Ca'ssandre: Merci pour ta review! Bonne semaine!
Nanouche: Merci pour ta review! Contente que cet autre aspect de Sirius te plaise aussi! Bonne semaine!
Et si tout était différent
Chapitre 71
Démasqué
À contre cœur, James quitta Harry pour retourner au ministère. En traversant le hall du ministère, il pouvait sentir les regards inquiets des sorciers qui attendaient beaucoup de la part du chef des aurors. En pénétrant dans le département des aurors, il fut assailli par mille et une questions. Il se retint d'envoyer balader ces employés qui ne lui apprenaient rien. Il s'avachit sur son siège. Il jeta un regard noir aux documents éparpillés devant lui.
À quoi bon venir bosser si rien n'avance ? Et dire que je pourrais en profiter pour être avec Harry…
L'après-midi fut aussi peu florissant que les autres fois. James feignit d'aller s'intéresser à ce que pouvait bien avoir découvert les aurors. Après tout, ils pouvaient peut-être découvrir l'élément qui lui manquait. Il était au milieu du couloir en train d'écouter Williamson qui pensait avoir trouvé quelque chose d'intéressant sur la localisation de Voldemort élément que James avait déjà analysé.
À quoi bon venir se changer les idées si c'est pour entendre des choses inintéressantes et inutiles, pensa amèrement James, de mauvaise humeur. Encore deux heures de boulot ! Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir rentrer et retrouver mon fils...
Quand il envoya l'auror se renseigner sur cette information qui ne le mènerait normalement nulle part, James se retourna dans l'idée d'aller rêvasser dans son bureau tout en regardant la ville qu'il aimait tant. Il se figea en voyant Kingsley le regarder avec un sourire en coin. Il remercia rapidement la secrétaire avant de s'approcher de James.
-Ça va ?
-Très bien, répliqua James, mal à l'aise.
Pourquoi me regarde-t-il ainsi ? Pourquoi même à 36 ans, je réagis de la même manière qu'à 20 ans face à lui ? Je ne le sens pas ce sourire !
-Tout s'est bien passé avec Harry Potter ?
-Oui. Pas besoin d'appuyer sur le Potter, je sais qui est Harry. Arrête d'essayer de me scanner. Vous m'excuserez Kingsley mais j'ai des choses urgentes à régler. Par exemple, réserver les billets pour le match avec Harry ou réfléchir aux sorts utiles que je pourrais lui apprendre.
-Je comprends. Au fait, Tellerino, rappela Kingsley.
James se retourna, surpris. Il se retrouva nez à nez avec son ancien formateur. Ce dernier planta son regard dans le sien. Il baissa les yeux et désigna sa main gauche, surprenant James.
-Je ne connais que deux personnes qui aient cette cicatrice qui longe votre main gauche. Une se « cache » au QG de l'Ordre et l'autre, je la pensais morte.
Il s'éloigna, tentant de masquer un petit sourire en voyant le visage devenu blanc de Tellerino. James, quant à lui, était figé. Il était conscient que Kingsley avait compris beaucoup de choses mais il était loin d'avoir imaginé qu'il avait su qu'il était vivant. Ses noisettes descendirent sur la longue et fine cicatrice qui, malgré son changement d'apparence, était restée gravée sur la peau bronzée de Tellerino. Se reprenant, il se dirigea vers le bureau de son adjoint. Sans toquer, il entra. Il referma la porte sans la toucher. À quoi bon continuer à masquer ses véritables pouvoirs si l'auror, loin d'être surpris par sa présence, avait compris qui il était ?
-Comment avez-vous compris ?
-De quoi parles-tu ?
James ne fit aucune remarque sur le passage au tutoiement. Depuis qu'il était ici, ils s'étaient toujours vouvoyés. Etant le chef, il était normal que cette marque de respect se fasse et pour sa part, il lui était impossible de tutoyer l'homme qui l'avait formé. Entendre Kingsley lui parler comme à l'étudiant qu'il avait été, prouva d'autant plus qu'il avait compris.
