Et si tout était différent

Chapitre 90

Digne de la confiance des maraudeurs ?

31 juillet, anniversaire de Harry.

Harry écouta son meilleur ami et Neville tout en jetant de temps à autre des regards peu discrets en direction de Judith. Il avait encore de la peine à croire que son père et son parrain aient pris la peine d'expliquer à une jeune moldue l'existence de la magie. Elle lui rendit son sourire alors qu'il attrapait un des canapés que Glorfi avait préparé pour l'apéro. En effet, Judith n'était pas la seule surprise que Harry avait eu pour son anniversaire. La présence des trois maraudeurs avait été presque évidente pour l'adolescent tout comme celle de Tonks et Kingsley. Voir arriver Ron et Hermione avait été un espoir qu'il avait eu mais un espoir qui lui avait semblé si irréel pour un samedi soir. L'arrivée de Molly et Arthur Weasley ainsi que celle de Neville et Luna avaient été surprenante mais moins que celle de Judith parmi tous ces sorciers.

Tentant de se remettre de ces premières surprises, Harry s'attaqua au buffet dressé sur la terrasse sur une nappe rouge et aux décorations dorées. L'adolescent ne doutait pas des efforts que l'elfe de maison avait dû faire toute la journée pour que tout soit parfait mais le raffinement des amuse-gueules l'étonnait. Tout était parfait dans le moindre détail. Glorfi avait disparu. Harry se doutait qu'il devait être à la cuisine, son antre. Il écoutait Ron et Neville lui parler mais il devait avouer qu'il aurait bien aimé que Judith reste encore un peu avec lui au lieu d'aller discuter avec Hermione, Ginny et Tonks. Il était rassuré de la voir s'entendre avec ses amies mais il ne réalisait pas encore bien qu'elle était là. Malgré le fait qu'il sentait encore la douceur de ses lèvres sur sa joue.

-Hey Harry !

-Tu te fais vieux !

L'arrivée des jumeaux Weasley firent sursauter Harry qui écoutait d'une oreille Neville s'extasier sur le palace qui lui servait de demeure tout en se servant des bonnes petites choses qui avaient été préparées.

-Fred ! George !

16 juillet, 12 Square Grimmaurd

-Fred, George, héla Sirius alors que les jumeaux quittaient le salon.

Surpris, les jumeaux se tournèrent vers le maraudeur. Ce dernier les suivit dans le hall de la maison en n'oubliant pas de jeter un coup d'œil au salon où le restant des habitants de la maison continuait de vaguer à leurs occupations sans remarquer leur départ. Il échangea un rapide regard avec Remus.

-Alors, ça avance la création de ces farces et attrapes ?

-Ouais.

-On essaie, ajouta Fred.

-C'est important durant ces périodes sombres de savoir s'amuser. Il faut pouvoir se changer les esprits. Surtout chez vous, les jeunes, pour garder espoir. Vous allez vivre avec la victoire de cette guerre mais aussi le souvenir de ces horreurs. Des feux d'artifices, vous en avez ? demanda abruptement Sirius après avoir conduit les jumeaux à la cuisine déserte du Square Grimmaurd et avoir fermé la porte.

-On en a quelques uns.

-Mais ils durent peu longtemps.

-On veut améliorer leur durée…

-Parce qu'ils sont vraiment grands et beaux, sinon.

-Pourquoi cette question ?

-Avec Remus et le troisième maraudeur, Cornedrue, on organise une fête pour Harry, pour son anniversaire et on aimerait des feux d'artifices. Et on aimerait vous encourager dans votre futur magasin en achetant des feux d'artifices.

-Le troisième maraudeur ?

-Il saura sûrement comment faire pour que l'effet dure plus longtemps. C'est le plus intelligent de nous trois.

-Euh Sirius, je croyais que les autres maraudeurs étaient le père de Harry et Pettigrow, un mangemort ? Alors qui est le troisième maraudeur ?

-Et Harry est chez Tellerino, alors comment organiser une fête surprise ?

