Et si tout était différent

Chapitre 101

Se dévoiler

En quittant Harry, James et Sirius rentrèrent au manoir. Ils se laissèrent tomber sur les chaises longues. Glorfi leur apporta des boissons et une grosse coupe de glace. Ils mangèrent silencieusement, James vivant le sentiment du premier départ de son enfant pour Poudlard. Ils savaient tous les deux que Harry entamaient sa sixième année mais l'idée de ne plus le voir tous les jours allait leur paraître étrange. Harry et son sourire inconscient allaient leur manquer. Ses envies de Quidditch à toutes heures de la journée, son innocence lorsqu'il parlait de Judith, son intérêt pour apprendre de nouvelles choses…

-Au moins, on n'aura eu que deux rentrées scolaires, fit remarquer Sirius.

-La première est la pire.

-Sans doute.

-La première séparation. Même si on sait que tout se passera bien pour Harry vu qu'il connaît déjà Poudlard comme sa poche et qu'on a passé qu'un été ensemble.

-Mais on ignore ce que pourrait faire Dumbledore, rappela Sirius, provoquant une grimace chez James.

-Merci de me le rappeler. J'essayais de ne pas y penser. Poudlard, murmura James avec nostalgie.

-Nos plus belles années.

-Les plus insouciantes, rétorqua-t-il.

Tandis qu'ils discutaient, qu'ils se remémoraient leurs souvenirs à des centaines de kilomètres, Harry et ses amis sortaient du train et entraient dans l'enceinte de l'école normalement si bien protégée. Une démangeaison dérangea James au niveau de son poignet gauche où la gourmette qu'il avait reçu étant bébé et qu'il avait magiquement relié à son fils se situait.

-Ma gourmette me démange, annonça-t-il en se redressant.

-La présence de Dumbledore ? proposa Sirius, inquiet.

Une brusque chaleur le brûla à l'instant où la voix du félin résonnait dans sa tête.

James ! Attaque à Poudlard !

-Attaque à Poudlard, annonça-t-il avant de se téléporter à l'instant même où le manteau noir apparaissait pour cacher son identité.

Il apparut face à Voldemort qui brandissait sa baguette face à James et d'où sortait un filet vert. Dans un geste rapide, James créa un bouclier autour de lui. Le sort ricocha sur le bouclier invisible à l'instant où le sort aurait dû rencontrer la paume ouverte de James.

-Aïe, grommela-t-il rageusement en regardant sa main. C'est le deuxième Avada Kedavra que je me choppe de ce type, grogna-t-il.

Puis réalisant qu'il avait voulu se déplacer près de son fils, il se retourna et se retrouva face à Harry qui ouvrait peu à peu les yeux, réalisant qu'il n'était pas mort.

-Ça va ? s'inquiéta James.

-De justesse.

Grazie Neve, pensa l'élu en se retournant vers Voldemort qui le fixait mécontent.

-Comment as-tu pu être là aussi rapidement ?

-Une longue histoire. Peu intéressante. Sauf si mon enfance t'intéresse, ironisa-t-il en songeant à sa première rencontre avec Neve Nere grâce à qui il devait d'être déjà là.

-Tom !

La voix de Dumbledore et l'arrivée des professeurs coupèrent leur conversation. Il remarqua le regard inquiet de Minerva dans leur direction et celui impassible de Rogue. Soudainement, James réalisa. Devant lui se trouvaient Dumbledore et Voldemort. Ravenna avait promis qu'il aiderait Voldemort contre Dumbledore. C'était maintenant qu'il allait devoir le faire et par la même occasion il allait ensuite devoir accomplir la prophétie. Ravenna avait d'autant plus bien choisi son jour et son endroit. Les fondateurs s'étaient battus dans ce château, leurs héritiers allaient suivre leur chemin.

-La salope ! siffla-t-il.

-Tellerino ? s'étonna Dumbledore.

-Je ne suis pas Tellerino. Raté. Quant à toi, Tom, comme dirait Dumby, continua James sans réaliser qu'il venait d'utiliser le surnom donné à Dumbledore par les maraudeurs, tu n'avais pas conclu un marché avec ma marraine à mon sujet ? Parce que me tuer n'aurait pas été pratique pour son bon déroulement.

