Lele-35: Merci pour ta review. Mais le cours de natation ne sera pas pour tout de suite! Bonne lecture!

Ca'ssandre: Merci pour ta review! Le cours de natation ni l'arrivée de Ron et Hermione ne sont pour ce chapitre! Bonne lecture!


Et si tout était différent

Chapitre 72

La lumière s'organise

Les étoiles brillaient dans le ciel noir. La température rafraichie était agréable. Le soleil était parti dormir depuis longtemps, laissant sa place à une lune fine. De légères vagues se mouvaient dans la piscine. Endormi, les fleurs s'étaient refermées. Des bougies éclairaient la terrasse. L'ombre des cinq sorciers se reflétait sur le mur clair de la demeure. Un calme étonnant régnait malgré la présence des trois maraudeurs. L'aiguille du temps coula. Les flammes tremblaient sous le vent.

Un regard émeraude passait tour à tour sur chacun des adultes. Assis à la place du roi, il pouvait observer les adultes discuter. À sa gauche, Remus était silencieux, laissant la parole à son meilleur ami. Appuyé contre le dossier de sa chaise, sa posture était le contraire de celle avachie de ces meilleurs amis. Tout en jouant avec la hanse de sa tasse de thé, il écoutait la conversation, le visage sérieux. La tristesse incrustée dans son visage se déridait peu à peu l'amour d'une femme pouvant tout changer. Ses habits sombres reflétaient le peu d'estime qu'il avait pour lui-même. Cependant l'adolescent voyait un changement. Lors de leur première rencontre, c'était un homme miséreux, seul. Aujourd'hui, les choses avaient changé. Ses vêtements restés miteux rappelait son triste passé mais ses yeux de miels pétillaient d'une joie intense. L'amour d'une femme l'avait changé. Être aimé à sa juste valeur l'aidait à remonter dans sa propre estime. Les maraudeurs reformés le rajeunissaient. Harry sourit.

La voix de Kingsley rappela l'adolescent sur la terrasse. Sa silhouette noire dominait les autres contre la paroi du manoir. Imposant, grand et à l'allure sévère, Harry avait compris dès leur première rencontre lors de son arrivée au QG l'été dernier qu'il ne fallait pas le duper. La preuve : il avait été le seul à démasquer James. Son regard de braise était braqué sur son ancien élève, écoutant dans les moindres détails ce qui lui était expliqué. Le feu de la bougie apparaissait en miroir sur son crâne chauve et noir ce qui arracha un sourire à l'adolescent. Sa haute taille et ses épaules baraquées offraient une impression de sécurité. Le sérieux qui émanait de lui étonnait Harry.

Il tourna la tête vers son père et son parrain entre qui le lien qui les unissait transparait. La ressemblance entre lui et James était frappante. Harry était son sosie, son clone juvénile tandis que Sirius était son jumeau mentalement. Leur attitude était la même. Bien à leur aise sur les chaises, leur position désinvolte rappelait à Harry ce qu'il connaissait d'eux à Poudlard. Tous deux portaient le même style d'habits, à la mode. L'adolescent crut même distinguer le nom d'une marque moldu sur le tee-shirt de son parrain mais le manque de luminosité ne le confirma pas. Harry imaginait parfaitement les deux inséparables à Poudlard. En observant son père, il devait se faire à l'idée que James Potter ne devait pas lui ressembler tant que ça à seize ans. Il se sentait petit, frêle alors que son père avait l'air fort et, malgré sa petitesse, une puissance émergeait de lui. Les bras de l'adolescent étaient maigres. Depuis toujours, un souffle pouvait le faire tomber alors qu'il semblait qu'une tornade pouvait passer que son père resterait debout. Son corps était musclé, prêt à sauver le monde.

Un sérieux étonnant vibrait dans les paroles de son père. Son regard vert se baissa sur les doigts fins de James qui jouaient avec la cuillère. Harry se figea. Il n'eut pas besoin de poser son regard sur sa propre main pour savoir que ces doigts faisaient la même chose. Son tic obsessionnel de toujours jouer avec quelque chose, cuillère lors d'un repas, stylo en classe venait de sa racine paternelle. Quand ils se comparaient, il se reconnaissait tellement qu'il s'interrogeait presque sur ce qu'il avait hérité de sa mère. Pour l'instant, il devait avouer qu'il était un peu tôt entre lui et James pour discuter allégrement de cette période. Il n'entendit pas la remarque de Kingsley – était-elle de Remus ? - trop occupé à observer l'espoir de son enfance. Il remarqua le sourire et l'échange amusé avec Sirius.

