Joyeux Noël à tous! Bcp de lumière et de bonheur pour ce jour d'amour!


Et si tout était différent

Chapitre 102

Ultime combat

Le son du phénix résonnait autour d'eux. L'oiseau majestueux avait pris son envol depuis une fenêtre du château et profitait avec allégresse de sa liberté retrouvée. Il virevoltait autour des hautes tours, ignorant le sang qui s'apprêtait à couler sur une pelouse prête à revivre, à redevenir d'un vert vivant. Les arbres de la forêt interdite semblèrent se vivifier comme s'ils avaient dormi durant trop longtemps à l'instant où l'oiseau passait au-dessus d'eux. Puis, peu à peu, l'oiseau disparut dans le ciel. Il avait retrouvé sa liberté et sa majesté. Tout comme lui, l'âme de Poudlard était prête à se réveiller pour vivre à nouveau. Les plumes rouges avaient capté les regards qui l'avaient suivi durant son vol et qui continuaient à fixer l'endroit où le phénix avait disparu.

Toutefois, un rire froid coupa cette contemplation. Au pied du château, devant les hautes portes se tenait droit et fier l'héritier de Serpentard, convaincu de sa suprématie. Il dominait le corps sans vie à ses pieds. Figé dans la mort, Albus Dumbledore gisait au pied du mage noir. Maugrey se laissa tomber à côté du corps refroidissant, ignorant les regards surpris qui lui était lancé sur sa réaction excessive. Voldemort ne prêta pas attention aux lamentations émises à ses pieds. Les seules personnes qui comptaient étaient James Potter et son fils. Il fixa son rival, convaincu que ce jour était le dernier vécu par les Potter.

-C'est la fin, déclara-t-il en s'avançant, la baguette tendue en direction du maraudeur. Ce soir, vous serez mort.

-Puoì farlo (Tu peux le faire), murmura Ravenna à James.

-Tuez, massacrez les sangs de bourbes et les traitres à leur sang, déclara Voldemort aux mangemorts, mais la mort des Potter et celle de l'italienne sont pour moi. Laissez-moi également le traître que je punirai comme il se doit, ajouta-t-il en désignant Rogue.

-Tu crois vraiment nous battre ? le provoqua Ravenna.

-Vous n'avez aucune chance. Votre magie sans baguette ne vaut rien comparé à ma puissance. Potter m'a été utile pour me débarrasser enfin de Dumbledore mais je ne vous accorderai pas de clémence. Vous allez mourir.

-Tu parles mais tu n'agis pas…

-Qu'est-ce que tu fais ? chuchota James.

-Je me suicide par la provoque ! Tiens-toi prêt.

-Quoi ? s'étonna le maraudeur, surpris par la dureté de ses paroles.

-Tu penses tout savoir et que tout ce savoir vous permettra de me vaincre ? Tu te trompes. Je suis bien plus puissant que vous. Je suis l'héritier de Serpentard, personne ne peut me battre.

-Celui de Gryffondor peut, rétorqua James.

-Dans tes rêves Potter.

-Dans les tiens, Tom. Tu vas mourir que tu le veuilles ou non ! le provoqua Ravenna en s'avançant et brandissant sa baguette. Tu crois toujours que tu es le meilleur Tom mais qu'as-tu fais d'incroyable ? Tu as été réduit à néant par un bébé, tu as échoué en essayant de tuer un jeune auror à deux reprises. Tu ne peux pas nous battre…

-Je serais vainqueur ! Avada Kedavra !

Le filet de lumière verte s'échappa de la baguette du sorcier pour se diriger droit vers la sorcière au sang héritier d'une des plus vieilles sorcières qui ne tenta pas d'y échapper. Touchée de plein fouet, elle tomba à terre, raide. Voldemort rit du même rire froid que celui qui s'était échappé de sa gorge après la mort de Dumbledore.

Envoie le valser d'un simple regard, James, ordonna une voix féminine dans sa tête.