-Vous avez des choses à apprendre encore, les jeunes. Quand les maraudeurs veulent organiser une fête surprise, ils le font ! Ce soir, rendez-vous dans la cabane hurlante à Pré-Au-Lard. Venez et vos feux d'artifices dureront beaucoup plus longtemps.

Avec un petit sourire en coin, il quitta la pièce sous leur regard interrogateur. Il reprit sa place aux côtés de Remus et souffla un « c'est tout bon » en tournant sa page de journal. Sirius imaginait sans peine les questions que devaient se poser les jumeaux sur son discours insolite. Quelques heures plus tard, les deux maraudeurs transplanèrent dans la cabane hurlante qui avait abrité tant de leurs aventures. Peu après arrivèrent les jumeaux, curieux de voir ce que Sirius allait leur raconter cette fois-ci.

-Alors, où est le troisième maraudeur ? demanda George en arrivant face aux deux adultes.

-Il arrive, répondit Remus.

-Il est de plus en plus en retard depuis qu'il vit avec Harry, marmonna Sirius.

-Tellerino serait un maraudeur ? ricana Fred.

-En quelque sorte, se moqua une voix derrière eux. Enchanté, les salua James leur tendant une main que les jumeaux ne purent s'empêcher de regarder fixement pour tenter de comprendre qui pouvait être l'homme devant eux. James Potter. Je sais, je suis censé être mort, ajouta-t-il devant leur air dubitatif.

-Parce que ce n'est pas le cas ?

-Si c'était le cas, je serais quoi ? Un zombie ?

-Ou Jésus, pour avoir ressuscité ? rétorqua Sirius amusé.

-Alors qu'êtes-vous, un zombie ou Jésus, Mr Potter ?

-Je suis celui qui peut rallonger la durée de vos feux d'artifices, répliqua James en jetant un regard en biais à son meilleur ami, espérant avoir bien compris la demande qui lui était faite concernant les feux.

-Et vous voulez quoi en échange ? négocia Fred.

-Le silence sur mon existence de vivant.

-Ça semble un peu léger comme échange pour une information aussi importante. Qu'en penses-tu George ?

-En effet, Fred. L'information est trop importante et précieuse pour un simple rallongement de durée de feux d'artifices. Autres propositions d'échanges ? Revendre une telle information à Vous-Savez-Qui rapporterait beaucoup, nargua George.

-Quoi ? demanda James, surpris.

Il jeta un appel visuel aux deux autres maraudeurs qui suivaient l'échange des jumeaux et de James, un peu perdus et amusés en même temps.

-Il vous aide à trouver la potion qui offrira la possibilité de faire gonfler ou au contraire rapetisser un corps ? proposa Remus. Vous cherchez actuellement quelque chose dans ce genre là, non ?

-Marché conclu, acceptèrent à l'unisson après s'être concerté d'un simple regard en serrant la main de Remus.

-Mus', je ne connais pas ce genre de potion... et tu as vraiment marchandé leur silence ? s'étonna James dans un murmure en direction du loup-garou.

- Ils ne diront rien et n'auraient rien dit. Ils ne sont d'ailleurs pas à une semaine près pour que tu leur files un coup de main.

-Mais je suis nul en potion...

-Etais, James. Tu as appris bien trop de choses ces dernières années pour que cette excuse fonctionne.

-Un problème ? demanda Fred.

-Rien du tout, répliqua Sirius qui avait suivit l'échange de James et Remus. Très bonne négociation, les félicita-t-il. Toi, je ne te félicite pas, ajouta-t-il en direction de James avec un air désolé sur le visage.

-Pardon ?

-On n'aurait parlé à personne de votre présence parmi les vivants, répondit Fred. Mais on voulait juste voir ce qu'on arriverait à avoir contre une telle information.

-On se sent assez privilégié d'être dans le cercle secret des maraudeurs pour oser penser à trahir un tel secret.

-Depuis notre première année, quand on a découvert la carte, on aurait tout donné pour rencontrer nos idoles, nos modèles, alors vous pouvez compter sur nous.

