Et si tout était différent

Chapitre 83

Match

Le froid de la crème glacée contrastait avec la chaleur étouffante de la capitale italienne. Frappant à grands coups de rayons, le soleil plongeait entre les rues. Seuls les hauts bâtiments en pierre pouvaient espérer combattre l'adversaire brûlant. Malgré cela, la ville était remplie. Les touristes ignoraient ce gêne et recherchaient à travers l'eau à retrouver la vitalité et la force de continuer leur visite. Les bouteilles de ce liquide si précieux se vidaient rapidement. Chaque fontaine était comme une délivrance.

Avec un sourire, Harry observa les passants devant lui s'arrêter en contrebas à la large fontaine. Les enfants s'aspergeaient d'eau tandis que leurs parents trempaient leur bras dans la fraîcheur. Avec cet approvisionnement de force, ils regardaient avec effroi le haut escalier et tentaient de trouver un peu de courage pour affronter ces hautes marches malgré les attaques incessantes du soleil. Les regards noirs qui lui étaient lancés le faisaient rire. Il comprenait la jalousie qu'il devait provoquer. Bien gentiment assis à l'ombre et mangeant sa crème glacée, il devait en faire saliver plus d'un.

L'adolescent jeta un coup d'œil à son père qui l'observait de manière peu discrète surtout pour un auror, selon Harry. Ce dernier était reconnaissant que James, après être sorti du magasin où il avait vidé leur coffre fort, ai proposé d'aller se chercher une glace pour aller la manger sur les escaliers della piazza di Spagna si un coin d'ombre était libre.

-C'est étrange, non ?

-Comment ça ? s'étonna James.

-D'être libre d'être nous-mêmes sans devoir réfléchir à ce que fait Voldemort. C'est quelque chose que je n'avais jamais imaginé vivre.

-Pour moi c'est plus un rêve qui se réalise. Toi tu ignorais que j'étais vivant, moi je savais qu'un jour je te retrouverai. Mais j'ignorais si j'aurais la possibilité de venir manger une glace sulla piazza di Spagna avec toi ou si tu refuserais. J'ai imaginé mainte et mainte fois une journée comme celle-ci où on la finirait à un match de Quidditch. Avant même ta naissance, je voulais t'amener voir des matchs. À l'époque, je pensais plutôt à des matchs anglais, ajouta-t-il.

-C'est ce que tu faisais avec grand-père ?

-Oui. Il m'emmenait souvent quand j'étais petit. Puis la guerre a commencé alors le temps lui a manqué. Malgré cela, on a continué de faire des sorties ensemble comme ça. Il prenait des jours de congé et faisait de son mieux pour éviter de devoir retourner au ministère. Mais être chef des aurors en tant que guerre ne te donne pas beaucoup de temps.

-Alors je devrais être content que tu ne sois plus chef des aurors pour avoir du temps à passer avec toi ?

-Ouais. Mais déjà avant, Kingsley m'aidait beaucoup. De plus, je ne travaillais pas réellement pour le ministère vu que généralement je fais mes propres recherches. Mais je veux faire mon possible pour passer du temps avec toi.

Harry répondit par un sourire. Après avoir repris des forces, ils longèrent les rues. Les touristes flashaient églises et statues. Les places étaient bondées. Sur les terrasses, les serveurs étaient surchargés de travail. Harry rigola aux anecdotes de son père. Arrivés devant la Fontana di Trevi, ils jouèrent le jeu du parfait touriste et, tournant le dos à l'eau fraîche, lancèrent une pièce de monnaie tout en faisant un vœu. Harry lança la première pièce puis ce fut au tour de James. Ce dernier profita pour faire un souhait différent de celui qu'il avait fait lors de ces instants d'espoir au bord de la fontaine italienne.

-Tu as souhaité quoi ?

-Si je te réponds, il ne se réalisera pas, rétorqua James, faussement choqué par la question.

