Lele-35: Merci pour ta review! Bonne lecture!

Lily59: Merci pour ta review. Contente d'avoir pu te transmettre des émotions! Bonne semaine!

Hello tout le monde, je n'ai pas hélas plus bcp de temps pour moi. J'ai énormément de boulot ce semestre à l'uni (entre exposé, dossier à rendre et lecture à faire, je suis surchargée). De plus, j'ai le mariage d'une amie à préparer; étant son témoin je m'occupe de l'enterrement de vie de jeune fille. C'est du boulot! En décembre j'avais 8 chapitres d'avance. Je n'ai en plus que deux... Je vous laisse imaginez le manque de temps que j'ai... Mais je vous rassure, je vais continuer et terminer cette histoire! J'ai bcp d'idées dans ma tête. Je sais exactement ce que je veux. Je connais déjà mon épilogue! Mais c'est le temps qui manque... J'ai donc deux propositions à vous faire: 1) soit je publie la semaine prochaine et après je ne publie plus que toutes les deux semaines pour garder un rythme régulier de parution. 2) Sinon quand je me retrouve au pied du mur sans chapitre dans un mois environ, je cesse de publier durant un mois, un mois et demi pour reprendre ensuite un rythme hebdomadaire. Je vous laisse le choix. Je suis désolée mais les cours me prennent du temps et j'ai ce mariage à organiser. Bonne lecture à tous! Bonne semaine! Flo


Et si tout était différent

Chapitre 76

Courte attaque

-Cesse de regarder mon fils.

-Pourquoi est-ce que je regarderai mon filleul ?

-Ça c'est la question que je me pose. À quoi pensais-tu ?

James s'assit sur la chaise tout en posant devant son meilleur ami la limonade qu'il venait d'apporter. Son regard suivit celui du ténébreux en direction des enfants qui rigolaient dans l'eau. Il posa son pied sur sa chaise et appuya son menton sur son genou tout en sirotant sa boisson. Ses noisettes dévisagèrent son meilleur ami affalé sur sa chaise. Les traces de son passage à Azkaban avaient presque disparu.

-Ils se sont vite habitués à toutes ces révélations. Ron et Hermione n'ont pas hésité à venir ici avec moi en cachette et Harry semble s'être rapidement fait à l'idée d'avoir un père.

-Ouais.

Il observa à son tour les trois adolescents. La jeune femme était assise sur une des chaises longues au bord de la piscine et lisait tout en jetant des coups d'œil amusés aux deux garçons qui jouaient dans l'eau claire. Elle tourna la page tout en remontant ses lunettes de soleil sur son nez. Elle éclata de rire en voyant Harry se perdre à nouveau dans les eaux sous les assauts de leur meilleur ami. En reprenant sa respiration, il la vit rire de sa nouvelle défaite sous l'œil narquois de Ron. Pour seule réponse, elle obtint une grimace tandis que derrière Harry, le rouquin levait deux doigts en signe de victoire. Il ne remarqua pas le retour à l'attaque du plus jeune.

-Tu ne trouves pas qu'il nous ressemble à leur âge ?

-Harry est mon sosie, concéda James.

-Pas seulement. On était si insouciants. Toi et moi, on aurait joué dans cette piscine éternellement si…

-La réalité ne nous avait pas dépassés.

-On jouait sans cesse. J'entends encore la voix de Remus qui me dit « Arrêtez de faire les gamins et venez faire vos devoirs de vacances. Il ne vous reste plus qu'une semaine ». Il nous restait une semaine et un jour !

-Et Hermione représente assez bien Remus lisant tranquillement au bord de la piscine, ajouta James, hilare.

-Prête à se moquer du Potter qui se prendra la raclée du siècle, ajouta Sirius en voyant Harry se faire couler à nouveau.

-Arrête, tu ne gagnais pas toujours, se vexa James.

-Jamie, je sens encore la douceur de la peau de ton épaule sous ma main ou mes doigts qui se perdaient dans tes cheveux quand je gagnais un point de plus !