-Même si on ne dit pas « non » à une aide, surtout dans le cas des feux où on aimerait vraiment faire durer l'effet plus longtemps, termina George.

-Donc la potion pour laquelle vous galérez, vous n'avez pas besoin de moi ? Vous me testiez ?

-Ouais, concéda George dans un haussement d'épaule.

-Mais on a vraiment de la peine avec notre prochaine invention et selon Sirius, dit-il en accompagnant ses dires d'un regard appuyé en direction dudit maraudeur, vous êtes le maraudeur le plus intelligent et donc le plus susceptible de pouvoir nous aider.

-Le plus intelligent ? répéta James en tournant la tête vers son meilleur ami, un sourire en coin.

-Il ne fallait pas lui dire ça, il va prendre la grosse tête, marmonna Sirius.

-T'as entendu Remus, je suis le plus intelligent. J'ai toujours eu la grosse tête, Siri, ajouta-t-il, amusé.

-C'est vrai qu'avec le sang de Godric Gryffondor dans les veines et dix années à potasser livres après livres, on devient le plus intelligent et, avant que tu le dises ou que Sirius même le dise, le plus doué.

-Gryffondor ? Le Gryffondor ? répétèrent les jumeaux.

-Et on dit que c'est moi qui manque de tact dans le groupe. Bravo Remus !

-Désolé Sirius, je ne suis plus le plus intelligent. Je ne dois plus montrer l'exemple, nargua-t-il.

-Je te rends ta place de « plus intelligent » du groupe quand tu veux. Je préfère celle du « plus doué ». Le « plus intelligent », ça rime avec livres et sérieux.

-Roh, grogna Sirius, je crois qu'il me manque, avoua-t-il faussement dans une grimace. Avec lui, je me sentais intelligent, surdoué…

-Être l'intello ne t'irait pas, c'est mon rôle. Dès que Voldemort et Dumbledore sont six pieds sous terre, je reprends mon rôle et vous deux, vos rôles de gamins. Pour le reste, James ne compte pas, il a le sang de Gryffondor et il est l'élu de la prophétie.

-Je reste le plus séduisant de toute façon, conclut Sirius sous le sourire amusé de James et le soupir d'exaspération de Remus.

-Bref, reprit James en se tournant vers les jumeaux qui les fixait sans comprendre. Pour reprendre depuis le début, je ne suis pas un zombie et je n'ai pas ressuscité. Je ne suis simplement jamais mort.

Quelques heures plus tard, les jumeaux promettaient leur présence à l'anniversaire de Harry et leur silence sur les révélations.

31 juillet, anniversaire de Harry.

Harry éclata de rire et l'écho de sa voix amusée parvint aux oreilles de son père. Le sourire sur son visage alors qu'il discutait avec ses amis et envoyait des regards peu discrets mais réciproques à Judith qui se trouvait en pleine conversation féminine avec Hermione et Ginny donnait satisfaction aux maraudeurs. Leur organisation avait réussi et leur fête surprise se passait comme prévu. Il avala une gorgée de Clairette de Die dans la flûte en cristal. Il sourit en songeant qu'il n'avait pas dû ressortir cette vaisselle depuis la fête pour la naissance de Harry.

-On a réussi notre coup, fit remarquer Sirius. Glorfi s'est encore superpassé et on entend Harry et ses copains rigoler.

-Et même Judith semble s'être bien intégrée. Sérieux, les gars, on n'aurait pas fait mieux, renchérit James.

-Et la tête que Harry a faite quand il nous a tous vu dans le salon, rappela Remus.

-Ou quand Judith s'est approchée, ajouta James.

-Et maintenant, il va encore faire une drôle de tête, rigola Sirius en voyant une femme s'approcher de Harry. J'aurais en tout cas fait une drôle de tête si je l'avais vu à mon anniversaire pour mes seize ans.

-Tu m'étonnes ! répliqua le maître de maison.

En effet, quelques mètres plus loin, Harry était toujours pleine discussion avec les enfants Weasley et Neville lorsqu'une voix les interrompit pour lui souhaiter un joyeux anniversaire.

