Bonjour,
Tout d'abord, toutes mes excuses pour le retard, le week end était un peu trop chargé…
Voici donc le dernier chapitre de cette fic avec le péché tant attendu : la luxure ! Vous vous en doutez, il y aura un lemon ici. Oui, un seul… Encore un chapitre que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire. Une fin sans surprise puisque tout est cousu de fils blancs depuis le début… J'espère que ça ne vous empêchera pas d'apprécier. Rassurez vous, le second lemon est prévu pour la conclusion dans une semaine.
Si vous avez lu cette fic jusque là, j'aurai grand plaisir à lire vos reviews (même si c'est dans un mois ou six ou plus!) pour savoir ce que vous en avez pensé et ce qui vous a plu ou déplu dans la narration et le scénario. Je suis quasiment continuellement en train d'écrire et j'ai plusieurs projets sous le coude, vos retours m'aideront donc fortement à savoir ce que je dois privilégier. Ma prochaine fic est déjà prête, elle sera centrée sur Sanji et fera 3 chapitres. Je devrais vous la poster pendant les vacances de Noël.
Merci Gabakaho pour ta review. Et oui, Sanji semble enfin accepter la solution de Zoro pour qu'il ne reste pas coincé sur terre. Quant à Luffy et Usopp, j'avais commencé à n'utiliser que des trucs sucré mais… Luffy aime trop la viande pour se contenter de trois ou quatre fruits. Alors Usopp s'adapte, et ça donne ça… Ils ont tous les deux envie d'aller plus loin mais ils vont devoir attendre encore un peu…
Bonne lecture.
Chapitre 7
La luxure
Zoro
Sous la table, mon pied nu remonte lentement le long du mollet de Sanji. Je croise son regard pour qu'il comprenne bien que c'est moi et, ignorant ses yeux furibond et ses joues rosissantes, je retourne à ma conversation avec Marco. Le compagnon du Prince Ace m'explique d'une voix traînante ses recherches alchimiques concernant l'immortalité. Pierre philosophale, oiseau mythique, il ne laisse rien de côté mais il n'envisage pas les êtres divins et démoniaques. Ça m'amuse beaucoup. Sanji serre les genoux quand mon pied glisse sur le tissus de son pantalon jusqu'à ses cuisses mais j'avance encore vers son aine en insistant un peu plus et il finit par me laisser le passage.
« Zoro, tu peux me passer les brochettes, s'te plaît ?
- Toi, il te faudrait des bras élastiques pour attraper tout ce que tu veux manger… »
Luffy rit et je me penche en avant pour attraper le plat. Mon pied s'appuie un peu plus contre Sanji et entre en contact avec son sexe. Il s'étouffe et tout le monde se tourne vers lui. J'installe confortablement mon pied le long de son membre qui réagit déjà à mes caresses et je m'occupe de servir Luffy. Celui-ci est préoccupé par l'état du cuistot mais j'ai vite fait de détourner son attention en lui faisant remarquer qu'il a de la viande dans son assiette. Près de moi, Marco en rajoute une couche.
« Bah alors, Sanji ?
- Je… ce… c'est… avalé de travers.
- Ahahah ! Tu es tout rouge, faut pas stresser autant, ce que tu as cuisiné est vraiment délicieux.
- Je… heu… merciiIIii. »
Il plaque sa main devant sa bouche. Sa voix est partie dans les aigus quand j'ai accentué la pression sur son sexe. Je m'efforce de ne pas rire et, au contraire, de garder un masque d'une totale neutralité. Mon pied continue à se mouvoir entre les jambes de Sanji, glissant le long de son membre en appuyant plus ou moins fort. Je vois bien qu'il commence à avoir du mal à respirer. Par chance pour lui, l'attention générale se tourne vers Ace qui vient de s'écrouler dans son assiette. Alors que les serviteurs s'affairent à nettoyer son visage et à l'installer sur un oreiller sous les rires de Marco et Luffy, Sanji passe ses mains sous la table pour attraper mon pied. Je plonge mon regard dans le sien et je lis sa supplique sur ses lèvres.
