Et si tout était différent

Chapitre 91

Mon incroyable anniversaire !

31 juillet, anniversaire de Harry.

-Excusez-moi ! Excusez-moi ! appela de plus en plus fort Glorfi mais en vain. Le souper est prêt, grogna-t-il. Ah, pile les personnes dont Glorfi a besoin !

Il avança vers les trois maraudeurs.

-Les gars, je crois qu'on peut dire que les maraudeurs ont à nouveau réussi leur coup ! Avec brio ! se félicita Sirius. On a fait surprise sur surprise !

-Maître James ? coupa l'elfe de maison qui venait d'arriver.

-Mais tu es tout en beauté ce soir, Glorfi ! s'exclama James en regardant le petit costume et le nœud papillon sur l'elfe de maison.

-Merci Maître James.

-En quoi peut-on t'être utile ?

-Glorfi essaie depuis dix minutes de se faire entendre pour dire que le repas est prêt, expliqua l'elfe, avec une petite moue triste.

-Je crois qu'on peut t'aider, le rassura son maître.

-Merci Maître James ! s'écria l'elfe dont le visage souriait.

Les maraudeurs rigolèrent en voyant Glorfi déguerpir dans sa cuisine. Il ne fallut pas longtemps à Sirius pour se faire entendre et pour demander aux invités d'aller s'installer à la salle à manger. Glorfi, qui avait une petite porte reliant la cuisine à la salle à manger, observait l'arrivée. Il ne fut pas surpris de voir entrer en premier les deux inséparables maraudeurs et Harry main dans la main avec Judith. En voyant leurs mains enlacées, il sentit son cœur fondre. Glorfi avait toujours aimé les histoires d'amour. Et le regard amoureux qu'il avait lui rappelait celui de William pour Elizabeth et celui de James pour Lily.

-Glorfi s'est surpassé, j'imagine, décréta Harry en se dirigeant vers la salle à manger avec son père et son parrain.

-Aucune idée, avoua James. Il avait quartier libre pour tout ce qui était lié aux repas. Nous, on se chargeait du reste.

-Et ton père lui a même ordonné de m'empêcher d'entrer dans la cuisine, grogna Sirius provoquant un sourire chez les deux adolescents.

-Wahoo, fut la seule chose que Harry put dire en entrant dans la salle à manger.

-C'est magnifique, ajouta Judith.

-C'est magique, rétorqua Sirius en lui faisant un clin d'œil.

Pendant que la salle à manger se remplissait de ses invités et de leurs compliments, James observa le travail que Sirius, Remus et Glorfi avaient organisé. La longue table en bois massif était nappée de noir sur lequel étaient posés des sets rouge. Des services avaient été soigneusement positionnés. Par couple, les fourchettes, les pointes vers le haut et les couteaux avaient pris place de chaque côté de la futur assiette. Célibataire, la petite cuillère se tenait fièrement sur le haut du set. Leur couleur argentée contrastait avec le rouge flamboyant. Sur chaque service était gravé les armoiries de la famille Potter. Deux verres étaient posés vers la pointe des couteaux un verre à eau et un verre à vin. Sur ce dernier verre, le symbole des Potter était dessiné en rouge. Au centre de chaque set, une serviette claire avec des vifs d'or volants était pliée avec soin dans une forme florale. Au dessus de cette multitude de vifs d'or volants se trouvait un personnage en plastique différent à chaque place avec le nom de chacun des invités. Un chemin de table avait été fait de paillette dorée et autres serpentins multicolores et mouvants. Quatre mini-Vésuve s'enflammait sans pouvoir mettre le feu autour d'eux ou même s'arrêter de prendre feu. Des minis-ballons sur lesquelles s'étalaient des « Happy Birthday » ou des smiles aux grimaces changeantes sautillaient sur le chemin de table.

