Et si tout était différent
Chapitre 87
Godric's Hollow
Un rayon chaleureux caressa la joue de Harry, le tirant d'un profond sommeil. Il grogna contre lui-même et contre son oubli de fermer les volets. Dans le ciel, le soleil trônait royalement et avait chassé tous les nuages. Réalisant la date du jour, Harry se leva de son lit d'un bond. Il avait seize ans. Depuis une semaine, il se doutait qu'il aurait droit à un anniversaire surprise. Il attrapa un baggy et un tee-shirt avant de descendre. Il fut surpris de tout son l'être de ne pas découvrir des décorations aux milles couleurs. James et Sirius n'avaient pas encore décoré la maison. Ne comptaient-ils pas fêter son anniversaire comme tout anniversaire se fêtait au manoir Potter ? Il déboula dans la cuisine et ne fut pas surpris d'y découvrir son père et Glorfi en plein travail culinaire.
-Hey, déjà levé ! remarqua James, en faisant un mouvement peu discret de la main.
Le saladier où Glorfi mélangeait ses ingrédients disparu ainsi que tout ce qui avait touché à la préparation de sa mixture. Pourtant, l'elfe ne semblait pas avoir remarqué l'absence de ses affaires et continuait son travail tout en lui souriant.
-Pourquoi tu as jeté un sort pour que je ne puisse pas voir ce que Glorfi prépare ?
-C'est ton gâteau d'anniversaire, avoua James. Joyeux anniversaire, Harry.
-Merci pa', remercia Harry en prenant place sur la haute chaise du bar.
Harry jeta un coup d'œil à son père pour voir un quelconque changement qui témoignerait d'une préparation surprise. Il observa tout autour de lui. Il comprit au regard amusé de James qu'il ne devait pas être très discret dans son observation. Pourtant, rien ne différait des autres samedi matins qu'il avait vécu ici. Son père portait son training noir qu'il mettait pour aller s'entraîner et portait un simple t-shirt rouge. Peut-être que ses indomptables cheveux étaient encore plus en bataille que les autres matins ? Harry dût se rendre à l'évidence : James ne semblait pas avoir préparé une surprise toute la nuit. Tout était normal.
-Neve Nere n'est pas là, remarqua-t-il soudainement.
-Il dort. Dans ma chambre si tu veux le voir.
-Avec Sirius ?
-Non, Siri est rentré à Londres depuis quelques heures déjà. C'est quoi ces questions ?
-Vous n'avez rien préparé pour mon anniversaire ?
-Harry, crois-tu vraiment que si quelque chose était préparé je te le dirai ou que tu pourrais espérer remarquer quelque chose ?
-Vous avez préparé quelque chose ?
-J'avoue, Sirius, Remus, Glorfi et moi avons prévu un petit quelque chose. Pour ce soir, ajouta-t-il.
-C'est quoi ?
-Harry, si je te le dis, ça ne sera plus une surprise.
-On va aller souper au Japon ?
-Maître Harry n'aime pas les repas que prépare Glorfi ? se vexa faussement l'elfe de maison.
-Oh non ! C'est juste que je pensais qu'on allait partir d'ici, tenta de s'excuser l'adolescent sous le sourire amusé et contenu de James. On va aller voir un match de Quidditch ?
-Tu ne trouveras pas.
-Qu'est-ce qu'on parie ?
-Harry, tu ne peux pas trouver. N'oublie pas que ce sont les Maraudeurs qui l'ont organisé, nargua James. Mais tu peux te préparer pour midi. Je t'invite au restaurant au bord de la mer Méditerranée. Pour cet après-midi, on est de sortie que tous les deux.
-Tu laisses le champ libre à Sirius et Remus de décorer la maison ?
-Pourquoi pas ? concéda son père.
-Ron et Hermione viennent ?
-Arrête de proposer des idées, je vais avoir l'impression que notre idée était vraiment nulle.
-Je suis sûr qu'elle me plaira, promit Harry.
-Normal, une idée de Maraudeur ne peut être que bien. T'as une heure pour te préparer, rappela James. Evite de venir en training ou avec les vieux habits de ton cousin.
-La chemise noire et verte achetée à Rome ?