-Comment avez-vous fait pour savoir ?
-Ne voudrais-tu pas plutôt t'asseoir pour discuter ?
Tel un automate, James s'exécuta. Il garda son regard planté sur son ancien mentor, attendant une quelconque explication. Mais Kingsley, maître de la situation, plongea son regard dans celui de James qui baissa les yeux en premier.
-Je suis assis, peut-on discuter ? lança James, impatient et plus habitué à ne pas contrôler la situation.
-Harry est au courant ?
-Oui, murmura-t-il sentant la situation s'éloigner encore plus de lui.
-Et j'imagine que Sirius également vu son état « retour à l'adolescence » de ces derniers mois et sa surprenante absence durant des heures dans sa chambre ?
-Pourquoi me poser la question si vous connaissez la réponse ?
-Pour voir combien de temps tu vas tenir sans dire réellement la vérité.
-Vous l'avez comprise.
-Pas tout à fait non. J'ai compris qui était le mystère « Tellerino » mais les choses s'arrêtent là. J'ignore comment ces choses là peuvent être possibles.
-Remus est aussi au courant, ajouta James, ignorant comment expliquer les choses, n'ayant pas préparé de discours cette fois-ci.
-Ainsi que ta marraine, j'imagine.
-Pardon ? balbutia James étonné d'entendre parler de Ravenna ici.
-C'était ta marraine il me semble qui vivait en Italie et avec qui ton père avait découvert ce que Dumbledore mijote, non ?
-Ravenna, affirma-t-il en hochant la tête.
-Es-tu au courant que dans aucun registre te concernant, il n'est noté qui est ta marraine ? demanda Kingsley, peu surpris par le hochement de tête négatif de James. Ce n'est pas pratique quand on veut connaître les détails manquants et qu'on sait qui les connaît sans connaître son nom. Tu n'as pas la possibilité de retrouver ton corps réel ? Parce que là c'est plutôt bizarre de voir Tellerino peu sûr de lui et perdu. J'ai plutôt l'impression d'être face à un ancien étudiant qui a des explications à donner.
-Je ne vous dois rien, maugréa James.
Il lança un sort autour de la pièce afin de protéger son secret. Son corps changea. La chevelure soigneuse de Tellerino devint celle batailleuse typiquement Potter. Les centimètres qui faisaient la grandeur de l'italien disparurent pour laisser place à un jeune homme plus petit. Avec une légère fierté, il vit la bouche de Kingsley s'ouvrir en un O.
-Comment fais-tu ça ? Comment peux-tu changer d'apparence ? Tu sembles faire ça sur commande.
-C'est le cas. C'est pas mal d'entraînement. C'est une longue histoire.
-J'ai le temps.
-J'ai juste une question comment avez-vous compris que j'étais James Potter ? Je suis censé être mort ! Et depuis quand savez-vous ?
-Lorsqu'on est revenu de Poudlard, le jour du renvoi de Dumbledore. Tu m'as demandé pourquoi j'avais refusé d'être chef des aurors. Tu es la seule personne à connaître la réelle réponse. À l'époque j'ai dit ne pas me sentir prêt pour cela et que je préférais rester adjoint. Maugrey a pris la place et l'a gardé jusqu'à l'arrivée d'un Potter au service des aurors. J'ai accepté de te répondre sincèrement quand j'ai fait le lien avec la cicatrice sur ta main.
-Juste une cicatrice ? Tout le monde peut se blesser ainsi.
-Une cicatrice d'une brûlure qui part d'un bout de l'auriculaire pour longer la main jusqu'au poignet n'est pas banal. Le soir même à la séance de l'Ordre, j'ai observé sa sœur jumelle. Trop de choses concordaient pour confirmer l'hypothèse de ton vivant.
-Trop de choses concordaient ? Quoi d'autre ? Vous êtes le seul à l'avoir remarqué ! Comment saviez-vous pour la cicatrice ?