-Si je n'étais pas au courant que tu décrivais les moments où tu essayais de me couler, j'aurais pu penser que ce que tu disais signifiait autre chose.

-C'est toi qui n'a jamais voulu que je caresse ta peau douce, se moqua Sirius en effleurant ses doigts sur le bras de son meilleur ami avec un sourire entendu.

-Mon épaule est plus haute.

-Ton tee-shirt « made in Gryffondor », rouge, ajouta-t-il…

-J'avais compris.

-…M'empêche de caresser facilement ton épaule. Qu'est-ce que je suis désespéré pour en être au point de feindre te draguer.

-Arrête de dramatiser, Sirius. Si tu draguais Rogue, je pourrais comprendre. Attends, tu me draguais ? Azkaban t'a ramolli mon pote.

-Jamie, quand quelqu'un te caresse comme je l'ai fait avec ta main ça s'appelle flirter. Azkaban m'a peut-être ramolli mais toi ça doit faire des lustres que t'as pas filtré avec une fille. Pourtant j'avais cru comprendre que les italiennes étaient plutôt pas mal.

-Je n'ai pas flirté avec quelqu'un depuis Lily.

-Les deux-trois italiennes ?

-Je n'ai pas eu besoin de ça. Elles me collaient tellement que j'ai fini par abdiquer.

-On voit qui était le cerveau ce soir-là, se moqua Sirius.

-Harry a coulé à son tour Ron, déclara James pour changer de sujet. Les Potter gagnent des points de temps à autres.

-De toute façon aujourd'hui, tu gagnerais, maugréa Sirius.

-Je ne suis pas si sûr.

-Bien sûr. Surtout que tu peux tricher sans que personne ne le sache.

-C'est pour ça que Remus lisait à côté de nous, pour surveiller celui qui aurait l'horrible idée de tricher. D'ailleurs, où est-il ? J'ai l'impression de le voir de moins en moins.

-Et Tonks doit avoir l'impression de le voir de plus en plus. Qu'est-ce qu'on a changé, rigola Sirius. À leur âge, toi tu n'en avais que pour Lily et Remus passait ses journées à lire. Aujourd'hui, c'est lui qui passe son temps avec sa petite amie et toi qui plonge dans ces vieux livres ennuyeux.

-Et le Sirius « Je contourne les règles car je suis libre de faire ce que je veux » d'antan doit rester enfermé dans son ancienne maison ou venir se réfugier chez son meilleur ami.

-Je venais déjà me réfugier ici. C'est toujours le 12 Square Grimmaurd que je fuis.

À peine eut-il ouvert la bouche qu'il sentit un liquide froid lui asperger le visage. Il entendit Sirius jurer. Dans un geste machinal, il repoussa l'eau créant une barrière autour de lui, éclaboussant d'autant plus son meilleur ami quand le jet d'eau frappait son bouclier. Il distingua malgré les gouttes sur ses lunettes, le sourire étincelant de son fils qui tenait le tuyau d'arrosage. La main sur son ventre, Harry était plié de rire. James tourna les yeux vers la source du problème et d'un simple regard tourna le robinet, coupant l'eau et le rire de son fils.

-Hey c'est de la triche !

-Les règles ne stipulaient pas que je n'avais pas le droit d'utiliser la magie.

-Il n'y a pas de règles, répliqua Harry.

-Donc rien qui m'interdisait d'utiliser la magie.

Avec un petit sourire, James regarda Harry droit dans les yeux et du bout des doigts fit apparaître un nuage qui se mit à pleurer des larmes de pluie sur l'adolescent. Ron, Hermione et Sirius éclatèrent de rire.

-J'étais déjà mouillé, rétorqua l'adolescent en tirant la langue. Un jet d'eau ne me gêne pas !

-Regarde au-dessus de ta tête, Harry, coupa Hermione.

Surpris, il obéit et relever le visage. Il découvrit avec un étonnement un unique petit nuage qui tournait au dessus de lui. Il rigola en gardant son regard braqué sur lui.

-C'est vraiment nul de ne pas pouvoir pratiquer les sorts durant les vacances. On aurait tellement pu apprendre, murmura Hermione en fixant avec intérêt le bébé nuage.