D'un simple regard, il fit cesser le rire du mage noir en le repoussant fortement en arrière, provoquant une chute risible. Le mage noir se releva rapidement, honteux d'avoir été pris par surprise. Il tenta une attaque rapide mais James, plus rapide barra le sort de sa main.

-Tuez-les ! hurla Voldemort, mécontent en sentant que le combat contre James ne serait pas aussi simple que ce qu'il espérait.

-Protège Harry, murmura James en se tournant vers son meilleur ami.

-Va accomplir cette putain de prophétie, moi j'assume mon rôle de parrain, termina Sirius en poussant son meilleur ami.

James se retrouva alors face à son destin. Autour d'eux, mangemorts, aurors et autres sorciers, voire des élèves se battaient sans voir le combat puissant qui se déroulait à quelques pas. Les professeurs McGonagall, Flitwick et Chourave appelèrent les élèves, en priorité les plus jeunes, à rentrer dans le château. Une fois rassuré sur la présence amoindrie de jeunes sorciers, les professeurs protégèrent l'entrée et les quelques étudiants restés dehors pour se battre. Essentiellement constitué de l'Armée de Poudlard, rare étaient les élèves qui avaient osé rester pour se battre.

-Relevez-vous Alastor, ordonna Kingsley en relevant fermement son collègue. Vous êtes un auror, vous devez vous battre pour la sécurité de la population magique !

-Vous ne pouvez pas comprendre Kingsley ! Il est mort ! beugla Maugrey.

-Vous avez été aveuglé pendant des années, Alastor. Il est temps de vous réveiller et de montrer à vous-même ce que vous valez. Dumbledore a su comment faire pour avoir un des meilleurs aurors de son côté mais vous devez vous réveiller et vous battre !

-Personne ne pourra battre Voldemort, Kingsley ! Voyez la réalité en face ! Encore moins ce Potter !

-Réveillez-vous avant la fin du combat entre Potter et Voldemort. Choisissez votre camp ! Celui de Dumbledore ou celui pour un monde meilleur. Réveillez-vous de votre petit monde ! Demandez-vous si tout cela avait un sens !

Kingsley laissa l'auror à ses réflexions, qui se mit à observer le combat qui se déroulait sous l'ombre du château. En y regardant de plus près, il devait s'avouer que Voldemort ne serait pas vainqueur à coup sûr. Il chassa les souvenirs pour se rappeler ce qu'il avait juré en acceptant de devenir auror : la sécurité de la population magique. Il devait se battre pour eux. Il guérirait de sa douleur après.

À la lisière des arbres, l'Armée de Poudlard donnait tout ce qu'elle pouvait et réalisait peu à peu combien leur entraînement de l'année dernière leur avait été utile. Harry et les autres utilisaient les sorts conseillés par James sans réaliser réellement à quel danger ils faisaient face. Les maraudeurs, les parents et jumeaux Weasley se tenaient près d'eux. Sirius, fidèle à sa promesse de parrain, veillait sur son filleul. Un mangemort s'approcha trop près de Luna qui venait de perdre sa baguette et reçut avec force le poing de la jeune fille sur la joue, l'assommant à moitié.

-Bravo Luna ! la félicitèrent les jumeaux, abasourdi par tant de réparti moldue de la jeune fille.

Elle leur répondit d'un bref sourire et reprit sa baguette. Dans son mouvement, elle ne vit pas un homme s'approcher dangereusement d'elle. Lorsqu'elle se releva, elle se retrouva dans un face à face bien trop proche selon elle. Soudainement, il se raidit devant elle et elle le vit tomber à la renverse.

-Tu vas bien Luna ? s'inquiéta Neville qui venait de stupéfixer ledit mangemort.

-Bien, merci. Stupéfix ! s'écria-t-elle en voyant un autre mangemort arriver derrière eux.