Après avoir immortalisé l'instant « père & fils » devant la fontaine aux trois statues, ils reprirent leur chemin à travers les étroites ruelles. Puis, le soleil prit une couleur orangée signalant l'heure de plus en plus proche du match de Quidditch. Quittant le centre de la capitale, James posa sa main sur l'épaule de son fils et ils apparurent à quelques mètres du haut stade. Une foule attendait aux multiples entrées. Harry observa l'ambiance festive qui se déroulait sous ses yeux. Il suivit James qui semblait savoir où aller. Autour d'eux, le rouge et l'orange dominaient. Avec nostalgie, l'adolescent se souvint de la finale de la coupe du monde de Quidditch. Cependant, la fête s'était mal terminée, il ne pouvait s'empêcher de grimacer en pensant aux évènements qui s'étaient découlés après ce match-là. Dans la queue, il retint un éclat de rire en voyant derrière lui deux supporters qui chantaient bras dessus bras tout en buvant leur bièreaubeurre.

-Che vuoi, mio carino?(Qu'est-ce tu veux, mon mignon) lui demanda un des hommes en remarquant le mince sourire sur les lèvres anglaises de Harry.

Harry perdit immédiatement son sourire en le voyant s'adresser à lui dans une langue qu'il ne comprenait toujours pas. Cependant, avant que l'ivrogne ait eu le temps de dire ou de faire quoique ce soit de plus, sa bouteille se brisa et se transforma en un matériau mou et non dangereux avant qu'un jet d'eau sortit de nulle part les asperge tous les deux. Harry tourna la tête vers James et ne fut pas surpris de voir que ce dernier s'était légèrement retourné et les fixait avec un regard noir.

-Sei stupido ! Mia bottiglia è vuoto adesso ! (Tu es stupide! Ma bouteille est vide maintenant!)

-Non è colpa mia. (Ce n'est pas ma faute).

-Qualcuno a preso mia burrobirra! Voglio bevere...(quelqu'un a pris ma bouteille de bièreaubeurre ! Je veux boire).

Harry se détourna des deux hommes qui avaient commencé à se battre entre eux. Il jeta un sourire amusé à son père.

-Il y a toujours des gens qui ont déjà trop pu de Bièreaubeurre avant le match, répondit James en souriant.

-Ils ont dû en boire beaucoup, rétorqua amusé l'adolescent. C'est toi qui a brisé sa bouteille et qui a transformé les débris de verre en mousse ?

-Non. Pourquoi aurais-je fais ça ? s'étonna faussement James.

-Pourquoi ?

-Il t'a appelé « mon mignon ».

Harry grimaça.

-Peut-être que ne pas connaître la langue peut avoir ses avantages, songea Harry, dégoûté.

Ils arrivèrent à la caisse. Passant le passage de sécurité, Harry continua à observer autour de lui. La couleur prédominante lui plaisait bien. Il se sentait dans un contexte presque gryffondoresque avec tout ce rouge et orange. Il s'arrêta et pencha légèrement la tête pour réussir à observer entre deux murs le terrain. Il sentit la main de son père qui le tira à l'intérieur d'un immense ascenseur. Au premier arrêt de l'ascenseur, il crut devoir sortir mais James le retint. Se vidant peu plus à chaque étage, ils partirent à la recherche de leur place après avoir dépassé un bon nombre d'étages.

-En fait, c'est un match qui contre qui ? demanda soudainement Harry alors qu'ils venaient d'arriver à leur place.

-AQ Roma contre QC di Milano.

-Les rouges sont les supporters de quelle équipe?

-Rome, répondit James en rigolant.

Attendant le début du match, ils restèrent assis sagement à leur place tout en discutant. Au moment du début du match, Harry se crut deux ans auparavant. Les deux équipes entrèrent sous les applaudissements et les hurlements de la foule. S'il avait cru que la finale de la coupe du monde était un grand match dont l'ambiance était rarissime, il voyait le contraire être prouvé sous ses yeux. Juste avant le lancer du vif d'or, James lui tendit de vieilles multiplettes.