-Je me souviens comme si c'était hier du jour où tu te l'aies faite. J'étais à ma première semaine sous les ordres de ton père quand il a reçu un hibou l'avertissant que son fils unique était aux urgences pour brûlures. Le lendemain, quand j'ai demandé comment tu te portais, j'ai su que tu t'étais brûlé la main. Je vous ai eu, toi et Sirius comme élève, il suffit de vous regarder un minimum pour voir que vous avez la même marque.
-Vous semblez être le seul à l'avoir remarqué, pourtant.
-Il est normal d'observer ce qui nous entoure quand on est auror. Au point de reconnaître ma manière d'aborder une mission quand tu le fais. Surtout lors de ta première année ici. Il y a une fois où tu as agi de la manière qui me semble le plus juste, Maugrey aurait fait l'inverse, il te l'avait fait remarquer.
-Il ne m'aimait déjà pas à l'époque, dis donc.
-Un italien mystérieux débarque et le seul indice que j'avais sur la personne qui aurait pu m'éclairer était qu'elle vivait en Italie. Ensuite, lors du renvoi de Dumbledore, tu as prouvé que tu savais bien trop de choses. Et ce qui était flagrant c'était le fait de croire en l'innocence de Sirius sans le connaître, prétextant qu'un meilleur ami ne pouvait faire ça. Maintenant, dis-moi pourquoi Voldemort ne peut-il pas te tuer ?
-Il ne peut pas mourir et je ne peux pas mourir, pour l'instant.
-Pourquoi ne peut-il pas mourir ? Ton père le savait et il devait savoir que c'était lié à toi.
-Je ne peux mourir que de la main de Voldemort et lui que de la mienne. On ne peut vivre tant que l'autre vivra. Mais pour tuer l'autre, il faut que ma marraine meure avant.
-C'est pour cette raison que tu as survécu de manière miraculeuse lors de l'attaque en décembre 1978, face à un puissant sort de magie noire ? Tu ne pouvais mourir. Comment tout cela est possible ?
-L'histoire est longue.
-J'ai tout mon temps.
-Je suis le patron et…
-James, explique-moi. J'ai besoin de savoir pourquoi je me bats pour rien et ce que mijote Dumbledore.
-D'accord, je vais tout vous expliquer...
James commença alors à parler, racontant la première prophétie, celle faite avant sa naissance. Il allait raconter les morts qui arrivèrent lors de son enfance, les premiers instants tragiques quand la porte s'ouvrit à la volée. James soupira de soulagement d'avoir sécurisé la pièce et d'avoir jeté un sort qui fit qu'à peine la poignée fut-elle tournée qu'il avait à nouveau son apparence de Tellerino.
-Kingsley, il… commença Maugrey. Tellerino, s'étonna-t-il.
-Maugrey. Kingsley, merci de vérifier cette information, ordonna James qui avait repris son masque italien.
-Bien, Chef, répliqua l'auror en souriant.
James s'éclipsa. Avec soulagement, il vit qu'il était déjà passé 18h. Il régla les derniers détails avant de rentrer retrouver Harry. Ce dernier était en pleine lecture d'une bande dessinée allongé vers la piscine.
-Hey, ça va ? demanda James en prenant place sur la chaise d'à côté.
-Bien, sourit l'adolescent. J'ai enfin pris le temps de lire la fameuse bande dessinée que tu m'as envoyé. Tu l'adorais c'est ça ?
-Je la connaissais par cœur.
-Et toi ? Bon après-midi ?
-Ça dépend du point de vu, avoua James en se grattant la nuque. Kingsley sait que je ne suis pas mort.
-Comment a-t-il fait pour savoir ? On a réfléchi à toutes les hypothèses avec Ron et Hermione et tu n'en faisais pas partie.
-Selon lui, c'est assez flagrant. Il suffit de m'avoir connu un minimum. On reconnaît la cicatrice, identique à celle de Sirius. Le fait que je ne recherche pas Sirius sans soi disant le connaître. Ma manière de travail ressemble trop à ce qu'il m'a appris. Je sous-entendais trop de choses que seul ton grand-père lui avait dit.
-C'est cool ! On peut lui faire confiance, non ?