En voyant son parrain sourire si franchement, il remarqua réellement le changement opéré cette dernière année. Son visage n'était plus blanc, transparent. La couleur de la vie l'avait teinté. Son regard ténébreux avait retrouvé le charme qui avait fait la réputation de Sirius Black à Poudlard auprès de la gente féminine. Sa présence au Manoir Potter devait lui offrir la possibilité de profiter des bons petits mets de Glorfi car il n'était plus l'homme aux côtes apparentes qu'il avait rencontré. Il se sentit faible en voyant la musculature saillante de son parrain. Remus, par son statut de loup-garou, sentait la force physique, Kingsley avait l'imposante prestance et James avait travaillé pour devenir le super héros fort, physiquement et magiquement.

Et moi, je ne sais même pas nager, songea ironiquement Harry.

Il voulut reporter son attention sur les deux maraudeurs mais il fut pris d'un fou rire incontrôlable. Son père expliqua quelque chose à Kingsley, répondant sûrement à une question, tout en ébouriffant un peu plus sa chevelure indisciplinée noire pour finir par se gratter la nuque. À ses côtés, Sirius leva son bras au même instant. Il repoussa ses longs cheveux qui lui cachaient les yeux. Comme des jumeaux, ils faisaient le même mouvement en même temps, les mêmes tics exécutés à l'unisson. Les adultes se tournèrent vers l'adolescent, hilare.

-Qu'y-a-t-il de drôle à question « qu'allons-nous faire pour Dumbledore ? » ? s'étonna Sirius.

-Rien... Rien à avoir… Je n'écoutais… pas… Je … pensais à… autre chose, expliqua Harry entre deux éclats de rire.

-Ça devait drôlement amusant pour que tu sois dans cet état, remarqua Remus.

-Quel mauvais jeu de mots, rigola Sirius.

Il échangea un regard avec James. Il ne leur fallut pas longtemps pour se comprendre et éclater de rire à leur tour. Leur échange si bref rappela à Harry pourquoi il riait et rajoutait une crise de rire à l'adolescent sous le regard étonné de Kingsley et Remus.

-Ils sont toujours comme ça, expliqua le loup-garou. En tout cas, James et Sirius. On prend l'habitude de les voir éclater de rire sans raison valable. Quant à Harry, ça doit être dans les gènes de rire tout seul comme ça.

-Il semblerait, en effet. Mais c'est déjà le souvenir que j'avais d'eux, concéda l'auror.

-Hey, on était sérieux quand on était en formation, s'offusqua faussement Sirius.

-Le mot « sérieux » ne te correspond pas du tout Sirius, répliqua Remus.

-Tellement, rigola James. Toi et le mot « sérieux », ça fait deux !

-Mais arrête, toi, tu n'es pas mieux que moi. Quoique… T'es devenu un peu un « Remus II », se reprit Sirius sous les rires grandissants de Harry.

-Mais arrête, je ne suis pas aussi sérieux que Remus. Quand je le suis, c'est une comédie. Je joue la comédie au ministère. Je ne suis pas sérieux.

-Tu lis plus que Remus à Poudlard, répliqua Sirius du tac au tac.

-Je lirais moins si tu m'aidais !

-Je ne veux pas devenir un « Remus III »! Jamais je ne lirai !

-C'est peut-être parce que tu ne sais pas lire, Sirius, répliqua le loup-garou, coupant leur conversation.

-Vous êtes méchants. Tu pourrais au moins être un « Sirius II », un Jamie pas sérieux.

-Je suis « James I », sérieux et pas sérieux en même temps. Et toi je te rappelle que tu n'es que « Sirius III » ! On a déjà assez de Sirius comme ça !

-Tu pourrais être « Sirius IV » ! Il faut avoir beaucoup de Sirius pour le bien de l'humanité. Mais je te rappelle que je suis le seul Sirius parfait. Les Sirius premier et deuxième du nom n'étaient que des brouillons pour arriver à la perfection que je suis.

-Toi la perfection ? Laisse-moi rire !

