Bonjour,
Voici un chapitre que j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à écrire. Ça devient de plus en plus chaud entre nos protagonistes… Sanji l'acharné du travail qui passe ses journées en cuisine pour satisfaire les palais délicats va-t-il succomber à la paresse ? Zoro saura-t-il se montrer assez convainquant ou devra-t-il céder comme pour l'avarice ? La tension est à son comble ! Il ne restera ensuite que le chapitre 7, le dernier des péchés capitaux, l'objectif final de Zoro… le vôtre aussi, ne faites pas les innocents !
Gabakaho, merci encore pour ta fidélité. On retrouve Usopp et Luffy dans la deuxième partie de ce chapitre, je pense que ça va te plaire ! Ne t'inquiète pas, Usopp ne va pas s'échapper, il est même plutôt entreprenant…
Bonne lecture.
Chapitre 6
La paresse
Zoro
Il ouvre les yeux et son regard azur se pose sur moi. Il me sourit. Depuis quelques jours, Sanji a cessé de luter contre moi et me laisse l'approcher de plus en plus. Cette nuit, nous avons dormi tous les deux dans mon lit… sagement. Il était trop fatigué pour que je tente quoi que ce soit, de toutes façons. Hier, c'était la fête au château. Une fête comme Luffy les adore, avec beaucoup à manger. Beaucoup d'alcool aussi, des danses et des chansons mais surtout, un énorme buffet. Sanji a travaillé sans s'arrêter pendant deux jours pour satisfaire notre Prince Glouton et il s'est écroulé dans mes bras à peine déshabillé. Je n'ai même pas pu le toucher et mon excitation m'a maintenu éveillé pendant plusieurs heures.
Le soleil était déjà haut dans le ciel quand je me suis réveillé et j'ai été très surpris qu'il soit encore endormi. Sanji est un acharné du travail et il est rare qu'il manque un service. S'il se réveille maintenant c'est parce qu'inconsciemment, il sait qu'il devrait être en train de préparer le déjeuner. Mais je compte bien profiter de son état de fatigue pour le faire succomber à la paresse. C'est ma seule chance. Alors j'attends depuis quelques minutes qu'il sorte de ses songes en l'observant. Il est couché sur le dos, nu, offert. Moi je suis sur le côté, ma tête soutenue par ma main, nu aussi, et je l'admire. Quand il me sourit, je me penche vers lui pour déposer un baiser chaste sur ses lèvres et effleurer sa joue de mes doigts.
Sans un mot, je me repositionne près de lui alors qu'il ne quitte pas mon regard et je commence à laisser errer ma main sur son corps. D'abord sur son visage, sa joue, sa pommette, son nez, ses lèvres, sa mâchoire. Il ne bouge pas. Puis je descends sur son cou et il frisonne quand mes doigts passent le long de sa clavicule. Je caresse un long moment ses pectoraux, longe son bras jusqu'à sa main et remonte à son épaule. Lentement. Il se laisse faire sans me quitter des yeux. Sa peau est douce et pâle, ça contraste avec la mienne, rugueuse et sombre. Il a encore sur lui les odeurs de cuisine d'hier et la lumière qui filtre à travers les rideaux souligne la finesse de ses formes. Je me surprends encore à le trouver magnifique.
Du bout des doigts, je dessine ses pectoraux, m'attarde autours de son nombril et suis la forme de ses abdominaux. Je descends lentement vers son bas ventre et fais glisser le drap le long de sa cuisse, révélant son érection naissante. La mienne est déjà bien dressée. Je souris et ma main revient lentement sur ses flans. Il soupire et ferme les yeux, se laissant aller dans les oreillers, profitant de mes caresses qui repartent à l'assaut de son ventre jusqu'à son cou avant de dévier dans ses cheveux soyeux et de contourner son oreille pour suivre la courbe de sa mâchoire jusqu'au menton et plonger vers sa pomme d'Adam. Celle-ci bouge sous mes doigts quand il se met à parler dans un murmure sensuel.
« Je sais ce que tu fais, Zoro.
- Alors contente toi de profiter.
- Je devrais me lever.
- Mais tu ne vas pas le faire…
- Tu es démoniaque.
- Ne me fais pas croire que ça te déplaît.
- Je n'ai pas dis ça.