Pourtant, la table n'était pas la seule attention des regards. La grande salle à manger des Potter avait le chic britannique, à la fois traditionnel avec son lustre en cristal mais en même temps moderne avec les couleurs « crème » du mur. Faisant chemin avec le jardin, la paroi donnant sur l'extérieur était faite en verre. Deux portes hautes et aux poignées d'argent donnaient sur la salle de bal ou sur le vestibule. Plusieurs ballons avaient été accrochés aux murs et aux portes. Un meuble bas moderne et noir longeait le mur. Sa modernité contrastait avec les deux chandeliers allumés aux armoiries de la famille Potter. Là encore, des serpentins et autres décorations pétillantes donnait un aspect festif. Harry fut même surpris de découvrir le lustre entouré de vifs d'or virevoltants et autres guirlandes lumineuses.

-Ta place est au bout de table, lui souffla James.

-Merci.

Harry s'avança jusqu'à sa place. Il s'assit au bout de table et observa un peu mieux la décoration. Il sourit en voyant que la vaisselle familiale avait été sorti pour l'occasion. Il vit une petite figurine comme celles qu'il avait vues au magasin du village quand il avait rencontré Judith. Son nom figurait dessus. Il regarda les petites figurines de danseuses et d'intello de Judith et d'Hermione, toutes deux assises à côté de lui. Il regarda les personnes s'asseoir où leur nom était indiqué. À côté d'Hermione s'installa Ron, puis Neville. Ginny prit place à côté de Judith tandis que Luna se mettait prêt de la rouquine. Les jumeaux prirent place l'un en face de l'autre. Harry sourit en voyant James et Sirius se retrouver à côté des jumeaux qui adoraient tant les maraudeurs. Evidemment, Remus et Tonks ne pouvaient être loin des deux autres maraudeurs. Le couple Weasley étaient prêt d'eux puis la tablée se termina par le professeur McGonagall et Kingsley qui semblaient très bien s'entendre tous les deux.

-Qui a choisit la place de chacun ? demanda Harry. Vous savez ?

-Ron et moi, répondit Hermione. Ça ne te convient pas ? Sirius nous a juste dit de te placer au bout de la table.

-Vous étiez là aujourd'hui ?

-Juste Ron et moi, pour aider Sirius, Remus, Tonks et Glorfi.

-Et c'est Sirius qui donnait les ordres ?

-Avec Remus, ouais. Ils avaient tout réglé avant avec ton père. Il y avait juste pour la cuisine où là, le chef c'était Glorfi.

-Je me réjouis de voir ce qu'il a préparé.

-Maître Harry ?

L'adolescent sursauta en découvrant son elfe de maison à ses côtés.

-Maître Harry veut goûter le vin ?

-Regarde avec mon père ou Sirius, grimaça Harry.

Quelques instants plus tard, il se retrouva avec un verre plein et une assiette devant lui. Les assiettes étaient finement préparées d'une salade verte, de trois tomates cerise et d'une tranche de foie gras. Il eut à peine le temps de voir son elfe de maison poser un panier avec des toasts grillés que Glorfi avait disparu.

-Et bien, on peut dire que chez toi, quand vous fêtez un anniversaire vous faites les choses en grand, remarqua Ron en observant l'assiette blanche avec pour simple décoration un dessin floral rouge.

-C'est ce que je vois, avoua Harry.

-Comment se fait-il que ton elfe de maison soit aussi bien habillé ? demanda Ginny, surprise alors que Glorfi et son nœud papillon débarrassait les assiettes.

-Il refuse d'être renvoyé et dans ma famille, on refuse d'avoir un elfe mal fringué et non payé.

-Ta famille a tout compris, Harry, félicita Hermione.

-Il a meilleur allure que Kreattur en tout cas, rigola la rouquine.

Le plat fut aussi délicieux que l'entrée et l'apéro préparés par l'elfe de maison. Il avait fait des boulettes de viandes avec une sauce au paprika accompagné de nouilles mélangées à des légumes sautés.

-Je vais m'inviter à venir manger chez toi, Harry, rigola Neville.

-Pourquoi pas. Je crois que Glorfi aime bien ça.

