Lele-35: Merci pour ta review! Voilà il a enfin appris quelque chose! Bonne semaine!
Akan: C'est vrai que le terme de potion aurait été plus approprié pour la crème solaire; réflexe de moldu dans l'écriture^^! Pour le fait de sentir sa magie, on ne l'apprend pas à Poudlard tout simplement pck comme chez les moldus, on n'apprend pas la méditation^^! C'est aussi quelque chose qui demande un long travail. Les classes de Poudlard sont trop nombreuses pour qu'un professeur puisse suivre un élève dans son évolution de sa maîtrise de la magie. c'est un long apprentissage. Bonne semaine!
KK44: Hello, merci pour ton commentaire. Comme tu l'as dit, Harry a 16 ans. Je dirais même QUE 16 ans. Il a vécu plein de choses mais il se retrouve dans un cadre où il peut être un adolescent, où il peut vivre comme un adolescent face à un parent. James ignore comment agit avec Harry; s'il doit jouer le père de manière sérieuse, le père cool et drôle. La seule personne qui peut l'aider et qui connaît un minimum Harry, reste Sirius qui est la personne qui le connait le mieux. De sûr, il y a un fossé entre le père et le fils. Ca c'est clair. Tu ne peux pas retrouver un parent qui tu croyais mort et vivre comme si tu le connaissais depuis toujours. Il y a ce fossé qui va peu à peu disparaître. Au moment de cette scène, Harry n'est chez son père QUE depuis 4-5 jours. On dirait bcp plus je le conçois. Mais il n'a pas encore fait une semaine. Les choses vont évolués. James et Sirius utilisent le rire et l'air joyeux et léger pour ne pas se retrouver dans des discussions trop sérieuses. Ton avis compte, si tu as encore des incompréhension, des questions. Avec ton commentaire, je remarque qu'on ne comprend pas trop le temps qui passe entre ces évènements je pense. Il y a très peu de temps. La vision peut changer suivant l'idée chronologique qu'on a. Bonne lecture!
Et si tout était différent
Chapitre 74
Modification au ministère
Le ministère vivait dans un peur oppressante. Les doutes planaient. Les regards étaient anxieux. A peine eut-il posé un pied dans l'atrium que les gens se retournaient vers le chef des aurors pour rechercher une quelconque rassurance. La lueur craintive dans leur regard rajoutait une nouvelle pression sur les épaules de James. Voir la confiance qu'il mettait en lui sans pour autant connaître la vérité le mettait mal à l'aise. Pourtant, il savait que lui seul pouvait mettre fin à leur calvaire. Repousser les journalistes qui attendaient le scoop tant attendu, repousser les peurs de la plèbe lui prenait tant d'énergie. Il quittait l'ascenseur avec la sensation de les abandonner à la mort. En arrivant, c'étaient ses propres employés qui l'assaillaient. Les propos ne lui apprenaient rien. Chaque jour, il espérait ne pas entendre parler d'une nouvelle et première attaque réelle de Voldemort.
-Johnson, suivez cette piste, je ne peux pas vous dire là si elle va vous mener quelque part ! rétorqua James d'un ton calme. Reste calme James, reste calme !
Trouvant refuge dans son bureau, il s'avachit sur son fauteuil. Il jeta un regard noir à la paperasse étalée devant lui qui ne lui apprenait toujours rien de nouveau. Dans un geste nerveux, il joua avec son stylo du bout des doigts. Des coups contre la porte le stoppèrent dans son mouvement.
-Entrez.
D'un geste de la main, il accompagna sa parole en ouvrant la porte. Kingsley entra alors dans le bureau.
-Le Magenmagot demande la démission de Fudge.
-Et des pétitions allant dans ce sens sont signées dans tous les départements sauf le nôtre qui passe outre tout ça.
-Passait. La feuille de pétition est arrivée ce matin. Dumbledore pourrait être lié à cette pétition ? Il fait parti du Magenmagot ? continua Kingsley en prenant place dans le fauteuil en face de James. Si Fudge n'est plus ministre, il pourrait avoir sa place.
