Et si tout était différent

Chapitre 99

« Elle m'énerve »

Dans un bond, James était sur ses pieds. Une pliure se forma sur son front lorsqu'il fronça les sourcils. Il déglutit avec peine en songeant à ce que signifiait la présence de Ravenna ici. Sa marraine n'était pas revenue dans cette maison depuis le décès de son père. Le souvenir encore cuisant de cette entrevue dans la cuisine du manoir lui revint en tête comme un mal de crâne. Il plissa les yeux en direction de l'intérieur, ignorant s'il avait vraiment envie d'aller lui parler, de l'entendre lui annoncer qu'elle se sentait prête à mourir, ce qui signifiait que lui devait être prêt à tuer Voldemort. Il jeta un coup d'œil à son meilleur ami qui lui fit un signe de tête en direction du salon. Il soupira et se résigna à y aller, seul. Il marcha à grands pas en songeant que sa journée ne pouvait que se terminer de la même manière qu'elle avait commencé, c'est-à-dire de mauvaise humeur.

-Hey, dit-il simplement en s'appuyant sur l'embrassure de la porte.

-James, s''exclama-t-elle comme si sa présence ne signifiait en rien sa mort prochaine. À part quelques photos, peu de choses ont changés ici, commenta-t-elle.

-Ravenna, tu es là pour parler de la décoration du manoir ?

-N'es-tu pas content de revoir ta marraine ? s'étonna-t-elle faussement en venant lui tapoter la joue avec un sourire moqueur. N'es-tu pas censé travailler ? Le chef des aurors n'est-il pas censé faire acte de présence malgré sa responsabilité envers Harry Potter ?

-Sirius a la garde de Harry. Il a été innocenté hier.

-Tu as réparé mes bêtises, il semblerait.

-Je ne suis plus chef des aurors et je vais démissionner.

-Scusi ? (pardon ?)

-J'ai une semaine pour donner l'identité secrète de l'inconnu qui n'est autre que moi ou je me fais virer. Je préfère démissionner que de me faire virer.

-Un été plein d'émotions et de sentiments et tout va de travers.

-Pardon ? murmura James en quitta son appui à l'entrée du salon pour aller se planter devant Ravenna, confortablement assise.

-Tu m'as très bien comprise. Pendant cinq ans, tu as été Tellerino sans le moindre problème, tout se passait bien, tu avais sûrement plus de temps pour t'entraîner et maintenant, ce sont tes émotions qui te dirigent.

-C'est vrai, concéda James. Tu sais pourquoi mes émotions prennent autant de place ? Parce que je les ai contenues pendant trop d'années. J'ai oublié ce que signifiait ressentir quelque chose. Je me suis laissé guider sans réfléchir. J'ai obéi même quand je n'étais pas d'accord, s'énerva le jeune homme. J'ai toute les raisons du monde d'exploser émotionnellement ! J'ai abandonné mon fils et j'ai laissé croupir mon meilleur ami en prison par ta faute ! Merde, Ravenna ! J'ai le droit de ressentir des choses ! Aux dernières nouvelles, c'est ce que ma mère voulait pour moi, elle voulait que je sache pourquoi je me bats ! Je ne suis pas insensible comme toi ! Tu ne peux pas m'obliger à agir comme une machine de guerre ! Je suis un être humain ! Je ne sais même pas pourquoi j'essaie de te parler, tu… tu… Merde ! s'écria James avant de tourner les talons et de disparaître.

Il ne remarqua pas le regard en soucoupe reflétant la surprise sur le visage de Ravenna. Il avait quitté la pièce avant qu'elle n'ait put réaliser ce qu'il venait de se produire. Encore estomaquée, elle se dirigea vers la terrasse où elle ne fut pas surprise d'y retrouver Sirius, Harry et un garçon roux. Elle avait l'impression d'avoir revu le même jeune homme de 17 ans qui venait de perdre son père, ce 24 décembre 1977. Il avait réagi exactement pareil selon elle, avec des cris et un trop plein d'émotions. Elle ne comprenait plus rien. Il avait été si peu démonstratif durant tant d'années qu'elle ignorait d'où venait ce soudain revirement.