Alors que le corps figé n'avait pas encore atteint le sol, elle se mit sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur celles de Neville. Ils oublièrent tout ce qui se passait autour d'eux et s'embrassèrent. Neville passa ses bras autour d'elle et la ramena contre lui. Ils ne virent pas les sourires entendus entre Hermione et Ginny et entre Harry et Ron. Le sourire amusé de Harry disparut rapidement en sentant une vive douleur dans son poignet gauche. En baissant les yeux, il vit alors du sang s'écouler de la plaie. Lorsqu'il releva les yeux, il n'eut juste le temps de voir l'amusement dans les yeux de Lucius Malefoy avant que ce dernier ne s'effondre en arrière sous l'impulsion du coup de poing de Sirius.

-Ne touche pas à mon filleul, Malefoy ! menaça le maraudeur.

Toutefois, le mangemort ne resta pas longtemps à terre et tenta une quelconque réplique. Un échange de sort se fit de plus en plus dangereux. Harry observa tout en continuant à se défendre contre les attaques multiples à son égard. Il ne pouvait détacher son regard de son parrain qui était venu lui porter secours. Une détonation plus forte que les autres créa un soulèvement poussiéreux du sol. Lorsque la fumée terreuse fut dispersée, Harry vit avec soulagement son parrain debout et le corps inerte de Lucius Malefoy au sol.

-Ça va ? s'inquiéta Sirius.

-Tout bien, merci. Je n'aurais pas dû mettre ma montre, aujourd'hui, ironisa l'adolescent en montrant son poignet où du sang continuait de s'écouler.

-Une montre est facilement réparée ou remplacée. Pas toi.

-Je fais attention, promis. Mais toi aussi, fais attention, rappela Harry qui ne reçut comme réponse qu'un vague sourire.

Dans un même mouvement, ils regardèrent en direction de James. Ce dernier avait fait disparaître son manteau pour se retrouver en training et simple tee-shirt. Il était debout face à Voldemort qui tenait sa baguette tendue contre son rival. Sa main gauche était crispée sur le côté de son abdomen.

-Tu n'as aucune chance, Potter, ne cessait de répéter Voldemort.

-Vraiment Tom ? Pourtant, je suis toujours debout. J'ai donc toutes mes chances.

-Tu ne peux pas être plus puissant que moi. Je suis le plus puissant. Je suis l'héritier de Serpentard !

-La puissance ne fait pas toujours tout, il faut avoir connaissance de ce qui nous entoure.

Baisse-toi !

Ecoutant la voix dans sa tête, James se baissa juste à temps pour éviter le sort d'un mangemort qui, recherchant les grâces de son maître, jugeait bon de venir l'aider. Toutefois, ce n'était pas ce que demandait le mage noir qui, de mauvaise humeur, tua d'un coup de baguette le désobéissant. Les sorts fusaient de plus en plus vite et devenaient plus dangereux les uns que les autres.

Le danger était partout. Réalisant le danger que couraient tous les aurors alors que lui-même restait prostré dans son désespoir, Maugrey se releva et se sentit prêt à retrouver la raison pour laquelle il avait choisi ce métier. À quelques mètres de lui, un mangemort tenta une attaque par derrière contre Tonks. Mais avant d'avoir pu brandir sa baguette, il fut stupéfixé par Maugrey.

-Fais attention, Tonks. Il y en avait un derrière toi.

Elle se retourna, surprise. Puis, réalisant ce qu'il venait de lui dire, elle acquiesça et le remercia. Maugrey échangea un regard avec Kingsley qui lui fit un sourire entendu en le voyant revenir dans la réalité.

Motivé à ne laisser aucun mangemort entrer dans le château pour protéger les enfants, les professeurs donnaient tout ce qu'ils pouvaient. Le professeur McGonagall avait perdu la rigueur de son chignon qui était complètement défait. La protection des jeunes étaient une des priorités pour les professeurs mais également pour la mère qu'est Molly Weasley qui ne pouvait se détacher de ses enfants. Sa présence fut récompensée lorsqu'elle put éviter un sort funeste à son unique fille. Elle dévia le sort lancé par Bellatrix et rouge de colère, se plaça entre sa fille et la sorcière atteinte de folie.

-Ne t'avise pas de t'approcher de mes enfants ! gronda Molly d'une voix forte.