-Dumbledore a refusé le poste il y a quelques années, non ?
-Pourquoi le refuser s'il recherche le pouvoir ?
-Dumbledore veut les reliques, donc ce n'est pas le pouvoir qu'il veut. C'est vaincre la mort, supposa James.
-Et s'il avait les reliques ? De sûr, il a la baguette de Sureau, il pourrait aussi avoir la cape et la pierre.
-La pierre peut-être, ça fait des années que Ravenna la cherche. Mais la cape est bien au chaud au manoir. Dumbledore n'a aucune raison de vouloir être ministre. Fudge ne prend presque aucune décision de lui-même. Durant des années, il comptait sur Dumbledore et cette dernière année, c'est Ombrage qui prenait presque toutes les décisions. Être ministre, suivant tes conseillers proches, c'est être un pantin.
-Ce qui ne serait pas le cas de Dumbledore.
-Non. Il préfère manipuler, ironisa James.
-Il y a une séance de l'Ordre ce soir, Sirius et Remus viendront te faire un rapport j'imagine ?
-Ouais. Sirius passe les trois quarts de son temps au manoir.
-Tu vas signer la pétition ?
-Aucune idée, avoua James dans un haussement d'épaule. Je devrais ? Je pourrais me proposer pour être ministre ! rigola-t-il.
-Tu serais peut-être élu par le Magenmagot, répliqua Kingsley. Tu n'aurais pas la voix de Dumbledore mais les autres membres pourraient vouloir de toi comme prochain ministre.
-Dumbledore était-il proche de Fudge au moment de sa nomination ?
-Je crois. Dumbledore a voté pour lui, de sûr. Son vote qu'il n'a pas caché a influencé les autres membres.
-Vu son importance, je ne serai pas élu même si je me présentais ce qui ne va pas arriver Dumbledore ne me voudrait jamais pour ministre. Par contre, renvoyer Fudge serait plus problématique pour mon job. Si Dumbledore arrive à influencer les autres membres et qu'ils élisent quelqu'un que lui veut, il aura de l'importance, Maugrey peut prendre place quand Dumbledore le choisira et donc avoir tout le loisir de commander à travers lui le département des aurors. Donc non, je ne vais pas signer cette pétition, j'ai autre chose à faire et l'avantage avec Fudge c'est que moi aussi je peux lui faire faire ce que je veux.
-Si tu signes la pétition, tu montres ton désintérêt pour Fudge et ton mépris pour celui qui a mentit à la population magique. Son successeur sera peut-être plus enclin à te garder comme chef des aurors.
-Plus enclin ? répéta James surpris.
-Dumbledore a crié dans tous les journaux sorciers que Voldemort était de retour. Fudge ne l'a pas cru. Tu faisais parti des proches de Fudge, ceux qui étaient contre les propos de Dumbledore.
-Les gens n'écoutent jamais correctement ce qu'on leur dit ? Je n'ai jamais dit que je ne croyais pas au retour de Voldemort, ajouta James devant l'air interrogateur de Kingsley. Je répondais que le ministre avait déjà répondu aux questions. Je n'ai jamais dit ce que je pensais.
-Quand tu t'adresses à une population qui ne connaît que ce qui lui est dit dans les médias, elle croit n'importe quoi et n'importe comment.
-C'est un sous-entendu pour dire que les gens sont un peu idiots ? se moqua le jeune homme.
-Naïfs plutôt ! J'imagine que tu préfères si les choses changent dans deux mois ? Vu que si Maugrey prend ta place de chef, Harry ne sera plus chez Tellerino.
-Judicieuse remarque mais j'ai déjà réfléchi au problème que pose Tellerino. Si je combats les mangemorts en tant que Tellerino, je ne peux pas utiliser tout mon potentiel magique alors que sous les traits de l'inconnu... expliqua James.