-Qu'est-ce qui lui arrive ? demanda-t-elle abruptement en faisant tourner les têtes vers elle.

-Bonjour à toi aussi, Ravenna, ironisa Sirius. Ce n'était pas son jour, aujourd'hui. Il a gardé trop de choses pendant dix ans, faut que ça sorte un jour ou l'autre. Tu m'excuses mais je crois que je vais aller retrouver mon meilleur ami, pour une nouvelle séance chez le psychomage, termina-t-il dans un murmure. Oh et essaie de ne torturer personne, lui conseilla le maraudeur.

-Pardon ?
-Avec des mots, ça s'appelle aussi de la torture. De la torture mentale, expliqua-t-il avec un regard noir en songeant aux choses horribles qu'elle allait bien pouvoir susurrer à Harry.

Il monta les marches tapissées de rouge quatre à quatre. Il ne fut pas étonné de retrouver son meilleur ami au dernier étage. Sa magie vibrait autour de lui. Craignant la puissance qu'il sentait émaner de James, Sirius hésita quelques secondes avant de s'approcher. À peine eut-il fait un pas que la magie baissa en intensité, le rassurant légèrement. Il s'assit en tailleur en face de James qui garda les yeux fermés.

-Elle m'énerve, murmura ce dernier.

-Je sais.

-Elle a dit qu'avec l'été plein d'émotions que j'avais eu avec la présence de Harry, Remus et toi, tout allait de travers maintenant ! Elle… Elle…

-Je comprends, souffla Sirius en posant sa main à la fine cicatrice sur sa jumelle balafrée pour tenter d'atténuer le trop plein d'émotions de James qui s'évacuait à travers sa magie.

Ils restèrent comme ça sans rien dire pendant plusieurs heures. Plus le temps passait, plus Sirius commençait à comprendre que ni Voldemort ni Dumbledore ne pouvaient espérer gagner contre son meilleur ami. Pourtant, en regardant James les yeux fermés, sa main ouverte sous la sienne, il lui semblait qu'il avait retrouvé son calme. Avec soulagement, il sentit sa magie cesser de vibrer avec autant d'énergie auteur d'eux. Il retrouva le sourire de son maraudeur préféré et sut qu'il était calmé tant que Ravenna ne faisait plus le moindre commentaire sur Harry.

-On redescend. Il semblerait que le soleil soit en train de se coucher, commenta James.

-Volontiers. Je commence à fatiguer de lutter contre les vibrations de ta magie dans l'air, accepta vivement Sirius en se levant.

-Quoi ? s'étonna-t-il en s'arrêtant brusquement.

-Ta magie, elle émanait de toi, de manière constante pendant tout le temps où on a été ici. Tu n'es pas fatigué par tout ceci. Je veux dire qu'on aurait dit qu'une foule de personne utilisait leur magie et tu étais seul, tu…

-Je ne suis pas fatigué. Je l'ai juste laissée sortir.

-Tu n'étais pas dans tes ressources profondes ?

-Non. Ce n'était rien, ça. C'est la partie de ma magie que j'utilise tous les jours.

-Ravenna sait que tu es aussi puissant ?

-Je l'ignore. Elle doit en douter vu comme elle doute de moi. Je ne m'entraîne plus avec elle depuis plus de dix ans, au moins. J'ai passé la majorité de mon temps à m'entraîner seul quand j'étais chez elle. Elle ignore mes réelles capacités.

-Voldemort et Dumbledore n'ont aucune chance, rigola Sirius. Si tu penses que là c'était rien... Tu peux tout accomplir.

-Je sais. Sans vouloir me jeter des fleurs, je me sens prêt à gagner ce combat.

Ils ricanèrent à l'unisson avant de quitter l'ultime étage de la maison pour regagner la cuisine où ils retrouvèrent Harry, occupé à lire tout en mangeant ses pâtes au pesto. Il leur sourit en les voyant revenir. Ils s'installèrent aux côtés de l'adolescent qui déposa son livre tout en prenant la peine de déposer son marque-page à l'intérieur.