-Il faut remettre les choses dans leur contexte. Quoi ? demanda soudainement Sirius en fixant son meilleur ami. Tu pensais à quoi ? Tu as fait une de ces têtes, ajouta-t-il.

-Rien.

-Pas à moi. Qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête ?

-Il ne s'est rien passé. J'ai…

-Hello, coupa une voix grave depuis l'entrée.

-Sirius ! s'étonna une seconde plus aigüe.

-…juste entendu Remus arriver, finit James dans un haussement d'épaule.

-Mais pas Tonks, nargua Sirius en souriant à sa cousine qui le fixait incrédule.

-Qu'est-ce que tu fous hors du QG, Sirius ? Et vous deux ? ajouta-t-elle en remarquant Ron et Hermione. Harry ? Tu n'es pas censé être chez Tellerino ?

-J'y suis.

-Comment ça tu y es ? C'est quoi cette…

La fin de sa phrase se bloqua dans sa gorge alors qu'elle remarquait la présence de James pour la première fois. Son visage déjà couvert par un masque d'étonnement, se fit plus ahuri encore. Elle jeta un regard plein d'interrogation à son petit ami. Celui-ci lui prit la main et la conduisit vers la longue table. Les trois adolescents prirent place aux côtés des deux maraudeurs qui étaient déjà assis l'un en face de l'autre.

-Vu son regard perdu, je sens que je vais de nouveau devoir me taper mon récit si merveilleux, maugréa James sous le sourire moqueur de Sirius.

-Tonks, commença Remus en lançant un regard en direction de James qu'il allait présenter.

-La véritable identité de Tellerino, coupa James en tendant la main, main qu'elle ne serra pas, trop perdue.

-Pardon ?

-Il était même venu te voir à la maternité quand tu n'étais qu'un bébé, ajouta Sirius en souriant. Tu m'avais accompagné. On devait avoir treize ans, ajouta-t-il en regardant James qui fronçait les sourcils à la recherche de ce souvenir.

Tonks se tourna vers Remus et lui lança un regard noir, l'obligeant à lui donner plus d'explications.

-J'allais t'expliquer. Ce n'est pas ma faute si ces deux-là me coupent toujours pour dire n'importe quoi.

-Ce n'est pas n'importe quoi. Je suis vraiment la véritable identité de Tellerino vu que je suis Tellerino mais que ce n'est qu'une couverture. Et il est vrai que j'ai accompagné Sirius quand il était allé à la maternité, ajouta-t-il peu convaincu. James Potter, se présenta-t-il. Et non, je ne suis pas mort. Jamais.

-Ce n'est pas un zombie non plus, renchérit Harry.

-Ce n'est pas moi qui l'ai dit, se défendit Sirius face au regard noir de James.

-Il n'a pas non plus ressuscité comme Jésus.

-Me regarde pas comme ça, c'est ton fils qui parle !

-C'est tes mots qu'il disait.

-Grammaticalement parlant, il serait plus correct de dire qu'il répétait mes phrases et pas juste mes mots.

-Dans une phrase, il y a des mots.

-Je sais. Je ne suis pas encore complètement débile, se vexa Sirius.

-Ah ouais ? s'étonna Tonks provoquant un rire dans les personnes présentes. On peut m'expliquer ?

-Ce n'est pas vrai ! Qu'ai-je donc fait au bon Dieu pour devoir supporter une nouvelle fois ce discours ? se plaignit Sirius. Après la semaine de répétition, l'explication pour Harry, pour Kingsley, pour Hermione et Ron, voilà que je dois la réentendre pour Tonks.

-Tu n'as qu'à expliquer toi-même, comme ça tu pourras montrer comme tu connais si bien ce discours à force de l'avoir entendu, provoqua James heureux de pouvoir passer la main.

-Une rapide explication, exigea la jeune femme.

Les trois adolescents échangèrent un regard amusé.

-James n'est pas mort parce que son heure n'était pas arrivé. Version explication très rapide.

-Elle n'a surtout rien compris, coupa Remus.