- Alors tais-toi. »
Il soupire et cède alors que mes doigts descendent de nouveau, en ligne droite cette fois, de sa gorge à son nombril. Il tressaille et je m'attarde sur le contours de ce creux. C'est étrange que nos corps possèdent cette cicatrice alors que nous ne sommes pas nés d'une femme. Finalement, ce ne sont plus les hommes qui sont créés à notre image, mais nous qui leur ressemblons. La respiration de Sanji s'accélère quand ma main passe sur sa cuisse. Ai-je déjà dit que j'aimais ses jambes musclées ? Je passe de l'une à l'autre, caressant ses bourses au passage mais toujours sans toucher son sexe maintenant clairement dressé. Il grogne et je ris doucement.
« Tu veux quelque chose ?
- Tais-toi et continue. »
Je souris et cette fois je laisse mes doigts remonter le long de sa hampe avant de reprendre mes caresses sur ses cuisses et son ventre puis de nouveau son sexe et encore ses cuisses. Il commence à onduler doucement et je me penche pour embrasser son épaule, me coulant d'avantage contre lui. Ma main se faufile sous sa cuisse le forçant à plier la jambe et je le pousse légèrement pour libérer l'accès à ses fesses que je caresse longuement Je glisse lascivement mes doigts dans le sillon pour passer sur son anus puis je continue, remontant jusqu'à ses bourses avant de me saisir de son sexe sans le presser et sans bouger. Il geint et je prends un temps pour l'admirer ainsi offert devant moi. Sa jambe passe par dessus mon bras, mes lèvres sont occupées à lécher un téton, il gémit et oscille de lui-même entre mes doigts. Un son m'échappe aussi, un grognement de désir : j'aime le sentir soumis à mes envies.
Le soleil est maintenant haut et nous pouvons entendre que la vie reprend dans le château. Des conversations dans le couloir, des cavalcades, les cris de Luffy. Mais Sanji se laisse faire, totalement abandonné, oubliant son devoir, son travail, pour profiter de l'instant, se laisser aller et paresser entre les draps. Il soupire encore de bien être mais je relâche son sexe et, après une dernière caresse, je repars vers ses fesses, dessine de nouveau le sillon fessier et remonte dans son dos. Il frissonne encore et grogne quand mes doigts quittent sa peau. Je les lèches un instant et reviens les presser sur son anus. Surpris, il ouvre les yeux. Je lui souris et, sans quitter son regard, je glisse un doigt en lui. Il frémit mais me laisse faire, confiant. Bordel, qu'il m'excite. Je me mords la lèvre pour garde le contrôle et lui souffle un ordre.
« Caresse toi.
- Tu le faisais si bien.
- Mes mains sont occupées ailleurs, là… Touche-toi comme tu voudrais que je le fasse.
- La masturbation répond au péché de luxure, je pensais que ton objectif était autre, ce matin.
- Tu te doutes bien que j'ai d'autres ambitions qu'une petite branlette pour la luxure… Pose tes mains sur ton corps… Sanji »
Il gémit et ferme les yeux de nouveau avant de céder à ma demande. L'une de ses mains se pose, immobile, sur son sexe. Il n'ose pas bouger. L'autre main erre doucement sur son torse, passant de ses pectoraux à ses abdominaux. Il est tellement désirable. Mon doigt, dans son corps, entre et sort lentement, trop lentement pour lui si j'en juge par les mouvements de ses hanches. Je ralentis encore et il grogne. Je ris, l'embrasse et murmure :
« La paresse est lenteur… mais elle n'empêche pas le plaisir. Laisse toi guider. Referme tes doigts sur ton sexe et suis les mouvements de mes doigts. »
Il soupire et s'exécute, caressant son membre en rythme avec les mouvements que je fais dans son antre. Alors qu'il se cambre en soupirant, je fais entrer un autre doigt en lui et il gémit de nouveau. J'accélère à peine et il me suit. Il rougit de plaisir et je m'empare de ses lèvres. J'ai envie de lui. Je me colle encore à lui et mon sexe tendu entre en contact avec sa peau, m'arrachant un halètement de satisfaction.
« Pourquoi mets-tu tes doigts là ?
- Tu ne me feras pas croire que tu ne sais pas comment ça marche…
- Ok, je reformule… Pourquoi ça ne serait pas dans l'autre sens ?
- Parce que c'est moi qui t'initie aux plaisirs de la chair… Maintenant, tais-toi et profite, tu vas expérimenter une autre type d'orgasme aujourd'hui… Je n'aurai besoin que de ces deux doigts pour te faire perdre pied.
- Tu es présomptueux.
- Non, sûr de moi… »
Du bout des doigts, je presse alors sa prostate et il se cambre en criant. Il a brusquement ouvert les yeux et sa main s'est refermée sur son sexe. La surprise est visible et je ne peux m'empêcher de rire dans son cou en le couvrant de baisers.