-Où est Ravenna ? demanda James, plus en direction de Glorfi que de Harry.

-Dans la chambre d'amis, maître James. Elle m'a dit vouloir rester ici quelques jours.

-Quelques jours, soupira le maître de maison.

-Je suis fatigué ! Et affamé, ajouta Sirius dont le sourire s'agrandit en voyant l'assiette que Glorfi venait de poser devant lui.

-Pourquoi ? Qu'est-ce que vous avez fait pendant tout ce temps ? Pendant plus de cinq heures !

-James a laissé sa magie sortir et moi j'ai lutté pendant tout ce temps contre cette avalanche de magie.

-Je vais parler à Ravenna. Soupez sans moi, annonça James.

Il quitta la pièce et se força à se diriger vers la chambre d'amis. Il toqua doucement contre la porte et attendit qu'elle l'autorise à entrer. Ravenna lisait tranquillement, installée sur un fauteuil. La fenêtre était grande ouverte. Sur le rebord du balcon se dressait bien droit Diego, l'aigle royal. James frissonna en sentait l'air frais qui vint lui caresser le visage.

-Je te dérange ?

-Non. Tu t'es calmé ?

-Ce n'est plus comme en Italie, Ravenna. Je ne suis plus obligé de t'écouter et d'être d'accord avec toi. Je suis au courant de la prophétie, de ce que complote Dumbledore et je pense même savoir plus de choses que toi sur ce qui se passe en Angleterre.

-Je n'en doute pas.

-Vraiment ? Tu sembles pourtant douter continuellement de moi.

-J'ai cessé il y a 35 ans de me lier aux gens. Pour ce faire, je mets de la distance. Tu t'accroches aux gens, tu te donnes à fond dans les relations. C'est mon seul moyen de t'empêcher d'agir de la même manière avec moi. Je ne veux pas de longues conversations autour d'un thé ou de discussions à cœur ouvert. Je veux juste être sûre que tu gagneras ce combat. Mon meilleur moyen d'être sûr que tu le gagneras est que tu me prouves maintenant à quel point tu es devenu puissant. J'ai toujours eu besoin de ça. J'agissais déjà comme ça quand tu allais à l'école, je te disais que tu n'apprenais pas assez de choses, je le pensais, certes, mais il n'empêche que tu étais le meilleur élève de ta promotion. J'avais besoin de te rabaisser pour que tu veuilles me prouver le contraire. J'ai besoin de te faire sortir de ton calme pour que tu me montres que je ne vais pas mourir pour rien.

-Je n'ai pas pété les plombs pendant les années où j'ai vécu avec toi.

-Si. Le premier jour où tu t'es entraîné à la magie sans baguette, tu es venu vers moi le soir, fier de pouvoir me montrer que tu arrivais à bouger les assiettes de la main sans rien dire, sans baguette. J'ai fait comme si c'était tout à fait normal et je t'ai provoqué de le faire d'un seul regard. Je t'ai toujours rabaissé pour que tu me montres que tu pouvais faire mieux, parce que tu peux toujours faire mieux, James. Tu ne réalises pas les capacités que tu as réellement. Tu as la magie de Gryffondor. La puissance que Gryffondor avait-lui-même et plus encore.

-Voldemort a celle de Serpentard, objecta James.

-Mais il n'a pas la connaissance de la vieille magie, de la magie sans baguettes, d'incantations et toutes autres sortes de magie que tu connais. Les héritiers de Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle ont gardés précieusement tous les documents qui pourraient un jour t'être utile. Tu as à ta disposition la connaissance de la magie la plus grande qu'on puisse trouver. C'est ta force. C'est l'unité qui a résidé entre les trois héritiers durant tous ces siècles.

-Pourquoi tu casses « l'unité » entre nous alors ?

-J'avais cette « unité » avec Lisa et Cassandra. On était inséparable. Mais je ne peux plus vivre une relation aussi profonde que ce que je vivais avec elles.