-On a déjà « James II », plus besoin de « James I », continua Sirius ignorant son meilleur ami.

-Qui ?

-Tu comprends de quoi ils parlent ? s'inquiéta Kingsley en se tournant vers Remus.

-Non, je n'essaie même plus.

-Harry ! D'ailleurs pourquoi rigole-t-il encore ? réalisa Sirius.

-Harry ! Harry ? appela James.

-Oui ?

-Pourquoi rigoles-tu ?

-À cause de vous deux, répondit-il en les désignant du doigt.

-On est si drôle que ça ? s'étonna Sirius en se tournant vers James qui haussa les épaules.

-Vous me donnez plutôt envie de pleurer, marmonna Remus.

-Continuez de discuter, je vais me calmer, promis Harry en s'essuyant les yeux.

-C'était quoi déjà la question ? demanda James en se tournant vers Kingsley.

-Que faire pour Dumbledore, coupa Harry, prouvant qu'il avait tout de même ouvert ses oreilles un minimum.

-Ah oui. Dumbledore ! En fait, Dumbledore n'attends que le moment où Voldemort sera six pieds sous terre. Il doit être le seul sorcier qui tienne tête à Dumbledore étant donné que Voldemort ne peut mourir que de ma main.

-Mais dans un duel entre deux baguettes, Dumbledore est sûr de gagner, finit l'auror. Dumbledore est sûr de gagner mais Voldemort ne peut pas être vaincu par lui.

-C'est là que moi, je suis utile. Je maîtrise mieux la magie sans baguette qu'avec. C'est uniquement face à une baguette que la baguette de Sureau gagne à coup sûr. Moi je peux facilement le désarmer.

-Tout en étant sûr qu'il ne puisse te battre. Dans ce cas-le, ça devrait avoir lieu avant le combat final entre toi et Voldemort.

-Suivant l'endroit et le moment où je le désarme, Voldemort peut être présent et je le laisse s'occuper d'un Dumbledore désarmé. Je m'évite de devoir tuer deux personnes.

-Et on laisse Voldemort tuer Dumbledore ?

-Personnellement, la seule chose que je sais et que je dois faire, c'est tuer Voldemort ou me faire tuer. Le reste, on verra comment ça se passe.

-Sauf que tu ne t'es pas impliqué dans l'idée de juste tuer Voldemort non ?

-Comment ça ?

-Si ton but était juste de tuer Voldemort, tu aurais très bien pu t'entraîner, sans réfléchir à ce que prépare Dumbledore, sans faire en sorte d'être haut placé au ministère. Tu pourrais simplement intervenir quand Ravenna est prête à mourir et toi à combattre.

-Et laisser la population magique dans le pétrin ?

-Non. Les sorciers de ce pays ont besoin de toi, James. Tu n'es pas juste là pour nous débarrasser de Voldemort, mais aussi sauver le monde magique. On doit savoir à qui on peut faire confiance et être prêt à défendre notre pays.

-Former notre propre groupe secret, coupa Sirius, motivé.

-Siri, je sais que tu aurais adoré faire comme Harry et créer un groupe d'élèves rebelles mais je ne veux pas qu'on forme un quelconque groupe, répliqua James.

-Pourtant l'idée de l'A.P. vient de toi, ajouta Harry. Et ne t'inquiète pas Sirius, je pense pouvoir dire au nom de toute l'A.P que tu peux faire partie de notre armée secrète quand tu le souhaites.

-Excepté que l'armée secrète de ton père fera des choses plus concrètes, je choisis la sienne. Aïe ! s'écria-t-il en sentant le pied de James rencontrer son tibia.

-Je n'ai jamais dit que j'allais faire une armée secrète.

-C'est vrai que pour trouver un nom, ça serait embêtant. Vu que les initiales de l'armée de Potter seraient aussi A.P. On n'a qu'à faire l'A.B !

-L'armée de Black ? répliqua sarcastiquement James.

-Non, l'association de ma beauté, riposta-t-il en lui tirant la langue.

James éclata de rire à l'entente de la réplique de son meilleur ami.

-C'est reparti, murmura désespérément Remus.

-L'association de ta beauté ? T'as vu ta tête ou quoi ?

Sirius ouvrit la bouche pour rétorquer quelque chose mais il fut coupé par une voix grondante.

