Bonne Année 2012 à tous!
Et si tout était différent
Chapitre 103
Blessures de guerre
Le tapis sombre du ciel était parsemé d'étoiles. Les nuages ne cachaient pas l'étendue infinie au-dessus de leur tête. Brillants, les minuscules points colorés illuminaient la cour du château. Se dressant fièrement, le château et ses hautes tours ne semblaient pas avoir été témoins du dernier combat de ses fondateurs. Rien ne montrait que le vainqueur avait été désigné par le destin à travers leurs héritiers.
Au sol, dans la réalité terrestre, Harry fixa sans le respirer le nuage de poussière se dissiper. Avec appréhension, il ne quittait des yeux l'endroit où se tenait son père quelques instants auparavant. Avec espoir, il attendait de le voir enfin apparaître debout, vainqueur. Mais la fumée terreuse se dissipa pour ne révéler que deux corps proches du sol. Son estomac se crispa. Sa respiration se bloqua. Il tourna la tête vers Voldemort. Ce dernier était allongé sur l'herbe. Mort. Toutefois, James était à genou, appuyé sur son bras gauche, le corps tremblant. Harry tourna la tête vers son parrain qui fut le premier à sortir de cette torpeur générale pour se diriger vers son meilleur ami. Incapable de réaliser ce qu'il se passait, ce que cela signifiait, l'adolescent le regarda s'avancer, incapable de bouger d'un millimètre.
Epuisé, James fixait l'herbe devant lui sans la voir, réellement. Appuyé sur son bras gauche et tremblant, il ne réalisait pas encore que tout était terminé. Il se sentait vidé. Agenouillé par terre, son corps était lourd et douloureux. Une goutte de sang tomba sur l'herbe et le mélange de vert et de rouge le ramena dans la réalité. Il fixa son sang et sentit son regard être attiré par l'éclat de couleur rougeâtre de sa main, posée comme un pantin sur sa jambe. Sa paume droite ainsi que ses doigts étaient parcouru de multiples blessures, fines mais profondes qui laissaient couler un flot de liquide foncé.
Tout est terminé maintenant, le rassura la voix féminine dans sa tête.
-Maman ?
Oui, avoua-t-elle. Papa et Lily sont fiers de toi. Vis ta vie, maintenant James. Tu mérites ce bonheur. Ne regarde pas en arrière, ne regarde pas vers nous. Vis !
-Promis, murmura en continuant de fixer le sang de sa main.
C'est fini, James, tu as réussi.
-C'est fini, Jamie, tu as réussi.
La voix de Sirius en écho à celle d'Elizabeth lui fit relever la tête. Il croisa le regard inquiet mais pétillant d'émotion de son meilleur ami. Il l'observa tandis qu'il remarquait le regard ténébreux le scruter également. Le rouge d'une blessure à la tempe de Sirius attira l'attention de James qui fixa l'unique endroit ensanglanté. Il détourna la tête et son regard se porta directement sur son fils dont les émeraudes étaient braquées sur les deux maraudeurs. Rassuré sur l'état de son fils, il put reporter son attention sur son frère de cœur. Inquiet devant la partie gauche du visage de James tachetée de sang par sa blessure à l'arcade sourcilière mais surtout face à sa main ensanglantée, Sirius observa James avec fierté.
-Tu peux te lever ?
-Seul ? ironisa James, provoquant un sourire chez son meilleur ami. Non. Si tu m'aides, peut-être.
-Peut-être ? Tu comptes rester à genoux longtemps ?
-J'ai l'impression de ne plus avoir de force, de m'être fait piétiné par un troupeau d'hippogriffes. Mais surtout, j'ai mal du bout de mes doigts jusqu'à mon épaule.
-Tu m'étonnes, se moqua Sirius en désignant sa main.
-J'ai la sensation d'avoir le bras en feu.
-Je vais t'aider, promit-il en lui tendant une main. Te voir debout prouvera que c'est fini.
James accepta la main qui lui était tendu. Il grimaça. Une fois debout, il continua de s'appuyer sur son meilleur ami incapable de poser le pied gauche par terre. Il sourit en découvrant Remus en face de lui.
-Merveilleux ! Deux personnes pour m'aider à me tenir debout !
-J'étais sûr que tu réussirais.
