Et si tout était différent
Chapitre 98
Psychomage
Biiiiiip !
D'un geste rageur, James fit taire le réveil. Cependant, sa magie reflétant son état intérieur ne fit pas que faire disparaître le son strident mais se débarrassa de l'appareil qui se retrouva étalée en milles morceaux au sol. Il jeta un regard flou en direction de son meilleur ami qui ne semblait même pas avoir conscience de l'alarme réveil qui venait de retentir. Il attrapa ses lunettes et ignora les débris métallique qui jonchaient le sol. Levé du pied gauche, le massacre du réveil symbolisait parfaitement l'image que James avait de la journée qui allait suivre. En pénétrant dans la cuisine après son entraînement matinal et offrant un bon moyen pour se défouler, Glorfi comprit immédiatement au visage de son maître que la journée allait être longue. Il déposa les céréales et le jus de fruit devant James et disparut sans demander son reste.
En quittant le manoir pour arriver dans l'atrium du ministère, il sembla à James que tout autour de lui n'allait pas dans l'ordre des choses. Deux cheminées étaient tombées en panne durant la nuit, créant des bouchons aux arrivées du ministère. Les gens devaient se mettre alors à courir pour ne pas arriver en retard à leur travail, bousculant un héritier de Gryffondor à fleur de peau. L'ascenseur se stoppa brusquement.
-C'est pas vrai ! grogna-t-il.
Dans un bruit sourd, sa tête heurta le mur derrière lui. Il ignora les regards qui lui étaient jetés. Il pouvait sentir l'étonnement dans l'air de le voir pour la première fois montrer un quelconque sentiment. Après tout, depuis que Tellerino était ici, il avait toujours semblé imperturbable. Il leur jeta un regard noir qui les fit détourner la tête.
Quoi ? Vous n'avez jamais vu quelqu'un de mauvaise humeur ? se retint-il de crier. Pourquoi Sirius ne travaille-t-il plus avec moi ! se plaignit-il intérieurement. Comment suis-je censé agir alors que je sais que mon ancien meilleur ami va perdre son âme ? Perché non sono qui quando ho bisogno delle loro parole ! (Pourquoi ne sont-ils pas là quand j'ai besoin de leurs paroles!).
D'un claquement de doigt discret, il fit monter l'ascenseur à son étage. Avec un sourire narquois, il bouscula les quelques personnes présentes et se faufila hors de la cage métallique. À peine eut-il quitté l'ascenseur immobile qu'il entendit la voix aigue d'Ombrage.
-Una profezia di merda, non è abbastanza ? Perché devo vedere questa... questa cosa! (Une prophétie de merde, ce n'est pas suffisant? Pourquoi dois-je voir cette... cette chose ?) s'énerva James en levant les yeux au ciel. Ti comporta come se lei non c'era ! (Comporte-toi comme si elle n'était pas là!), s'ordonna-t-il.
-Vincenzo !
D'un mouvement de la main, il la fit tomber dans l'ascenseur qui venait de s'ouvrir derrière elle. Avec un petit sourire amusé, il jeta un regard au plafond et fit une grimace moqueuse mais en même temps avec un air désolé au fond des yeux. Il traversa le couloir, se réjouissant de se retrouver enfermé dans son bureau, seul avec sa mauvaise humeur. Il posa sa main sur la poignée salvatrice. Mais soudain, une voix grave le coupa dans son mouvement.
-Tellerino, le ministre vous demande dans son bureau, ordonna sèchement Maugrey avec un petit sourire mauvais. Il n'avait pas l'air de bonne humeur.
Et bien on sera deux au moins, songea James.
-J'y vais de ce pas, répliqua-t-il hypocritement en souriant à son supérieur.
Il toqua violemment contre la porte où était inscrit « Edward Random ». Il grimaça en réalisant la force qu'il avait mise pour taper contre le bois face à lui. Un froid « entrez » lui répondit.
-Vous vouliez me voir, monsieur le ministre ? susurra James.
-Entrez Tellerino. J'ai à vous parler.
Il traversa la pièce et prit place sur le fauteuil en cuir qui lui était proposé.
-J'ai été très déçu de vous…
Hein ? pensa James. Qu'est-ce que j'ai fait ? se retint-il de s'exclamer.