-Bonne idée ! Parfait ! Je savais que tu trouverais ! À tout à l'heure, termina-t-il avant de quitter la cuisine sans oublier d'ébouriffer un peu plus encore la tignasse de son fils.
Harry regarda son père partir, de plus en plus surpris. Il avala rapidement sa tartine et manqua de s'étouffer lorsqu'il eut un fou rire à la vision de Glorfi mélangeant énergiquement à coup de fouet de cuisine dans le vide. Il remonta dans sa chambre et se doucha rapidement à l'eau fraîche. Il trouva sa chemise italienne et prit son pantacourt noir. Il ne tenta même pas de se coiffer. Peine perdue. Une heure plus tard, il descendit retrouver son père dans le vestibule. Une douce odeur de pâtisserie venait le narguer depuis la cuisine. Alors qu'il allait se laisser tenter par l'odeur alléchante qui lui chatouillait les narines, James arriva.
-Désolé pour l'attente, j'avais juste quelques détails à régler avant qu'on parte.
-Des détails à régler ? répéta l'adolescent.
-Pour Sirius. Quoi ? Je ne vais pas te mentir sur la présence de Sirius et Remus ce soir, non ? Prêt ?
-Oui.
Il attrapa la main qui lui était tendu et se retrouva devant une vue magnifique sur la mer. Le soleil se reflétait dans ces eaux bleues. Il suivit son père dans le restaurant qui dominait l'ensemble sablé. En pénétrant à l'intérieur, Harry comprit pourquoi James lui avait conseillé de bien s'habiller. Il regarda son père parler à la réceptionniste. La salle intérieure était vide, tous les clients étaient sur la terrasse où parasols les protégeaient du soleil et où un climatiseur offrait de l'air frais. Une jeune serveuse vêtue de son uniforme noir les conduisit à l'extérieur à leur table réservée. En passant entre les tables, Harry se sentit un peu perdu. Les gens autour de lui sentaient un luxe trop inimaginable pour quelqu'un comme lui. Les femmes portaient de magnifiques bijoux. Son regard se bloquait sur la couronne de Rolex dessinée sur une montre énorme au poignet d'un homme bien habillé.
-On ne ressemble pas à des paumés dans un endroit pareil ? Ça doit coûter super cher !
-Harry, tu vis dans un manoir depuis plusieurs semaines maintenant, ne me dis pas que te retrouver dans un restaurant de luxe te choque. Et il n'est pas si luxueux que ça.
-Mais pourquoi ici ?
-Parce qu'on y mange bien et qu'on n'est pas en Angleterre. Je ne pouvais t'inviter dans un restaurant anglais alors je me suis rabattu sur l'Italie et c'est différent ici. Il y a la vue, on est hors de la ville. Et c'est juste un petit resto entre père et fils pour ton anniversaire.
-Pour laisser le temps à Sirius et Remus de préparer ma surprise pour après dîner ?
-Un peu plus tard. J'ai l'intention de t'amener ailleurs avant.
-Ailleurs ? répéta Harry.
Malgré mille et une questions, Harry dut s'avouer vaincu jamais il ne devinerait la suite du programme. Avec plaisir, il savoura sa dernière cuillérée de glace et fut prêt à repartir. Avec impatience, il vit enfin le serveur arriver avec l'addition. À peine James eut-il donné l'argent que Harry était debout, prêt au départ.
-J'ai deux trois trucs à te dire avant qu'on y aille.
-Je t'écoute.
Le sérieux de son père lui rappela le jour où il avait tout appris, quand il avait su qu'il n'était pas orphelin. Son impatience s'estompa légèrement.
-Pour aller là-bas, il va falloir changer notre apparence, surtout la tienne.
-En Angleterre ?
-Ouais. En Angleterre. C'est… comment dire… un endroit qu'on a tous les deux connu mais sans toi, je n'oserais pas y retourner même si je sais que pour mon propre chemin, il est important que j'y retourne. Donc, dès qu'on sort, je modifie notre apparence et on y va.
-D'accord, concéda Harry, curieux d'aller là-bas.