-Tu as déjà réfléchi à ça ? Etre au même endroit au même moment ? Tu penses que Glorfi pourra toujours prendre ta place ?
-J'ai des idées. Mais ce n'est pas Glorfi.
-Tu ne diras rien de plus ?
-Non.
-Je vais aller bosser un peu. Espérer trouver quelque chose qui nous mettrait sur la voie de Voldemort, ajouta Kingsley en se levant et quitta la pièce.
-L'espoir fait vivre, murmura James d'un ton fataliste.
Il se replongea à contre cœur dans tous les documents éparpillés devant lui. Les mots défilaient devant ses yeux sans offrir la moindre information. Il passa nerveusement sa main dans ses cheveux et grogna en sentant les cheveux bien coiffés de son double italien s'ébouriffer. Il jeta un sort de prévention sur la porte et reprit sa véritable apparence. Les heures passèrent et rien n'avança. Avec soulagement, il profita de sa pause de midi pour retrouver son fils. La présence de Harry lui redonna une motivation qui disparut de retour dans ce bureau vide de preuves. Ses lunettes glissaient sur son nez. À moitié couché sur son bureau, la tête appuyé sur sa main gauche, il annotait de la droite en râlant. Il sursauta quand deux coups furent frappés à sa porte.
-Tellerino, il faut que je parle à quelqu'un, s'invita la personne qui se retrouve face à un Tellerino qui se releva précipitamment après être redevenu l'auror si connu.
-Fudge, que puis-je pour vous ? Mais vas-y, assieds-toi. Mets-toi à ton aise. Fais comme dans ton bureau !
-Vous trouvez des informations sur Vous-Savez-Qui ?
-Non, toujours rien. Je te remercie de me rappeler mon incapacité à trouver le moindre élément intéressant !
-C'est embêtant.
-En effet, répondit James, évasif, peinant à comprendre à la présence du futur ancien ministre de la magie dans son bureau.
-Vous avez entendu parler de la pétition pour mon renvoi, j'imagine ?
-C'est de ça que tu viens parler ! Je comprends ! Oui.
-Vous l'avez signé ? demanda Fudge, mal à l'aise.
-Non. Pas encore. Mais je ne suis pas sûr que ma signature change quelque chose. Je veux dire, le Magenmagot demande également votre renvoi.
-Comment aurais-je pu savoir que Vous-Savez-Qui était vraiment de retour ? Personne n'y croyait, n'est-ce pas ?
-Euh… Dumbledore y croyait, tenta James, mal de devoir mentir à cet homme si lamentable.
-Mais vous, vous n'y croyez pas, n'est-ce pas ?
-Je suis du genre à croire ce que je vois, ce qui peut m'être prouvé. Dumbledore n'avait pas vraiment de preuves. Mais en gardant dans l'idée que cela pouvait être plausible... Mais si vous ne voulez pas quitter votre poste suite à un renvoi, démissionner. Partez la tête haute, o no (ou pas).
-Tant d'années pour arriver à ce poste, tant de travail, et devoir partir si lamentablement, s'apitoya le ministre.
James leva les yeux au ciel de désespoir. Le monde était tombé bien bas pour croire quelqu'un de si lamentable. Il jeta un coup d'œil rapide à son horloge et vit qu'il était déjà 18h. Il soupira silencieusement en pensant qu'il pourrait être sur le chemin du retour et retrouver Harry. Mais non, il était là à écouter geindre Fudge qui n'avait pas vu à quel point il avait été un mauvais ministre.
-… J'ai toujours fait de mon mieux… Partir d'une manière lâche… Impossible de démissionner… Renvoyer… détruire toutes ces années de labeur… se lamentait l'homme politique sans remarquer que l'auror en face de lui avait recommencé à lire les documents et annotait sans l'écouter.
-Je comprends, coupa James qui ignorait quels étaient les derniers mots prononcés. Mais là je dois aller.
-On pourrait aller boire un whisky. Vous vivez seul et moi ma femme m'a quittée la semaine dernière après les évènements catastrophiques, pleurnicha-t-il.