-Je devais être le seul à en douter, répliqua James, amusé.
La fatigue était lisible sur son visage. Ses yeux étaient cernés. Le corps tremblant, James ne tenait debout que par l'appui qu'il avait pris sur Sirius qui l'aidait également à tenir debout. Son aide était plus utile que l'appui fébrile que James avait.
-Papa !
La voix de Harry leur fit tourner la tête. L'adolescent se trouvait face à eux. Heureux et rassuré, il étreignit son père qui grimaça et gémit de douleur.
-Désolé. Ça va ? s'inquiéta-t-il en fixant ses blessures.
-Il y a eu des jours meilleurs... Et toi ? Et vous ?
-On va bien, répondit Sirius.
-C'est vraiment fini cette fois ? demanda Harry.
-Pour toujours. Si problème il doit y avoir à nouveau, ça ne nous concernera pas. Ça ne concernera pas les héritiers des fondateurs de Poudlard.
Tandis qu'ils discutaient, certains mangemorts tentèrent de prendre la fuite en voyant le cadavre de leur maître dans l'herbe de Poudlard. Les aurors et autres sorciers adverses observaient les trois maraudeurs et Harry sans savoir comment agir. Les yeux étaient braqués sur eux, attendant une quelconque parole de la part de James. Ce dernier, exténué, se sentait ridicule. Incapable de tenir debout seul, il n'y parvenait que par l'aide son meilleur ami auquel il s'accrochait désespérément. Prenant les devants du château qu'elle dirigeait désormais, le professeur McGonagall s'approcha de ses anciens élèves et élèves actuels d'un pas rapide, accompagnée de Kingsley. Habituellement si bien habillée et coiffée à la perfection, la nouvelle directrice commençait son nouveau poste avec son chignon défait, un air fatigué et des vêtements salis. Mais malgré cela, elle avançait de son pas rapide et sévère.
-Il faut aller à l'infirmerie, James, ordonna-t-elle sans lui laisser la possibilité de répliquer au grand amusement de Kingsley.
-Ça peut attendre. Il y a peut-être certaines choses à régler. Et je ne suis certainement pas le seul blessé, ajouta James.
-Kingsley vient d'envoyer un message à Ste-Mangouste pour que des médicomages nous soient envoyés. Ils s'occuperont des blessés pendant que tu iras à l'infirmerie. Tu as besoin de repos avant toutes les questions qui vont suivre.
-Il faut laisser les jeunes aller à l'infirmerie…
-James, tu vas aller à l'infirmerie, sans discuter, ordonna le professeur McGonagall de son air sévère et sans réplique. Vous deux, vous l'accompagnez, ajouta-t-elle aux deux autres maraudeurs qui acquiescèrent rapidement en comprenant qu'ils n'avaient pas d'autre choix. Les autres blessés seront soignés par les médicomages de Ste-Mangouste, hors de l'infirmerie ce qui te laissera la possibilité de te reposer dans le calme. Une cérémonie rapide aura lieu rapidement afin de faire une rapide répartition pour que tous les élèves puissent retrouver leur dortoir ce soir, expliqua-t-elle en direction de Harry. Une cérémonie plus solennelle aura lieu demain, une « vraie » cérémonie. Quant aux mangemorts et autre, Kingsley et les aurors se chargent de ça.
-C'est le boulot des aurors et c'est pourquoi je vais aller annoncer officiellement à Random que Voldemort est mort, dit Kingsley. Mais il va vouloir te voir.
-Demain, coupa McGonagall. Pompom ne laissera personne entrer dans cette infirmerie, ministre ou pas.
-Il te verra demain. Mais il va falloir faire une annonce officielle. Tu es censé être mort.
-Je sais, répondit James. Tu peux dire que demain, je verrai Random et que je ferai une annonce officielle pour expliquer pourquoi je ne suis pas mort et expliquer pourquoi Dumbledore n'est plus directeur.
-Que fait-on des corps ? coupa Harry qui fixait le corps sans vie de Voldemort.
-Aucune idée, répondit James qui songeait au cadavre de Ravenna.
-Je m'en charge, rassura Kingsley. Repose-toi.
-Je peux encore…
-À l'infirmerie, coupa McGonagall.
