Et si tout était différent
Chapitre 92
Rogue ? Comme le professeur Rogue ?
31 juillet, fin d'anniversaire de Harry
-Qui est-ce qui est au courant et qui n'est pas venu ? Ravenna ?
-Pas Ravenna, non. On ne lui a même pas proposé, avoua James.
-Ce n'est pas quelqu'un avec qui on se serait imaginé fêter ton anniversaire mais selon James et Remus, il serait digne de confiance.
-Tu n'as pas l'air convaincu ? remarqua l'adolescent.
-C'est l'orgueil qui l'empêche d'accepter qu'on peut lui faire confiance, expliqua James.
-Qui ?
-Rogue.
-Rogue ? Comme le professeur Rogue ?
-Oui.
-Je suis du même avis que Sirius. Faire confiance à Rogue ?
20 juillet, 12 Square Grimmaurd.
-Bien, je crois que si personne n'a rien à ajouter, on va terminer la séance d'aujourd'hui. Je compte sur toi, Sirius, pour demander à Harry de rechercher le plus d'information sur Tellerino afin de nous les donner le 1er août.
-Je le ferai, Monsieur.
-Tu en fais trop, des fois. Ce n'est pas naturel, Siri, expliqua Remus lorsque les chaises se mirent à racler le sol et que les membres eurent quitté la salle ou discutaient entre eux. « Je le ferai, Monsieur », imita-t-il.
-Lupin a raison, Black. Tu ne sembles pas vouloir que ton filleul nous donne des infos sur ce type qui te recherche, soi-disant, susurra Rogue.
-On peut faire changer ton opinion sur Tellerino mais on ne peut pas te les dire ici, avoua Remus.
-En fait, Tellerino serait là aussi, précisa Sirius. Mais personne, pas même Dumbledore ne doit le savoir.
-Pourquoi vous ferais-je confiance ?
-Tellerino pensait bien que tu refuserais un rendez-vous venant de nous…
-… de Black, coupa Rogue. Nuance, Lupin. Je n'ai pas le souvenir que toi ou Potter aient décidé avec Black de m'envoyer me faire déchiqueter.
-Je m'excuse pour ce que j'ai fait. Sincèrement.
-Severus ? appela Dumbledore. J'aimerais m'entretenir avec toi quelques instants, je ne pense pas interrompre une conversation importante, sauf si vous devenez amis. Dans ce cas-là, je vous encourage sur cette voie.
-Non. Rien de bien intéressant, comme d'habitude venant de Black. Ce soir 21h, cabane hurlante, avec Tellerino, siffla Rogue avant de se diriger vers Dumbledore.
-Tu crois qu'il se doute que je t'ai dit ça exprès quand il passait devant nous ? demanda Remus. Parce que là je n'arrive pas à croire qu'on va vraiment parler de ça avec lui.
-Ne m'en parle pas, Mus, je suis contre cette idée. Je préférerais lui faire un faux plan que d'aller lui raconter que Jamie est vivant.
Un peu avant les vingt et une heure, ils quittèrent discrètement le 12 Square Grimmaurd pour aller chercher James. Il donna une quelconque excuse à son fils et se téléporta avec ses meilleurs amis dans la cabane hurlante.
-Pourquoi nous donner rendez-vous ici ? s'étonna James.
-Il n'est pas net, c'est tout, répliqua Sirius.
Des pas se firent entendre et quelques instants plus tard, Rogue apparaissait dans un tourbillon de cape noire.
-Je vous… Potter ?
-Si j'avais su que je verrais Rogue avec une tête si choquée, je t'aurais dit de te révéler bien avant, Jamie, ricana Sirius.
-Tu es mort ! fut la seule chose que réussit à articuler Rogue.
-Euh… Non. Je suis toujours là. Désolé.
-Pourquoi ?
-C'est une longue histoire. Tu ferais mieux de t'asseoir, l'histoire est vraiment longue, conseilla James.