James grimaça. Il jeta un regard dégoûté à la personne devant lui. Il était hors de question qu'il accepte une telle chose. Son cœur éprouvait une certaine pitié en l'entendant parler de sa femme, de son boulot perdu.
-Potter m'attend.
-Potter ? répéta-t-il bêtement.
-Harry Potter, ajouta James.
-C'est vrai que Potter est chez vous. Il vous attend ?
-Oui, il m'attend parce que… commença James devant l'air interrogateur qui lui était lancé. … Je lui ai promis de l'aider pour un devoir de potion, ajouta-t-il.
-Bien je comprends.
James se leva, incitant Fudge à faire de même. Ils quittèrent le bureau. Dès qu'il put, James s'éloigna du ministre. Rapidement, il se retrouva chez lui. Il soupira de bonheur en sentant ses lunettes se poser sur son nez. Il apparut rapidement sur la terrasse où il était sûr de retrouver son fils. En effet, Harry passait ses journées à profiter de la piscine, de la douce chaleur. Il lisait les livres que James lui avait envoyés quelques mois plus tôt. Il sourit en voyant Harry en maillot de bain. Sa peau autrefois si pâle était d'un doré éclatant.
-Ça va ? demanda James, faisant sursauter l'adolescent et en prenant place avec plaisir sur la chaise longue.
Un petit rituel s'était gentiment mis en place. Harry dormait jusqu'à pas d'heure le matin. Il aidait Glorfi pour le repas, apprenant anecdotes que James et Sirius auraient peut-être préféré passer sous silence. La dichotomie de l'après-midi offrait un moment dans la fraîcheur du salon à Harry qui lisait tranquillement, puis quand les rayons du soleil s'atténuaient, il ressortait pour se baigner et attendre son père qui venait le retrouver sur la terrasse.
-Tu es rentré plus tard que d'habitude, fit remarquer l'adolescent en souriant.
-J'ai dû écouter les jérémiades de Fudge.
-Il a été viré ?
-Pas encore. Mais ça ne saurait tarder, avoua James.
-C'est horrible à dire mais s'il avait écouté Dumbledore, il aurait encore son poste.
-Mais s'il l'avait écouté, moi je ne serai pas chef des aurors et tu ne serais pas ici.
-C'est vrai, concéda l'adolescent.
-Tu te réjouis de demain ? demanda James espérant changer de sujet, peu enclin à parler « boulot » avec son fils.
-Ouais. C'est la première fois depuis que je connais Ron et Hermione que je leur cache quelque chose. Depuis une semaine, je me retiens de leur écrire pour pouvoir leur dire « mon papa est vivant ! C'est l'inconnu ! ». Je connais Hermione, elle a dû continuer à chercher qui tu pouvais être. J'ai envie d'extérioriser ma joie. J'avais rêvé d'une telle découverte durant toute ma vie et là, je ne pouvais même pas le dire à mes meilleurs amis.
-Je comprends.
-Imagine si tu avais quelque chose que tu veux absolument partager avec Sirius et Remus et que tu ne peux pas le faire.
-Je serai incapable de garder un secret face à Sirius. Dans tous les cas, il devinerait trop rapidement que je lui cache quelque chose.
Harry sourit. Ils continuèrent à parler comme si toutes ces années de séparation n'avaient pas existées. La discussion dériva sur l'entraînement de Harry concernant sa maîtrise de sa magie. James s'amusa de voir la persévérance de l'adolescent qui voulait pertinemment faire apparaître cette sphère magique. La magie les entourait. Aucun des deux n'avaient espéré ne serait-ce qu'un jour pouvoir connaître une telle relation ensemble. Durant le souper, Glorfi fut heureux d'entendre la conversation joyeuse entre ses deux maîtres. Lorsque le soleil laissa sa place à la lune croissante, ils furent interrompus par l'arrivée des deux autres maraudeurs.