-Il ne pouvait pas mourir car l'héritière de Serdaigle est encore vivante. C'est pour cela que ni Voldemort, héritier de Serpentard, ni James, héritier de Gryffondor ne peuvent mourir.

-Les héritiers de Serpentard, Gryffondor et Serdaigle, tu as dit ? répéta-t-elle en prenant place autour de la table.

-Oui. Parce que ceux de Serpentard et Gryffondor devront combattre pour un ultime combat quand celui de Serdaigle sera mort. Finir le combat des fondateurs.

-Tu peux donner une explication complète ! ordonna-t-elle sous l'échange désespéré de James et Remus.

-La version longue c'est James qui la fait. Moi je ne fais que la version rapide.

-Je pourrais avoir la version longue ? demanda-t-elle.

-Bien sûr. Tu vas devoir l'écouter à nouveau, se moqua James. Il y a 1000 ans…

-Ce n'était pas genre il y a 1003 ans ? Ou 1007 ans ? Ou encore… Tu triches ! s'exclama en Sirius en voyant apparaître le grand récipient contenant sa mousse préférée.

À l'entente du soupir d'exaspération de Remus, James se résolut à réagir s'il ne voulait pas être interrompu toutes les secondes par son meilleur ami. Il fit apparaître le désert que l'elfe avait préparé le matin même. La réaction de Sirius ne se fit pas attendre. Son regard se posa sur la mousse chocolatée. Des étoiles apparurent dans ses yeux sous le regard amusé de l'héritier de Gryffondor et du loup-garou. Il répliqua d'un simple sourire. Sirius haussa les épaules, oublia les stupidités qu'il voulait dire et s'attaquer au remplissage de son bol.

-Dovresti avere vergogna. Glorfi ama tanto portare il deserto. (tu devrais avoir honte, Glorfi aime tant apporter le désert).

-Mi scuserà quando lui dirò le parole stupide che hai detto. (Il m'excusera quand je lui dirai les paroles stupides que tu as dites). Adesso, mangi in silenzio ! (maintenant mange en silence !).

Les sept bols remplis, James put raconter à nouveau son discours sous les rires, sourires amusés de Sirius, Harry et Remus. Une palette de réaction se peignit sur le visage de la jeune femme. L'étonnement, la compréhension, l'admiration, la tristesse… Elle ne put s'empêcher de donner un coup de coude à Remus avec une fausse moue boudeuse sur le visage quand elle sut que depuis une année il lui cachait la réalité concernant son meilleur ami. La couleur de ses cheveux prenait une légère teinte différente pour chacune de ses émotions. Le rouge discret qu'elle abordait en arrivant était passé du stade flamboyant à celui terne en passant par un rouge sang. Alors qu'elle allait ouvrir la bouche pour dire ce qu'elle voulait dire pendant le récit qui lui était conté, un hibou apparut devant eux. Elle vit le visage de James passer d'un calme jovial à un sérieux flippant. Les regards des adolescents et des maraudeurs étaient également braqués sur lui alors qu'il parcourait rapidement les mots du ministère.

-Attaque de mangemorts dans le Rutland. Kingsley y est déjà. C'est lui qui a lancé l'alerte. Faut qu'on y aille, décréta James en se tournant vers Tonks qui affirma d'un signe de tête.

-Nous, faut qu'on rentre au QG. Tous les quatre, précisa Remus.

-Glorfi, appela James.

-Oui maître James ?

-Une attaque de mangemorts, il faudrait que Tellerino et l'inconnu soit au même endroit au même moment. Tu peux rejouer mon rôle ?

-Bien sûr.

L'elfe disparut pour laisser place au chef des aurors.

-Glorfi sera ton patron pour la journée, expliqua Sirius à son cousine surprise.

Celle-ci jeta un regard surpris à James. Pensant d'abord qu'il allait prendre son apparence de Tellerino s'il était son patron, elle fut étonnée de l'entendre parler de cet inconnu qui avait tant fait jaser. À ses côtés, le super héros se matérialisa.

-À toute, salua-t-il avant de disparaître.