Rogue le regardait comme si la réponse allait apparaître sur le visage de James. Les maraudeurs ignoraient exactement que dire ou faire à celui qu'ils avaient tant martyrisé. Reprenant contenance, Rogue prit place dans le fauteuil en face d'eux. James sentit son cœur se serrer en remarquant une lueur d'espoir. Il savait que cet éclat n'était pas dû à une joie quelconque de le savoir vivant, lui, James Potter mais venait du fait que s'il avait survécu, Lily aurait pu survivre également... Lorsqu'il prit la parole, il tenta de garder sa voix habituelle mais le regard encourageant de ses meilleurs amis lui rappelait qu'il s'apprêtait à confirmer à Rogue que la femme qu'il aimait était bel et bien morte, que l'espoir qu'il avait créé n'allait pas aboutir. Il commença par parler des fondateurs, de la prophétie, de ce qu'il l'attendait, de ce que Harry n'était pas. Il parla de Ravenna chez qui il avait été obligé de vivre pendant dix ans et qui lui avait appris les intentions de Dumbledore concernant les Reliques. Il avoua être Tellerino. Il lui semblait que tout ce qu'il pouvait expliquer n'enlèverait jamais la vision de son ancien ennemi pinçant les lèvres pour éviter de montrer le moindre sentiment lorsque James avoua que Lily n'avait pas survécu.
-Pourquoi me raconter tout ça à moi ? J'aurais toutes les raisons du monde d'aller le répéter à Voldemort ou Dumbledore ! On se déteste !
-Parce que tu ne le feras pas, répondit James.
-Mais merde, Potter, j'aurais toutes les raisons de trahir cette confiance que vous voulez me donner ! Je te rappelle que vous avez fait de ma vie un enfer durant mes années d'école et que Black m'a envoyé se faire déchiqueter par Lupin !
-On est sincèrement désolé pour les gamins immatures qu'on était. On sait… Je sais que tu n'en parleras à personne. Sérieusement, Rogue, il y a quinze ans quand tu as changé de camp, tu ne l'as pas fait pour les idées de Dumbledore…
-Tout comme tu n'es pas entré sous les ordres de Voldemort pour ses idées, ajouta Sirius.
-Alors explique-moi, Black, pourquoi j'aurais accepté de me faire marquer si je n'étais pas d'accord ?
-Si tu étais vraiment d'accord avec lui, tu ne serais pas devenu espion. Mais quand on est entouré de Serpentards convaincus que la pureté du sang veut dire quelque chose, le choix de son camp existe-t-il ? Si je n'avais jamais rencontré James quand j'étais gosse, j'aurais été à Serpentard et j'aurais suivi ma famille même si je n'étais pas d'accord avec eux. L'entourage nous influence beaucoup.
-Et parce que la personne avec qui tu voulais être ne t'a pas choisi, ajouta James. Les différences de maisons vous ont séparé.
-Si je n'avais pas eu James sur qui m'épauler, je n'aurais pas pu quitter ma famille. Si tu avais été dans la même maison qu'elle, tu aurais eu l'appui nécessaire et tu n'aurais jamais été un mangemort.
-Je ne vois pas de qui vous vous voulez parler, contredit Rogue malgré le fait que son regard disait l'inverse.
-Lily, répondit James.
-En quoi ta femme, Potter, aurait pu me faire changer d'avis sur ce que je pense ?
