais pas vraiment envie de te mentir, avoua James se sentant fondre devant le sourire heureux de l'adolescent en prononçant le mot « grand-mère ».

James expliqua alors la mort prématurée de sa mère alors qu'il n'avait que quelques mois. Pour prouver ses dires, il raconta la mort de ses grands-parents, tous deux morts un jour important pour James. Glorfi rajouta quelques détails sur son maître qui fit rire Harry, relatant les premières bêtises de James, encore bébé.

Il raconta comment il avait compris qu'il était l'héritier de Gryffondor, le jour de ses onze ans quand il commença à parler avec Neve Nere.

-Neve Nere ? Mon chat ? répéta un Harry complètement perdu.

-En réalité, c'est le mien. Je l'ai eu à ma naissance, c'est une tradition depuis Gryffondor que le chat d'un héritier fasse un chaton quand un nouvel héritier naît !

-Mais je n'en ai pas ?

-Non, avoua tristement James. Neve Nere aurait dû aller faire un petit quand j'ai appris que Lily était enceinte mais j'avais d'autres choses en tête. J'ai le souvenir d'avoir passé plus de temps en tant qu'auror qu'en tant que mari.

-Pourquoi est-il avec moi cette année alors ?

-Tu n'as jamais rien remarqué d'étrange cette année ? Par exemple le fait que j'arrive rapidement lors de l'attaque des détraqueurs ? Ou concernant l'A.P.

-C'était Neve Nere qui me surveillait, réalisa l'adolescent.

-C'est le don de Gryffondor, on peut parler ensemble. Il m'avertissait par télépathie. Je devais faire acte de présence au ministère mais je ne pouvais me résoudre à te laisser sans surveillance, celle de Dumbledore ne comptant pas.

-Et dire que je n'ai pas fait le lien !

-Il fallait savoir qu'on peut communiquer.

James reprit son récit et fit référence à la promesse de ne jamais rien dire à personne de ses origines que seuls William et Ravenna connaissait. La découverte et l'échange de secret entre James et Remus ne surpris guère Harry. Il avoua ensuite ne plus avoir réussi à cacher son secret à son frère de cœur. Il en profita pour raconter la tradition de l'étoile du sapin de Noël.

-Sirius me l'a raconté à Noël, avoua Harry.

-L'année prochaine, c'est ton tour, promit James.

-Je me réjouis alors.

L'enthousiasme pansa le cœur meurtri de son père. Harry découvrit alors comment son parrain avait appris l'italien.

-Il nous a dit avoir appris l'italien pour parler avec son frère.

-Et on s'est toujours considéré comme deux frères avec Sirius. On ne t'a pas mentit. J'ai toujours fait en sorte de ne pas te mentir en disant la vérité d'une manière qui te ferait comprendre les choses différemment. C'est ce que Sirius a fait.

-J'aurais pu comprendre si au moins j'avais su que ma grand-mère avait vécu en Italie et que mon père parlait italien. Mais je ne savais rien sur ma famille.

-Les choses vont changer.

-Je l'espère.

Le début de la guerre contre Voldemort commença à ce moment-là à l'étonnement de Harry qui ne pensait pas que ce combat entre le bien et le mal durait depuis si longtemps. Il comprenait maintenant que tant que Ravenna serait vivante, ni l'héritier de Gryffondor, ni celui de Serpentard ne pourra vaincre.

-Tout ce qu'on fait n'aura pas de sens tant que Ravenna est vivante ? réalisa Harry après que son père lui ait expliqué la naissance du mal et la présence étonnante de sa marraine cette année-là.

-Ouais. Elle doit mourir pour que le combat final puisse avoir lieu.

James profita alors de son récit pour parler de Lily à Harry. Les yeux brillants, il expliqua que la mère du jeune homme était tel un ange, plus douce et plus belle encore. C'était la femme parfaite. La venue de Lily au manoir leur permit d'apprendre à se connaître, de pouvoir montrer son vrai visage et pas celui du garçon arrogant qu'il était lorsque sa jalousie envers Rogue surgissait.

-Tu étais vraiment jaloux de Rogue ? se moqua son fils.

-Il était fou amoureux d'elle et elle, elle lui parlait, elle rigolait avec lui. Moi je n'avais droit qu'à des « Potter, espèce de gamin prétentieux ». Alors j'en rajoutais sans réaliser vraiment que je m'enfonçais. Il n'est pas si horrible, argumenta James.

-C'est toi qui dis ça ?

-Il n'a jamais rien dit pour Remus. Il aurait pu y rester.