-Ouais. C'est juste que c'est étrange. Durant des années, seul Ravenna était au courant, si on prend en compte les êtres humains et pas Glorfi et Neve Nere. N'avoir que Ravenna pour parler c'était comme être seul. Puis en une année tout a changé, Sirius et Remus comprennent en reconnaissant Neve Nere... Ensuite je t'avoue enfin la vérité et Kingsley a tout compris...
-Et bientôt Ron et Hermione aussi sauront.
James hocha la tête, songeant à ce que la prophétie avait déjà causé. Connaître la vérité allait-il réveiller la prophétie ? James ne pouvait s'empêcher de craindre le pire. Il ignorait s'il pourrait se relever s'il devait perdre son fils ou ses meilleurs amis. La solitude calmait la malédiction. Elle ne pouvait toucher les gens s'il n'avait personne. Son drame, c'était son nouvel ami, la solitude.
-…répondu, continua Harry. Tu m'écoutes ?
James reprit contact avec la réalité. Il chassa ses pensées négatives et ses doutes pour se tourner vers Harry.
-Excuse-moi j'étais perdu dans mes pensées, tu disais ?
-Ron m'a répondu cet après-midi, répéta l'adolescent en souriant. Tiens, ajouta-t-il tendant le parchemin froissé.
-Merci.
Surpris, James déplia la lettre. L'impression de fouiller l'intimité de son fils lui donna mauvaise conscience. Il savait qu'il avait partagé volontiers la réponse mais James ignorait comme remercier Harry pour sa confiance.
« Salut Harry,
Je suis bien arrivé. Je suis content que tu ne te sois pas transformé en spaghetti géant, on t'avait dit que ça ne serait pas si terrible. Au moins t'as une piscine ! Une piscine, Harry ! Si tu te plains, je te casse la gueule à la rentrée ! C'est à peine si je connais le soleil, ici. C'est tellement sombre. La liberté doit te changer des autres années ! C'est ton chat qui doit être content d'être perdu dans la nature. Faut vraiment qu'Hermione amène Pattenrond, avec un peu de chance, il ira se perdre dans le champ d'à côté !
Tu as appris des choses intéressantes sur Tellerino ? Tu me raconteras quand on se verra… Il doit avoir des choses intéressantes à t'apprendre en tant que chef des aurors (il pourra te pistonner). Il aime le Quidditch ? Il n'a pas la tête pour pourtant ! Ils ont des équipes en Italie ? Vive les Canons de Chudley ! Il faut que tu lui apprennes ce qu'est le VRAI Quidditch, le Quidditch anglais ! Je le plains de ne connaître que des équipes nulles.
Alors mes parents sont d'accord pour que je vienne vendredi. Hermione viendra aussi. Où habite-t-il ? Remus nous accompagnera. Redis-moi ! Vivement vendredi !
Mes parents t'embrassent.
À vendredi,
Ron
P.S. Dumby a lu ta lettre et la mienne. Fais attention à ce que tu écris. Je n'ai pas encore parlé avec Kingsley de W.P, j'attends Hermione »
-Dumbledore veut connaître ton adresse, rappela Harry. Il veut tout savoir sur Tellerino.
-Remus les amène, tu peux donner n'importe quelle adresse alors.
-Mentir ?
-Par obligation, ouais. Dumbledore veut fouiner, on ne va lui dire la vérité non plus. Tu te réjouis de vendredi, j'imagine ?
-Oui. Mais les autres années, j'attendais le moment où j'allais aller chez Ron ou retourner à Poudlard avec impatience et cette année, j'aimerais que ces vacances ne finissent jamais, avoua-t-il.
-Tu n'es qu'au début.
-Normal, tu ne m'as encore rien appris ! nargua Harry.
-Ah bon ? Tu étais au courant de tout ce que j'ai dit dans mon beau discours de hier ?
-Je parlais d'un entraînement.