-… Cela fait maintenant plus de deux ans que vous clamez haut et fort que Sirius Black se trouvait hors de nos frontières. Ce qui n'était pas le cas. Il était invraisemblablement très proche du monde sorcier. Dumbledore l'a trouvé rapidement. Vous étiez le chef de l'unité d'élite du ministre ! Si vous avez conduit ce département comme cette mission, je n'ose imaginer dans quel état se trouve le monde sorcier. Par chance, Vous-Savez-Qui n'a pas eu le temps de kidnapper Harry Potter pendant qu'il était sous votre responsabilité…
-Sauf votre respect monsieur le ministre… mais je vous emmerde, se retint de dire James. Si j'avais capturé Sirius Black avant la journée d'hier, il y a deux jours ou deux ans, il serait mort. Il aurait perdu son âme comme Peter dans quelques heures… Je crois que le ministère peut être heureux que le seul qui soit traité d'incapable ce soit moi. Je suis celui qui a merdé sa mission, aux yeux de tous les sorciers. Le ministère peut être content qu'en plus d'avoir condamné un innocent il y a quinze ans, ils ne l'ont pas tué grâce à l'incompétence de leur chef des aurors, termina James en se pointant du doigt avec un sourire insolent qui ne ressemblait en rien à l'attitude qui était connu de Tellerino.
-Tellerino, je ne vous permets pas de me parler sur ce ton…
-Mais je ne vous demande pas votre permission, Monsieur. Je n'exprime qu'une vérité ! explosa James. Le ministère aurait pu tuer un innocent de plus. Vous, vous vous inquiétez de la réputation du ministère. Soyez heureux de n'avoir pas tué Sirius Black et laissez donc la mise en miette de ma réputation. Mon instinct a sauvé la vie d'un innocent. Mon incompétence a offert une seconde chance à un innocent. Vous m'excuserez Monsieur mais mon instinct d'incompétent me dicte de retourner à mon bureau pour rêvasser en contemplant le Londres moldu et de laisser mon patron relever le niveau de mon incompétence.
James se leva et attendit le signe de tête en direction de la porte de son patron, complètement sous le choc des propos de son employé. Ledit employé regagna son bureau, conscient qu'il venait de répondre outrageusement au ministre de la magie anglais alors que pour la première fois son travail était remis en question. Il s'affala sur son siège et se tourna vers la grande fenêtre. Comme annoncé à Random, il laissa son esprit se perdre à imaginer ce qui pouvait arriver à l'extérieur, sur les trottoirs moldus. Il sourit pour la première fois de la journée en inventant les dialogues entre la mère et ses deux fils qui refusaient d'avancer. Il observa les deux amoureux marcher main dans la main sans se soucier le moins du monde de ce qui les entouraient. Il ignora la pile de papier posée sur son bureau. D'un coup d'œil ennuyé, il se rappela que cette paperasse allait devoir disparaître rapidement. Automatiquement, son travail s'effectua sans qu'il ne doive arrêter sa rêverie.
Quelques heures plus tard, il se détacha du pas de course d'un homme d'affaires qui s'élançait en direction de son taxi pour quitter son bureau sous son déguisement. Il se retrouva dans la froide salle d'audience. Il resta tapi dans l'ombre qui lui offrait une cachette idéale. Il sentait ses entrailles se serrer. La mort était quelque chose qu'il avait toujours détesté. Il avait perdu trop de personnes proches de lui. Il vit le ministre rentrer et prendre place à la place centrale. Trois employés firent apparaître des patronus, évitant que l'effet dépressif et glacial des détraqueurs touche les personnes présentes. James frissonna malgré tout à l'arrivée des détraqueurs.
À l'arrière de la salle, une porte grinça soudainement. Piteusement, Peter entra. Il trébucha. Son corps tremblait. Des larmes brillaient dans ses yeux. Ses pieds ne se contrôlaient plus et glissaient sur les catelles. James sentit son estomac se révulser. Il pinça les lèvres. Machinalement, il détourna le regard. Il ignorait comment toutes ces personnes pouvaient être là et regarder la mort approcher même pire que la mort. Il ferma les yeux à la vision du corps flottant du détraqueur élu pour voler cette âme. D'un mouvement rapide, il leva la main en direction de son ami et sentit sa magie vibrer en lui. Les yeux ouverts pour viser correctement, ses paupières se refermèrent et seul son ouïe lui indiqua que le corps raide de Peter venait de s'écrouler au sol. Il entendit les murmures autour de lui qui lui indiquèrent que personne ne comprenait la raison de la mort du condamné avant qu'il n'atteigne son bureau. Incapable de rester plus longtemps ou de pouvoir voir son cadavre, James disparut.