Ils quittèrent l'air frais pour la chaleur pesante de l'extérieur. Leurs lunettes disparurent, les chevelures indisciplinées s'éclaircirent et trouvèrent un arrangement convenable. Rien ne pouvait faire penser que quelques instants auparavant se tenaient James et Harry Potter. Les deux hommes se ressemblaient mais n'avaient rien en commun avec eux-mêmes. Téléportés en terre anglaise, ils se retrouvèrent dans un village des plus normaux. En face d'eux, une maison dont une partie du toit détruit trônait. James sentit un frisson lui parcourir le dos à la vue de son ancienne maison.
-Bienvenu à Godric's Hollow.
-Quoi ? s'étonna Harry en se tournant brusquement vers son père. Tu as dit… ? C'est vraiment là que je suis né ?
-Pas vraiment né. Tu es né à Ste-Mangouste et tu as vécu au début au Manoir Potter. Puis quand on a appris pour la menace te concernant, on est venu vivre ici. La maison appartenait à ta grand-mère. Aujourd'hui, c'est un musée…
-Un musée ?
-L'homme cherche partout où trouver un moyen de gagner de l'argent. Montrer là où le survivant a survécu à Voldemort est un bon moyen de faire venir des touristes.
-C'est horrible de faire des trucs pareils.
-Ouais. On peut toujours ne pas cautionner ce genre de choses et ne pas y aller.
-Pourquoi as-tu dis que sans moi, tu ne viendrais pas ?
-… Parce que c'est ici que j'ai passé les derniers instants innocents de ma vie. Avant ce 31 octobre, je pouvais rêver à une vie de famille, toi, Lily et moi. Et pourquoi pas un petit frère ou une petite sœur pour toi... J'étais loin de penser que Lily partirait avant moi, surtout dans ces circonstances. J'ai toujours su que quelque chose de différent m'attendait. J'ai d'abord pensé que cette sensation me venait de l'absence d'une mère près de moi. Ensuite, j'ai cru que c'était toutes les personnes qui partaient autour de moi qui me faisaient croire ça. C'était les notes d'un surdoué qui ne bossait pas qui me montrait un don. Mais c'est ici que j'ai passé mes derniers instants loin de tout ça. Oh oui, le manoir représente aussi de merveilleux souvenirs mais ici c'est différent. C'est là que tout s'est joué. On entre ? Si on reste là je vais prendre la fuite…
-Pour l'héritier de Gryffondor, ce n'est pas très glorieux. Mais allons-y.
-Je ne sais pas être courageux quand il s'agit de moi, avoua James en passant le pas de porte.
Un vieux sorcier attendait à l'entrée du jardin. Ennuyé, il regarda les deux arrivants tout en mâchouillant inlassablement quelque chose. Il ne remarqua pas le regarda dégoûté de James offusqué de voir pareil personne dans son jardin.
-Bonjour, deux entrées s'il vous plaît pour ma maison, pensa-t-il amèrement.
Sans un mot, sans un regard, l'homme leur tendit deux billets et encaissa. De ce fait, il ne vit pas le regard noir que lui jeta James. Avec la sensation de remonter le temps de quinze ans, James posa sa main sur la poignée. Rien n'avait changé. Une corde avait été placée, interdisant l'accès de certains endroits de la maison et obligeant les touristes à suivre le chemin. Un étau se resserra autour du cœur de James. La première chose qu'il vit fut les jouets de Harry encore posé au sol là où quelques heures avant le moment fatidique la famille était réuni une dernière fois.
Harry sentit des larmes monter en voyant sa maison. Il observa tout, tentant d'enregistrer le maximum. Il imprima dans sa mémoire les photos encadrées. Avec amusement, il s'imagina jouer avec ses jouets. Pourtant, il se sentait également indigné. Des intrus avaient osé prendre possession de leur maison, de créer un lieu touristique pour les sorciers du monde entier d'un endroit où une famille avait été détruite. Comment les gens pouvaient-ils venir voir le résultat d'un tel événement ? Il jeta un coup d'œil à son père qui avait un petit sourire en coin nostalgique en voyant la revue de Quidditch sur la table du salon encore ouverte à la dernière page lue.