Jamais Harry n'aurait pu imaginer fêter son anniversaire ainsi. Se retrouver sur une table aussi richement décorée et dans une salle à manger aussi luxueuse dépassait tout ce qu'il avait pu imaginer pour ces seize ans. Lui qui n'avait jamais fêté ses anniversaires lors de son enfance se rattrapait dignement aujourd'hui. James et Sirius avaient su rattraper les années où ils n'avaient rien pu organiser. Il n'osait imaginer le dessert que Glorfi avait préparé. Harry n'écouta plus Hermione et Judith qui semblaient parler d'un quelconque livre moldu. D'après ce qu'il entendait, Ron et Neville parlaient de Quidditch.

Les jumeaux discutaient sans surprise avec les maraudeurs. Il retint un éclat de rire en se pinçant les lèvres. Il ignorait si c'était exceptionnel ou s'il le remarquait pour la première fois, mais il lui semblait que son père avait acquis la manie de bouger sa main en parlant, à la manière typiquement italienne. Autant James avait utilisé sa main droite pour exprimer quelque chose aux jumeaux autant Remus ne semblait pas avoir besoin de geste pour se faire comprendre. Il reconnut le petit sourire moqueur de son parrain qui rajouta quelque chose en faisant un geste de la tête en direction de James et Remus. Loin de lui, il voyait Kingsley et Mr Weasley être en pleine conversation mais il ignorait de quoi ils pouvaient bien parler. De la guerre ? De Dumbledore ? Du ministère ? Peut-être même de Quidditch ? Les trois femmes en bout de table discutaient comme de vieilles amies. Il fronça les sourcils en voyant Glorfi aller parler avec James et Remus. Il fut surpris de ne plus remarquer la gestuelle italienne que son père avait quelques instants auparavant.

-Harry ?

-Quoi ?

-Tu ne nous écoutais pas ? demanda suspicieusement Hermione.

-Non. J'essaie de savoir ce que Glorfi demande à mon père.

L'elfe disparut par la porte vitrée menant à la terrasse. Son froncement de sourcil d'incompréhension ne passa pas inaperçu et son père lui fit un sourire amusé. Mais de la musique rythmée interrompit ses pensées. La porte donnant sur la salle de bal s'ouvrit proposant d'entrer aux invités. La grande salle de bal quasiment plus utilisée et faite de longues baies vitrées et miroirs était remplie de ballons, de serpentins et de décorations animées. Les trois lustres identiques à celui de la salle à manger éclairaient de plusieurs couleurs la salle. Du rouge, du bleu, du vert… toutes ces variations changeaient au rythme de la musique. Il jeta un regard au miroir et fut surpris de voir que sur chacun, des dessins et autres messages avaient été inscrits en doré. Des smiles lui faisaient des clins d'œil et d'autres semblaient suivre du regard un vif d'or qui passait de miroir en miroir. Des « Happy Birthday » se baladaient également.

-Ta maison ne ressemble à rien de ce qu'on pourrait imaginer depuis l'extérieur, souffla Judith, médusée.

-Non. Elle est bien différente. Bon d'habitude, elle a l'air normal mais aujourd'hui ils ont visé haut. La salle de bal, le repas avec les services en argent...

-Tu as une salle de bal chez toi, Harry ! s'exclama Ron sans réellement y croire.

-On dirait plutôt une discothèque, répliqua Hermione. Avec toutes ces lumières.

-Et ça semble continuer dehors, ajouta Ginny.

En effet, une grande partie des baies vitrées étaient ouvertes et laissait entrevoir l'extérieur également illuminé par un faux lustre en cristal identique à ceux d'intérieur. Le ciel était étoilé. Aucun nuage ne cachait la toile ténébreuse. De la musique, de la lumière aux multiples couleurs sous un ciel étoilé ou dans une traditionnelle salle de bal, les maraudeurs avaient créé une véritable discothèque. Le verre de Clairette et les trois verres de vin rouge aidant, Harry et ses amis se laissèrent emporter par la musique. Puis la musique se fit plus douce, plus lente, créant un arrêt de mouvement anormal chez les adolescents sous les regards amusés des adultes. Sirius poussa son meilleur ami vers sa cousine. Cette dernière lui lança une demande visuelle à laquelle Remus accepta en lui prenant la main. James et Sirius se regardèrent et ricanèrent silencieusement.