Il jura en se laissant tomber dans le fauteuil. Le manteau de super héros s'évapora. Sa tête tomba en arrière. Il plissa les yeux et tourna la tête en réalisant la présence d'autrui dans son bureau. Il esquissa un sourire en voyant la présence de son meilleur en face de lui, occupé à potasser les quelques dossiers qui occupaient son bureau quelques instants auparavant. Ils échangèrent un regard, puis James haussa les épaules avant de reprendre sa position ultérieure. Il ignora le bruissement des pages qui lui rappelait pourtant la présence de Sirius.
-Comment savais-tu que j'allais me rendre au… au…
-Parce que je te connais ! Tu as de ces questions !
-Je n'étais pas sûr d'y aller jusqu'à tout à l'heure.
-Oui, mais moi je le savais. Je savais que tu hésitais. Je savais aussi que tu te déciderais à sauver l'âme de Peter même si pour cela tu as dû créer ce que tu détestes le plus : la mort.
-Il y a des jours où tu m'énerves vraiment à mieux me connaître que moi-même, grogna James. Dis-moi ce que je ressens, ce que tu penses que je ressens, là. Fais comme si tu étais moi chez un psychomage, ironisa James. Extériorise mes démons.
-D'accord. Mais je veux un divan !
D'un geste de la main, James força son meilleur ami à se relever pendant qu'il transformait le confortable fauteuil en un large divan où Sirius se laissa tomber dessus. James vint le rejoindre et l'imita. Ils restèrent d'abord parfaitement immobiles côte à côte. Puis Sirius fut le premier à prendre la parole.
-Tu détestes la prophétie qui rime avec la mort pour toi. Elle ta rappelle ta mère qui est la première victime du destin tragique de l'héritier de Gryffondor, l'élu. Puis tu penses à tes grands-mères qui ne savaient même pas pourquoi ils sont partis. Mais surtout, la mort te fait revivre le jour où tu as pris réellement conscience de ce qu'elle était, de ce qu'elle t'enlevait quand William est…
-Je sais ce que la mort me rappelle. Passe ce passage.
-Mais la prophétie t'offre un pouvoir que nous le commun des mortels n'avons pas, ironisa légèrement Sirius sur la fin de sa phrase, provoquant la naissance d'un sourire chez James. Tu as un pouvoir immense, celui de Gryffondor. Tu détestes ce pouvoir extraordinaire. Mais surtout tu ne supportes pas ce manque d'amour dans ce monde de brutes. Tu détestes que l'on décide de la vie d'autrui. Dieu seul a le pouvoir de mort ou de vie sur la vie des gens selon toi. Ôter la vie de quelqu'un est la pire des choses. Mais mourir est une chose. C'est la suite de la vie. On vient sur terre pour mourir un jour. C'est le chemin obligatoire de notre âme.
-Elle s'incarne sur terre pour venir y apprendre quelque chose, termina James. Avant de repartir.
-L'idée qu'on puisse ôter une âme de son corps et lui refuser de continuer son chemin t'insupporte. Tu as eu envie de vomir en voyant Peter s'avancer parce que tu voyais dans ses yeux l'écho de ce qui allait suivre, tu voyais le… le…
-… détraqueur, continua James, sentant la peine que son meilleur ami avait de dire ce mot.
-Merci… Le truc lui voler son âme. Mais l'âme est éternelle. On peut tuer quelqu'un, on va tous mourir. Mais notre corps redevient poussière et l'âme continue son chemin. Les… détraqueurs… volent l'âme et l'empêchent de continuer son chemin. Le corps redevient poussière mais l'âme ne continue pas. Tu as choisi d'aider une âme car cette merde de prophétie, qu'elle te serve à quelque chose ! Elle t'a permit de sauver son âme. Tu as peut-être amené son corps à l'état de poussière mais tu choisis de laisser l'âme être libre. C'est pour ça que tu as lancé le sort de la mort sur Peter.
-Sur mon ancien meilleur ami…
-Sur l'homme qui t'a vendu, toi et ta famille à Voldemort.
-J'ai parlé pendant mon sommeil de mes déboires mentaux ?
-Non. Tu es simplement mon meilleur ami. Oh et maintenant que tu as lancé ce sort maudit, tu sais comment tu devras faire face à Voldemort. C'est ta seule pratique. Tu ne l'utiliseras jamais, sinon. Ou presque. Si quelqu'un s'en prend à Harry, ça ne compte pas.
-Ce n'est pas à cause de toi que j'ai dû faire ça Sirius.
-Je n'ai pas dit ça.
-Tu penses que si tu ne m'avais pas proposé…
-Convaincu, grogna Sirius.