Rivalisant avec ces souvenirs, le match était extraordinaire. Le stade vivait l'émotion en même temps que les joueurs. Au rythme des passes du souaffle, les supporters chantaient. Une vague engloutit Harry qui se retrouva plongé dans un monde qu'il n'avait jamais connu. Au but marqué de l'équipe romaine, il se mit à sauter de joie, accompagnant les gens autour de lui. Le visage de l'adolescent était éclairé par une joie immense. Des échanges malicieux furent échangés entre le père et le fils. James, malgré sa passion pour le Quidditch, n'était fasciné que par le sourire lumineux de Harry. Était-il ainsi à son âge ? Le regard émerveillé ? Certainement. Il retint avec peine un rire en voyant la déception au but marqué par les milanais. James ignorait s'il devait rire devant le parfait supporter qu'était devenu Harry ou s'émerveiller devant tant de bonheur.

-Un maillot de l'AQ aurait peut-être été une bonne idée, songea-t-il.

À contre cœur, James se réintéressa au match. Il jeta un coup d'œil au score marqué magiquement. Rome menait 90 à 70. Peut-être avait-il simplement grandit ? Mais malgré le match et une équipe qu'il avait appris à aimer, il ne pouvait s'empêcher d'observer son fils. À peine eut-il reposé son regard sur le match que Milan remarqua, provoquant un mouvement d'hésitation chez James. Devait-il regarder le match alors qu'à chaque fois qu'il posait les yeux sur le terrain, Rome se ramassait un but, ou devait-il observer son fils ce qui provoquait des points supplémentaires pour les romains ? La réponse lui vint rapidement. L'attrapeur orangé attrapa le vif d'or sous les acclamations du public, annonçant la fin match.

L'euphorie de la victoire romaine les empêchait de quitter le stade rapidement. Harry criait et racontait toutes les actions du match, comme s'il avait remarqué que James n'avait que peu suivi ce qui s'était passé sur le terrain. Son regard vert brillait. Marchant au ralentit à cause de la foule, l'adolescent arrivait à rechercher les séquences qu'il voulait revoir dans les multiplettes et à chaque trouvaille, les tendait à son père. Une fois échappé de la foule oppressante, ils décidèrent de continuer sur leur lancée et de ne pas rentrer directement. La proposition de James fut immédiatement acceptée par l'adolescent qui n'espérait que ça, ne voulant pas voir la fin de sa soirée arriver. Cependant, sachant que son père devait travailler le lendemain, il n'osait pas proposer de rester encore à Rome. Eloigné du stade, ils s'arrêtèrent sur une terrasse au bord du Tibre. Ils commandèrent deux bièreaubeurres.

-Alors ce match ?

-Extraordinaire ! C'était aussi incroyable que lors de la finale de la coupe du monde. Et l'ambiance était … Wahoo ! On refera un truc comme ça ?

-Si tu as envie, on pourra aller voir autant de match que tu le voudras, promit James.

-Sérieusement ? Revenir durant ces vacances par exemple ?

-J'essaierai d'arranger ça. J'essaierai. Ça ne pourra pas se faire pour chaque match mais je dois pouvoir organiser ça à nouveau.

-Et Ron pourrait venir avec nous ?

-Vu la situation actuelle, ma priorité sera de pouvoir t'amener toi au match. Si la possibilité se crée, il pourra venir. Sinon quand la situation sera stabilisée voire même terminée avec Voldemort et Dumbledore, tu pourras voir des matchs avec ton meilleur ami.

-Trop cool ! S'il vient demain en cachette avec Sirius, faudra que je lui montre les moments mémorables à travers les multiplettes. C'était juste incroyable ce match…

James écouta le flot de paroles de son fils qui, dans son engouement, gesticulait dans tous les sens. Il plongea son regard dans ses émeraudes et il se sentit transporté dans ses souvenirs. Ils brillaient de la même joie que celle qui faisait fondre son cœur lorsqu'il rencontrait le visage heureux de Lily. C'était sa Lily qu'il voyait à travers son fils. Avec un sourire en coin collé aux lèvres, il revit le visage de Lily qui s'illuminait en posant les yeux sur leur enfant cet enfant qui était devenu si grand.