-Stop ! rugit Kingsley. Vous ferez les gamins à un autre moment.

-Tu nous traites de gamin ? s'offusqua Sirius.

-Tu t'es entendu ? Évidemment que t'es un gamin Siri. « L'association de ma beauté »! rétorqua James.

-Il faut bien trouver un nom pour notre armée secrète vu que tu refuses prendre les choses en main.

-Ça serait un groupe pour combattre Voldemort et non pas la laideur...

-Stop ! J'ai dit « stop ». Comment tu fais pour les supporter ? s'étonna Kingsley en se tournant vers Remus.

-On s'habitue au bout de sept ans... Et pour certaines choses, ils arrivent à être sérieux.

-Et c'est ce manque de sérieux qui va devoir sauver le monde, déclara Harry en souriant.

-On était très sérieux, coupa Sirius.

-Ah bon ? On était sérieux sur ce coup-là ? L'Association de ta Beauté Siri ! T'es sûr que c'est un groupe sérieux pour combattre Voldemort et Dumbledore ?

-La preuve que moi j'étais sérieux. Qu'est-ce qu'il vient de te dire ? Un groupe sérieux pour combattre Voldy et Dumby ? Il y a cinq minutes, il refusait d'entendre parler de groupe. Maintenant, il en parle presque comme s'il existait. J'étais conscient de raconter n'importe quoi, c'était juste pour l'obliger à accepter l'idée qu'on allait en parler à d'autres personnes. Je connais son fonctionnement, je le mène par le bout du nez.

-Razza di imbecile (espèce d'abruti) ! murmura James.

-Vuoi che tuo figlio impari di tali parole? (Tu veux que ton fils apprenne de tels mots?).

-Tu savais qu'il allait réagir comme ça ? s'étonna Kingsley. Tu maîtrisais la conversation ?

-Ouais. Je sais mieux ce qui se passe dans sa tête que lui-même, avoua-t-il. Quoi ? s'étonna-t-il en voyant le regard surpris et suspicieux que lui lançait Kingsley.

-Tu réfléchis ! réalisa-t-il.

James et Remus éclatèrent de rire. Le visage de Sirius s'offusqua. Ses yeux ténébreux s'ouvrirent sous le choc.

-On ne dirait pas comme ça mais en fait Sirius peut être très sérieux et dire des choses très profondes, plaida Harry en faveur de son parrain.

Sirius se tourna vers Kingsley avec un sourire victorieux. Ledit sourire disparut quand il sentit un coup de coude dans ses côtes.

-Che cosa hai detto a Harry per chi trova questo interessante? (Qu'est-ce que tu as dit à Harry pour qu'il trouve cela intéressant?)

-Niente (rien), répondit-t-il sans regarder son meilleur ami.

-Hai parlato di me ? (Tu as parlé de moi).

-Non !

-Hai parlato di me, riconosco il tuo « no » che vuole dire "si". Che cosa hai detto? (Tu as parlé de moi, je reconnais ton non qui veut dire oui! Qu'est-ce que tu as dit ?)

-Niente, ti dico. (rien je te dis), grinça Sirius. On reprend notre discussion ?

-Ti farò parlare. (je te ferai parler), menaça-t-il.

-Jamie, parlaramo di questo questa sera quando saremo nel letto. (Jamie, nous parlerons de ça ce soir quand on sera au lit).

-Nel letto? (Au lit).

-Non resta su questa parola. Fa molto persverso. (Ne reste pas sur ce mot! Ça fait très pervers).

-Est-ce qu'on peut revenir à notre sujet principal. ? Il est passé 22h.

-Déjà ? coupa Remus.

-Arrête de t'inquiéter Mumus, elle va t'attendre, ta Tonks, avant d'aller au lit. Penso che devo abandonare di parlare di letto, no ? (Je pense que je devrais arrêter de parler de lit non?)

-Lo credo anch'io ! (Je le crois aussi), avoua James.

-Vous comptez en parler à Tonks, n'est-ce pas ? demanda Kingsley en regardant les trois maraudeurs.

-Bien sûr ! Mais on voulait éviter d'en parler à quelqu'un d'autre avant que Harry ne le sache.

-Les amis à Harry aussi.

-Ouais, je vais le dire à Ron et Hermione, vendredi.

-On est déjà un bon petit groupe, marmonna Sirius en jetant un regard en biais à son meilleur ami.