-Et sinon ? Que vas-tu me faire ? Me frapper avec une casserole ? ricana Bellatrix.

Sans prévenir, Molly lança un sort puissant et dangereux qui protégea sa fille à jamais de Bellatrix, étant donné que cette dernière avait prononcé ses dernières paroles dans un ricanement. Rassurée de ne plus jamais voir cette femme s'approcher de sa fille, Molly s'approcha de Ginny et l'étreignit avec force.

-Mon bébé !

-Je n'ai rien, maman !

-Fais attention à toi. Faites tous attention, toi et tes frères. Vous êtes mes rayons de soleil.

-Ne te fais pas de soucis, maman.

Des cris se répandaient autour d'eux. Gémissement de douleurs, soupirs de soulagement, jamais le parc de Poudlard n'avait été aussi bruyant mais surtout aussi peuplé. Des corps plein de vie se défendaient énergiquement pour ne pas se retrouver inerte au sol. Les souvenirs et les rancunes habitaient les faits et gestes. Chacun avait sa raison de se battre. Les pertes et les douleurs avaient déjà été si dures que les réactions n'étaient pas vécues sans émotion. Avec hargne, Remus se battait non seulement contre Greyback mais contre toutes les émotions qui l'avaient habité durant toutes ces années. C'est une partie de sa liberté qu'il retrouvait. Toute la rancœur qu'il avait eu le quittait à présent. Quand le corps du loup-garou toucha le sol dans un bruit sourd, il se sentit léger. Le poids qu'il l'avait tant retenu d'aller de l'avant l'avait lâché. Il se sentait léger. Il ne craignait plus rien. Il avait pleinement confiance en James pour savoir qu'il sortirait vainqueur. Son combat intérieur avait pris fin, il allait pouvoir réellement s'accepter. Il défendit Tonks avant que celle-ci n'ait eu le temps de réagir et la prit dans ses bras avant de l'embrasser passionnément.

-Epouse-moi, murmura-t-il lorsqu'ils reprirent leur souffle.

-Quoi ?

-Epouse-moi quand tout ceci sera terminé. Quand cette guerre prendra fin, épouse-moi, Tonks.

-Oui.

Il l'embrassa. Soudainement, dans un même mouvement, ils se séparèrent et ripostèrent contre le sorcier qui avait tenté de les prendre par surprise. Ils se regardèrent et se sourirent. Plus jamais ils ne se quitteraient. En tournant le regard vers ses meilleurs amis, Remus vit James contrer un sort de sa main droite tremblante avant de contre attaquer et de faire se plier en deux le mage noir de douleur. Le visage de l'héritier de Gryffondor était tacheté par un filet de sang qui s'écoulait de son arcade sourcilière. Plus loin, Sirius faisait face à sa cousine, Narcissa. Cette dernière tentait de s'expliquer face à son cousin et avait les mains en avant, paumes ouvertes en direction de Sirius pour lui montrer qu'elle était désarmée.

-J'ai un fils, Sirius. Je ferais tout pour pouvoir lui offrir une vie normale. Une vie où ses deux parents ne seraient pas morts ou emprisonnés. Je ne dis pas que ma vision a changé. Mais je sais que je veux autre chose. Je suis prête à m'adapter.

-Il fallait se poser les questions avant, Narcissa.

-Je ne me suis jamais posée de question. S'il te plaît Sirius, dis-moi ce que je dois faire pour le protéger. Ton meilleur ami tient le pouvoir. S'il gagne, peux-tu plaider en ma faveur et celle de Draco ? Je t'en supplie !

-Va aider les professeurs pour que personne n'entre dans le château. Montre que tu as changé de côté, vraiment changé. Je ne peux rien dire ou faire de plus, expliqua Sirius après quelques instants de silence.

Elle lui répondit par un sourire puis partit aider les professeurs afin d'espérer pouvoir offrir à son fils une vie proche de la normalité. Attaquant son ancien camp, elle tenta de prouver qu'elle ne faisait plus partie des partisans de Voldemort. Ses pensées étaient habitées par Draco qui n'avait pas été autorisé avec certains de ses condisciples de revenir à l'école étant donné que certains mangemorts avaient été averti en avance de l'attaque meurtrière de Voldemort.