Pourtant, ce ne fut pas les photos ou les magazines qui choquèrent le plus Harry mais ce fut la trace blanche représentant l'endroit où le faux cadavre de son père avait été découvert. C'était étrange. C'était là que pour le monde magique, James Potter était mort. Ce dernier arriva à la hauteur de son fils et fixa avec incrédulité la marque blanche représentant le contour de son corps inerte. Il se détacha de cette image. Mais lorsque son regard rencontra la porte, il eut l'impression de remonter le temps. Il revit l'arrivée de Voldemort et son sourire confiant et moqueur.
-Mauvaise cachette, Potter. C'était encore plus simple que tout ce que j'avais pu imaginer. Où est le bébé ?
-Il n'est pas là.
Il entendait encore les pleurs de Harry pour le contredire.
-Lily ! Prends Harry et va-t-en ! Il est là ! Cours ! Je vais le retenir !
-Tu vas mourir cette fois, Potter. Tu as peut-être eu beaucoup de chance les autre fois mais aujourd'hui, tu seras mort.
-Mais je suis toujours là, murmura James de retour à la réalité.
La dernière fois, il avait échoué lamentablement, finissant par être marqué à vie mais la prochaine rencontre sera fatale pour Voldemort, il le savait. Ça ne pouvait se passer autrement. La vie ne pouvait devenir noire à jamais. La lumière devait persister dans ce monde. Il devait en être ainsi. Ils continuèrent leur avancée dans les souvenirs. Monter ces escaliers était une étrange sensation pour James qui les avait foulés loin toute cette pression. Il redécouvrait avec nostalgie et tristesse ces vieux souvenirs.
La chambre de Harry fut une découverte bien plus cruelle que tout ce que James avait pu imaginer. Revoir la pièce inchangée exceptée par cette marque blanche au pied du berceau ou l'écriteau sur le matelas expliquait que c'était ici que Harry avait survécu... À travers le tracé blanc, James voyait le corps étendu de Lily. Il se souvenait de son petit chemisier beige de ce jour-là. Pour Harry, c'était une pièce du puzzle de sa vie qui retrouvait sa place. Revoir cet endroit, c'était connaître l'origine de sa vie. Au dessus d'eux, le toit était démonté. Un trou dont un sort protégeait la chambre de la pluie et autre intempérie naturelle permettait de voir le ciel bleu.
En ressortant de la pièce et de la maison, ils étaient tous deux chamboulés. À la sortie, une affichette annonçait que la visite pouvait continuer avec un petit tour au cimetière. Choqués, le père et le fils eurent une réaction similaire, la bouche ouverte et les yeux sortant de la tête. Le premier à réagir fut Harry.
-On peut y aller ? Pour maman…
-Bien sûr, répondit James d'une petite voix. Ils reprirent la route dans le silence. Arrivés au cimetière, ils n'eurent aucune peine à deviner où ils devaient se diriger. Afin de conduire le public, une flèche les amenaient à l'endroit précis. Sur un marbre clair, les noms de Lily Jane Evans Potter et James William Potter étaient visibles. La nervosité et l'émotion n'aidant pas, James se retrouva dans un fou rire incontrôlable sans que Harry n'ai pu comprendre quoi que ce soit. Il se détacha de la tombe de sa mère pour se tourner vers son père. Le rire de ce dernier commença à se calmer.
-Désolé, c'est nerveux. C'est juste que voir mon propre nom sur une tombe, c'est étrange. Vraiment étrange quand on se sent vivant. Encore vivant ! termina-t-il dans un murmure en s'asseyant à même le sol.
-Quand tout sera terminé, ton nom disparaîtra de là, promis Harry en s'asseyant à ses côtés.
-Ou alors il aura une raison d'y être inscrit.
-Je ne pense pas. Je sais que je peux paraître peu objectif mais avant de te savoir vivant, quand j'ai vu Voldemort revenir, je ne pensais pas que quelqu'un pourrait le vaincre, moi encore moins. Mais durant toute l'année, dès que l'inconnu intervenait, je me sentais rassuré, je savais que tout était faisable. L'inconnu, c'était toi papa, ça veut dire qu'avec toi je sais qu'on peut le vaincre, qu'on peut terminer cette guerre. Je ne dis pas ça pour te faire plaisir. Mais depuis que j'ai fait ta connaissance, même en tant qu'inconnu, j'ai confiance.