-D'accord, maugréa James en reconnaissant le ton sévère de son ancien professeur. Mais pour le corps de Ravenna, je… Elle aurait préférée être incinérée et que ces cendres soient dispersés dans la nature, expliqua-t-il rapidement. Je m'en occuperais…
-Va. On ne fera rien concernant Ravenna sans toi, promis Kingsley.
-Merci. Petits pas et marche lentement, précisa-t-il à son meilleur ami.
-Je sais. Tu fais deux pas quand j'en fais qu'un.
-Pompom vous attend. Allez-y tous les quatre, on se charge de tout avec Kingsley.
-Merci.
-Tu viens de sauver le monde, c'est le minimum qu'on puisse faire, le rassura l'auror avant de leur faire un signe de tête pour leur dire d'avancer.
-Aïe, grimaça James en sentant une vive douleur dans son pied gauche lorsqu'il tenta de marcher.
Il fusilla du regard son meilleur ami qui venait de ricaner. Il passa son bras gauche par-dessus l'épaule de Sirius qui glissa le sien derrière son dos pour se poser sur son côté droit afin de le soutenir, tout en faisant grandement attention à son bras cassé. Prenant appui sur son meilleur ami, James tituba en direction du château en craignant déjà l'arrivée au bas des marches d'escaliers. Après trois pas, il se tourna légèrement vers Remus et Harry qui les accompagnaient.
-Si tu veux aller retrouver Tonks ou tes amis, Harry, allez-y. Sirius s'occupe de moi.
-J'aurais sûrement besoin de Tonks durant les prochaines semaines, intervint Kingsley.
-Je la verrai plus tard, ajouta Remus.
-Je crois que mes amis s'en sortent très bien sans moi, renchérit Harry après avoir regardé ses deux meilleurs amis s'embrasser.
-Ça nous fera de l'aide pour monter les escaliers, se réjouit Sirius.
Après gémissement de douleur et petits pas peu assurés, les maraudeurs et Harry se retrouvèrent devant la porte de l'infirmerie. L'aide de Remus et de Harry fut d'une grande importance pour monter les marches. Avec soulagement, James vit la porte s'approcher à petits pas. Remus la poussa avant de laisser entrer James et Sirius.
-Potter ! Vous voilà enfin ! tonna la voix de Madame Pomfresh. Black, amenez-le vers ce lit, ordonna-t-elle en désignant le lit le plus proche à la grande joie des deux maraudeurs qui n'auraient pas à faire un pas de plus.
Sirius aida James à s'asseoir sur le lit, provoquant une série de grimaces et d'injures de la part de James. Puis il prit place à ses côtés et soupira sous les yeux faussement offusqués de l'héritier de Gryffondor.
-Black, que faites-vous assis ici ?
-Je suis mort de fatigue. Amener James ici après avoir combattu quelques mangemorts n'est pas de tout repos.
L'infirmière ne répondit rien. Elle observa James sous toutes les coutures, s'attardant plus particulièrement sur l'état de sa main. Ignorant les regards inquiets des personnes présentes, elle continua son examen sans leur prêter attention. Aux gémissements de douleur de James, elle ne fit aucun commentaire. Elle nettoya les plaies de sa main droite. Les multiples blessures se baladaient de ses doigts jusqu'à la base de son poignet en traversant sa paume. Pour retenir la douleur, James serrait la main de Sirius qui ne put retenir un cri de douleur lorsque le désinfectant brûla vivement James, qui étreignit d'un coup sec la main prisonnière dans la sienne. Puis soudainement, l'infirmière partit dans son bureau, ne leur donnant aucune explication.
-Tu saignes ! s'exclama James en fixant les yeux grands ouverts le poignet de son fils.
-Ce n'est rien. Madame Pomfresh s'occupera de ça en deux trois mouvements, le rassura Harry.
-Je t'ai déjà soigné une fois, Harry. Je peux recommencer. Empêcher que ça s'infecte…
-Comment ? le nargua Sirius.
-Je l'ai déjà fait. Au mois de juin, au ministère. J'empêchais la blessure de s'aggraver.
-Je répète ma question : comment ? Tu n'es pas dans le même état qu'au ministère, rappela-t-il.
-Harry, approche, ordonna son père.
-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, tenta l'adolescent.