-Ne traite pas Hermione de… de… ça ! gronda Ron, énervé d'entendre un énième mangemort insulter sa meilleure amie.

La jeune femme regarda avec étonnement et émotion le rouquin prendre sa défense. Un sourire niais se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle s'approchait de lui.

-Merci Ron de m'avoir défendue.

-Personne n'a le droit de te parler ainsi, Hermione ! Si j'entends encore quelqu'un te dire ça, je vais le lui faire regretter d'être né, menaça-t-il.

-Merci mon héros de vouloir me défendre, souffla la jeune femme, le surprenant.

Toutefois sa surprise fut d'autant plus grande lorsqu'il sentit les lèvres d'Hermione se poser sur sa joue. Il se mit à rougir et à bafouiller quelques paroles incompréhensibles sous le sourire d'Hermione qui échangea un regard entendu avec Ginny et Luna qui lui répondirent par un large sourire. Ron, complètement sous le choc, se perdit dans son bonheur. Par chance, Hermione resta près de lui afin de former une bonne équipe prête à se défendre à tout moment.

Une détonation accompagnée d'un jet de lumière inhabituellement puissant et bruyant coupa court à tout mouvement. Tous les regards se tournèrent vers les deux héritiers qui ne remarquèrent pas l'attention qui leur fut portée. Harry sentit son estomac se contracter en se tournant vers son père. Ce dernier évita de justesse un sort. Voldemort semblait plus mal en point que James. Recouvert de sang, l'héritier de Serpentard lança sort après sort, n'offrant la possibilité à James que de se défendre. Convaincu que seuls les sorts de magie noire pourraient surprendre l'élu de lumière et le faire perdre, Voldemort n'utilisait plus que ces sorts vils obligeant James à se concentrant d'autant plus pour se protéger. Un nuage de poussière les entourait, empêchant le combat d'être vu distinctement. L'herbe à leur pied était calcinée, arrachée ou recouverte de sang. James, ignorant la douleur qui se propageait dans son bras droit, du bout de ses doigts jusqu'à son épaule, contra l'ultime sort lancé par Voldemort.

-Tu auras été résistant Potter mais tu vas mourir, tenta de se convaincre Voldemort.

James ne répondit pas, concentré sur sa magie. Toute sa magie bouillonnait, il pouvait la sentir vibrer dans ses veines. Le sort relia les deux héritiers par un long filet rouge scintillant. À force de tenter de repousser le sort vers l'adversaire, leur magie virevolta dans l'air et créa un épais nuage au manteau opaque empêchant les partisans de chaque camp de savoir quel serait le vainqueur. James resta concentré sur la magie qui se glissait le long de son bras pour se retrouver entièrement dans sa main droite. Fixant le sort qu'il repoussait, il vit une goutte de sang tomber au sol à la lisière de sa paume vers son poignet. Puis une seconde s'étala au sol, provoquant une vive douleur.

Tu peux le faire, James. Aie confiance en toi ! La douleur physique n'est rien comparée à ce que tu as déjà enduré mentalement. Tu peux dépasser cette douleur et aller chercher au plus profond de toi cette magie qui n'attend que d'être utilisée.

James ne répondit rien. Il releva la tête vers son adversaire qui serrait les dents. Sa baguette était fissurée par le trop plein de magie. Son bras tendu tremblait. Tout son corps était parcourut de tremblement. Voldemort ne semblait pas pouvoir continuer à se battre longtemps. L'heure du dénouement approchait à grand pas.

Soudainement, son regard croisa celui de Voldemort et, comme d'un commun accord, tout d'eux donnèrent tout ce qui leur restait. James puisa même dans cette partie de magie qu'il ne soupçonnait pas avoir. La rencontre de ces deux magies provoqua un bruit sonore qui retentit puissamment dans l'air. Le sol trembla. Un éclaire de lumière illumina les deux combattants… Puis, plus rien, le silence total…