-Pourquoi on rigole ? On est deux pauvres célibataires jaloux ! s'étonna Sirius.

-Et ouais. On est pathétique.

-Pas plus que les jeunes. Harry pourrait aller danser avec Judith ou Ron avec Hermione.

Voyant le maraudeur et Tonks se mettre à danser, Luna prit la main de Neville et le tira vers elle.

-Harry, invite Judith, murmura Ron. C'est ta petite amie, non ?

-Invite Hermione, toi !

-Vous êtes nul, les gars, dit George.

-Invitez-les, ajouta Fred.

Prenant son courage à deux mains, Harry s'approcha de Judith et d'une petite voix, lui proposa de danser. Le voyant inviter la jeune fille et refusant de subir les moqueries de ses frères, Ron s'avança d'une démarque mal assurée vers Hermione qui accepta vivement. Harry observa comment Remus tenait Tonks ou comment Neville bougeait pour essayer d'avoir l'air plus confiant. Puis la musique prit fin alors que les lumières s'éteignaient. Un bruit sourd dans le ciel leur fit tourner la tête. Sur le tapis étoilé, un feu d'artifice venait d'exploser. Puis un second péta à l'instant où de la musique classique résonna dans le domaine. Les lumières jouaient sur les variations musicales.

-C'est quoi cette amélioration de nos feux avec de la musique qu'ils ont fait ? s'étonna Fred en regardant les deux maraudeurs.

-Aucune idée mais c'est bien mieux que le résultat qu'on avait.

Harry regarda avec émerveillement les feux et sentait dans sa main, la chaleur de la peau douce de Judith. La musique atteint son apogée alors que dans le ciel un immense « W » prenait forme, symbolisant la marque de fabrication de Fred et de George. Un tonnerre d'applaudissement et des félicitations de Mrs Weasley furent offert aux jumeaux. Cependant, une nouvelle mélodie résonna. Tous la reconnurent rapidement. L'air du « Happy Birthday » retentissait alors que de nouveaux feux formaient les lettres « Happy Birthday Harry ! ». Le point de l'exclamation avait la forme d'une patte de chien. Harry tourna la tête vers son père qui lui fit un clin d'œil. Mais alors que le texte restait gravé dans le ciel, la mélodie recommença. Arrivant sur la terrasse, Glorfi portait un immense gâteau au chocolat avec seize bougies brûlantes posées dessus. Harry se sentit rougir alors que tous les regards étaient tournés vers lui. Lorsque Glorfi arriva devant lui avec le gâteau plus grand que lui-même, Harry prit une grande inspiration pour se préparer à souffler. Mais dès qu'une flamme s'éteignait, elle se rallumait immédiatement. Une fois toute rallumée, il recommença, et encore une fois.

-Hey ! s'offusqua-t-il en tournant la tête vers son père qui haussa les épaules un air innocent sur le visage.

Cette fois, Harry éteignit les seize bougies, n'oubliant pas de faire un vœu comme le lui avait conseillé Mrs Weasley une année auparavant vœu qui s'était réalisé depuis.

-Glorfi va aller enlever les bougies et préparer le dessert. Vous pouvez déjà suivre les torches pour la suite.

-Les torches ? répéta Harry ne voyant rien d'allumé.

-Oui, les torches, affirma Glorfi en élevant la voix sur le dernier mot, provoquant l'illumination de plusieurs torches menant aux jardins.

-Problème de communication ? se moqua Harry en montrant James d'un signe de tête.

-Non. Aucun problème. On verra pour la suite si Maître James n'oublie pas autre chose, sourit l'elfe.