-Tu peux y aller maintenant, Glorfi. Tonks te rejoindra rapidement. Vous n'êtes pas censé arriver en même temps, indiqua Remus.

L'elfe quitta le domaine à son tour, puis Tonks, après avoir rapidement embrassé son petit ami, quitta les lieux. Les deux maraudeurs échangèrent un regard entendu. Partir maintenant signifiait laisse Harry seul. Il ne doutait pas de sa sécurité mais plutôt de ses réactions gryffondoresque. Mais tous deux savaient qu'ils devaient rapidement rentrer dans le pire cauchemar de Sirius.

-Prêt ? demanda l'ancien professeur vers les deux adolescents.

-Oui. À bientôt Harry.

-Bye mon pote.

-Bon retour, salua Harry.

-Ils seront bientôt de retour, promit Sirius. Ne te fais pas de bile.

-Je sais. Je n'y doute pas.

-À tout à l'heure, ajouta le parrain après que Remus ait transplané avec Ron et Hermione.

L'adolescent sourit. Évidemment que Sirius allait revenir. Il allait même donner toutes les informations dites durant la séance de l'Ordre qui aurait inévitablement lieu après une attaque de mangemorts. Sirius venait tous les soirs. Harry regarda la maison. Pour la première fois depuis sa venu, il était réellement seul ici. Glorfi n'était pas là. Il faisait entièrement confiance en la sécurité du domaine, mais il aurait voulu sortir. Il savait que son père avait grandit ici. Il avait parcourut le village avec Sirius, avec sa mère. Il plongea ses jambes dans l'eau fraîche. Il les balança, attendant sagement l'arrivée de son père ou de son elfe de maison. Ses émeraudes posées sur les clapotis, voyaient le liquide sans le voir. Il sursauta à l'attente du salut de la voix grave de James.

-Déjà de retour ?

-Etonnement, ça été très rapide. Je n'ai eu le temps de stupéfixer que trois mangemorts qu'un de leur sous chef leur criait de se replier. Glorfi va rapidement arriver. Il te racontera tout.

L'elfe apparut alors. Il retrouva son apparence avant même d'avoir réalisé qu'il était rentré.

-Je te laisse raconter à Harry les évènements, je vais aller reprendre mon poste. Merci encore !

Avant même que son fils et son elfe n'aient eu le temps de comprendre ce qu'il venait de leur dire, James avait déjà disparut sous son apparence italienne. Harry jeta un regard interrogateur à l'elfe.

-Quand je suis arrivé sur cette place publique…

L'auror s'était retrouvé au milieu de cette foule qui criait de part et d'autres et où des corps étendus, gémissant, pleurant le passage de la mort se bousculaient la place. Il entendait au loin la sirène des médicomages moldus, les médecins selon les souvenirs de l'elfe. Des arbres étaient en feu. Un jet d'eau créé par la brisure d'une canalisation calmait les flammes. Son cœur d'elfe meurtri puis guéri par l'amour de sa famille ne pouvait supporter de voir une petite fille pleurer et appeler sa mère qui ne reviendrait pas. À l'entente de ces marques de chagrin, son regard bleuté se tourna vers son maître qui comme cette petite fille avait appelé et crié la douleur et son besoin de retrouver son père. Il avait vu James s'entraîner plus d'une fois mais surtout lors du début de son séjour en Italie quand il passait encore ses heures d'apprentissage auprès de Ravenna. Il pouvait reconnaître la puissance magique des Potter et de Gryffondor. La magie vibrait autour de cet homme, inconnu pour tant de monde. Il pouvait la sentir transpercer chaque parcelle du corps de Tellerino.

-Je suis venu dès que j'ai reçu la lettre, répliqua sèchement Glorfi à Maugrey qui avait eu à redire sur le retard de leur chef.

