Elhini: Merci pour ta review. Le titre de l'anniversaire faisait bel et bien référence à cette émission de MTV! Par contre, je n'ai pas fait le lien entre le fait que dans l'émission ils fêtent leur 16 ans et qu'Harry fêtait lui aussi ses 16 ans...! Son anniversaire était différent, moins m'as-vu, mai il restait un anniversaire incroyable! Voilà la réponse quant à la libération de Sirius... Bonne lecture!


Et si tout était différent

Chapitre 96

Peine capitale

Dès l'arrivée de Sirius Black au ministère, des murmures se firent. Des regards surpris et craintifs suivaient son passage. La présence de Dumbledore semblait retenir ceux qui auraient voulu critiquer le futur innocent. James avait reprit son masque d'impassibilité en retrouvant le corps de Tellerino. Il croisa le regard de son meilleur ami ce qui suffit à leur redonner l'espoir pour le restant des évènements. Il marcha en direction des deux sorciers et s'arrêta à leur hauteur.

-Je me charge d'accompagner Mr Black au procès, rappela-t-il en plantant son regard dans celui de Dumbledore.

-Bien sûr, je comprends. Vous essayez de retrouver une quelconque dignité devant tous les employés du ministère qui ont le regard braqué sur nous en montrant que vous avez enfin au bout de votre baguette le sorcier que vous auriez dû retrouver il y a trois ans déjà, se moqua Dumbledore.

James ne répliqua rien. Il n'était pas d'humeur à ce petit jeu et il savait qu'il avait assez de pression en lui pour ne pas se laisser tenter de tout laisser exploser. L'homme qui avait conduit Voldemort à sa famille allait enfin recevoir la punition qu'il méritait. Il attrapa dans un geste brusque et dur le bras de Sirius et marcha d'un pas rapide à travers l'atrium du ministère. Il ignora les murmures des employés, plus qu'étonnés de voir Sirius Black trainé à travers le ministère ainsi que le regard amusé de son ancien directeur. Il n'avait qu'un but, arriver rapidement dans la salle où devait se dérouler le procès la même qui avait accueillit Harry une année auparavant. Il garda sa baguette dans son autre main, témoignant qu'il était prêt à intervenir au moindre problème. Il remarqua du coin de l'œil le regard de son meilleur ami se baisser sur sa main qui tenait fermement son bras. Il se retint de sourire à son tour en voyant le début d'un sourire se former sur ses lèvres en remarquant la fine cicatrice sur le côté de la paume de Tellerino.

Il entra dans l'ascenseur où la présence de Dumbledore empêchèrent les deux maraudeurs d'échanger quelques mots. Ils tournèrent la tête au même moment et leurs regards se croisèrent. Sirius sentit la poigne sur son bras se resserrer tandis que lui-même devait se mordre l'intérieur de la lèvre pour s'empêcher de rire. Discrètement, ils provoquèrent à nouveau un échange visuel si minime que Dumbledore ne le remarqua pas. Mais cela suffit à faire diminuer la pression qui les habitait et à leur donner le courage pour les évènements à suivre. Ils entrèrent dans la salle d'audience où tout le Magenmagot était déjà réuni. Le ministre les attendait. Dumbledore se dirigea immédiatement vers lui pour lui parler. Cependant, les regards restaient braqués sur Sirius et James. Ce dernier poussa son meilleur ami sur une des chaises qui se trouvait un milieu de la pièce. Il sentait que l'attention était sur eux mais l'ignora. Il ferma les deux grosses chaînes qui s'étaient enroulées autour des poignets de Sirius.

-Désolé pour les chaînes, murmura James.

-J'ai toujours rêvé de me faire attacher par toi Jamie, répliqua Sirius, moqueur, sans bouger les lèvres.

James leva son regard italien vers lui et se retint à grande peine de ne pas lui faire un sourire narquois.

-Ton regard bleu casse tout le charme. La connexion passe moins bien, je peine à te comprendre. Et Tellerino a vraiment l'air gay, ajouta Sirius tandis que James feignait de vérifier une ultime fois les chaînes.

-Tu viens de dire à un quelqu'un qui te semble être gay que tu as toujours rêvé de te faire attacher par lui ? Je ne pensais pas apprendre ce genre de choses sur toi après trente ans d'amitié, se moqua James avant de s'éloigner.