-Je sais encore ce que je peux faire ou non !
-J'en doute, ricana Sirius.
Résigné, Harry tendit son bras gauche sur lequel son père posa une main, tremblante. À peine la magie scintillante apparut que James enleva vivement sa main comme s'il venait de se brûler.
-Aïe ! s'exclamèrent James et Sirius à l'unisson.
James secoua sa main qui venait de recommencer à saigner dans tous les sens tout en se tournant vers son meilleur ami. Les regards tournés vers Sirius étaient interrogateurs.
-Il tient toujours ma main, grogna-t-il en montrant les doigts de James qui tenaient fermement sa pauvre main droite. Et il serre fort malgré sa petite taille.
-Je ne suis pas petit, siffla James.
-Qu'est-ce qui se passe ? coupa Madame Pomfresh. Je venais de nettoyer les plaies, gronda-t-elle en prenant la main douloureuse de James. Comment as-tu fait ?
-J'ai voulu soigner Harry.
-N'utilise plus ta magie, ordonna Sirius.
-Ou du moins pas sans baguette, ajouta Remus.
-Ma baguette est au manoir. Et je peux toujours faire de la magie sans baguette, répliqua James en fixant le désinfectant que l'infirmière allait utiliser en l'éloignant de ses doigts. D'un simple regard, nargua-t-il. Oh ! J'ai la tête qui tourne… marmonna-t-il en portant sa main ensanglantée à sa tête.
-Pas de magie, jusqu'à nouvel ordre, ordonna l'infirmière.
-Pas de magie ? Je ne pourrais jamais !
-On y veillera, coupa Sirius.
L'infirmerie reprit la main meurtrie et repassa à nouveau les compresses imbibées de désinfectant pour nettoyer la plaie, ignorant toujours les grognements de James qui se vengeait en serrant la main de son meilleur ami.
-C'est nettoyé, annonça-t-elle.
-Merveilleux !
-Il ne reste plus que quelques sutures à faire avant de faire un pansement…
-Quoi ?
-Elle va juste te faire un petit pansement, Jamie. Pense à ma main que tu martyrises depuis tout à l'heure.
Pomfresh passa rapidement sa baguette sur la paume de James, anesthésiant toute la partie douloureuse. Assise à hauteur sur une chaise à roulette, elle s'éloigna tout en restant assise pour préparer l'aiguille et le fil.
-J'ai l'impression de ne plus sentir ma main, maugréa-t-il.
-C'est le but, répliqua l'infirmière en passant la fine aiguille dans une des plaies profondes.
Au bout de plusieurs minutes, elle pansa sa main jusqu'à son avant-bras. Elle approcha alors le coton imbibé de désinfectant vers le visage de James qui grimaça en voyant le bout de coton s'approcher dangereusement de lui. Il plissa des yeux et la ouate s'envola, provoquant des tournis à James. L'infirmière lui nettoya rapidement la plaie au niveau de son arcade sourcilière droite puis enleva les traces sanglantes qu'il avait sur son visage. Elle anesthésia à nouveau la zone avant de refermer la blessure.
-Je n'aurais pas de marque ?
-Juste une petite cicatrice. On la verra à peine.
-Les femmes trouvent parfois ça très viril, se moqua Sirius dans un murmure.
Assis en tailleur sur le lit de son meilleur ami, il continuait de lui serrer la main et observait le travail de l'infirmière, exécuté avec minutie. Harry et Remus étaient assis sur les chaises en face. Ils suivaient des yeux les mouvements de Madame Pomfresh.
-Enlevez votre tee-shirt, ordonna-t-elle.
-Ciò che dicevo ! (Qu'est-ce que je disais !).
James lui répondit par un sourire amusé avant d'enlever le tissu troué. Il frissonna quand les mains de l'infirmière lui passèrent de la pommade froide sur la peau.
-Tu as plusieurs côtes cassées, annonça-t-elle. Il faudra rester sage pendant plusieurs jours.
-J'essaierai. Aïe !
Il lui jeta un regard noir lorsqu'elle serra les bandes autour de ses côtes. Elle lui apporta ensuite un pyjama.
-Mets-ça. Il devrait t'aller. Pendant que Sirius t'aide, je vais m'occuper du poignet de Harry. Ensuite, je m'occuperai de ta cheville.