-Arrête avec ton histoire de groupe.

-Arrête d'être vexé. Je te fais faire ce que je veux.

-Ça m'étonnerait.

-On parie ?

-Tout ce que tu veux !

-Tout ? répéta Sirius avec un sourire carnassier.

-Mais arrête avec ce sourire. Tu me donnes la frousse.

-Amy Laurens, elle aimait bien ce sourire.

-Je ne suis pas Amy Laurens, espèce de détraqué.

-Peut-on reprendre notre conversation sans parler de cette Amy Laurens ou je ne sais qui ?

-C'est qui ? coupa Harry au désespoir de Kingsley.

-Une ex de ton parrain, répondit son père. Une de ses ex, murmura-t-il en souriant.

-La tienne aussi.

-Sauf que toi tu es sorti plusieurs fois avec elle !

-Aïe, s'écria les deux frères de cœur à l'unisson sous l'éclat de rire de Harry. Remus !

-On a dit que Tonks, Ron et Hermione feront partie de notre groupe qui n'est pas un véritable groupe, ajouta-t-il en direction de James. Quelqu'un d'autre de confiance ?

-Ta bande d'amis rebelles, ils font confiance à Dumbledore ? demanda Kingsley en se tournant vers Harry.

-Ma bande d'amis rebelles ? répéta l'adolescent. L'A.P ? Ben si on leur explique, ils n'auront plus confiance.

-Tu es sûr ? Parce que l'A.P. a déjà été trahi par l'une des leur, rappela James qui peinait à faire confiance aux gens, désormais.

-C'est vrai que je n'en parlerai pas à tout le monde. Mais Ginny, Luna et Neville, je sais qu'on peut leur faire confiance.

-Tes petits camarades qui t'ont accompagné au ministère ? demande l'auror.

-Ouais. Luna est même convaincu que Dumbledore allait me jeter un sort avant que tu n'arrives, expliqua-t-il en se tournant vers son père.

-Je le pense aussi.

-Jamie, ton avis est faussé. Tu connais la vérité, toi.

-Les jumeaux Weasley ? proposa l'adolescent.

-Les parents Weasley sont entrés dans l'ordre pour pouvoir protéger leurs enfants non ? interrogea Kingsley.

-Je crois.

-Il faut être sûr des personnes à qui on dit la vérité. Je préfère que peu de personnes le sachent mais qu'ils soient dignes de confiance.

-McGo, décréta Sirius.

-Pardon ?

-Le professeur McGonagall, expliqua-t-il.

-Pourquoi ? Elle est proche de Dumbledore non ? Depuis le temps qu'ils travaillent ensemble, remarqua Harry.

-Elle ferait tout pour sauver ses élèves. Et surtout elle croira son élève favori plus que Dumbledore si elle le voit en vie.

-Je ne peux pas être son élève préféré. Tu te souviens de toutes les bêtises qu'on a faites ?

-Tu te souviens de la plume transformée en parchemin avec toute un exposé sur le sort en question écrit dessus ?

-Non.

-Elle, oui.

-Je le confirme, coupa Harry. Je me souviens c'était en première année. Elle s'était énervée car personne n'arrivait à ce résultat. Paraît-il qu'elle demande ce résultat chaque année.

-Il y a un autre professeur à qui on peut faire confiance, commença James.

-Hagrid dira tout à Dumbledore. Il ne sait pas garder un secret.

-Je ne pensais pas à Hagrid.

-Flitwick ?

-Non plus. Je pense à Rogue.

-Il te déteste !

-Je sais. Mais je sais aussi qu'on peut lui faire confiance. À part lui, j'ignore à qui on peut faire vraiment confiance.

-Restons à ces quelques personnes pour l'instant. On verra comment les choses bougent durant ces prochains jours. Je vais y aller, vu l'heure qu'il est.

Il salua les trois maraudeurs et l'adolescent avant de quitter la demeure Potter. Remus partit peu après sous le sourire entendu de Sirius et de James. Harry se retrouva donc seul avec son père et son parrain dans le hall d'entrée. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres en voyant à quel point ils avaient des réactions similaires.

-Bonne nuit, lança Harry. À demain.

-'Nuit, répondirent-ils à l'unisson provoquant un nouveau sourire chez l'adolescent.