À peine James se fut-il placé sur le côté que la porte s'ouvrit à nouveau, laissant entrer Kingsley trainant un Pettigrow tremblant. James suivit la scène de son visage impassible malgré le mélange d'émotions qui bouillonnait en lui. Pettigrow évita de tourner la tête vers le visage de son ancien ami accusé à tort. Il se laissa enchaîner sur la chaise voisine à celle de Sirius. Il refusa de tourner son regard vers le maraudeur, ignorant que ce dernier se tenait impassible en se présence.

-L'audience peut commencer, tonna la voix du ministre lorsque Kingsley eut prit place aux côtés de James.

Le ministre commença à parler, rappelant les accusations portées à l'encontre de Sirius accusations qui venaient de perdre leur véracité en la présence de Pettigrow. James ignora les paroles qui étaient débitées. Il vit le regard droit et fier de son frère de cœur qui refusait de montrer le moindre de ses sentiments. Redoutant la lâcheté de son ancien ami, James fit apparaître son image aux côtés de Random. Il vit avec satisfaction le corps de Peter sursauter. Seul l'ancien maraudeur et James pouvait voir l'illusion qu'il venait de créer. James resta concentré sur l'illusion de lui-même qu'il venait de créer afin qu'elle ne disparaisse pas et écouta d'une oreille les paroles de son patron.

-Tout est ma faute, s'écria Peter coupant la parole au ministre. C'est… C'est moi qui ai tué les douze moldus, pas Sirius. J'ai vendu James et Lily à Vous-Savez-Qui… Tout est ma faute… gémit-il à la surprise générale.

Personne n'osa rebondir sur ses paroles, trop abasourdis pour pouvoir rétorquer quelque chose immédiatement. Kingsley jeta un regard à James, l'interrogeant silencieusement pour savoir comment il avait fait pour que Pettigrow avoue de lui-même. Mais il n'obtient aucune réponse excepté un haussement d'épaule innocent. James devina sans peine la maîtrise de soi-même que Sirius devait tenter d'avoir en ce moment même pour ne pas se retourner vers Peter, surpris ou se tourner vers lui-même pour l'interroger sur ses moyens pour amener les gens aux aveux.

-Si je comprends bien, Mr Pettigrow, vous avouez avoir livré James et Lily Potter au Seigneur des Ténèbres, d'avoir tué douze moldus et d'avoir fait croire à votre mort pour que l'on accuse Sirius Black, ici présent, à votre place ? répéta calmement le ministre.

-…Oui, répondit Pettigrow après avoir échangé un regard avec l'illusion de James à vingt ans.

James dut retenir un éclat de rire en remarqua dans le regard de Sirius deux questions qu'il voulait hurler. « Quoi ? Tu avoues tout aussi facilement après t'être caché pendant quinze ans ? » imagina James. « Comment as-tu fait ? » hurla la voix de Sirius dans sa tête à son attention.

-Vous témoignez que les propos de Pettigrow sont corrects et que vous avez donc passé douze ans en prison pour quelque chose que vous n'avez pas commis, Mr Black ? interrogea Random en se tournant vers Sirius.

-J'ai même la Marque des Ténèbres qui prouve mes dires, coupa Pettigrow alors que Sirius allait répondre.

-Mr Pettigrow, pourquoi vouloir tant être condamné ? Je ne dis pas que sans vos aveux spontanés, vous auriez été innocenté mais votre volonté à tout avouer maintenant est surprenante.

-Je… Je… bégaya Peter en sentant l'attention de tous sur lui. Je ne peux pas vivre avec le fantôme de James, avoua-t-il d'un trait après avoir fixé longuement l'image créé par James.

-Vous voyez le fantôme de James Potter ? répéta le ministre.

-Oui. Il est à côté de vous.

Les sorciers tournèrent la tête vers l'endroit que montrait du regard Pettigrow sans rien voir. Cependant, Sirius et Kingsley interrogèrent silencieusement James qui les ignora superbement en regardant l'endroit désigné, faussement surpris de ne rien voir. Sirius se retourna vers le ministre, attendant qu'il lui pose une question ou que le déclare libre tout en se refusant de regarder le traître.