-Je ne dis pas que tu devrais être avec moi comme tu l'étais avec ma mère mais un peu de compassion, de sentiments pour autrui…

-Tu dois gagner.

-Quand ?

-Quand quoi ?

-Quand vas-tu te livrer à Voldemort ?

-Je l'ignore. Lors de la grande bataille.

-Aucune grande bataille n'est prévue.

-Je vais organiser ça. Et toi, quand démissionnes-tu ?

-Demain matin.

-Bien. Rentre directement après. Tu me montreras demain où tu en es dans ton entraînement. Va retrouver ton fils et ton meilleur ami.

-L'entraînement ? Ravenna ?

-J'ai besoin d'être rassuré que la présence de tes meilleurs amis et de ton fils ne t'ont pas fait rouiller.

-À demain.

Il quitta la pièce. Il passa la soirée avec Harry et Sirius mais ne parla pas de l'échange qu'il avait eu avec la sorcière. Le lendemain, James pénétra pour la dernière fois vêtu du costume de Tellerino dans le ministère. Il se dirigea directement vers le bureau de Kingsley. Il toqua à la porte.

-Je démissionne, annonça-t-il de but en blanc en fermant la porte.

-Pardon ? James, es-tu sûr ?

-Je ne révélerai pas mon identité au ministère et je refuse de me faire virer. Je démissionne. Je rentre directement maintenant. Je dois aller m'entraîner avec Ravenna.

-Ravenna ?

-Elle est arrivée hier soir.

-C'est bientôt fini alors, commenta le chef des aurors.

-Je crois bien, ouais. Veux-tu que j'aille le dire à Random ?

-Non. Je m'en chargerai. Je viendrais t'avertir des informations que j'aurais reçu au ministère qui peuvent être intéressantes pour toi.

-Merci Kingsley. Tu peux passer au manoir quand tu veux.

-On se reverra ici quand tout sera terminé, j'imagine. Tu vas reprendre ta place d'auror, ta place de chef d'auror devrais-je dire même.

-Je ne pense pas, non. Je ne serai pas auror après. Ne me regarde pas comme ça. Je ne dirais rien. Rien n'est sûr.

-D'accord. Bon entraînement alors.

-Merci. A la prochaine.

James quitta le ministère et à contre cœur, alla directement retrouver sa marraine pour pouvoir la rassurer sur ses capacités magiques. Il passa tout le mercredi à s'entraîner ainsi que tout le jeudi. Ravenna n'avait rien à lui apprendre de plus mais il savait que plus elle le voyait s'entraîner, plus elle était rassurée. Le soir, il retrouvait son fils et son meilleur ami tandis que Ravenna s'enfermait dans sa chambre. L'entraînement était le seul moment où il la voyait. Elle évitait de passer du temps hors de sa chambre et du troisième étage. Lorsque James abordait les sujets de Voldemort ou Dumbledore afin de savoir quelles étaient les plans qu'elle avait élaborés, elle changeait de sujet. Après toutes ces années, il détestait toujours autant sa manière de le tenir à l'écart de l'organisation comme s'il n'était qu'un pantin qui allait devoir combattre pour sauver l'humanité.

Le vendredi, il était occupé à sentir en profondeur la partie cachée de l'iceberg qu'était sa magie lorsque le patronus de Kingsley apparut, l'informant d'une attaque dans le quartier Chelsea à Londres. James avait quitté le manoir avait même que le lynx translucide n'ait eu le temps de disparaître. Sous sa capuche noire, personne ne pouvait le reconnaître et il n'avait plus à se soucier d'être au ministère pour que personne ne remarque son départ. Il remarqua un peu plus loin la présence de Kingsley qui se battait contre deux mangemorts. Cependant, son regard se posa sur Ravenna en pleine discussion avec Bellatrix Lestrange. Cette dernière la pointait de sa baguette et la regardait d'un air suspicieux avant d'abaisser sa baguette et de répondre quelque chose positivement vu le signe de tête qu'elle venait de faire. James n'eut pas le temps de réaliser ce qui venait de se produire que Ravenna avait disparu avec Bellatrix. Il contra deux stupéfix lancé simultanément par deux mangemorts. Il se reprit et son retour dans la réalité fit fuir les partisans du Lord Noir. Il disparut avant que quiconque n'ait eu le temps de venir lui parler.