-Ce sort ne t'était pas destiné.

-Il faut apprendre à viser. Six mois dans le coma ne m'intéresse plus, termina-t-il dans un marmonnement.

-Les aurors vont arriver Tom. J'ignore comment tu as pu entrer mais tu n'aurais pas dû venir.

-Oh si vieux fou, car je sais que je vais gagner ce combat. N'est-ce pas ? ajouta Voldemort en se tournant vers James.

-Bien sûr. Quel combat ? se retint d'ajouter James, mortifié.

Dumbledore tourna un regard surpris vers lui. À ce moment là, les aurors arrivèrent. Maugrey se plaça à la droite de Dumbledore, provoquant une grimace cachée sous la capuche de James. Kingsley et Tonks, quant à eux, se retrouvèrent près de James et vers les adolescents. Les autres aurors se placèrent autour des étudiants, prêts à les défendre d'une attaque de mangemort. Un sourire victorieux se peignit sur le visage de Dumbledore qui pensait que leur présence les ferait déguerpir. Voldemort fit signe d'un geste de la tête à Bellatrix qui disparut. À peine eut-elle quitté l'herbe autrefois si verte que Sirius, Remus, le couple et les jumeaux Weasley arrivèrent. Molly se déplaça immédiatement vers les enfants tandis que Sirius se tournait vers son meilleur ami.

-Ça va ? murmura-t-il.

-Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. Ravenna ne sera plus là dans quelques heures et je n'aurais plus le droit à l'erreur.

-Jamie, ordonna Sirius en le tirant par le bras, ignorant les regards interrogateurs autour de lui.

-Tu n'es pas censé me connaître.

-On s'en fiche, tu viens de le dire, dans quelques heures tout sera terminé. Ne fais pas ses yeux là. On sait que tu vas réussir.

-Qu'est-ce que t'en sais ? La prophétie dit que l'un d'entre nous doit mourir. Mais pas lequel.

-Peut-être pourrions-nous partager votre conversation, coupa Dumbledore.

-Non. On préfère que ça reste privé, répliqua Sirius en haussant la voix. Jamie, tu te souviens ce que tu ressentais avant chaque match de Quidditch ? Tu étais terrorisé, peur de perdre, de recevoir un cognard, oui je sais que tu avais la trouille de la blessure, je te connais mieux que moi-même. Mais toutes ces peurs te quittaient quand tu montais sur ton balai. Avant nos missions d'auror, tu avais la trouille, peur avant de partir, mais sur le moment, tu cartonnais. Tu as la force en toi. Tu t'es déjà battu contre Voldemort et…

-Je suis censé être mort !

-Non ! Tu t'es battu contre lui une autre fois et tu l'avais énervé, tu avais utilisé un sort appris par Ravenna. Au moment de l'action, tu agis et tu réussis. Arrête de parler.

-Je peux le faire, ouais.

-Tu vas le faire, sinon je te botte le cul.

-Si je suis mort, tu auras de la peine, répliqua James avec un petit sourire que lui retourna son meilleur ami. On a fini, dit-il à voix haute. Où en étions-nous ?

-Comment vous connaissez-vous ? s'étonna Dumbledore, mécontent que Sirius lui ait caché ça.

-Une longue histoire. Là encore peu intéressante.

-Merci, se vexa faussement Sirius à ses côtés, ce qui eut pour effet de détendre James.

-On en était au moment où Voldy – surnom qui offusqua le mage noir – nous expliquait comment il a transplané dans l'enceinte de Poudlard, alors qu'on ne peut pas transplaner dans Poudlard comme c'est si bien expliqué dans L'Histoire de Poudlard, termina rapidement James en jetant un coup d'œil à Remus.

-Ta chère marraine nous a expliqué comment faire.

-Ravenna ?

-Mais elle pourra t'expliquer elle-même ce qu'elle nous a appris. Elle ne devrait plus tarder à arriver.

À peine eut-il terminé sa phrase qu'apparut à ses côtés Ravenna, maintenue par Bellatrix qui souriait avec un air de démence.