-Je… je le vois… Je ne suis pas fou.

-Bien sûr. Le fantôme de James Potter est parmi nous, rétorqua Random.

-Vous… Vous le voyez ? murmura Peter plein d'espoir.

-Non. Personne ne le voit sauf vous, Mr Pettigrow.

-Si… Sirius… tu vois James… n'est-ce pas ?

-Non, murmura Sirius qui parlait pour la première fois.

-Il est là ! cria Peter. Il m'a promit d'arrêter de me hanter si j'avouais tout.

-Auriez-vous autre chose à nous avouer, Mr Pettigrow ?

-Je… non… Je ne crois pas. Je … suis coupable… Pas Sirius.

-Bien. Mr Black, vous êtes d'accord sur les propos de Mr Pettigrow ? On ne vous a pas laissé la parole, il y a quinze ans. Qu'avez-vous à dire ?

-Rien de plus que ce que Peter a dit. Je n'étais pas le Gardien du Secret de James et de Lily. On a décidé de jouer sur un coup de bluff et de demander à Peter de l'être. Tout le monde a pensé que c'était moi qui avait été choisi, expliqua Sirius en se retenant de tourner la tête vers James.

-Vous avez joué le jeu, en vous cachant par exemple ?

-Oui. Voldemort devait croire que j'étais le Gardien du Secret. Alors je me suis caché et j'ai agi comme si j'étais le gardien.

-Qu'avez-vous fait quand vous avez appris ce qui s'est passé ?

-J'ai pété les plombs et ne voulait qu'une chose, venger James. Par conséquent, je voulais tuer ce sale traître. Quand je l'ai trouvé, dans une ruelle moldue, je me suis mis à hésiter…

-À hésiter ? Tu avais ta baguette pointée sur moi et tu étais prêt à me tuer, couina Peter.

-Si j'avais vraiment voulu te tuer ce soir-là, tu serais mort, Peter.

-Pourquoi avoir hésité ? coupa une femme du Magenmagot.

-Parce que le tuer n'aurait pas fait revenir James. J'ai alors pensé à Harry et j'ai pris ma décision. J'allais le stupéfixer quand il a tué les douze moldus. Il s'est ensuite coupé le doigt et a disparu, termina Sirius en se retenant de se tourner vers son meilleur ami même si sa simple présence lui donnait le courage de parler de ce qui s'était passé.

-Pourquoi ne pas vous être défendu quand les aurors sont arrivés ?

-Savez-vous ce que ça fait, Monsieur le Ministre de perdre son meilleur ami ? Si c'est le cas, vous ne pouvez quand même pas savoir ce que moi j'ai pu ressentir quand j'ai vu le corps sans vie de James car il était bien plus que mon meilleur ami, il était mon frère, ma véritable famille, termina Sirius en tournant rapidement la tête en direction des deux aurors et plus particulièrement un des deux. Quand les aurors sont arrivés et que j'ai compris qu'on m'accusait d'avoir tué James, les nerfs ont lâché. J'étais complètement ailleurs et incapable d'émettre la moindre résistance.

-Je crois que le jury va pouvoir aller discuter calmement, annonça le ministre en se levant.

Les quelques témoins restèrent dans la pièce ainsi que les deux accusés et les aurors chargés de leur surveillance. Sirius et James devaient faire tout leur possible pour éviter de se regarder, de se faire passer le moindre message comme ils avaient envie de le faire. Sirius garda le visage braqué en avant et continua de fixer un point blanc sur le mur noir.

-Tu… Tu le vois ? Sirius ? Tu vois… James…

-Non. Il est venu te hanter toi. C'est toi qui dois regretter tes actes, pas moi.

-C'est… toi qui a… eu l'idée… Pourquoi ne… ne vient-il pas te hanter ?

-Parce que je n'ai pas besoin de son fantôme pour culpabiliser et pour me souvenir de son visage, gronda Sirius, coupant court aux jérémiades de Peter.

-Tu y es pour quelque chose avec cette histoire de fantôme, n'est-ce pas ? Tu t'es fait passer pour une hallucination et maintenant, il dit te voir, murmura Kingsley en direction de Tellerino.