S'il te plaît… arrête…
Je passe ma langue sur mes lèvres pour lui indiquer clairement que je ne compte pas en rester là et je retire mon pied, le glissant de nouveau dans ma sandale avant de me lever. Je m'incline devant Luffy comme le veut l'étiquette et annonce mon intention en lançant un regard appuyé à Sanji.
« Si tu le permets, Luffy, je vais aller faire une sieste dans ma chambre. »
Mon maître suit mon regard et observe un instant la teinte carmin des joues du cuistot avant d'acquiescer en riant. Je fais un salut aux autres convives et me dirige d'un pas décidé vers mes appartements. Je m'arrête un instant devant la porte de ceux de Sanji. Il m'a dit ne rien posséder qu'il veuille garder, est-ce bien le cas ? Je crois que oui, il a tous ses biens sur lui. Un costume et un paquet de clopes. Je souris et m'engouffre dans mon domaine. C'est le bazar mais j'ai moi même peu de possessions. Je dépose mes sabres sur un coin du lit, ils ont intérêt à y rester, je n'apprécierai pas de les laisser ici, et jette pèle mêle mes habits dessus avant d'aller prendre une douche. Je prends le temps de me raser car je sais que Sanji y sera sensible. Je croise mon regard dans le reflet du miroir et passe mes doigts sur mon front lisse en souriant. Je sais que j'ai un peu de temps devant moi puisque Sanji aura besoin de quelques minutes avant de reprendre ses esprits et qu'il voudra sûrement donner le change en cuisine avant de me rejoindre… Mais il me connaît, il va se presser un peu, tout de même, histoire de ne pas me trouver réellement endormi… Comme si je pouvais pioncer après l'avoir chauffé comme ça.
Je m'installe, nu, sur mon lit. Une main derrière la tête et l'autre caressant lentement mon sexe, je laisse mon regard dériver vers le jardin et j'attends ma victime. Mes doigts errent sur mon membre non pas pour m'approcher de la jouissance mais juste pour me garder en forme jusqu'à son arrivée et parce que c'est agréable. Je ferme les yeux, souriant. J'ai cédé sur l'Avarice mais je l'ai fait succomber à la colère, à l'envie, à la gourmandise, à l'orgueil et à la paresse. Ça devrait largement compenser. Il n'était pas nécessaire de le faire succomber à tous les vices, de toutes façons, tant que son âme se résigne et qu'il s'abandonne à moi. Il ne reste que la luxure et c'est pour maintenant. Je vais prendre la virginité d'un ange, ça n'est pas une première mais ça n'est pas fréquent non plus. Je vais le lier à moi et l'entraîner dans un monde qu'il redoute et attend avec impatience, je l'ai fait mien et je compte bien le garder. En plus de ça, je vais conserver ma place auprès de Luffy, tout sera parfait.
La porte s'ouvre mais je garde les yeux fermés. Est-ce qu'il hésite ? Je mords ma lèvre inférieure et lève mes paupières. Croisant mon regard, il referme la porte derrière lui. Ses yeux bleus errent sur mon corps offert et je le vois trembler. Sa voix, hésitante, comme un souffle, me parvient.
« Alors c'est maintenant ?
- Si tu le veux.
- Je… oui. »
Je me redresse sur le lit et m'assoie au bord, jambes écartées, sexe dressé. Il déglutit et je tends ma main vers lui pour qu'il me rejoigne. Il avance et s'arrête debout entre mes jambes. Je me mets alors, lentement, à déboutonner sa chemise. Il se laisse faire et je dépose ses vêtements sur les miens, au bord du lit. Quand il est enfin nu face à moi, je pose un baiser sur son sexe tendu, lui arrachant un gémissement et je l'attire, avec moi, sur le lit.
« Tu as peur ?
- Non ! … Oui… peut-être… je ne sais pas…
- C'est normal. Ça va sûrement te rebuter venant d'un démon mais… fais moi confiance.