-Ton filleul voudrait savoir comment se fait-il qu'on puisse désormais transplaner à Poudlard, susurra Voldemort.

Ravenna se tourna vers James et garda un visage impassible. Rien ne montrait qu'elle savait que dans quelques secondes, elle serait morte, et que le sort du monde magique allait se jouer.

-Lorsque le portail est ouvert, la protection anti-transplanage se désactive. Le portail cassé, la protection n'existe plus.

-Intéressant, commenta James. Tu aurais pu me le dire, non ?

-Lo so che non ho spiegato tutto ma penso che non è il momento per parlare di questo. (Je sais que je n'ai pas tout expliqué mais je pense que ce n'est pas le moment pour parler de ça.)

-Sì, è l'ultimo momento per che puoì dirmi tutto che non hai detto. (Oui, c'est le dernier moment pour que tu puisses me dire tout ce que tu n'as pas dit). Ma hai ragione, non è più il momento di parlare ancora di questo. Sarà finito in qualche ore. (Mais tu as raison, ce n'est plus le moment de parler encore de ça. Ça sera fini dans quelques heures.)

-Puoì farlo. (Tu peux le faire).

-Lo so. Ma adesso ho bisogno di fare qualcosa e non solo parlare. (Je le sais. Mais maintenant, j'ai besoin de faire quelque chose et non seulement parler). On a un « pacte », conclu sans mon avis, à effectuer, non ? ajouta-t-il en se tournant vers Voldemort.

-Ne nous diras-tu pas qui se cache derrière cette capuche ? Tu ne réponds rien ? susurra Voldemort après quelques secondes de silence de la part de James. Te dévoiler te fait donc si peur ?

Dans un mouvement rapide de la main, James fit tomber son capuchon qui masquait son visage. Il pouvait sentir les regards perplexes de certains et les exclamations de surprises d'autres qui le reconnaissaient.

-James ? s'étonna doucement Dumbledore d'une voix bienveillante. Quel miracle !

-Potter ! s'exclama Voldemort au même moment. Tu es censé être mort !

-Non, je ne suis pas mort et je ne suis ni Jésus, ni un zombie, ajouta-t-il précipitamment. Et non ce n'est pas un miracle. Ravenna est bel et bien ma marraine et j'étais bel et bien Tellerino, termina-t-il.

-Ce n'est pas possible, j'ai vu ton corps mort. Le sort t'a touché de plein fouet.

-Ouais. Un peu comme le sort de magie noire en décembre 1978, celui qui était censé me faire mourir d'hémorragie interne et externe…

-Comment est-ce possible ?

-Ravenna, répondit simplement James. Et mes meilleurs amis ont aussi vu mon corps et m'ont aussi cru morts alors évidemment, tu m'as cru mort à ton tour. Et avant qu'on ne me demande comment, ma réponse est toujours Ravenna.

-Toi ! rugit Voldemort en pointant de sa baguette l'héritière de Serdaigle.

-Moi ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Me tuer ? On meurt tous un jour ou l'autre.

-James, c'est incroyable que tu sois toujours vivant. Pour Harry, continua Dumbledore, rappelant sa présence.

-Ouais. Mais on a caché la cape d'invisibilité des Potter, coupa James. Dommage.

-Quoi ? s'étonna Dumbledore oubliant d'utiliser une voix douce et bienveillante.

-La cape, répéta l'élu comme s'il parlait à un enfant. Tu ne la trouveras jamais.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, répliqua précipitamment Dumbledore, trop vite pour que ce soit innocent.

-Si tu le dis.

-Tu t'es allié à Voldemort ! s'étonna le directeur.

-Quoi ?

-Tu as survécu parce qu'il ne t'a pas tué. Tu as retourné ta veste.

-Je n'avais pas de veste quand je suis mort. Et Voldemort n'a pas l'air d'être au courant que j'étais vivant.

-Je t'ai tué, comment aurais-tu pu être vivant ? S'écria Voldemort.

-Tu ne m'as pas tué, je le répète. Et oui, j'ai retourné ma « veste ». Mais pas pour aller dans le camp de Voldemort. Pour créer mon propre côté, mon camp.

-Ton propre camp ? répétèrent les deux leaders adverses.