Pour toute personne qui ignorait que Tellerino n'existait pas, pas réellement, pas officiellement ne pouvait voir que le chef des aurors n'était pas interprété par un sorcier mais par un elfe de maison. Il était impossible de remarquer que ce n'était plus un sorcier connaissant sa puissance et qui pouvait revendiquer son assurance qui se trouvait avec les membres du ministère, mais un elfe de maison incapable de monter le ton sans l'ordre de son maître et qui ignorait comment utiliser une baguette magique. Dans sa main, la baguette de Tellerino voulait trembler. Cette baguette n'avait pas de maître. Elle n'était pas celle de James. Il l'avait reçu peu avant son entrée dans la brigade des aurors à Rome une nouvelle baguette de la part de Ravenna. Un nouveau sorcier était né, il lui fallait une nouvelle baguette.

Tonks arriva. Elle fut surprise de remarquer la dichotomie des sorciers. Les mangemorts étaient d'un côté de la place publique, baguette menaçante vers les membres du ministère et l'inconnu. À leur opposé, ses collègues les fixaient, l'œil au aguets mais en gardant un regard vigilant sur James. Ce dernier était seul. Au ministère, elle avait remarqué la prestance qui se dégageait de lui. Savoir qu'il était le meilleur ami de son loup d'amour était étrange.

-Toutes les femmes doivent tomber comme des puces face à un tel charisme… songea-t-elle.

Les seuls sorciers touchés par un sort étaient deux sbires de Voldemort, stupéfixés aux pieds de leur groupe diabolique. James voulu en figer d'autres mais il fut coupé par la voix grave d'un sous chef démoniaque.

-On se replie !

James les vit transplaner et n'eut juste le temps d'empêcher un homme de partir. Il lui était étrange de se dire ça mais les employés avaient échoué lamentablement. Aucun d'eux n'avait put ne serait-ce qu'arrête un seul homme. Sans lui, il ignorait comment les choses se seraient passées.

-Qui êtes-vous ? grogna la voix de Maugrey.

-L'homme qui a fait tout votre job. Il faudrait apprendre à ne serait-ce qu'essayer de les arrêter. Le but n'est pas d'empêcher Voldemort de revenir au pouvoir ? le nargua-t-il.

Un sourire voulut faire son apparition sur les lèvres de Kingsley et de Tonks à la remarque de leur patron. La main portant la fine cicatrice se tendit en direction des arbres en feu et créa un souffle sur les flammes qui s'éteignirent aussitôt laissant des marques noires sur la végétation. Les cris des moldus, leur stress couvraient la presse des sorciers. James n'entendit que vaguement des témoins parler d'attentats terroristes, de fous sortis d'asile… Il murmura le mot « casa » en direction de Glorfi pour lui donner rendez-vous à la maison puis il se téléporta.

-Il est étrange, murmura un auror.

-Mais surpuissant, répliqua un autre.

-Tu as remarqué, il n'utilise jamais sa baguette.

-Justement, on ignore d'où lui vient cette puissance. Vigilance constante, maugréa Maugrey.

-Et vous patron, vous en pensez quoi de cet homme ?

-Je pense qu'il faut rester prudent. Nous sommes en temps de guerre, la prudence doit être maître, décréta Glorfi, fièr de lui et se retenant de dire quelque chose de négatif sur son maître qu'il aimait tant. Retournons au ministère avec ces trois-là.

Il jeta un dernier coup d'œil à cet endroit qui devait être si beau quelques heures auparavant et qui est désormais complètement détruit. Il vit les premiers aurors transplaner avec les deux accusés. Il disparut à son tour après le départ de Maugrey qui aurait pu remarquer le temps anormalement long pour un transplanage étant donné qu'il devait faire escale à la maison pour échanger sa place avec son maître. Il se retrouva nez à nez avec les deux Potter. Il acquiesça à l'ordre donné. Il retrouva avec plaisir sa petite taille et son corps d'elfe. James, dans sa version ritale laissa Glorfi et Harry seul. Devant le regard brillant d'interrogation, il n'attendit pas et raconta son récit essayant d'être le plus précis possible. Glorfi devait s'avouer que depuis qu'il était mêlé aux histoires de son maître et qu'il connaissait toutes les informations que James avait recueillies, il était curieux de connaître la suite des évènements et donc d'apprendre ce que le ministère ou l'Ordre du Phénix allaient dire à propos de cette attaque.