-Tu m'écoutes ?

-Pardon ?

-Tu fatigues, papa ? C'est l'âge, se moqua Harry.

-Je pensais à ta mère, répondit James.

-Elle était comment ? demanda l'adolescent, reprenant un ton plus sérieux.

-Parfaite. C'est la femme la plus lumineuse que je ne n'ai jamais rencontré. Son regard brillait. Elle était remplie d'amour. C'était un ange tombé du ciel. Je me souviens du premier jour où je l'ai rencontré au Chemin de Traverse, je savais que j'avais rencontré la femme de ma vie. Puis plus j'apprenais à la connaître, plus elle me plaisait. J'aimais cette gentillesse qu'elle avait pour tout le monde. Elle se fichait d'être différente des autres, elle était juste elle-même, elle faisait ce qu'elle aimait, ce qu'elle voulait. Je ne sais toujours pas comment on a finit par sortir ensemble. C'était un miracle.

-Pourquoi ?

-On passait plus de temps à se battre, ou plutôt, je passais plus de temps à la draguer, à faire le paon devant elle qu'à montrer qui j'étais vraiment. Je la faisais fuir, expliqua James en fixant l'eau du Tibre s'écouler.

-Pourquoi avoir agit ainsi ?

-As-tu déjà été amoureux ?

-Non... Je ne pense pas qu'avec Cho, j'étais vraiment amoureux...

-Si tu doutes, c'est que tu ne l'étais pas. On ne peut ignorer si on est amoureux, réellement amoureux. Quand je voyais ta mère, je me mettais à stresser, à perdre mes moyens et pour me donner une certaine assurance, je faisais n'importe quoi. En plus, avec Sirius, on avait du succès auprès des autres filles. Toutes les autres adoraient notre côté dragueur. Mais Lily… Lily ne comprenait pas l'intérêt d'être avec un garçon qui ne semble pas avoir le moindre sentiment.

-Pas le moindre sentiment ? répéta Harry peinant à croire cela.

-Intérieurement, on en avait. Je ne suis pas en train de te dire qu'on était insensible avec Sirius. Mais on était jeune et on avait de la peine à réfléchir sans penser à ce que les autres élèves pourraient penser. On était le groupe le plus populaire de l'école, le plus connu. Remus était le sage, le préfet, celui qui pouvait nous raisonner, celui qui avait compris, appris que derrière notre côté sûr de nous et « m'as-tu vu », on avait un cœur. Sirius, c'était le rebelle de l'école, le Serpentard type qui s'était retrouvé à Gryffondor, celui qui faisait tout pour prouver qu'il n'était pas comme sa famille mais qui, comme cela lui avait été appris, ne montrait pas ses sentiments réels. Tout le monde voyait le type rebelle, sûr de lui, drôle, Don Juan, mais personne ne savait ce qui se passait réellement dans sa tête. Ensuite, il y avait Peter.

Harry observa son père. Pour la première fois depuis les trois semaines qu'il l'avait retrouvé, il entendait parler du quatrième maraudeur. Même avec Remus et Sirius, ils semblaient que Peter n'avaient simplement jamais fait parti du groupe.

-Peter était celui que personne ne remarquait mais montrait qu'on pouvait ne pas être connu pour les résultats scolaires, pour les actes rebelles, pour les talents de Quidditch et faire partie du groupe le plus populaire de Poudlard. À mes yeux, Peter représentait ce qu'on ne pouvait tous les trois ne jamais avoir.

-Mais toi, coupa Harry, si tu n'étais pas l'intello, le rebelle, l'invisible qu'étais-tu ?

-J'étais la star de l'équipe de Gryffondor, j'étais celui qui avait, pour ceux qui ne me connaissait pas, une vie de rêve de l'argent, un nom de famille réputée et pas pour des raisons de magie noire. J'étais le premier de la classe tout en restant le mec branché de l'école.

-La place invisible de Peter aurait pu te plaire ?