-Bonjour Harry, et joyeux anniversaire.

-Professeur McGonagall ? Euh… merci, remercia Harry, ignorant exactement comment réagir face à la présence de son professeur.

-Les maraudeurs, en organisant votre anniversaire, ont invités les personnes qui leur semblaient digne de confiance et j'ai eu le privilège d'en faire partie, malgré toutes les retenues que j'ai pu leur donner.

20 juillet, 12 Square Grimmaurd

-Professeur, quel plaisir de vous voir ! s'exclama Sirius avec un sourire charmeur.

Le maraudeur prit place aux côtés de son ancien professeur de métamorphose et la regarda avec un grand sourire. Remus s'installa de l'autre côté de son meilleur ami tout en discutant avec sa petite amie. Il remarqua le stratagème de Sirius pour aborder leur ancien professeur.

-On vous voit rarement aux séances de l'Ordre, professeur.

-Je reste à Poudlard et le directeur nous fait ensuite un compte-rendu.

-Mais Rogue vient à chaque fois.

-Severus a des éléments plus importants à partager. Je me charge surtout de ce qui se passe dans le cadre de l'école et des enfants.

-La sécurité des enfants est une priorité et les séances de l'Ordre aident surtout les membres qui vont sur le terrain, coupa Hagrid.

-Ou pas, marmonna Sirius.

-Ou pas, en effet, concéda le professeur McGonagall. Mais imaginez Sirius, ce que Harry serait capable de faire si vous étiez envoyé en mission.

-Vous marquez un point, professeur. Mieux vaut ne pas imaginer.

Peu à peu arrivèrent les derniers membres de l'Ordre et pour terminer, rentrèrent Dumbledore et Maugrey, provoquant une grimace cachée chez les maraudeurs. Sirius se força à écouter les résultats inexistants sur l'identité de l'inconnu, sur les moyens de faire virer Tellerino afin de changer le tuteur de Harry…

-Mais nous aurons sûrement plus d'éléments pour lui enlever la garde de Harry, dimanche. Tu as pu discuter avec lui, aujourd'hui, Arthur ?

-Il a accepté. Il pense que Harry sera chez nous. On doit encore convenir d'un endroit pour me le confier et je vais devoir signer quelque chose qui témoigne que la responsabilité de Harry m'appartenait ce jour-là.

-Bien. Pour ce qui est de la journée, on peut laisser ses camarades et son parrain organiser la fête ? proposa Dumbledore en jetant un regard en direction de Sirius.

-Aucun problème. Je ne vais pas refuser la mission que l'on me confie et je vous remercie professeur, de me mettre au même niveau que des adolescents, répliqua ironiquement Sirius.

-Ce n'est pas ce que tu es, Black ? Un enfant ?

-Servilus ! s'offusqua-t-il faussement. Tu avais promis de ne pas répéter aux autres que j'étais toujours un enfant !

-Sirius, ne fais pas l'enfant.

-Mais !

-Hum, fit Dumbledore, le regard noir.

-…Je suis un enfant, termina tout bas Sirius, d'un ton ironique.

-Tais-toi, sinon tu vas perdre ta seule mission, gamin, murmura Remus si bas que seul son meilleur ami l'entendit.

La fin de la séance sonna comme une délivrance pour Sirius. Dès que ce fut terminé, une grande partie des membres quittèrent la maison. Dumbledore quitta rapidement le quartier général. En entendant la porte s'ouvrir, les adolescents entrèrent dans la cuisine. Ron et Hermione s'approchèrent du demi-géant qu'ils n'avaient pas revu depuis la fin des cours.

-Dites professeur, on aurait besoin de votre aide. On prépare une surprise pour Harry mais personne ne le sait, expliqua Sirius en échangeant un regard avec Remus. Mais on a justes quelques problèmes et on aurait besoin d'aide.

-Mais le plus simple serait d'aller ailleurs pour parler. Personne n'est au courant, ajouta Remus.

-Pourquoi ne pas aller à Poudlard ? Sirius pourrait nous accompagner dans ce cas.