-Prêt pour demain, Ry' ? demanda Sirius en prenant place sur la chaise à côté de James.
Surpris par leur arrivée, Harry ne répondit pas immédiatement. Ses émeraudes suivirent leur mouvement. Il sourit à son ancien professeur qui prit place à ses côtés et qui le salua d'un sourire bienveillant. Il remarqua l'échange visuel entre les deux inséparables. Il ne prêta pas attention à la disparition soudaine de l'elfe de maison. Sa concentration se focalisa sur son parrain.
-Pour demain ?
-Tu te souviens de l'arrivée de tes meilleurs amis ? se moqua Sirius.
-Bien sûr. J'ignorais que tu parlais de ça.
-J'aurais pu faire allusion à autre chose ?
-Non. Je ne vois rien d'autre, avoua l'adolescent.
-Dumbledore a parlé de leur rencontre durant la séance de l'Ordre ?
-Il n'y a pas beaucoup d'autres sujets de discussion. Voldemort est introuvable, ses plans restent secrets… Dumbledore espère trouver des arguments qui t'enlèveront la garde de Harry durant ces vacances dans ce qu'on lui racontera demain soir.
-Lui raconter demain soir, coupa Harry en se retournant vers Remus. Qu'est-ce que vous allez raconter ?
-Tous les détails de notre rencontre de demain. Dumbledore veut que je lui fasse un récit détaillé de cette journée. Mais il a également demandé à Ron et Hermione de tout lui relater.
-Pourquoi ?
-Pour avoir le contrôle sur tout le monde, répondit James.
-Et avoir des arguments qui enlèveraient ta garde à James.
-Mais je le refuse ! En plus, le ministre ne va pas accepter une telle chose, n'est-ce pas ? Je suis chez le chef des aurors, ma sécurité n'est-elle pas garantie ?
-Sauf si le successeur de Fudge est ami avec Dumbledore et accepte de nommer Maugrey chef des aurors, expliqua Sirius.
-Pourquoi vous semblez être les trois au courant de tout ?
-James et Sirius se disent tout.
-Exagère pas Mumus, on ne se raconte pas tout, coupa James.
-Tu me caches des choses ? s'offusqua Sirius.
-Et, coupa Remus, tout ce qui concerne cette guerre, on se le dit. Pour t'expliquer rapidement, James a gradé rapidement car Fudge était un ministre influençable après quelques flatteries.
-Il y a des jours où je me demande comment j'ai fait pour être aussi hypocrite face à lui. Cet après-midi, il pleurait dans mon bureau. Arrête de rire Sirius.
-Cependant, aux yeux de la population magique, Tellerino n'a pas encore fait ses preuves. Rien n'a montré qu'il était meilleur à ce poste que Maugrey, par exemple, continua Remus faisant abstraction des commentaires jugés inutiles de ses amis. Si Fudge se fait renvoyer, ce qui arrivera tôt ou tard, le prochain ministre pourrait avoir envie de changer la hiérarchie du département des aurors. Suivant l'influence que Dumbledore peut avoir sur lui, tu peux devoir retourner chez les Dursley. Quoi ? J'ai oublié de dire quelque chose ? demanda-t-il en remarquant l'échange entre James et Sirius.
-Rien à dire, confirma James.
-Dumbledore veut tout savoir, tout connaître. Il a lu la lettre que tu as envoyé à Ron et celle qu'il t'a envoyé. Il voudra entendre nos trois récits pour voir ce qui change, ce qui est identique.
-Ron et Hermione ne raconteront pas la vérité.
-Faudrait inventer une histoire commune pour tous, ils ne peuvent pas dire non plus que tu vis dans une maison avec un terrain de Quidditch. Qui est-ce qui a une telle chance ?
-On en a déjà discuté, Sirius, ce n'est pas toi qui inventera l'histoire commune !
-Mais pourquoi ?
-Tu vas inventer n'importe quoi !
-Pas du tout ! J'ajouterai juste des éléments tel que l'homosexualité de Tellerino… ajouta Sirius avec un air angélique peint sur le visage.