- Je ne serais pas là si ça n'était pas le cas.
- On part, Sanji… Viens avec moi.
- Guide moi. »
J'attrape sa nuque et l'attire contre moi pour l'embrasser longuement alors que mes mains errent sur son corps. Il quitte mes lèvres et dépose de nombreux baisers dans mon cou puis sur mes clavicules tout en caressant mes flancs. Mes doigts se perdent dans ses cheveux, mon sexe se presse contre sa peau. J'ai envie de m'abandonner à la douceur de ses caresses avant de prendre les choses en main. Je murmure son nom, sachant pertinemment que ça l'encouragera, et je me cambre alors que ses lèvres parcourent ma peau jusqu'à mon bas-ventre. Sa langue et ses doigts s'attardent sur des cicatrices anciennes, être un démon n'est pas de tout repos, aucun de nous n'a un corps aussi lisse et parfait que le sien. Sa langue remonte le long de mon sexe et je grogne de plaisir. Mon désir s'accentue, je ferme les yeux, me laissant emporter par les sensations de ses doigts et de ses lèvres. Je le voulais actif, je suis servi. Je soupire quand il me prend en bouche mais je sais que je ne peux pas succomber totalement, je dois l'entraîner avec moi.
Mes doigts tâtonnent vers la table de chevet et j'attrape un tube de lubrifiant. Il relève la tête, cherchant à comprendre ce que je fais et relâchant mon sexe par la même occasion. Je soupire de frustration, j'ai envie de lui et je dois prendre mon temps. Mes doigts s'agrippent à ses cheveux et je le guide jusqu'à mon visage pour l'embrasser de nouveau avant de le faire tomber sur le matelas, inversant nos places. Il se laisse aller dans les draps et je sens son bassin qui ondule contre le mien, son sexe frottant contre moi. Je mordille ses lèvres et embrasse son cou jusqu'à lui laisser une marque. Pendant ce temps, mes mains ne sont pas inactives. Je caresse son sexe puis remonte l'une de ses cuisses pour frôler son anus. Je dois le préparer correctement.
Je me redresse, le faisant se tourner pour être face contre les draps et je laisse mes doigts courir le long de sa colonne vertébrale. Il soupire. Je sais que la position n'est pas des plus confortables ni vraiment compatible avec son orgueil et sa fierté. Mais c'est ainsi que ça sera le plus simple et le plus efficace. Et il doit l'avoir compris puisqu'il ne cherche pas à se déplacer. Je m'installe à genoux face à ses fesses et je commence à les malaxer et à les lécher. Il gémit et je les écarte pour glisser ma langue contre le muscle circulaire. Il appelle mon nom et je croise son regard. Ses joues sont rouges, il s'en remet à moi, me faisant confiance, s'abandonnant à mon expertise. Je lui souris et mets une quantité importante de lubrifiant sur mes doigts avant d'en faire pénétrer deux dans son corps. Il tremble mais se laisse faire, gémissant doucement. Je fais des mouvements de va et vient plutôt lents et ses hanches commencent à bouger pour y répondre. J'écarte les doigts, les ressort, masse son entrée, entre de nouveau, tourne, presse… puis insère un doigt supplémentaire. Et un autre. Il répète mon nom, le souffle court.
Je retire mes doigts et me presse contre lui, laissant mon sexe se coincer le long du sillon de ses fesses et je me frotte à lui. J'ai tellement envie de lui. Mon regard passe sur la pièce, m'assurant que je n'ai rien oublié. Mes sabres sont toujours sur le lit. Ça ne me manquera pas d'être mortel, je préfère largement mes attributs démoniaques. Je passe mes doigts sur le dos nu et lisse de mon partenaire, sa peau blanche sans aucune marque, ses cheveux blonds. Je croise ses yeux bleus et m'y perds un instant. Garderont-ils la même teinte ?
« Sanji ?