-Je sais que j'ai les capacités, avoua James après quelques instants de silence. Je sais que je suis tellement bien préparé que ni Voldemort, ni Dumbledore ne peuvent espérer vaincre. Ce n'est pas perdre qui me fait peur. Je sais que le jour du combat, je devrais rester fixé là-dessus. Mais c'est l'idée de la mort, que ce soit mourir moi ou de donner la mort à quelqu'un d'autre. C'est au moment de jeter le sort que je doute de moi. C'est : et si je me loupe et que je meurs ? Qu'est-ce que ça fait de mourir ?
-Tu ne mourras pas. Pas maintenant qu'on s'est retrouvé, sourit Harry.
-Mais ce n'est pas que ma mort qui m'effraie C'est donner la mort. Je n'ai jamais tué personne ni dans la première guerre contre Voldemort, ni en tant qu'auror. Quand tu deviens auror, tu apprends à utiliser tous les moyens pour arrêter l'ennemi, et en dernier recours uniquement, à utiliser un sortilège de mort. J'ai vu trop de gens mourir autour de moi pour avoir envie de jeter moi-même ce sort.
-Même pour sauver des millions de vie ? fit remarquer Harry.
-Je sais. Il y a déjà eu trop de morts dans cette guerre.
-Qu'est-ce qui se passera quand tout sera terminé ?
-Comment ça ?
-Bah pour toi ? Tellerino n'existera plus. Pour le monde magique ? Pour l'école qui n'aura plus de directeur ?
-Les étudiants continueront d'aller à Poudlard, un nouveau directeur sera nommé. Le monde magique sera réorganisé avec des nouveaux dirigeants compétents.
-Et toi ?
-Moi ? répéta James.
-Oui, toi. Que feras-tu ? Chef des aurors ? Ministre ? Directeur de Poudlard ? Prof ?
-Tu me verrais directeur ou prof ? rigola James. Tu sais que je n'ai jamais su ce que signifiait la discipline, non ? Je serais un bien mauvais exemple pour les élèves. Si je gagne qu'est-ce que je fais ?
-Tu n'y a jamais réfléchis ? C'est ça ?
-Et bien si, j'ai déjà émis l'hypothèse de gagner et que le monde devienne parfait. Mais ça serait un rêve.
James ? fit la voix de Neve Nere. Vous avez fini la visite ? Tout est prêt à la maison. Tu peux amener Harry...
Merci Neve Nere. On arrive.
-Sirius est prêt à t'accueillir au manoir.
-Pour ma fête surprise ? demanda Harry en se levant et réalisant que James ne lui dirait pas ce qu'il envisage de faire une fois la guerre terminée.
-Pour ta fête surprise, confirma James.
-Avec Remus, Tonks, Ron et Hermione ? tenta-t-il.
James ne répondit pas. Il retint cependant avec peine un sourire amusé. Il se téléporta devant le manoir, avertit Neve Nere de leur emplacement pour qu'il puisse faire comprendre leur proximité à Sirius.
-Étonnant, Sirius n'a pas mis de décorations dehors.
-Sur la terrasse, sûrement. Je te laisse entrer en premier. Feint l'air surpris en voyant Sirius et Remus, ça leur fera plaisir, proposa James en souriant.
-D'accord.
L'adolescent, convaincu de trouver son parrain, Remus, Tonks, Kingsley voire Ron et Hermione dans son salon, ouvrit grand la porte. Il se dirigea sans hésiter vers le salon dont la porte était exceptionnellement fermée. Il la poussa mais se figea sur place. James ayant anticipé l'arrêt de son fils évita une collision. Un sourire amusé était peint sur ses lèvres alors que Harry se figeait au cri « surprise ». Son regard passait d'une personne à l'autre sans y croire. Il se tourna vers James pour une quelconque explication, n'osant pas entrer mais il n'obtint qu'un sourire innocent. Peu à peu, il entra dans la salon le visage surpris, l'esprit ailleurs que dans son corps. Il avait envisagé une fête surprise mais il était loin d'imaginer une telle chose.