-Je n'ai pas oublié. Mais je t'ai déjà envoyé les livres utiles pour apprendre à être un bon auror. En parlant d'auror, pourquoi Ron a-t-il dit qu'il allait parler avec Kingsley de W.P. ? demanda James en faisant apparaître ses lunettes de soleil et en s'allongeant sur la seconde chaise longue.
-On ignore l'identité de l'inconnu, et comme l'Ordre, on a fouiné. Je pense d'ailleurs qu'on a plus d'éléments que Dumbledore. Dans un des livres, il était écrit W.P. On pensait que c'était un auror vu qu'un des livres était pour la formation d'auror. On a su qu'il fallait demander à Kingsley parce que le jour du renvoi de Dumbledore j'ai entendu la conversation entre Kingsley et toi.
-T'es bien un Potter, toi. Espionner pour savoir ce qui se passe.
-Vous avez parlé d'un de tes prédécesseurs qui avait été le formateur de Kingsley, on s'est dit que si on découvrait qui c'était on pourrait avancer. Mais je n'ai pas entendu son nom.
-Ça vous aurait avancé de savoir que c'était ton grand-père ?
-Non. J'aurai été encore plus perdu je pense ! Ça m'aurait fait bizarre de savoir que ces livres avaient appartenu à mon grand-père.
Allongés sur les chaises longues ils profitèrent des dernières minutes de soleil. Glorfi vint couper court à leur sieste pour avertir ses deux maîtres que le souper était servi. Harry remercia l'elfe qui prit place auprès d'eux. Aucun nuage ne se laissait entrevoir.
-J'ai réalisé, dit James, en préparant ta chambre que malgré le fait d'avoir essayé d'entendre tout ce que les gens disaient à ton sujet, je ne te connaissais pas vraiment. Sirius s'est amusé à me faire croire que tu détestais le rouge après avoir vu ta chambre, j'avais juste aucune idée de ta couleur préférée, par exemple.
-Mais je déteste le rouge, c'est trop Gryffondor, répliqua Harry avec un visage sérieux.
-Quoi ? s'étonna James, mal à l'aise.
-Je rigole, avoua l'adolescent.
Glorfi retint un sourire.
-Je n'ai pas vraiment de couleur préférée. Le jaune, peut-être, réfléchit Harry. Et toi ?
-Le rouge, j'imagine.
-Mais je n'ai jamais réfléchi à ce que j'aimais. J'avais toujours les anciennes affaires de Dudley alors je ne me posais pas la question de savoir ce que j'aimais. Je sais juste que j'ai toujours rêvé de construire une cabane avec mon papa. C'est ce que faisaient les enfants de mon âge.
-Tu veux qu'on aille construire une cabane un de ces jours ? proposa moqueusement James.
-Non, ça ira. Je suis un peu trop grand maintenant.
-L'âge ne veut rien dire.
-D'accord, demain quand tu rentres du travail, on va construire une cabane immense comme des enfants, accepta ironiquement Harry convaincu que son père rigolait.
-Tu ne me crois pas capable de venir fabriquer une super cabane avec mon fils ?
-J'ai seize ans.
-Pas encore, tu peux encore faire des choses d'enfants.
-Echapper à Voldemort n'est pas quelque chose de très enfantin.
-Barboter dans la piscine et lire des bandes dessinées n'est pas adulte non plus, répliqua James.
-Je ne sais même pas nager alors je ne vois pas comment je pourrais « barboter », marmonna l'adolescent.
-Tu ne sais pas nager ? répéta-t-il en se figeant.
Harry releva la tête. Son visage afficha une fausse moue boudeuse.
-Non. La seule fois que j'ai nagé c'était pour la deuxième tâche au tournoi des Trois Sorciers et j'avais pris de la branchiflore.
-Dès demain je t'apprends à nager. La cabane pourra attendre. Ça c'est un truc que les pères apprennent à leur fils.
-Tu n'arriveras pas à m'apprendre à nager. Je suis un cas désespéré.
-On parie ?
-D'accord. Je suis sûr de gagner, murmura-t-il.
Ils se serrèrent la main au-dessus de la table sous le regard amusé de l'elfe de maison et les yeux jaunes de Neve Nere.