-Quoi ? s'étonna l'adolescent.
-Quand je suis venu à Poudlard lors de ta retenue en début d'année passée, j'ai accepté de flirter avec Ombrage. Mais quand tu es parti, elle a voulu autre chose, expliqua James en grimaçant. Alors j'ai dit que j'étais gay. Sirius trouve très amusant de me le rappeler.
-C'est parce que tu n'as jamais essayé que tu dis que tu ne l'es pas, marmonna-t-il. Aie, s'écria-t-il en sentant le pied de James taper contre sa jambe.
-Il faudra qu'on raconte la même version avec Ron et Hermione. Etant donné qu'ils rencontreront James et que Dumbledore le saura ; Maugrey remarquera à quelle heure il quittera le département des aurors, il faut qu'on puise dire quelque chose de neutre, qui ne montre pas le lien qui s'est créé entre vous, expliqua Remus.
-Dumbledore n'a pas donné un nom de la personne qui pourrait le prochain ministre ? tenta James.
-Non. Il écoute les informations mais ne donne pas les siennes, grommela Remus.
-Va la retrouver, Remus, décréta Sirius.
-Pardon ?
-« Je dois juste discuter d'un petit truc avec Sirius, je ne serai pas long. À tout à l'heure ma chérie », imita Sirius sous les rires des deux Potter. Va retrouver Tonks. Elle va se demander ce qu'on fait, se moqua le maraudeur avec un sourire entendu.
-D'accord. À demain, salua-t-il en se levant. Tu sais Sirius, je pense que c'est plutôt entre toi et James qu'elle devrait se poser des questions. Après tout ça fait bientôt une année que tu rappelles à James qu'il a dû se faire passer pour homosexuel et que vous dormez ensemble, ajouta Remus avec un petit sourire en coin avec de quitter la terrasse, fier de son coup.
James et Sirius se figèrent tandis que Harry les regardait en formant un O de la bouche. Les deux maraudeurs échangèrent un regard, pestant visuellement contre leur meilleur ami.
-On dort ensemble parce que sinon on fait des cauchemars. Dormir ensemble nous apaise. Mais il n'y a rien de sexuel, ajouta Sirius.
-Rien de sexuel ? répéta James. Tu rajoutes ce détail comme si Harry aurait dû s'imaginer des choses.
-Je te rappelle qu'on se roulait des patins à quinze ans et que je l'ai dit à ton fils quand il me demandait des conseils pour la St-Valentin.
-Merci de rappeler ce souvenir-là.
-Vous n'avez jamais été plus loin ? s'étonna Harry.
-Bravo Sirius, maintenant mon fils va s'imaginer que toi et moi, on a déjà… Si tu t'étais arrêté à « on dort ensemble pour éviter les cauchemars », ça aurait été parfait. Tu as dû ajouter la notion sexuelle. Espace de détraqué, marmonna-t-il.
-C'est toi qui ne veux pas.
-Pardon ? s'étonna James dont le visage devenait cramoisi.
-Quoi ? demanda Harry hébété.
-Vous devriez voir vos têtes.
-Tu dis ça sur le ton de la plaisanterie mais je suis sûr que si papa te disait oui, tu accepterais.
-Jamie, ton fils sous entend que toi et moi…
-Tais-toi, Sirius. Harry, on dort ensemble juste pour éviter les cauchemars, on s'est juste embrassé quand on était adolescent, ça n'ira pas plus loin. Si un jour on m'avait dit que j'allais devoir convaincre mon fils d'un truc pareil, marmonna-t-il.
-Je vais dormir, annonça Harry avec un grand sourire. À demain. Je suis dans la chambre d'à côté, oubliez pas le sort de silence.
James jeta un regard noir à son meilleur ami qui haussa les épaules. L'héritier de Gryffondor leva les yeux au ciel, dépité, incapable d'en vouloir à son frère de cœur. Ils se regardèrent et éclatèrent de rire.