-Faudrait pas que Dumbledore nous voit, précisa Sirius.

-On peut discuter dans mes appartements ?

-Dans vos appartements ? répéta bêtement Sirius. Dans votre bureau, plutôt ?

-Si vous préférez. On peut aller discuter immédiatement, si ça joue pour vous. Si tu arrives t'éclipser discrètement hors de la maison, Sirius.

-Allons-y ! s'exclama ce dernier.

Le professeur McGonagall salua les dernières personnes restantes tandis que Sirius et Remus quittaient discrètement la cuisine. Ils transplanèrent tous les trois à la sortie de Pré-Au-Lard, puis traversèrent le parc de Poudlard. Ce fut avec des souvenirs plein la tête qu'ils longèrent les couloirs pour se retrouver devant le bureau de leur ancienne directrice de maison.

-Rien n'a changé dis donc ! s'exclama Sirius qui revenait dans le château pour la première fois depuis sa scolarité. Même la coupe de Quidditch est toujours au même endroit !

-C'est la place qu'elle préfère, ajouta-t-elle. Vous connaissez les places, dit-elle en montrant les deux fauteuils devant le bureau. Alors que puis-je faire pour vous aider ?

-On a un peu menti, professeur, avoua Sirius. On n'organise rien pour Harry pour dimanche même si je crois qu'il faudrait que je commence à faire quelque chose, au moins pour faire semblant.

-Pour faire semblant ? répéta-t-elle. Pourquoi ne rien organiser pour ton filleul ?

-On organise le 31 au soir, ailleurs.

-Qu'en pense Dumbledore ?

-Il ne le sait et ne le saura pas. C'est compliqué, Minerva, s'excusa Remus qui avait pris l'habitude de tutoyer son ancien professeur durant son année d'enseignement à Poudlard.

-Lèche-botte, murmura le maraudeur, faisant esquisser un sourire sur les visages.

-Il paraît que tu demandes à tous tes premières années, lors de l'exercice de la transformation de la plume en parchemin, d'essayer d'écrire un texte ou au moins quelques mots sur le parchemin, c'est vrai ?

-Oui, confirma-t-elle, surprise.

-Et vous avez eu d'autres gamins capables d'un tel acte de magie ?

-Où voulez-vous en venir ? On sait très bien de qui vous parlez.

-Alors vous savez que James était un surdoué même s'il ne révisait pas ? continua Sirius.

-Il devait bien réviser à un moment ou un autre. Aucun professeur n'était dupe.

-James n'a jamais ouvert un seul livre durant toute sa scolarité.

-Même si c'était vraiment frustrant pour ceux qui bossaient vraiment et qui n'arrivaient pas à avoir des notes pareilles.

-J'imagine.

-Vous connaissez la légende du départ de Serpentard, professeur ?

-Oui, je la connais Sirius. Quel est le lien entre cette légende et James ? Voire avec l'anniversaire de Harry ?

-Rien à voir avec Harry. Mais comme vous le savez, Serpentard tua Poufsouffle, provoquant la colère de Gryffondor. Ils se battirent. Serdaigle se mit du côté de Gryffondor et mourra aussi. Leurs enfants rentrèrent à ce moment, mais là, vous ignorez ce qui se passe... Ça rend mieux quand c'est moi qui raconte, non ? demanda Sirius en se tournant vers Remus.

-Bof.

-Qu'est-ce qui se passe ? coupa le professeur McGonagall.

-La fille de Serdaigle, Helena, a fait une prophétie. Ni Gryffondor, ni Serpentard n'ont gagné le combat mais dans la prophétie, il est annoncé que ce combat aura un vainqueur à travers leur héritier, un millénaire après leur combat. Les héritiers de Poufsouffle et Serdaigle ne peuvent mourir que par la main de l'héritier de Serpentard. Depuis un millénaire, ils meurent ainsi. Il ne reste que l'héritière de Serdaigle. Mais les héritiers de Serpentard et Gryffondor, la génération du millénaire après, ne peuvent mourir que de la main de l'autre.