-Elle était ta meilleure amie avant d'arriver à Poudlard. Mais en grandissant… Lily était la plus belle et d'une générosité sans pareille. Ce n'est pas pour sauver Harry que tu as été dire à Dumbledore que Voldemort en avait après nous, il y a quinze ans, c'était pour essayer de sauver Lily. C'est vrai que tu pourrais répondre que tu as prévenu Dumbledore parce que tu avais une dette envers moi et que tu voulais donc essayer de me protéger. On n'y croit pas. Tout comme le fait d'avoir sauvé Harry lors de son premier match de Quidditch soit-disant à cause de cette dette envers moi. Tu l'as sauvé pour que le sacrifice de Lily n'ait pas été vain. Tu ne te bats pas pour ou contre les idées de Dumbledore, cette guerre te concerne car tu veux venger Lily. Je… Je sais ce que c'est que de ressentir cette culpabilité d'être celui qui a causé la mort de l'être qu'on aime. Lily était devenue bien plus qu'une meilleure amie et ce que tu voulais, Lily ne pouvait te le donner car elle n'avait pas choisi le bon gars. Ce n'est pas parce que tu as raconté la prophétie à Voldemort que Lily est morte. Tu as exaucé son souhait le plus cher, tu as sauvé Harry. Lily s'est sacrifié pour lui parce qu'elle avait un cœur énorme, elle était l'amour personnifié. Mais Lily est morte parce que je dois vivre des tragédies. Lily est morte parce que je l'aimais. Même si elle t'avait choisi toi, il aurait pu lui arriver quelque chose d'aussi tragique simplement parce que mon cœur vibrait pour elle. Te dire la vérité, te dire que j'étais vivant était la seule chose que je pouvais t'offrir en consolation de son absence et parce que ce n'est pas ta faute. Je l'aimais. Accuse-moi de l'avoir tuée mais ne croit pas être celui qui l'a vendu à Voldemort. Tu ne vendras pas l'information de mon existence car tu veux voir son assassin six pieds sous terre, expliqua d'une traite James. Je ne veux rien. Tu peux continuer à espionner pour l'Ordre, Sirius et Remus me raconteront ce que tu as dit à l'Ordre au sujet de Voldemort et nous on te donnera nos infos.
-D'accord… Et si j'ai des infos de Voldemort que je ne veux pas que l'Ordre connaisse ou que Dumbledore me dit quelque chose hors des séances de l'Ordre, comment procède-t-on ?
-Donne juste un rendez-vous à Remus ou Sirius quand tu es au quartier général de l'Ordre, proposa James, masquant son soulagement.
-Ça ne veut pas dire qu'on est ami, Potter. Je fais juste ce qu'elle aurait pensé être le mieux.
Sur ce, Rogue disparut dans un tourbillon de cape sous le regard médusé des maraudeurs qui ne pensaient pas réussir à convaincre le serpentard aussi facilement.
-On n'a pas eu le temps de lui parler de l'anniversaire de Harry, marmonna Sirius.
-Je ne suis pas sûr qu'il aurait accepté, avoua Remus.
-Ça va, Jamie ?
-C'est étrange, comment il a accepté sans broncher. Et il ne m'a même pas contredit quand j'ai parlé de Lily. C'est bizarre de penser qu'il était amoureux de ma femme, de la même femme que moi. Mais là je crois m'être révélé à la personne dont avait le plus de doutes.
01 août, tôt le matin, Manoir Potter
Harry se laissa tomber comme une masse sur son lit. Il fixa le lustre au dessus de son lit en songeant à la soirée qu'il venait de passer. Les maraudeurs avaient su lui organiser une fête d'anniversaire mémorable. Mais surtout, il peinait à croire qu'ils aient tout avoué à Rogue. L'idée que ce dernier puisse être amoureux de sa mère était encore plus inconcevable. Il tourna la tête vers son réveil dont les chiffres l'informaient qu'il était déjà quatre heures passées. Il se força à quitter son lit pour se brosser les dents et se déshabilla en chemin afin de gagner le plus de temps pour retrouver le confort de son lit princier. À peine sa tête eut-elle touché l'oreiller qu'il se sentit partir loin dans le pays de Morphée.
Quelques chambres à côté, les deux maraudeurs se laissèrent tomber sur le grand lit de James. Les yeux fermés, la fatigue tentait de les aspirer dans le monde des rêves.
-On a réussi notre coup, marmonna Sirius.
-Les maraudeurs toujours au top, répliqua James. Sérieusement, j'ai douté de notre réussite…
-Hey ! s'offusqua-t-il. Tu as douté ?
Sirius s'assit en tailleur, suivit de peu par James qui, à contre cœur, rouvrit les yeux.
-On a douté tous les trois, avoue-le. On a eu de la chance que toutes les personnes à qui je me suis révélé aient bien pris la nouvelle.
-Même Rogue !