Sur la terrasse où se trouvaient le célèbre trio de Poudlard, Ginny, ainsi que Sirius, l'apparition soudaine de James les surpris tous. Il ignora leurs interrogations muettes et se laissa tomber sur la chaise à côté de son meilleur ami.

-Tu as fui Ravenna ? tenta ce dernier, nullement au courant de l'attaque qui venait d'avoir lieu.

-Non. Les mangemorts ont attaqué un quartier à Londres. Ravenna est venu sur le terrain. Elle est partie avec Bellatrix. Non, elle ne s'est pas fait prisonnière ou quoi que ce soit d'autre, elle est partie volontairement avec elle. Elles ont même discuté.

-Pourquoi ? s'étonna Ron.

-Ça, c'est la question. Pourquoi ! s'énerva le maraudeur.

-Tu as passé les deux derniers jours avec elle à t'entraîner, rappela Sirius. Elle ne t'a pas parlé d'un quelconque plan ?

-C'est Ravenna. Le jour où elle comprendra que partager ses idées se révèle plus facile pour les membres de son « camp », il ne restera plus qu'un seul héritier sur cette terre ! Elle m'énerve !

-Ravenna t'énerve ? coupa la voix de Remus.

-Mumus ! s'étonna joyeusement Sirius. Du renfort pour éviter un mini tsunami dans la piscine, ironisa-t-il en fixant son meilleur ami dont le regard braqué sur l'eau translucide avait créé inconsciemment une tempête aux hautes vagues dans le bassin.

-Tonks m'a envoyé un message pour me dire qu'une femme était partie avec Bellatrix. Personne ne l'a connaît au ministère, expliqua-t-il en prenant place autour de la table.

-Quelle malchance, Tellerino la connaissait très bien, lui ! Mais il ne travaille plus là-bas, ironisa James.

-Que faisait-elle là-bas ? Ravenna est réellement parti de son plein gré avec Bellatrix ? continua le loup-garou en ignorant les sarcasmes de James.

-Il semblerait. Mais vu qu'elle ne sait pas partager ses idées, je suis autant perdu que vous. Même après dix ans de cohabitation, j'ignore son fonctionnement.

-Tonks m'a dit que Dumbledore a déjà demandé une réunion de l'Ordre ce soir. Tu viens ? ajouta-t-il en direction de Sirius.

-Je devrais, non ?

-Ça voudrait dire soit prendre Harry avec toi, soit laisser ton filleul tout seul, rappela le lycanthrope.

-Je me contenterai de ton compte-rendu, conclut-il.

-Le professeur Rogue aura sûrement des choses à raconter, non ? N'est-il pas un espion pour l'Ordre ? intervient Hermione.

-On verra ce qu'il raconte pendant la réunion. Et aux dernières nouvelles, Kingsley pense venir après la réunion pour parler avec toi et je pense qu'il n'est pas le seul à prévoir de passer au manoir, expliqua Remus à James.

-Après la réunion de l'Ordre du Phénix, on fera notre propre réunion, décréta Sirius. Sérieusement, Jamie, tu crois vraiment que c'est utile de créer une piscine déchainée et de tenter de la vider de son eau à grands coups de vagues ?

-Laisse-moi vider ma piscine par d'immenses vagues !

-Maître James ?

-Oui ?

-Severus Rogue voudrait vous parler, expliqua Glorfi.

-Fais-le venir ici, exigea James dont l'annonce de la présence de Rogue l'avait calmé d'un coup comme le témoignait l'eau de la piscine redevenue calme.

-Rogue ? C'est Servil… Rogue, se reprit Sirius, qui a calmé ton énervement ? Et moi qui m'attendait à devoir faire une séance pour toi de psychomage et il ne fallait que Rogue… bougonna-t-il.