-Harry et Voldemort, donc ?

-C'est drôle d'être celui qui vous explique quelque chose, professeur. Et en plus vous avez tort, Harry n'est pas la génération, un millénaire après, il est celle d'après si je puis dire. L'héritier qui doit se battre contre celui de Serpentard, c'est…

-Vous étiez où ? Professeur !

-James ? s'étonna le professeur McGonagall en fixant le nouveau venu sans y croire. Comment ?

-C'est vrai ça, James, comment t'es venu ? On ne peut pas transplaner dans l'enceinte de Poudlard. Pourtant je n'ai pas lu l'histoire de Poudlard, ajouta Sirius en direction de Remus.

-Je vous expliquerai tout depuis le début, professeur mais j'ai juste quelques détails à régler avec eux. Premièrement Sirius, je ne transplane pas ! Je me téléporte et ne fais pas celui qui ne le sait pas. Deuxièmement, on avait rendez-vous dans ta chambre où vous m'auriez dit où on avait rendez-vous avec le professeur McGonagall. Troisièmement, à voir la tête qu'elle tire, vous lui aviez pas dit que j'étais vivant ?

-Sirius voulait se charger d'expliquer.

-Et d'ailleurs, je vais continuer. Tu tombais à pic, James. Comme je vous le disais, professeur, Voldemort est la génération un millénaire après et James est l'héritier de Gryffondor, génération un millénaire après. Il ne peut mourir que de la main de Voldemort.

-Et ce n'est pas Voldemort qui l'a… qui t'as tué ? termina-t-elle en se tournant vers James. Désolée, je n'ai que deux fauteuils.

-Pas de problème, répondit-il en prenant une plume sur le bureau.

Il la changea alors un fauteuil confortable dans lequel il s'installa.

-Les héritiers de Serdaigle et Poufsouffle doivent être morts. Celle de Serdaigle est toujours vivante. Ni Voldemort, ni moi ne pouvons mourir.

Les maraudeurs entreprirent de raconter toute l'histoire à leur ancien professeur. Elle les écouta avec attention et fut choquée d'apprendre les intentions de Dumbledore. Elle ne parvenait qu'avec difficulté à croire tout ce qui lui était avoué. Mais la présence de James, son élève favori, aidait à la convaincre. Après tout, à onze ans à peine, il montrait déjà un don particulier, don qui pouvait très bien venir de son sang de Gryffondor.

-Je vous remercie de votre confiance et ferait tout mon possible pour en être digne.

-Vous pourriez être nos yeux et nos oreilles à Poudlard, tenta James.

-Bien sûr. Et appelez-moi Minerva. Vous n'êtes plus mes élèves.

-D'accord, accepta James, mal à l'aise. Et donc, on organise un anniversaire surprise pour Harry samedi soir avec les gens au courant de tout, est-ce que vous… tu veux venir ?

-Il y avait donc un lien avec l'anniversaire de Harry ! s'exclama-t-elle en se tournant vers Sirius. C'est gentil de m'inviter mais Harry a peut-être envie de se retrouver avec ses amis et non son professeur...

-En fait, on a fait les invitations en réfléchissant non pas aux amis de Harry mais en qui on pouvait faire confiance. Toutes les personnes au courant seront là, expliqua Remus.

-D'accord, alors je passerai.

31 juillet, anniversaire d'Harry.

Le soleil déclinait pour bientôt disparaître à l'horizon, un voile rosé suivant sa trajectoire. Harry finit sa flûte alcoolisée en observant la fête que les maraudeurs lui avaient organisé. Ses meilleurs amis étaient là, les Weasley, ses amis et même sa petite amie avaient été invité. Harry savait que son père et son parrain ne pouvaient plus offrir leur confiance aussi facilement qu'auparavant. Après tout, ils avaient été trahi par un de leurs meilleurs amis... Mais ils avaient fait l'effort d'inviter des gens au manoir pour faire une fête. Tout avait été organisé à la perfection et Harry savait qu'il n'était pas au bout de ses surprises.