-Même Judith, rappela James. On lui a fait découvrir le monde magique. Harry aurait pu ne pas vouloir lui en parler. On a parié que ce que Harry ressentait ressemblait plus aux sentiments que moi, j'éprouvais pour Lily qu'à l'attirance que tu avais pour tes copines. Si Harry la considérait comme toi, tu les considérais, il n'aurait pas voulu la voir...
-Oh non. Mais il est vraiment amoureux. Il n'est pas comme moi sur ce point-là, c'est bien ton fils. J'ai plus douté sur le fait de révéler la vérité. Parler à Judith n'était pas la partie de l'organisation qui me stressait le plus. À part le fait qu'elle aurait voulu rompre avec Harry, qu'aurions-nous pu perdre ?
-Dis ça devant Harry.
-Je ne le ferai pas. Mais avoue qu'on a pris un risque en parlant de toi à autant de monde. Les jumeaux, on sait qu'on peut avoir confiance en eux. Ils sont fan des maraudeurs.
-Normal.
-Mais même McGonagall, elle bosse avec Dumbledore depuis super longtemps et elle a accepté de nous croire.
-J'avais un peu peur pour Glorfi. Émotionnellement. Il n'avait plus rien préparé pour une grande occasion depuis la naissance de Harry. Même pour son premier anniversaire, on avait presque rien fait. On était caché !
-Glorfi est resté dans la cuisine, toute la journée, précisa Sirius. Je crois qu'il n'avait pas vraiment envie de mettre les couverts aux armoiries Potter et de ce souvenir de la dernière fois qu'il l'avait fait. Mais il avait l'air bien sinon. Ne te fais pas de soucis pour ton elfe de maison. Remus est allé lui parler dans son antre plusieurs fois. Je l'aurais bien fait mais je n'avais pas le droit d'entrer. Mais pendant que je mettais la table, je l'entendais chantonner dans la cuisine...
-Ouais, Glorfi adore faire ça, rigola James.
-C'était émotionnellement dur comme journée pour plusieurs personnes, affirma Sirius en jetant un regard en biais à son meilleur ami.
-Y aller avec Harry était différent que si j'avais eu le courage d'y aller seul, répondit-t-il, comprenant le sous-entendu de son meilleur ami. Rien n'a changé dans la maison, c'était juste comme un mauvais rêve où j'aurais eu une bouée à laquelle m'accrocher. Voir sa tombe, c'était… J'ai vu assez de tombes de personnes que j'aimais alors une de plus ou de moins... Depuis enfant, je vais me recueillir sur une tombe. Pour Lily, je n'ai pas besoin de marbre pour me souvenir que je l'ai tuée.
-Voldemort l'a tuée, James.
-Mais Harry méritait de savoir où on avait vécu essentiellement, tous les trois. Et il méritait d'avoir une fête d'anniversaire digne de ce nom.
-J'ai bien suivi le plan pour la décoration et autres détails de l'organisation !
-Et je n'avais plus qu'à activer tout ça.
-Mais maintenant, nous voilà dans la merde pour les prochains anniversaires, fit remarquer Sirius.
-Pourquoi ?
-On a mis la barre trop haut. Les feux d'artifices ! Plein de surprises !
-La chasse aux cadeaux ! La tête de Harry, rigola James. Surtout que l'année prochaine, il aura dix-sept ans, il faudra à nouveau faire quelque chose de grandiose, c'est le passage à la majorité !
-Et demain, on refête son anniversaire !
-Alors tu ferais bien de dormir un peu ! Tu as dit à Molly que tu y serais à huit heures trente ? Bonne chance pour le réveil, se moqua James.
-Tu me réveilleras, maugréa Sirius en se couchant sous les couvertures.
-Non, je dors demain. Je me réveille pour amener Harry.
-Et tu vas attendre patiemment le retour de Harry et le mien par la même occasion ? ricana le maraudeur tandis que son meilleur ami éteignait la lumière.
-Non, je vais ranger et m'entraîner. Bonne nuit Siri.
-Bonne nuit Jamie. Si mon réveil te réveille mais ne me réveille pas, tu me réveilleras.
-Tu surveilleras Harry demain.
-Promis.