-Il se pourrait que j'aie créé une fausse image de moi à vingt ans pour être sûr qu'il avoue et ça a fonctionné, avoua ce dernier.

Quelques instants plus tard, les membres du Magenmagot ainsi que le ministre revinrent dans la salle d'audience. Ils reprirent leur place. Cependant, il fallut que Random se lève pour que le silence revienne.

-Après délibération, le jury déclare Peter Pettigrow coupable d'avoir tué douze personnes, d'avoir vendu James et Lily Potter au Seigneur des Ténèbres et d'être un mangemort, comme l'en atteste la marque sur son bras. Le juré a choisit la peine capitale. Il recevra demain le baiser du Détraqueur, annonça Random.

Peter hoqueta et commença à gémir, se lamentant sur lui-même. Sirius et James sentirent leur sang se glacer dans leurs veines en entendant l'annonce de la mort prochaine de leur ancien camarade. Mais au nom de Sirius, ils se tendirent d'autant plus, attendant la suite avec attention.

-Quand à Sirius Black, nous le déclarons innocent. Vous êtes un homme libre. Le ministère prend en charge toutes les démarches qui devront être faite pour rétablir son erreur. L'audience est terminée, sauf si quelqu'un veut encore intervenir ?

-J'ai autre chose à demander, interrompit Sirius, à la surprise générale et même à celle de James. Je veux la garde de mon filleul, Harry Potter.

-…Bien sûr, je comprends que vous vouliez la garde de votre filleul maintenant que vous êtes libre, répondit le ministre après quelques instants de silence.

Durant ce laps de temps silencieux, Sirius eut le temps de remarquer le sourire victorieux de Dumbledore qui devait sans aucun doute espérer que Harry vienne vivre avec son parrain au quartier général de l'Ordre. Cependant, il dut se retenir de tourner la tête vers James qui ne devait sans doute pas s'attendre à ça.

-Je vais vous laisser régler ça avec Tellerino qui est chargé de sa protection durant les vacances. Mais vous avez tous vos droits sur cet enfant puisque vous êtes son parrain. L'audience est terminée.

À peine eut-il prononcé ces mots que Kingsley emmena Peter hors de la salle pour le reconduire dans sa petite cellule. Sirius ne put s'empêcher de le suivre du regard en songeant que c'était certainement la dernière fois qu'il le verrait. Il faillit sursauter en sentant le fer qui maintenait fermement son poignet se défaire. Il tourna la tête et rencontra le regard bleu de Tellerino.

-Je veux récupérer mon filleul ! rugit-il.

-Bien sûr, Mr Black, répliqua James qui avait plus de peine à jouer la comédie face au vrai visage de son meilleur ami.

-Et bien, Tellerino, il semblerait que tous vos postes importants vous échappent ces derniers temps, se moqua Dumbledore. Il serait peut-être tenter de rentrer dans votre pays.

-Je suis occupé, là, Dumbledore. Pour une fois, aller fouiner ailleurs. Nous n'avons pas besoin de vous pour décider d'un endroit discret et secret, surtout secret, pour le changement de domicile de Harry Potter, rétorqua James, ennuyé.

-On se voit plus tard, Sirius.

-Bien sûr, accepta ce dernier avant de se figer. On est dans la merde ! James, il pense, à juste titre, que Harry va venir vivre chez moi, à la base de l'Ordre, siffla Sirius.

-Ça n'arrivera pas. Je préfère « kidnapper » Harry que de le laisser à la merci de ce dingue. On se retrouve dans mon bureau au manoir le plus vite possible. Il faut qu'on règle ça.

-Marché conclu, Mr Tellerino, ce soir à 19h, j'y serai, répondit Sirius en haussant légèrement la voix pour que les quelques dernière personnes puisse croire à un réel rendez-vous.

Ils se serrèrent la main puis, chacun leur tour, quittèrent la salle d'audience. Dès qu'ils purent, ils quittèrent le ministère pour se retrouver au manoir Potter. James arriva le premier. Depuis la fenêtre, il pouvait voir son fils sourire à la jeune fille en face de lui.

-Je n'ai jamais eu autant l'impression d'être une bête curieuse en quittant le ministère. Ils n'ont jamais vu un innocent tous ces gens, grogna Sirius en se laissant tomber dans le fauteuil destiné au maître des lieux.