- Vas-y Zoro. Prends moi… emmène moi…
- Ferme les yeux.
- Je t'aime… »
C'est la première fois qu'il prononce ces mots alors que je les lui ai déjà répétés plusieurs fois. J'attends que ses paupières se baissent et je me position pour le pénétrer, face à la porte de son corps, le passage vers l'enfer, mon paradis. Je ferme les yeux, moi aussi, et d'une poussée forte et ferme j'entre en lui entièrement. Il se cambre, crie, je grogne de plaisir. Puis nous restons immobiles. Le picotement dans mon dos me fait sourire, l'odeur particulière qui arrive à mes narines et l'augmentation de la température de la pièce me confirment que mon calcul était bon. J'ouvre les yeux et les pose aussitôt sur lui. Il ne bouge pas, le souffle court, il attend. Ses paupières sont toujours closes et il tremble. Je passe lentement ma main sur son dos, le long de sa colonne vertébrales, entre les deux ailes aux plumes noires qui l'ornent désormais. Je me couche contre lui et embrasse sa nuque.
« Bienvenue chez moi, mon ange. »
Je passe ma main contre son torse pour le redresser avec moi. Mes fesses sur les talons, il est assis sur mes genoux, mon sexe toujours profondément enfoncé dans son corps. Je le maintiens contre moi et m'empare de son sexe, la peur l'a fait débander. Il se laisse aller contre moi et ma main remonte de son torse à son visage jusqu'à caresser les deux petites cornes rouges qui ont poussé sur son front. Il tressaille, et oui, ce sont des zones érogènes. Je souris et embrasse sa peau douce. Ses lèvres trembles et je vois des larmes sur ses cils.
« Ouvre les yeux. Mais ne fais pas attention au bazar. »
Il sourit et je suis certain que s'il n'était pas aussi terrorisé d'être désormais un déchu tombé aux enfers, il m'aurait fait une remarque. Ses paupières se relèvent et je vois qu'il analyse l'endroit où il est tombé. Nos affaires sont toujours sur le lit, par contre nous ne sommes plus au château mais dans la grotte qui me sert de domicile ici. C'est sombre, c'est en bordel mais c'est propre et fonctionnel. Ses yeux azur s'attardent sur la cuisine et je sens qu'il retient encore un commentaire. Il n'ose pas parler.
« Regarde moi… »
Doucement, je le guide pour qu'il se retourne et me fasse face. Le tout sans sortir de lui. Prenant soin de ne pas froisser ses ailes, je l'étends sur le lit et je le regarde. Ses cheveux blonds forment une auréole autour de son visage et je succombe de nouveau à sa beauté. Ses yeux ne quittent plus les miens et je l'embrasse à nouveau pour qu'il se détende. Dans l'état actuel, je ne peux pas bouger en lui, il est trop crispé. Alors je reprends son sexe en main et soulève sa cuisse pour relever ses hanches, je me penche un peu plus sur lui et entreprend de lécher consciencieusement ses nouvelles cornes. Il se remet rapidement à gémir et soupirer de bien être et je peux enfin me mouvoir en lui. Mes premiers va-et-vient lui arrachent un hockey de surprise puis il s'accroche à mes épaules, caressant mes ailes au passage, et j'accélère le mouvement. Un cri lui échappe et il se mord la lèvre, je l'embrasse aussitôt avant de murmurer à son oreille qu'il n'est pas question qu'il retienne sa voix. Ici, s'abandonner au plaisir n'est pas une honte mais une fierté.
Alors il succombe. Pendant plusieurs minutes je le pilonne, visant de plus en plus précisément le point de son plaisir. Il se cambre, me griffe, crie, gémit… Ses jambes puissantes s'enroulent autour de mes hanches, forçant mes mouvements, les rendant plus profonds. J'accélère encore. Son visage plonge dans mon cou, un râle s'élève de sa gorge, il me mord. Je prends un pied pas possible, nos corps se couvrent de sueur, je ne cesse de le regarder et de me gorger de son visage luxurieux. Il tente de parler mais seuls des sons inarticulés arrivent à passer ses lèvres. Je sais ce qu'il se passe alors j'accélère encore, m'accrochant à lui, le serrant contre moi. Il jouit entre nous et le cri qu'il pousse me provoque un frisson dans la colonne entraînant mon propre plaisir. Le temps semble se figer alors que j'éjacule en lui la bouche ouverte dans un cri muet.