-… de prendre Peter comme gardien du secret, rien de tout ceci ne serait arrivé mais c'est faux !
La poignée de la porte bougea légèrement, les interrompant. Le divan reprit sa forme initiale, James redevint Tellerino et se retrouva instantanément dans son fauteuil alors que Sirius était à présent invisible. La porte s'ouvrit complètement et Kingsley entra dans la pièce. À peine eut-il refermé la séparation sur le monde ignorant que Sirius réapparut sous l'air surpris de l'auror.
-Il savait que j'allais… tuer Pettigrow, termina James après un regard encourageant de Sirius. C'est pour ça qu'il est venu.
-Pourquoi avoir fait ça d'ailleurs ?
-Personne n'a le droit de prendre le contrôle de l'âme de quelqu'un d'autre. Pas même un détraqueur. Les gens s'interrogent ?
-Ouais. La présence de l'inconnu a été remarquée quand tu as agis. Mais tu as disparu trop vite.
-Il n'a pas même remarqué que ne serait-ce qu'une personne a remarqué son départ, traduisit Sirius appuyé sur le bureau.
-En tout cas, la présence de l'inconnu a fait parler de toi. Je viens de croiser le ministre et Random en personne a décidé de te remettre une mission spéciale.
-À moi ? Alors que je l'ai envoyé péter ce matin même ?
-Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? coupa le maraudeur amusé.
-Il m'a engueulé pour n'avoir jamais retrouvé Sirius Black et blablabla ! Sauf que je ne suis pas d'humeur aujourd'hui ou plutôt ce matin – faudra que tu m'expliques ma colère d'ailleurs, ajouta-t-il en direction de son meilleur ami – alors je l'ai envoyé péter. Je ne l'ai pas insulté. J'ai su me retenir pour ne pas déverser toute ma colère sur lui.
-Tu as une semaine pour cette mission, annonça Kingsley de but en blanc. Mais tu peux la résoudre en cinq secondes. Tu dois découvrir qui est l'inconnu. Tu as une semaine pour soit te dévoiler, soit pour dévoiler James Potter ou pour perdre ton poste d'auror.
-Quoi ? Soit je me « dénonce », soit je suis viré ?
-Ouais. J'ai réussi à empêcher Maugrey de venir te l'annoncer. Il voulait voir ta tête, précisa-t-il. Après tout, personne n'a pu te démasquer en une année, comment pourrais-tu le faire ?
-En gros, j'ai une semaine pour ranger mes affaires.
-En quelque sorte. Si tu dis que tu as découvert l'identité de l'inconnu et que tu dis que c'est James Potter, personne ne te croira.
-Pourquoi ne pas me virer immédiatement ?
-Peut-être par espoir que la menace résoudra l'énigme de l'inconnu, tenta Kingsley. Je vais te laisser réfléchir à cette horrible mission et par la même occasion finir votre conversation.
Il quitta la pièce, légèrement soucieux concernant le départ presque assuré de James du département des aurors. À peine la porte se fut-elle refermée que les deux maraudeurs retrouvèrent leur position initiale, assis sur le fauteuil magiquement transformé.
-Qu'est-ce qui t'a mis si de mauvaise humeur aujourd'hui ? T'aurais-je donné plein de coup de pieds cette nuit ?
-Pas plus que les autres nuits, rétorqua James. C'est toi qui fais ma séance chez le psychomage, c'est à toi de parler.
-Je dirais que ta mauvaise humeur et ta colère contre le monde entier est toute la colère que tu as refusé durant toutes ces années. Tu n'as jamais envoyé balader Ravenna et Dieu seul sait combien tu aurais aimé le faire ! Tu es énervé contre la prophétie, contre toi-même, contre Dumbledore qui a envoyé Harry chez les Dursley, contre Peter pour t'avoir trahi et pour être incapable de lui en vouloir réellement. Là, c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Les nerfs ont lâché avec la mort annoncée de Peter.
-On rentre faire un « match » de Quidditch avec Harry ? proposa soudainement James.
-Je sais, tu détestes entendre la vérité, se moqua son meilleur ami. Mais n'es-tu pas censé bosser ?
-Censé ! Allez Siri, j'ai envie de voler sur mon balai. Et on s'en fiche que je sois censé bosser, je vais démissionner avant qu'on me vire.
-J'étais sûr que tu allais prendre les devants. Rentrons ! Mais essaie de ne pas faire peur à ton elfe de maison avec ta mauvaise humeur.