« Tu connais cette étrange expression humaine : aller au septième ciel ? Accroche toi, c'est là que le démon que je suis compte t'envoyer. »
Je ne lui laisse pas le temps de répondre et je frappe de nouveau l'organe du plaisir anal. Il crie encore une fois. J'accélère à peine mes mouvements, restant régulier et plutôt lent, malgré la rapidité de ma respiration, mais je percute ce point précis à chaque fois. Ses doigts se sont refermés sur son sexe, il s'accroche comme je le lui ai dit. Je reste concentré sur son plaisir et je continue, observant son corps se couvrir de sueur et se tendre, profitant de son souffle accéléré et de son visage rougi transformé par le plaisir. Bordel que j'aime le voir ainsi soumis et abandonné à moi. Mon excitation monte et je couvre sa peau de baisers. Sa voix me rend fou et j'accélère mes mouvements pour l'entendre encore et encore, de plus en plus fort. J'embrasse son cou, ses joues, ses tempes, je n'en peux plus de désir pour lui. Il a fermé les yeux, totalement emporté par les sensations que je lui procure et sa main sur son sexe accélère encore. Il tremble et je crois qu'il est au bout. Je me laisse aller contre son cou et ferme les yeux pour tenter de contrôle mon propre désir.
« Je t'aime, Sanji… »
Ce n'est qu'un murmure mais je suis certain qu'il l'a entendu car ça a déclenché son plaisir. L'orgasme, puissant, l'emporte et il se répand sur son ventre alors que je sens ses muscles se resserrer autour de mes doigts. J'aimerai tellement que mon sexe soit à cet endroit, en lui, ressentant directement l'intensité de son plaisir. Je me mords la lèvre, étouffant un gémissement de frustration et je me retire de lui alors qu'il se laisse aller dans les draps, haletant, totalement détendu. J'ai un mal fou à conserver mon self-control. Je couvre son épaule de baisers puis je me redresse pour le regarder. Ma propre respiration est accélérée. J'ai envie de lui et je me colle à lui en grognant, laissant mon sexe tendu frotter contre ses fesses quand on frappe à la porte.
« Le repas sera servi dans 20 minutes. »
Le majordome, dans le couloir, n'attend pas notre réponse et s'en va déjà. Mais cela a suffit à nous figer tous les deux. Sanji semble paniqué, il a manqué la préparation du repas. Je le regarde attentivement, va-t-il encore culpabiliser ? Pleurer d'avoir cédé à la tentation ? Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas le temps d'aller plus loin, je ne veux pas bâcler les choses.
« Je vais prendre une douche… froide. »
Je me lève du lit, tremblant de frustration, et je remarque son regard fixé sur mon sexe. La culpabilité que je lis dans ses yeux n'est pas liée au plaisir qu'il vient de vivre ni au fait de s'être abandonné à la paresse mais plutôt à mon état. Il semble hésiter mais je ne peux plus attendre, je dois m'éloigner pour l'instant sinon je vais le prendre tout de suite et je n'arriverai pas à être doux. Je ne veux pas lui faire de mal, je veux prendre mon temps et nous n'en avons pas présentement. J'entre dans la salle de bain et repousse la porte derrière moi avant d'ouvrir l'eau et de me plonger dessous. Putain de frustration sexuelle !
Appuyé contre la parois vitrée, je laisse le liquide couler sur moi tout en saisissant mon sexe. Ma peau est trop brûlante de désir, je ne vais pas pouvoir attendre que le froid fasse retomber mes ardeurs, je dois me libérer autrement. Je ferme les yeux et commence à me branler en pensant au corps alanguis dans la pièce voisine quand une main se pose sur la mienne m'arrachant un gémissement. J'ouvre les yeux dans un sursaut et croise ceux de Sanji. Il me sourit et m'embrasse avant de s'agenouiller devant moi.
« Coupe cette eau glacée et laisse moi t'aider. »
Oh bordel ! Je m'exécute sans protester et il me prend aussitôt en bouche. Je grogne de plaisir et il se met à malaxer mes fesses tout en me suçant avec application. Putain que c'est bon ! Je glisse mes mains dans ses cheveux, j'ai trop envie de lui pour être capable de me retenir et je lui impose mon rythme. Je sens ses ongles s'enfoncer dans ma peau mais il ne cherche pas à se défaire de mon emprise. Je me rends bien compte qu'il profite de mon état pour glisser ses doigts entre mes fesses et je ne prends même pas la peine de me demander s'il va oser, trop emporté par les sensations de ses lèvres sur mon sexe. Je grogne son nom et il entre un doigt en moi. Ooooh ! C'est pas possible !Il fouille un instant et fini par trouver ma prostate. La vache ! Ça ne fait pas un pli, à l'instant où il la percute, je me vide dans sa gorge en râlant.