-Toi aussi. Tu l'as sauvé. C'est pour ça qu'il m'a sauvé la vie en première année. Il m'aurait laissé tomber de mon balai sinon.

-Je ne pense pas, non. Il a dit que c'était pour cette raison pour avoir une excuse mais qu'il a agit ainsi en souvenir de Lily.

-Tu lui fais confiance ?

-Etonnement ouais. Même si Sirius ne veut pas me croire.

-Sirius ? répéta l'adolescent, surpris.

-Ouais, Sirius, confirma l'adulte en réalisant qu'il venait d'avouer être en contact avec son meilleur ami.

-Depuis quand sait-il que tu es vivant ? s'offusqua Harry.

-Je vais continuer mon récit et t'expliquerai à ce moment-là, j'allais te le dire.

-Tu l'as répété ton discours ? rigola-t-il.

-Depuis une semaine.

Harry éclata de rire. Incapable de se sentir vexé, James se sentit au contraire heureux d'entendre le rire de son fils. Il continua alors son récit sur le début sa relation avec Lily. Il raconta la mort de son père le 24 décembre, l'engueulade avec Ravenna qu'il refusa alors de revoir. Pour la première fois de sa vie, il racontait ce jour si triste. Avec un petit sourire en coin, il avoua comment il avait pu dire le soir précédent que Kingsley avait été son formateur en tant qu'auror. Il passa rapidement sur les étapes de sa formation d'auror, sur sa vie de couple. Il profita néanmoins pour relater quelques souvenirs concernant son bébé, à la grande joie de l'adolescent qui pouvait enfin imaginer sa famille. Quand fut venu le moment de raconter la mort de Lily, James ne put regarder son fils. Il expliqua son réveil en Italie, son envie de venir le rejoindre et de sortir Sirius de sa prison. Il se cacha derrière le serment inviolable qu'il n'avait pu refuser s'il voulait un jour pouvoir le protéger.

-Un serment inviolable ? Qu'est-ce que c'est ?

-Un serment magique fait entre deux personnes. Si l'une des deux personnes rompt la promesse, elle meurt.

-C'est horrible comme promesse. Je dois mon enfance chez les Dursley à Ravenna.

-Etonnamment, elle a fait ce qu'elle pensait être le mieux, pas pour toi, ni pour moi mais pour le monde, sur du long terme. Si tu avais grandis avec moi, je n'aurais pas été capable de vaincre Voldemort. Maintenant, je peux vraiment espérer le vaincre.

-C'est à cause d'elle si on a été séparé.

-J'aurais pu refuser ce serment.

-Tu voulais me protéger, s'exclama Harry étonné de voir son père culpabilisant autant.

-J'aurais dû accepter de le faire qu'à la condition que toi, Sirius et Remus soyez là.

-On t'aurait empêché de vraiment te concentrer. Mais je ne comprends pas pourquoi le personnage de Tellerino a dût être créé. Il n'existe pas réellement non ?

-Non. C'est moi. Ravenna voulait que je me fasse une place dans le département des aurors italiens pour ensuite postuler en Angleterre afin d'avoir un poste qui me permettrait d'être au centre des informations.

-Ce qui est le cas. Chef des aurors, c'est plutôt pratique.

-Ouais. Ça a ses avantages.

-Quand es-tu revenu en Angleterre ?

-Avril 1991.

-Tu vis en tant que Tellerino depuis 5 ans sans que personne ne sache la vérité ?

-Glorfi et Neve Nere étaient au courant, répondit James, surpris et attendant une remarque cinglante sur les cinq années où il aurait pu venir voir son fils. Les choses n'étaient guère différentes de l'Italie, excepté qu'ici je reconnaissais mon passé et que Ravenna n'est pas forcément quelqu'un avec qui on a envie de parler.

James ouvrit la bouche mais la referma aussitôt. Harry jouait négligemment avec sa cuiller, un sourire aux lèvres, ne remarqua rien. Il attendait simplement la suite de ce récit si irréel. Les secondes passèrent.

Dis-le-lui ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Rien ! Alors dis à Harry ce que tu t'interdis d'avouer.

-Quand tu as été à la gare de King's Cross pour la première fois, j'étais là.

-Tu étais… à la gare ? s'étonna Harry peinant à croire qu'il était passé à côté de son père sans le voir.

-Je voulais juste te voir, juste une fois. J'avais attendu ce moment depuis dix ans. J'étais sous la cape d'invisibilité.

-C'est toi qui me l'a envoyé ?

J'aurais dû compter le nombre de fois qu'il t'a coupé la parole, rigola Neve Nere qui n'eut pour seul réponse un regard noir.