Un soupir lui répondit. Le sourire moqueur de Sirius s'afficha sur son visage alors qu'ils se retrouvaient devant le manoir Potter. S'attendant à trouver Harry hors de la maison à se prélasser à l'ombre, ils furent surpris de ne pas l'y trouver. James, suivi de son meilleur ami, se dirigea vers l'intérieur de la maison et plus précisément en direction de la cuisine. Ayant retrouvé son elfe de maison, il l'interrogea sur l'endroit où se trouvait Harry.
-Maître James ! s'exclama Glorfi surpris de le voir présent mais également heureux de constater la disparition de sa colère matinale. J'ignore où se trouve maître Harry, exactement. Je sais simplement qu'il est parti à la recherche de ses cadeaux avec son ami, Ron.
D'un commun accord, les deux maraudeurs ne tentèrent pas de retrouver Harry qui recherchait ses cadeaux d'anniversaire et choisirent d'attendre leur retour pour leur proposer d'aller faire un petit tour sur le mini-terrain de Quidditch. Ils piquèrent une bouteille et des verres de petites tailles avant de s'éclipser de l'antre elfique. Ils s'installèrent au bord de la piscine et se versèrent un fond de verre de limoncello.
-À ma future démission !
-À ton futur chômage, le nargua Sirius avant de taper son verre contre celui de son meilleur ami.
-Ton futur chômage ? coupa la voix surprise de Harry.
-Tu as la voix qui commencer à muer mon filleul préféré ?
-Non ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire de chômage ? insista l'adolescent qui venait de s'asseoir aux côtés de Ron vers son père et son parrain.
-J'ai une semaine pour découvrir l'identité de l'inconnu ou Random me vire. Mais je n'ai pas spécialement envie de me faire virer alors je vais démissionner avant.
-Sérieusement ?
-Ouais. La chasse a été bonne, remarqua James en désignant les emballages cadeaux posés à côté de son fils.
-Ouais. J'en ai cinq ! Le parfum, c'est de vous deux ou un de vous deux ?
-Quel parfum ?
-T'as reçu un parfum ? De ta petite amie ? tenta Sirius.
-Non, j'ai reçu autre chose de Judith.
-Un livre, les informa Ron qui répondait à la question muette des deux maraudeurs.
-Un livre ? répéta Sirius dans une grimace.
-Son préféré. Et elle a écrit dedans qu'elle m'inviterait au restaurant quand j'aurais le droit de sortir le soir, seul.
-Comme un grand, termina James, moqueur.
-Sous le canapé, vous avez caché son cadeau sous le canapé !
-Le pire c'est d'avoir eu l'idée de cacher un des cadeaux dans un buisson s'il n'avait pas été emballé dans du papier rouge, on ne l'aurait jamais vu ! ajouta le rouquin.
-C'est pour ça qu'on a caché celui-ci dans un buisson, il restait visible. Et il y avait une protection contre les intempéries sur ce cadeau-ci.
-Vous vous souvenez bien de tous les endroits où vous les avez cachés ? Parce qu'on a déjà cherché dans pas mal d'endroits.
-J'ai une liste, en italien, précisa son père, avec les endroits. Qu'est-ce que t'as trouvé d'autres excepté un livre et une invitation dans un restaurant avec ton amoureuse ? demanda James.
-Dans le buisson, c'était le cadeau du professeur McGonagall. Un nécessaire à balai. Un livre de Luna dont les images ressortent en 3D quand tu ouvres les pages, caché derrière une pile d'assiette dans le vaisselier de la salle à manger. Un bon des parents de Ron pour le magasin de Quidditch caché derrière un cadre.
-Tu l'as trouvé celui-là ! Déjà ! s'étonna Sirius.
-Je m'étonne moi-même. Le parfum, il vient de vous, j'en suis sûr. Tout le monde a signé sur une carte sauf avec le parfum. Et ça ne peut venir que de vous.
-De nous ? Pourquoi ?
-Emporio Armani Diamonds, lut Harry en prenant la bouteille dans les mains. Ça ne vient pas de vous ?
-C'est de nous, avoua James. Trouvé dans l'armoire sous le lavabo ?
-Maître James ? coupa la petite voix aigue de Glorfi, interrompant l'adolescent qui allait acquiescer les propos de son père.
-Oui ?
-Votre marraine est là, l'informa-t-il, provoquant un étonnement visible sur les visages.
-Ravenna ? Elle est ici ? En Angleterre ?
-Elle vous attend dans le salon, précisa Glorfi. Elle demande à vous parler, à vous seul, ajouta-t-il.