Lentement, il se retire de moi et relâche mon sexe. Ma respiration est rapide et rauque. Quand il se redresse et que je croise sont regard embrumé de désir, je perds pied et l'attrape par la taille avant de le plaquer au mur en l'embrassant avidement. Il se colle à moi et les courbes de son corps épousent les miennes. Je tremble d'envie et ma langue se fait plus vorace contre la sienne. Je commence à me frotter à lui en grognant et il rallume l'eau froide. Putain de con ! Je frissonne et souris contre ses lèvres, tentant difficilement de reprendre mes esprits et le contrôle de ma respiration. Message reçu, nous n'avons pas le temps. Mais je vois à ses joues rougies qu'il en a autant envie que moi. Je mordille son cou doucement puis lèche son oreille.
« La prochaine fois, il ne sera plus question de paresser, je compte sur toi pour être plus actif… »
Luffy
J'ai chaud. J'ai du mal à respirer. Qu'est-ce qui m'a réveillé ? Des frissons parcourent mon corps. Ai-je froid ? Non, j'ai chaud. Terriblement chaud. Je soupire mais je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux. Ai-je de la fièvre ? Ace prétend que ça ne risque pas d'arriver puisque les imbéciles ne tombent pas malade. Alors qu'est-ce qu'il se passe ? Je sens des mains froides sur ma peau brûlante. Je bouge sans le contrôler, cherchant un contact plus intense. Des lèvres se posent sur les miennes et je réponds au baiser. Une odeur de bois et un goût de caramel, c'est Usopp. Je gémis. Ses doigts passent sur mon corps, je me cambre encore et mon sexe tendu entre en contact avec le sien. Le paradis !
« Je sais que tu es réveillé, paresseux !
- J'ai faim…
- Comme d'habitude… mais j'ai tout prévu… »
Il m'embrasse et je sens des morceaux de fruits passer de sa bouche à la mienne. Oh putain ! Au baiser suivant, il y a du chocolat et ma langue lèche chaque parcelle de sa peau. J'en veux encore ! Je tends le bras vers la table de nuit dans l'espoir d'attraper un bol de nourriture mais il s'empare de mon poignet et immobilise mes deux bras au dessus de ma tête. A-t-il conscience que ça m'excite ? Il m'embrasse encore, de la pomme. Encore une fois, des fruits rouges. Puis du chocolat. Je vais perdre la tête ! Son sexe se frotte contre le mien, je gémis et suis le mouvement.
« Tu ne comptes pas ouvrir les yeux.
- Non, je suis trop bien, là…
- Tu veux encore manger ?
- Oui… et me frotter contre toi… et t'embrasser… et manger… et sentir ton odeur… et manger… et que tu me caresses… donne moi à manger… et donne moi du plaisir…
- Luffy… je t'aime. »
Je frémis. J'ai envie de lui répondre mais je ne suis pas encore au clair avec ce que je ressens… Il m'embrasse à nouveau et je sens des fruits passer de lui à moi. Il relâche mes mains mais je ne bouge pas. Je m'abandonne à lui. Il prend tellement bien soin de moi… Il s'empare de nos deux sexes et commence à les caresser ensembles. Bon sang… Il glisse encore quelque fruits dans ma bouche et je lèche ses doigts avec avidité puis il me donne un morceau de jambon. Bonheur ! Je me cambre en gémissant et il rit. La viande me faire plus d'effet que les fruits, assurément. Il attrape l'une de mes mains et la guide sur nos érections près de son autre main. Ensemble, nous nous masturbons. C'est agréable, j'adore ça. Il me donne encore de la viande et je réclame ses lèvres. Encore ! C'est si bon, j'en veux encore ! Il m'embrasse et je trouve plein de trésors entre ses lèvres. J'adore. Mon excitation est à son comble et je me tortille tout en accélérant le rythme de nos mains. J'ai chaud.