Comme au ralenti, je retombe contre lui, ses jambes se relâchent et tous nos muscles semblent nous abandonner alors que nos souffles peinent à reprendre un rythme régulier. Il ouvre de nouveau les yeux et les pose sur moi. Je caresse sa joue et il me sourit. Bordel, qu'il est beau ! Je l'embrasse et me serre davantage contre son corps moite. Nous restons comme ça, un instant, immobiles, puis sa main vient doucement tâter ses cornes nouvelles. Alors je répète ce que j'ai dit en arrivant.
« Bienvenu cher moi, mon ange.
- Je n'en suis plus un.
- Pour moi, tu ne cesseras jamais de l'être. »
Sa voix n'est qu'un souffle et si ses larmes se sont taries, je sens qu'il va lui falloir un moment pour digérer sa nouvelle conditions de démon. Mais pour l'instant, la torpeur qui fait suite au coït s'empare de lui et il se met à somnoler entre mes bras.
Luffy
Nous sommes dans la cabane quand il apparaît. Je ne m'en rends pas compte tout de suite, trop concentré sur la main d'Usopp contre ma verge, bougeant au même rythme que la mienne sur son sexe. Je l'embrasse, j'ai les yeux clos et je gémis de plaisir. Pourtant, je ne peux pas manquer cette sensation de chaleur sur mon épaule droite ni l'expression de surprise chuchotée à mon oreille. Le plaisir m'emporte et je laisse tomber ma tête sur l'épaule d'Usopp avant d'ouvrir les yeux. Je n'ai pas encore tout à fait repris mes esprits, mes doigts relâchent doucement le membre de mon partenaire mais je remarque une silhouette sur mon épaule droite. Je ris. Je pense que je n'aurais pas pu faire mieux pour une première impression.
« Pourquoi tu ris.
- Rien… »
Je l'embrasse et me redresse pour me nettoyer et me rhabiller. Et soudain je réalise quelque chose. Si un nouvel ange m'a été attribué, c'est que… Sanji ! Mes gestes s'accélèrent, je suis pris de panique, je dois aller vérifier s'il est encore là. Je n'ai pas couché avec Usopp, nous n'avons rien fait de plus que les dernières fois mais… Sanji était bizarre au déjeuner. J'ouvre la trappe et m'y glisse quand la main d'Usopp se saisi de mon poignet. Il a encore le pantalon sur les genoux et semble inquiet.
« Luffy ?
- Tout va bien. Je t'expliquerai demain matin, d'accord ? Mais avant ça… Cette nuit… tu dors avec moi. Quoi qu'il arrive, cette nuit… je te veux près de moi. D'accord ?
- D'accord. »
Que Sanji soit toujours là ou non, si j'ai un nouvel ange c'est qu'il s'est passé quelques chose et je dois vérifier quoi. Ce soir, j'aurai besoin d'Usopp pour pleurer mon échec ou fêter ma victoire… Je préférerais la seconde option, bien sûr. Il est rouge comme une tomate mais je ne m'y attarde pas, dévalant l'échelle de corde j'ai une autre préoccupation en tête. Je cours à toute vitesse à travers le jardin, me propulse dans les couloirs et arrive, essoufflé, dans la cuisine. Pas de Sanji. Je repars vers les chambres, la sienne est vide. Je défonce presque la porte de cette de Zoro. Vide aussi, lit défait. Aucun signe de vie. Je ressors dans le couloir, entre dans ma chambre. Rien. J'ouvre les fenêtres me penche au balcon. Je ne le vois pas.