Il grogna une réponse incompréhensible. Pendant qu'il tentait de mettre son pyjama sans souffrir, il observa la manière avec laquelle Madame Pomfresh s'occupait de son fils qui ne disait rien du tout malgré l'effet douloureux du désinfectant.
-Certains sont plus douillets que d'autres, commenta-t-elle en revenant vers James.
Il reprit place sur le lit mais s'appuya contre le dossier du lit, contre les gros oreillers blancs. Il ne dit pas un mot pendant que l'infirmière s'occupait de sa cheville. La porte s'ouvrit alors, révélant le professeur McGonagall.
-Une rapide cérémonie va avoir lieu, si tu veux venir Harry, proposa-t-elle. Tout se passe bien ?
-Je termine, répondit l'infirmière.
-Comment les choses se sont-elles passées ? coupa James.
-Bien. On en parlera demain. Repose-toi.
-Je passerai après la cérémonie, avertit Harry.
-Ne pense pas à moi. Profite d'être avec tes amis, le rassura son père.
-Pas de soucis, j'aurais toute l'année. Une année sans problème !
La nouvelle directrice sortie de la pièce accompagnée de Harry et de l'infirmière qui venait de terminer de soigner James. Partie sans oublier de rappeler à James de rester tranquille, elle ordonna aux maraudeurs de veiller à ce qu'il n'utilise pas sa magie.
-Il faudrait avertir Glorfi pour lui dire que tout est terminé. Mais je ne peux pas quitter mon lit, susurra James avec un petit sourire d'ange.
-Appelle-le et fais-moi un peu de place.
L'elfe apparut dès que James eut dit son nom. Il enlaça son maître et ne sembla plus vouloir le lâcher. Il regarda avec intérêt si l'infirmière avait bien fait son travail afin d'être sûr que son maître irait rapidement mieux. Il s'éclipsa et revint les bras chargés de gâteaux au grand bonheur des trois maraudeurs. Sirius prit place aux côtés de son petit frère tandis que Remus s'asseyait à l'autre bout du lit aux côtés de Glorfi.
-J'ai demandé à Tonks de m'épouser, annonça Remus.
-Quoi ? s'étonna James. Ne t'étouffe pas avec un gâteau de Glorfi, Siri.
-Elle a dit oui.
-Quoi ? Tu ne nous as rien dit !
-Je lui ai demandé ce soir. Je n'allais pas vous en parler pendant que tu gémissais de douleur...
-Notre petit Mumus va se marier ! Avec ma petite cousine…
-Qu'est-ce que tu fous avec nous alors ? coupa James.
-Il nous aime bien et fiancé ou non, il n'oublie pas ses amis, répondit Sirius. Mais tu peux aller la retrouver même si tu nous aimes plus qu'elle. N'est-ce pas ?
-Je ne vous aime pas de la même manière, se moqua Remus. Elle doit avoir pas mal de boulot.
-Va la retrouver. Je te jette un sort si tu restes dans cette chambre, menaça James.
-Tu n'as pas le droit de faire de la magie, rappela Sirius.
-Alors qu'il aille retrouver sa fiancée. Et si elle est vraiment trop occupée, tu peux revenir.
-Tu parles. Je vais quitter la pièce et vous, vous serez occupés, termina-t-il avec un petit sourire moqueur. Je reviendrais demain.
-Ne t'inquiète pas. J'ai ma baby-sitter, n'est-ce pas Sirius ?
-Tu me fatigues déjà…
-Je ne veux pas savoir comment vous vous fatiguez mutuellement. À demain. Repose-toi quand même un peu, James.
Lorsqu'il eut passé le pas de porte, James se tourna vers son meilleur ami, les sourcils froncés.
-Je rêve où il se met aussi à nous faire des allusions douteuses sur notre amitié ?
-C'est toi qui n'ose pas avouer que ce n'est pas que des allusions...
-Il faut vraiment que je te trouve une fille.
-Je peux m'en trouver une, tout seul.
-Ça m'étonnerait !
Ils discutèrent jusqu'à ce que le sommeil les emporte dans le pays de Morphée. Ils ne remarquèrent pas le départ de Glorfi. Ils restèrent couchés à profiter de cette liberté enfin retrouvée…