-Ouais. C'est « ma » célébrité qui ne plaisait pas à Lily. C'est l'image que les gens avaient de moi qui ne lui plaisait pas. En apprenant à me connaître, elle a vu que même si tout l'école me connaissait, savait que mon père était le chef des aurors, m'adulait à la fin de chaque match, tout cela n'était pas moi. Ce n'est pas parce que toutes les filles veulent sortir avec toi que tu n'as pas aussi vécu des choses horribles.

-Mais si elle ne voulait pas avoir affaire à la star de Poudlard, comment elle a fait pour apprendre à te connaître ?

-Quand tes grands-parents ont été tués par Voldemort pendant les vacances d'été, mon père a accepté de s'occuper d'elle. J'ignore encore aujourd'hui s'il savait que c'était la Lily qui me faisait craquer mais sans ça, tu ne serais jamais né, je pense. Quand elle est arrivé chez moi, j'étais sur mon terrain, mon propre terrain, pas à Poudlard où je jouais le rôle qui m'étais demandé. Le garçon que Lily a rencontré lui a plu. Alors on est devenu amis au fil du temps amis. Puis, après le décès de ton grand-père, elle m'a fait comprendre qu'elle acceptait de sortir avec moi.

-Et quelques années après, me voilà ! rigola Harry avant de bailler.

-On fatigue ? se moqua James.

-Un peu, avoua-t-il.

-Il est l'heure de rentrer, je pense. Si je veux pouvoir réussir à me lever demain, commenta l'adulte avec amusement.

-Je me réjouis de refaire ça !

-Promis.

Ils se retrouvèrent dans leur Angleterre natale puis se quittèrent dans les couloirs du manoir plongé dans les ténèbres à une heure si tardive. James soupira de jalousie en voyant le corps profondément endormi de son meilleur ami. Après un rapide détour par la case « salle de bain », il prit place dans le grand lit aux draps rouges.

-Alors ?

Il releva un sourcil étonné vers la forme endormie à ses côtés, se demanda s'il avait rêvé ou si Sirius, toujours immobile, avait bel et bien parlé.

-C'était bien, murmura-t-il.

-Qui a gagné ?

-Sirius, tu dors ou tu poses les questions dans ton sommeil ?

-Pourquoi je voudrais savoir qui a gagné le match si je dormais ? rétorqua-t-il en s'asseyant dans le lit.

-C'est Rome.

-C'était contre qui ?

-Milan, rigola James.

-Harry a aimé ?

-C'est l'impression qu'il donnait, du moins. Avec l'insistance avec laquelle il redemandait pour aller voir un match.

-Tu lui as fait visiter la ville aussi ?

-Un peu. Il Pantheon, la fontana di Trevi, il Colosseo, i negozi (les magasins)...

-Vous avez fait les magasins?

-Par chance, tu n'étais pas là.

-Hey !

-Tu es pire qu'une fille !

-Tu ne t'es pas vu, grogna-t-il. Je plains ton fils.

-Je crois qu'il a fini par apprécier. Puis, le temps d'aller manger une glace et d'aller voir les grands monuments de Rome, c'était l'heure du match.

-Ils ont bien joué ?

-Rome jouais mieux il y a quelques années, je trouve. Mais, je pense ça parce que j'ai été voir quelques matchs durant ces dernières années.

-Ils ont eu de la peine a attrapé le vif ? Il est 2h du mat' quand même...

-On a été boire un pot après le match.

-Dis-le que j'avais raison.

-Pardon ?

-Que j'avais raison quand je disais que Harry te pardonnerait et que tout se passerait bien.

-Tu avais raison Sirius. Content ?

-Très. J'aime avoir raison.

-Bonne nuit, Siri.

-Nuit' Fratellino.

Ils se couchèrent chacun de leur côté. Le silence se fit. James s'endormit avec le visage illuminé de son fils. Il retint un éclat de rire à l'entente du ronflement de son meilleur ami. Il resta encore éveillé un moment, parvenant avec peine à réaliser la chance qu'il avait. Ses meilleurs amis, son fils lui avaient été redonné.

-Ne me les reprends pas, s'il te plaît mon Dieu…