-C'était moi.

-On croyait, Ron et Hermione, que c'était de Dumbledore ! rigola Harry.

-De Dumbledore ?

-Oui. Il te connaissait et j'ignorais qui avait été tes amis alors on avait pensé à Dumbledore.

-Il serait préférable que Dumbledore ignore tout de son existence.

-Pourquoi ? Pourquoi le détestes-tu ? Grand-papa aussi ne lui faisait pas confiance ? demanda l'adolescent.

-Euh… C'est vrai que c'est un détail que j'ai oublié d'insérer dans mon discours tout préparé.

-Tu pourrais improviser alors, répliqua Harry.

James expliqua alors les recherches faites par son père et Ravenna, les découvertes faites concernant le passé de Dumbledore et comment il avait eu la baguette de Sureau.

-La baguette de Sureau ?

-Tu ne connais pas le conte des Trois frères ?

-J'ai grandi avec les Dursley.

-C'est vrai. Tu dois être le premier Potter qui ne connaît pas cette histoire à seize ans, grimaça James avant de conter le récit à l'adolescent.

Il continua ensuite son explication sur la personnalité cachée de Dumbledore. La face cachée derrière ce visage protecteur dégoûta l'adolescent qui se sentit manipulé. Il fut reconnaissant que son père l'ait aidé à apprendre à douter de lui durant cette année. Quand Harry eut découvert tout ce qui se rapportait à Dumbledore, il eut enfin la fin du récit. L'aveu que c'était James qui avait feint de rechercher son meilleur ami pour le ministère.

-Quand Sirius et Remus ont vu Neve Nere débarquer au QG de l'ordre, ils n'ont pas eu besoin de grand-chose pour faire le lien jusqu'à moi. D'autant plus quand Sirius l'a appelé J'me-la-pète et Neve Nere. Ça va bientôt faire une année qu'on s'est retrouvé, avoua James.

-Et ils ne m'ont rien dit ! Je n'y crois pas ! J'ai passé mes vacances d'été et de Noël avec eux et ils ne m'ont rien dit !

-On préférait laisser ton père te dire enfin la vérité, répliqua Sirius appuyé sur l'embrasure de la porte de la terrasse.

Il éclata de rire en voyant les deux Potter sursauter et se retourner vers lui surpris. Les yeux de Glorfi s'agrandirent encore plus, si ce n'est possible. Neve Nere ouvrit un œil jaune avant de le refermer rapidement. Un large sourire sur le visage, Sirius s'avança.

-Sirius, qu'est-ce que tu fais là ?

-Et bien j'avais posé un ultimatum à ton père hier soir pour qu'il te dise la vérité. Il avait toute la matinée pour te la dire. S'il ne t'avait rien dit, tu aurais juste vu ton parrain débarquer chez Tellerino. Mais il l'a quand même fait à ce que je vois. T'as retrouvé ton courage de Gryffondor, Jamie ?

-Je n'allais pas attendre le dernier jour pour tout avouer à mon fils.

-Il mio occhio (mon œil !), murmura-t-il en prenant place en face d'eux.

-Mais je croyais que tu n'avais pas le droit de sortir ?

-Les règles de Dumby sont faites pour être contournées. Sérieusement, tant que Molly ne remarque rien, je n'ai aucun problème. Je fais ça depuis une année.

-Et tu ne m'as rien dit !

-C'était à lui de te le dire, répliqua Sirius en pointant son meilleur ami du doigt avec un sourire moqueur. Hai visto il sorriso sul viso di tuo figlio ? (As-tu vu le sourire sur le visage de ton fils ?)

-Dici niente. (Ne dis rien).

-Faites comme si je n'étais pas là. Continue ton récit. Je t'écoute avec attention. « Tout a commencé en l'an 1000 … », imita Sirius sous le rire de son filleul.

-Ti odio, Siri, grommela-t-il. (je te déteste, Siri).

-Ti voglio bene anch'io, Jamie. (Je t'aime aussi, Jamie). Continue. Promis je ne dis plus rien. Sauf si t'as un blanc, je peux peut-être t'aider. Après tout, je t'ai aidé à le rédiger, ton discours. D'accord, je me tais. Ne me fais le regard d'héritier aux super pouvoirs mécontent.

Harry éclata de rire. Les deux maraudeurs ne firent aucun commentaire mais un léger sourire se dessina sur leurs lèvres. Ils passèrent la fin de l'après-midi ensemble à écouter la fin du récit de James entrecoupé par les questions de Harry et les remarques de Sirius.