« SANJI !
- Heu… je m'appelle…
- Je m'en fous. Plus tard. Tu sais où est Sanji ?
- De qui s'agit-il ?
- Ton prédécesseur.
- Ah… Il a renoncé à son statut angélique. »
Renoncé… Ils ne sont pas là. Ni l'un ni l'autre. Mon regard se pose sur mon épaule gauche, vide.
« Zoro ! »
Il apparaît aussitôt. Nu. Pourvu de tous ses attributs démoniaques. Il est reparti, il a repris sa place. Devant mon regard affolé, il me fait un sourire rassurant.
« Il est avec moi. Il dort, tout va bien. Tu vas pouvoir t'éclater avec Usopp sans aucun scrupule. »
De soulagement, je me laisse tomber assis par terre, plongeant ma tête entre mes mains pour reprendre ma respiration. Mon nouvel ange s'agite sur mon épaule et je me dis qu'entre mes activités lors de son apparition et la tenue de Zoro, il doit se demander où il est tombé. D'ailleurs, le démon l'a remarqué.
« T'es qui toi ?
- Heu… je… le… le nouveau conseiller angélique de Monsieur Luffy.
- Monsieur Luffy, tu m'en diras tant. Bah je te conseille de rester chez toi ce soir, si tu veux pas être choqué. Sérieux, Luffy, ils t'ont envoyé un gamin prude, ça va être drôle.
- Je ne suis pas un gamin ! Je suis un ange de 3eme niveau et je…
- On s'en fout de ton pedigree, le Soldat Rose. »
Je relève la tête en riant au surnom donné par Zoro. Mon nouvel ange est habillé en militaire. Il semble à la fois timide et droit. Ses ailes sont plus grande que ne l'étaient celles de Sanji. Son auréole éclaire une chevelure rose bonbon couverte par un bandeau vert et des lunettes. Il rougit à la remarque de mon démon et je me dis que quand j'aurai les trois sur mes épaules, ça ne sera pas triste. L'ange tente de se reprendre et bafouille.
« Je… je m'appelle Coby. Et mon rôle est…
- Ça va, t'es pas le premier à occuper l'épaule droite de Luffy, on sait à quoi tu sers. Sache que ton prédécesseur va bientôt siéger ici avec moi alors tu sers à rien.
- Je… Je n'ai jamais entendu parler de deux démons pour un ange… Que… comment est-ce possible…
- Un ange déchu lié à un démon, ça te parle ? En clair, j'ai couché avec lui. »
La tête outrée du pauvre ange me fait exploser de rire et Zoro me dit qu'il retourne auprès de Sanji avant de disparaître. Je me laisse aller contre la rambarde du balcon. Il va falloir que je trouve une excuse pour expliquer leur disparition soudaine.
« Heu… Mon… Monsieur Luffy… puis-je vous demander qui était la personne tout à l'heure… ce… c'était bien un homme ?
- Mmm… Oui, Usopp est un homme, ça ne fait aucun doute.
- Mais… mais… vous devez avoir une descendance et…
- Calme toi… Que sais-tu de moi, exactement ?
- Je… Heu… Vous êtes Gol D. Luffy, le troisième fils et héritier du roi Gol D. Roger. Mon rôle auprès de vous est de vous conseiller pour prendre les meilleures décisions pour le royaume afin de lui permettre de prospérer et de vous guider pour que vous ayez une vie vertueuse.
- Bah, tu peux déjà laisser tomber la dernière partie, tu te rendras vite compte que c'est peine perdue. Quand à Usopp… Sache que je suis fiancé à la princesse Vivi. C'est une amie que je respecte beaucoup. Nous avons tous les deux conscience de nos devoirs et j'aurai une descendance. Mais elle est très intime avec sa meilleure amie Nami, et moi je préfère la compagnie d'Usopp.
- Mais c'est pécher…
- Oh ! Laisse moi tranquille avec les 7 péchés capitaux, j'en ai eu ma dose, dernièrement. »