-Tu es toujours le dangereux criminel pour la plupart même si le ministre a fait une annonce dès la fin du procès pour déclarer publiquement que tu es innocent. Mais là, on a plus urgent, rappela James en s'asseyant sur son propre bureau bureau qui avait autrefois appartenu à William.

-C'est vraiment bizarre d'être dans ce bureau, j'ai encore l'impression que c'est la pièce interdite, réservé aux adultes…

-Tu es un adulte, Siri, rigola James. Mais là, on doit rapidement savoir comment on va faire ! Harry ne doit pas aller au Square Grimmaurd. Et toi, tu vas déménager, non ?

-Ouais. Je vais dire à Dumbledore que je déménage avec Harry. Mais il voudra savoir où. Ça sera logique que Remus sache où je suis avec Harry. Si je t'avais laissé la garde de Harry, on n'aurait pas besoin de réfléchir à ça...

-Si tu n'avais pas demandé sa garde, Dumbledore t'aurait demandé de venir reprendre la garde de Harry. Toi innocent, Harry n'a pas de raisons d'être chez Tellerino. Il doit être chez toi. Mais toi et Harry, vous resterez vivre ici. Et il faut que « l'échange » se fasse sous les yeux d'un ou plusieurs membres de l'Ordre. Il faut que Harry fasse croire qu'il vient emménager avec toi.

-Je retourne au quartier de l'Ordre où tout le monde doit m'attendre. Je vais dire que je suis en retard parce que j'ai été vérifié qu'une maison au bord de la Manche était toujours habitable - ce qui est le cas - car je veux vivre comme une vraie famille avec Harry.

-Bien. Donc, tu ne rentres que maintenant car tu as été vérifié un endroit qui t'appartient.

-Un endroit petit et pas pratique pour un groupe secret.

-Tu dis que tu peux encore y habiter et que tu vas vivre là-bas avec Harry.

-Mais que pour être sûr que personne ne nous trouve, seul Remus sera au courant de l'endroit où l'on sera. Remus sera le « Gardien du Secret ».

-D'un secret qui n'existe pas, termina James. Dumbledore ne va pas apprécier !

-Non. Mais on veut la sécurité de Harry avant tout et son bonheur, alors il devra dire oui. Rendez-vous à 19h à la gare Victoria.

-Sous l'horloge. Je vais aller en discuter avec Harry.

-À tout à l'heure.

Sirius disparut. Perdu dans cette mouvance d'évènements, James quitta son bureau et descendit expliquer à Harry ce qu'ils venaient de décider. Il s'était tellement habitué à contrôler ce qui se passait que le cours des choses semblaient le dépasser à présent. Peter avait avoué sa culpabilité et allait perdre son âme demain. Sirius serait alors libre et récupérait la garde de son filleul après tant d'années. Il posa un pied sur les dalles claires de la terrasse et découvrit son fils assit au bord de la piscine avec sa petite copine.

-J'attends les nouvelles concernant mon parrain, expliquait Harry. Normalement, il devrait être innocenté aujourd'hui. Je l'espère…

-Il est libre, coupa James, faisant sursauter les deux adolescents qui gardèrent leurs mains enlacées. Et Sirius a demandé ta garde.

-Ma garde ? répéta Harry. Je ne veux pas aller vivre à Londres même si mes meilleurs amis vivent là-bas…

-Tu restes vivre ici. Il déménage officiellement ici. Il est actuellement en train d'expliquer à Dumbledore qu'il a une « maison » au bord de la mer pour toi et lui. Vous « déménagez » ce soir là-bas et seul Remus connaîtra l'endroit. Une histoire inventée de toutes pièces pour avoir une excuse sur ton absence à Londres. Mais il va quand même falloir faire un « faux » échange. Prépare juste ta valise pour 18h45. On a rendez-vous à 19h avec Sirius. Il te ramènera ici.

-D'accord. Je suis vos instructions.

-Je reviens pour le rendez-vous. Prépare ta valise, rappela James avant de disparaître.

-Ça me fait toujours bizarre quand il disparaît d'un coup, murmura Judith en fixant l'endroit où se tenait James quelques secondes auparavant.