-Son propre camp, confirma Kingsley. Certains sont du côté de Voldemort, d'autres celui de Dumbledore, d'autres encore celui de James et le dernier, c'est celui des indécis.

-Qu'est-ce que c'est que cette histoire, Kingsley ? grogna Dumbledore dont le visage montrait sa vraie et vile nature.

-Je dis simplement que depuis le début de l'été, nous sommes certains membres de l'ordre à être des agents doubles, si je puis dire. Deux autres depuis l'été dernier même, ajouta-t-il en désignant les deux autres maraudeurs.

À la fin de l'explication de Kingsley, Minerva et Rogue transplanèrent du côté de James, montrant leur allégeance, laissant seuls Dumbledore et Maugrey ainsi que quelques derniers membres de l'Ordre.

-Severus !

-Rogue !

-Servilus ! ajouta Sirius après que Dumbledore et Voldemort aient regardé avec horreur leur espion se tourner vers le troisième camp. Quoi ? fit-il sous le regard de James. Je sais qu'on a fait la paix, c'était juste pour que le troisième camp dise aussi quelque chose.

-On bouge ou on continue de se regarder dans le blanc des yeux ? s'énerva James à qui l'inactivité faisait monter le stress. Ravenna a promis que je devais faire quelque chose, il me semble.

-Tu as le champ libre pour tenir votre promesse.

-Sa promesse, rectifia-t-il.

-Je te tuerai après ça, susurra Voldemort avec amusement.

-James, pourrais-tu m'expliquer ce qui se passe ? tonna Dumbledore, le regard menaçant.

-Il se passe que Harry n'est pas l'élu de la prophétie mais moi, si. La prophétie a été faite à mon sujet avant ma naissance et refaite avant celle de Harry car je me suis aussi fait marquer cette nuit-là. Et je suis l'héritier de Gryffondor, termina-t-il avant de faire apparaître la baguette du vieux sorcier dans sa main et, dans un geste rapide, la brisa en deux sur sa jambe.

Des exclamations d'horreurs et de surprises résonnèrent dans l'enceinte de Poudlard. Des murmures d'incompréhension parcouraient les rangs. Personne ne comprenait l'acte que venait d'accomplir James Potter. Pour la plupart, il aurait été logique que ce dernier soit contre Voldemort et dans le même camp que Dumbledore. Voldemort observait les deux sorciers d'un air amusé tandis que Dumbledore fixait James d'un regard mauvais. Quiconque aurait cessé d'observer James pour s'intéresser à Dumbledore aurait cru voir les yeux du diable. Tout son corps tremblait de colère. Tout d'abord énervé en voyant que l'inconnu était James Potter et d'avoir été laissé dans l'ignorance, cet énervement qui habitait le vieux sorcier dépassa tout ce qu'il était possible d'imaginer en voyant sa baguette se briser en deux sans avoir eu le temps de réagir. Si baguette il avait en main, il aurait lancé le sort mortel sans se soucier d'apprendre comment James avait su pour les reliques ou comment il avait survécu.

-J'ai tenu ma promesse, décréta calmement James, ignorant les débris en bois de sureau qui trainaient à ses pieds.

-Merci, Potter, ricana Voldemort. L'effet de surprise est déstabilisant, n'est-ce pas, Dumbledore ?

-Qu'est-ce que cela signifie ? siffla Dumbledore d'une voix menaçante en direction de James qui fut rassuré de savoir la baguette brisée à jamais.

-J'ai détruit la baguette de Sureau. Malheureusement pour toi, tu l'as gardée après l'avoir prise à Grindelwald. Si tu avais gardé la baguette que tu avais reçu à onze ans, Voldemort t'aurait déjà battu et moi je n'aurais jamais eu à détruire ta baguette.

-Comment as-tu su pour les reliques ? Personne ne le savait…

-Je vais répondre pour James vu que je suis celle qui le lui ai appris, intervint Ravenna qui se dégagea de Bellatrix. Dans les années 40, lors de la montée en puissance de Grindelwald, les héritiers de Gryffondor et de Serdaigle…

-Le dernier héritier de Serdaigle est mort, il y a bien longtemps, coupa Dumbledore.