Ma main libre attrape sa nuque alors qu'il m'embrasse encore puis elle descend dans son dos et s'y accroche un moment jusqu'à ce qu'il me donne à nouveau de la viande avec ses doigts que je lèche encore et encore. J'ai envie de lui. Mon souffle s'accélère, je soupire de désir. Cette fois c'est lui qui renforce sa prise sur nos sexes et je gémis son nom. Il m'embrasse, il a un goût de jambon, ça m'excite tellement ! Ma main glisse de son dos à ses fesses et je malaxe son postérieur un moment. Ses lèvres sont proches des miennes et je les lèches avidement. Miam ! Je soupire et glisse un doigt entre ses fesses, je caresse l'entrée de son corps et il gémit. Il m'embrasse, chocolat, encore. Je pense qu'il préfère ça à la viande. Sa langue danse avec ma bouche et mon doigt glisse dans son anus.
Il se tend et accélère le mouvement de sa main sur nos sexes, je suis son rythme. Il a lâché mes lèvres alors que mon doigt bouge doucement en lui et sa tête est tombée dans mon cou. Il halète et gémit. Le plaisir qu'il prend, son désir, tout ça m'électrise. J'ai envie d'entendre encore sa voix. Mon cœur s'affole. Son pouce passe sur mon gland, le presse, je crie. J'ai chaud. Je vois des points blancs devant mes paupières toujours closes. C'est tellement bon ! Mon doigt s'enfonce encore plus en lui, je le veux ! Et brusquement il se tend, se cambre et nous sommes emportés en même temps par la jouissance.
Je ne sais même pas ce qu'il s'est passé mais c'était puissant. Je tremble des contre-coups de l'orgasme. Ma main glisse de ses fesses jusqu'à reposer sur le lit et il s'écroule sur moi. Son poids et sa chaleur envahissent mes sens. Je me sens bien. Nous restons ainsi un moment et je tends le bras vers la table, à l'aveuglette, je n'ai toujours pas ouvert les yeux. Je trouve l'assiette de jambon et je la finis en quelques bouchées pendant que sa respiration se calme. Il se redresse alors que je soupire.
« Ne te rendort pas, tu as déjà assez paressé, ce matin, il est presque midi.
- Oh ! On va passer à table ? »
D'un coup mes yeux sont ouverts et je le vois rire. Il est tellement beau. Il m'embrasse et caresse mon visage. Ça l'amuse que rien ne m'ait fait ouvrir les yeux avant qu'il ne parle d'aller manger… alors que je viens de dévorer un plat de jambon. Je me lève d'un bond et attrape sa main pour l'entraîner sous la douche avec moi. Je veux qu'il me touche encore mais il faut nous préparer pour le déjeuner. J'ai déjà manqué un repas, pas deux ! Nous nous glissons sous l'eau tiède et il commence à me savonner avant que je ne lui rende la pareille. Je frémis quand ses doigts passent sur ma peau et il ferme les yeux pour savourer mes caresses. Il se tourne et je frotte son dos avant de descendre le long de ses fesses. Je me mords la lèvre en admirant la courbe de son corps, j'ai envie de lui. Il se cambre un peu et gémit. Lui aussi me désir, c'est une torture. Je glisse un doigt en lui et il ondule, appuyé contre le mur. Offert. Je me colle à lui et l'embrasse. J'aimerai bien lui offrir ce qu'il demande mais c'est encore trop tôt… Je soupire de frustration et je l'entends geindre quand il comprend que je n'irai pas plus loin.
« Quand ?
- Quand Sanji aura cédé à Zoro.
- Pourquoi ?
- Parce que sinon ils seront séparés à jamais.
- Quel rapport avec nous ?
- Je t'expliquerai, je te le promets… Mais pour l'instant nous devons patienter.
- J'ai envie de toi, Luffy… Tu vas te marier, je n'en peux plus d'attendre.
- Moi aussi j'ai envie de toi… tellement… mais tu sais… je ne suis pas certain que mon mariage nous séparent.
- Ah bon ? »
Je ris et je l'embrasse, retirant mon doigt de son antre pour le serrer contre moi. Nous finissons de nous laver et rejoignons la table. Nous arrivons en même temps que ma promise et sa meilleure amie. Le soir de nos fiançailles, Usopp m'a rejoint dans ma chambre et elle a partagé sa couche avec Nami. Je crois que Vivi et moi sommes vraiment faits l'un pour l'autre… Peut être même pourrais-je répondre aux sentiments d'Usopp sans risquer de le blesser à cause de mes obligations. Quelques minutes après, Sanji et Zoro viennent s'installer à table et je ne peux m'empêcher de sourire quand je vois le visage de l'ange. Nous n'allons plus attendre longtemps, j'en suis persuadé.