Harry traversa son jardin en pensant à son gâteau au chocolat envolé. L'odeur si envoûtante lui avait redonné faim, même s'il ignorait où il allait bien pouvoir mettre ce gâteau dans son ventre. Le kiosque au fond du jardin avait une table ronde. Sur la table à nappe rouge, au centre, un Vésuve doré brûlait, éclairant le dessous du toit magnifiquement décoré. Il rigola en voyant à nouveau des vifs d'or dessinés se balader sur la nappe. Aucune indication pour la place n'était donnée. Harry se retrouva entre son meilleur ami et Judith. La même serviette dorée que pour le diner avait été pliée sous la forme d'une autre fleur. Le verre devant lui variait de couleur dans le même style que les lustres tout à l'heure. Il regarda le dessert que l'elfe venait de poser devant lui avec de gros yeux. Une tranche importante du gâteau avait été posée et jusqu'à côté de la glace au chocolat blanc. Formant une touche de couleur digne de la maison Gryffondor et une touche de décoration, un coulis de fraise rappelait les dessins rouges sur les assiettes de l'entrée et du plat. Un verre avec un liquide jaune était posé au coin de l'assiette. C'est avec délice qu'il se régala mais il fit une grimace en goûtant l'alcool fort. Il fut rassuré en voyant Ron faire la même tête que lui.

-C'est quoi ?

-Aucune idée ! Je crois que c'est ce qu'il y a dans la bouteille que mon père utilise.

-Ton père et ton parrain ont l'air d'aimer en tout cas.

-Tes frères aussi. Essaie d'avoir la bouteille pour savoir ce que c'est.

-Du limoncello, lut Harry. Ça vient d'Italie.

-Maître Harry ? Votre cadeau d'anniversaire, le coupa Glorfi en lui tendant une plaque d'ardoise. Il enleva les rubans dorés et quand le dernier fut détaché, un bruit de trompette coupa court à toutes les conversations et provoqua l'attention de tous pour Harry. En voyant les sourires amusés de James et Sirius, il déglutit et se força à lire à haute voix.

-Cher Harry ! Seize ans aujourd'hui et Seize cadeaux à chercher… Ils se trouvent partout dans le domaine Potter, à l'intérieur de la maison et à l'extérieur ! Ils sont seize, à toi de les trouver - avant la rentrée, ce serait mieux. Bonne chance ! Je dois aller à la recherche de mes cadeaux, maintenant ?

-Tu as jusqu'à la rentrée, répondit James, amusé. Si d'ici là, tu ne les as pas trouvé, on te donnera un coup de main. Tu les cherches quand tu veux.

-D'accord. L'idée vient de toi ? demanda Harry en regardant son parrain.

-Il se pourrait bien, ouais. Mais James a eu la gentillesse de m'aider à les cacher.

-Je ne les trouverais jamais, c'est ça ?

-Non. Certains seront plus faciles à trouver que d'autres.

-Très difficile à trouver, si je comprends bien.

-Tu n'arriveras en tout cas pas à tous les trouver cette nuit, promit Sirius.

La soirée se termina peu à peu. Luna et Neville furent raccompagner vu l'heure tardive. Puis le professeur McGonagall ainsi que Kingsley dirent à demain à Harry.

-Ah oui, c'est que demain, on refête mon anniversaire !

-C'est plutôt aujourd'hui, dans quelques heures, fit remarquer Kingsley provoquant une grimace chez l'adolescent en voyant l'heure.

Les parents Weasley firent remarquer à leurs enfants et à Hermione qu'il serait aussi l'heure de rentrer et qu'ils retrouveraient Harry le lendemain. Les Weasley et Hermione rentrés, il ne restait plus que Harry, Judith, Tonks et les maraudeurs. Judith et Harry, restés seuls un moment, étaient au bord de la piscine, les pieds dans l'eau.

-Merci d'être venue.

-C'était un plaisir. J'ai pu rencontrer tes amis et ta famille.

-Je crois que ma famille s'est présentée à toi sans que je sois là. Je suis désolé, Judith, ça ne doit pas être facile pour toi, tout ça.

-Tout ça ? La magie ? Ta famille ? Ma grand-mère m'avait parlé de tout ça, de ton école mais en me disant tout cela comme si c'était un conte. J'ai toujours voulu y croire. Je…

Le rire de James l'interrompit. Ils se tournèrent vers les deux maraudeurs assis vers l'entrée de la cuisine, buvant un dernier verre.

-Ta famille est rigolote, termina Judith en souriant tout en regardant les deux hommes.