-C'est ce que tout le monde croit. Tout comme tout le monde croit que l'héritier de Gryffondor est mort depuis longtemps. Le dernier héritier de Poufsouffle est mort en 1809 en Espagne. Mais James et moi sommes la preuve vivante que ceux de Gryffondor et Serdaigle existent toujours, expliqua Ravenna. La manière de Grindelwald a amené à s'interroger sur une quelconque ascendance avec Serpentard. En 1945, il a été vaincu, donc les recherches ont cessées. Mais il y avait toujours l'envie de comprendre comment il était possible de gagner lors de tous les combats sauf un, expliqua-t-elle tandis que tous l'écoutait avec attention. En 1954, Elizabeth, Cassandra et moi-même sommes venus en Angleterre où Lisa a rencontré un auror…

-Je rêve où elle est en train de raconter la rencontre de mes parents, siffla James surpris.

-Il semblerait, ricana Sirius.

-Etonnement, il n'avait pas confiance en vous, Dumbledore. Oui, William n'avait pas confiance en vous, confirma-t-elle en voyant le regard de Dumbledore se poser sur James. Son instinct lui disait de garder ses distances. Il nous a aidées à faire quelques recherches. En 1978, on a appris que Grindelwald avait la baguette de Sureau. Cassandra fut tuée l'année suivante par Voldemort.

-Cassandra ? répéta le mage noir.

-Ma petite sœur. Si ce n'est pas toi, c'est un membre de ta famille. En 1964, William et moi étions convaincu que la baguette de Sureau avait retrouvé un propriétaire. La baguette de Sureau ne peut perdre contre aucune autre baguette. Ce qui est le cas, n'est-ce pas ? Personne ne vous a désarmé en 50 ans sauf James qui l'a fait sans utiliser de baguette. Et cet été, vous avez pillé une tombe pour vous emparer de la pierre de résurrection. Ce qui est amusant, soit dit au passage, c'est que la tombe est celle de ton grand-père, Tom, précisa-t-elle à l'attention de Voldemort.

-Comment avoir su pour la pierre ?

-Se tenir au courant un minimum de ce qui se passe un peu partout. Je n'avais pas grand-chose à faire ces dernières années autre que de me tenir au courant. La cape semblait être la relique la plus simple à s'emparer, n'est-ce pas ?

-J'aurais pu l'avoir n'importe quand.

-Vous plaisantez ? coupa Harry, surprenant les personnes autour de lui. Jamais je ne vous aurais donné ma cape d'invisibilité.

-J'aurais su te convaincre, comme je l'ai toujours fait.

-Sauf cette année, rétorqua Harry.

-Qu'est-ce que cette histoire de cape, de pierre et autre ? coupa Voldemort, énervé de ne pas comprendre.

-Les reliques de la mort. Celui possède les trois reliques devient maître de la mort, répondit Ravenna. Mais une fois une relique détruite, devenir maître de la mort devient impossible, précisa-t-elle coupant court aux espoirs du mage noir. Donc j'ai expliqué ce que j'avais à expliquer. Chacun tient sa part du marché, n'est-ce pas ?

-Tu n'as pas précisé que ton précieux filleul était Potter, le Potter qui aurait dû mourir déjà deux fois.

-Tu m'as demandé si c'était Tellerino, j'ai approuvé étant donné que James et Tellerino n'ont fait qu'un pendant quatorze ans. Je n'ai pas menti. Il faut s'aider entre héritiers de fondateur, minauda-t-elle.

-Tuez-moi tous ces parasites, je m'occupe de Dumbledore, ordonna Voldemort.

Bellatrix, pour répondre à ses ordres, pointa Ravenna de sa baguette, mais cette dernière la repoussa d'un geste de la main à l'instant même où Voldemort se détournait d'elle pour ne s'intéresser qu'à Dumbledore. Les mangemorts obéirent et se préparèrent à attaquer aurors, élèves et sorciers du camp adverse. Ravenna se téléporta aux côtés de James. Mais alors que les sorts allaient commencer à fuser, le son mélodieux du phénix retentit comme un chant libérateur, interrompant les actions à venir.