Quelques heures plus tard, un son strident réveilla James. Par habitude, il donna un coup sur son pauvre réveil. Mais en vain, le bruit continuait de siffler dans ses oreilles. Il retapa son réveil, espérant faire cesser ce sifflement. Le grognement de Sirius lui fit ouvrit un œil. Il jeta un regard flou dans sa direction. Malgré l'absence de ses lunettes, il distingua le réveil sifflant et scintillant de son meilleur ami qui indiquait « 8 :00 ». Il marmonna contre Sirius et le poussa.
-Sirius !
-Mmh… Jamie… éteins ton réveil… Je dors là…
-C'est ton réveil. Lève-toi ! s'énerva James en donnant un coup de pied dans le tibia de son meilleur ami.
-Mais t'es malade ! Ça fait mal ! sursauta ledit meilleur ami.
-Hors de ma chambre, Black !
-Oh ça va, grogna Sirius avant de disparaître en n'ayant pas oublié d'éteindre le maudit réveil.
James ne remarqua pas le départ de son meilleur ami il était déjà reparti dans le pays des rêves. Mais une heure plus tard, son propre réveil le tira du sommeil. La fraîcheur de la douche l'aida à émerger du sommeil. Il attrapa un training ainsi qu'un tee-shirt et descendit. Il ne fut pas étonné de trouver Glorfi déjà en plein nettoyage. L'elfe chantonnait joyeusement. Cependant, l'avancée de Glorfi concernant le rangement était surprenante.
-Bien dormi, Maître James ?
-Pas assez, répondit-il étonné par le ton si joyeux de l'elfe. Et toi ?
-Très bien, Maître.
James sourit en voyant la bonne humeur renaissante de l'elfe. De jour en jour depuis l'arrivée de Harry voire les retrouvailles avec les maraudeurs, Glorfi retrouvait sa joie de vivre. Il fut coupé dans son observation par l'arrivée de son fils, encore à moitié endormi.
-'jour, marmonna Harry en se laissant tomber sur la chaise haute à la cuisine.
-Prêt pour refêter ton anniversaire ?
-Ouais. Ce qui m'embête c'est de devoir faire semblant. Raconter des trucs inventés sur toi. D'ailleurs, je vais devoir me concentrer pour ne pas dire « papa » mais dire… Vincenzo ? termina Harry. Si on vit ensemble depuis un mois, je t'appelle par ton prénom, non ?
-Ouais. Tu peux parler de moi en disant Vincenzo. Ça serait plus logique que de m'appeler Tellerino.
-Si je n'avais pas vu Ron et Hermione et tous les autres hier soir, je me serais plus réjouis. Là je vais devoir jouer la comédie pour faire plaisir à Dumbledore.
-Il faudra jouer tout le temps. Il y a d'autres personnes qui ne sont pas au courant.
-Je ne sais plus à quoi ressemble Tellerino. Ça va être dur... Je vais me préparer.
Lorsqu'il retrouva James dans le vestibule, ce ne fut pas son père qu'il trouva mais Tellerino. Il retint une grimace au souvenir de l'auror qui lui avait causé tant de questionnement. Il s'était habitué à l'idée qu'il vivait avec son père et devoir reprendre l'idée de vivre avec un auror le dérangeait.
-Prêt ?
-Je crois.
James lui posa la main sur l'épaule et ils se retrouvèrent dans une rue de Londres. Ils marchèrent quelques pas pour se retrouver devant une vieille librairie, là où ils avaient rendez-vous avec Mr Weasley.
-C'est Kingsley là-bas, non ? murmura Harry.
-Ouais. Dumbledore l'a envoyé surveiller l'échange, expliqua James. Normalement c'est Maugrey qui veillera pour l'échange de ce soir.
-L'échange ? On dirait que je suis un objet...
À ce moment là, Monsieur Weasley arriva. Ils se saluèrent poliment avec James. Mais c'est avec un grand sourire qu'il se tourna vers Harry. Ce dernier dû retenir un sourire amusé quand ils quittèrent James pour transplaner et arriver dans l'entrée du 12 Square Grimmaurd.