À ce moment-là, Remus et Tonks arrivèrent main dans la main.

-Je vous laisse cinq minutes sans surveillance et je vous retrouve assis par terre à picoler, se moqua-t-il.

-Ce n'est que notre troisième verre de Limoncello, s'offusqua faussement Sirius. Les deux premiers étaient au dessert.

-Trois verres pour certains, c'est trop. Je ne suis pas bourré, imita Remus en titubant légèrement et en essayant de fixer son doigt.

Son sérieux revenu, il regarda James qui lui jeta un regard noir pendant que Sirius éclatait de rire.

-J'avais bu beaucoup plus que trois verres cette fois-là.

-On avait bu la même chose que toi et on tenait debout, rappela Remus.

-Je suis tout petit, je supporte moins bien l'alcool que vous, marmonna James.

-Un mètre soixante-treize. Tu vois je me souviens, le nargua Sirius.

-Tu veux dormir chez toi, Sirius ? Non, alors cesse.

-L'alcool italien ne te réussit vraiment pas bien.

-Tu vois, ta famille est rigolote. La mienne ne ferait jamais ça, murmura Judith.

-Ou pas, marmonna Harry en riant.

-Vous ne vouliez pas en profiter pour danser dans la salle de bal illuminée pour l'occasion ? demanda James, espérant changer de sujet.

-On va y aller gentiment si on veut être un minimum en forme pour demain, répondit Tonks. Mais tu peux rester Remus, si tu veux passer encore un peu de temps avec tes amis.

-S'il te plaît, Mumus ! s'écrièrent à l'unisson les deux maraudeurs.

-D'accord. Pour vous surveillez, vous et votre bouteille.

-Ouais. Sinon James ne sera plus en état demain de ranger toute la maison.

-Hey ! Tu pourrais peut-être m'aider pour le début !

-Non ! Tu peux toujours tricher. Et j'aime bien l'idée que tu doives ranger ce que j'ai fait.

-Tu veux passer à la flotte ? menaça James en regardant la piscine.

-Bon. Tonks, à demain, répliqua Sirius en commençant à se lever. On doit ranger gentiment. La piscine ne me tente pas pour l'instant.

-Je ne rentre pas tard, promit Remus.

-D'accord. Vous voulez que je ramène Judith ?

-Pourquoi pas, accepta James.

À contre cœur, Harry et Judith quittèrent la fraîcheur de la piscine. Harry la raccompagna jusqu'au portail. Ignorant les adultes qui tentaient de se faire discret, ils se dirent au revoir d'un baiser rapide et chaste sur les lèvres.

-À la prochaine, Harry.

-Bonne nuit.

-Ahlala, ce que c'est beau l'amour, déclara Sirius alors que les deux femmes venaient de quitter le manoir.

-Siri, tu n'as jamais aimé les histoires d''amour, répliqua James.

-Je ne les aimerais jamais, grimaça-t-il. C'est mignon de loin.

Ils retournèrent sur la terrasse. James fit apparaître les chaises longues rangées un peu plus tôt dans la journée. Aucun mot ne fut prononcé pendant quelques minutes. Le silence était coupé par les clapotis de l'eau de la piscine.

-Merci pour tout ce que vous avez fait aujourd'hui, déclara Harry. J'avoue avoir imaginé beaucoup de choses mais j'étais loin du compte. C'était incroyable.

-C'était plutôt cool à organiser, le rassura Sirius. Ça nous a fait du bien à tous d'organiser quelque chose d'important comme ça.

-Pour Glorfi aussi. Avoir carte blanche pour faire un repas d'anniversaire pour dix-sept personnes, c'est le rêve pour lui, il aime tellement faire la cuisine, ajouta James.

-Mais tu as dû te révéler à toutes ces personnes... Vous avez révélé le monde magique à Judith. Ce n'est pas rien.

-On a bien réfléchi pour ça et quand on était sûr de nous concernant les personnes de confiance, me révéler maintenant que tu sais la vérité ne me dérange pas tant que ça. Et il y a quelqu'un qui est au courant mais qui n'a pas pu venir, pas voulu même.

-Qui ?