Flora: Merci pour ta review! Voilà le dernier chapitre!


Et si tout était différent

Chapitre 106

Epilogue

-Tout est prêt ?

La voix de James résonna dans la cuisine du manoir, provoquant un sursaut chez les deux elfes de maison occupés. Il prit appui à l'entrée de la pièce et jeta un coup d'œil amusé au champ de bataille qu'était devenu l'antre elfique. En effet, de grosses casseroles bouillonnaient sur les plaques chauffantes. Des plats remplis d'amuse-gueules étaient soigneusement préparés pour le départ imminent. Des recettes étaient affichées sur le frigo afin de pouvoir suivre calmement les indications. Glorfi et son nouvel ami et collègue – Dobby – suivaient leur programme de la journée avec minutie. Vêtus de leurs beaux costumes, ils contrôlaient tous les détails. Ils se retournèrent vers James dans un même mouvement.

-Tout est sous contrôle, Maître James, le rassura Glorfi. Il ne nous reste plus qu'à amener les derniers éléments pour l'apéro. Allez vous préparer, ordonna-t-il. Vous n'êtes même pas habillé ! Sauf si vous comptez y aller en training ! Hors de la cuisine de Glorfi, Maître James.

-Tu as une drôle manière de traiter ton maître, se moqua ce dernier. Vous êtes sûr que vous ne voulez pas un coup de main ?

-Non ! s'écria Glorfi. Dobby et Glorfi vous ont déjà informé à partir de quand nous aurons besoin d'aide. Allez vous préparer ! conclut-il en poussant James de ses petites mains dans le vestibule avant de fermer la porte de son antre. Maître James ne veut jamais comprendre qu'il n'a pas à s'occuper du travail des elfes, ajouta-t-il à l'attention de Dobby.

-Dobby n'a jamais connu ça dans son ancienne famille. Dobby est content que Maître Harry lui ait proposé de faire partie de sa famille et que Glorfi travaille à Poudlard avec Dobby durant l'absence de son maître.

-C'est aussi un grand plaisir pour Glorfi qui peut enfin partager du temps avec un autre elfe. Allons terminer la décoration de la table des mariés dehors.

Ils s'éclipsèrent de la cuisine laissant la maison dans un silence complet. Le premier étage, bien qu'occupé, semblait être sans âme qui vive. La sonnette retentit, coupant court à l'absence de bruit. Une porte claqua, puis des pas retentirent à toute vitesse. En quelques secondes, Harry se retrouva dans le vestibule. D'un geste rapide, il posa la main sur la poignée qui s'ouvrit dans un clic. Comme stupéfié, il ne pouvait plus bouger. Son visage exprimait surprise et émerveillement. La bouche légèrement entrouverte, il était incapable de prononcer le moindre mot.

-Salut.

-Salut, répondit-il après avoir déglutit avec peine. Entre, ajouta-t-il lorsqu'il fut de retour dans le monde réel.

Il se recula et la jeune femme pénétra à son tour dans le vestibule. En passant près de son petit ami, ce dernier lui prit la main et se penchant vers elle pour lui voler un baiser sur les lèvres où un sourire s'étira.

-Je suis content que tu aies accepté de m'accompagner.

-C'est avec plaisir.

-Surtout si joliment, ajouta-t-il avec le petit sourire charmeur que Sirius lui avait appris.

-Tu n'es pas mal non plus, répliqua-t-elle.

Ses yeux émeraude parcoururent visuellement le corps devant lui. Portant une robe rose avec une ceinture en tissu décoratif noir, Judith avait laissé ses cheveux retomber sur ses épaules avec souplesse. Une mèche lui encadrait le visage. De petits escarpins noirs à talonnettes courtes égalisaient sa taille et celle de son petit ami. Finement maquillée avec des touches rosées sur les yeux et un rouge à lèvre discret, elle était dans un ton naturel. Un bracelet argenté sillonnait son poignet et l'éclat argenté rappelait le pendentif qui scintillait autour de son cou. Un sac noir aux fermetures roses et argentées pendait à son épaule.

Elle ne fit aucun commentaire au sujet de l'observation de Harry sur sa personne car elle était elle-même trop occupée par son petit-ami qu'elle voyait pour la première fois ainsi. En effet, pour l'occasion, des chaussures noires très élégantes avaient remplacés les baskets du jeune homme. Après avoir fait les magasins avec les deux maraudeurs, Harry avait trouvé son costume un pantalon noir et un veston de la même couleur sur une chemise verte qui faisait ressortir ses yeux émeraudes. Son regard n'était plus caché par ses grosses lunettes rondes, il les avait changés par une paire plus fine et moins enfantine. Toutefois, il restait quelque chose d'inchangé chez Harry : ses cheveux éternellement en bataille. En effet, il n'avait même pas tenté de se coiffer, sachant la cause perdue.

-Vous êtes les prochains sur la liste ? coupa Sirius, les interrompant dans leur admiration.

-Les prochains ? répéta Harry, espérant n'avoir pas compris.

-Les prochains à se marier. Après Remus et Tonks, c'est qui ? Vous ? Ron et Hermione ? ironisa-t-il, amusé devant la rougeur qui s'étalait sur les joues de son filleul.

-Siri, arrête de les mettre mal à l'aise.

L'intervention de James sauva la mise aux deux amoureux. Les maraudeurs étaient vêtus tous deux d'un costume bleu marin et d'une chemise blanche. Il semblait à Harry que même la chevelure indisciplinée de son père était en bataille avec classe. Leur peau bronzé par leur paresse au soleil, sur les plages de Nouvelle-Zélande, sur les terrasses en haut de piste de ski depuis leur retour à Noël et pour finir leur temps passé sur les chaises longues du manoir à l'arrivée du printemps... James et Sirius semblaient être guéris des blessures du passé. Rien ne pouvait indiquer que Sirius était un ancien détenu. Les vacances leur réussissaient bien tout comme la nouvelle vie scolaire de Harry.

-Où est Remus ? demanda Harry.

-Il va arriver. Il finissait de se préparer, indiqua James.

-Il ne flippait pas au moins ? s'enquit le jeune homme après quelques minutes d'attente.

-On stresse toujours un peu avant son mariage.

-Tu stressais, toi ? s'étonna Sirius.

-James savait qu'il épouserait Lily depuis le premier jour où il l'a vu, coupa Remus vêtu d'un costume noir assorti d'une chemise blanche et d'une fleure violette. Mais même si je stresse, je ne vais pas prendre la fuite ou je ne sais quoi, ajouta-t-il en direction de Harry.

-On y va ? demanda James. On est tous prêt ?

-Tous prêts, affirma Harry.

Dans un clignement de paupières, ils disparurent tous les cinq du vestibule pour se retrouver sur le parvis d'une petite église. Judith regarda autour d'elle avec étonnement malgré le fait qu'elle commençait à s'habituer peu à peu à la magie. Elle resserra la main autour de celle de Harry, appréciant peu le changement de paysage si rapide. Les dominant, une église romane dotée d'un clocher à la croisée entre la nef et le transept était porte ouverte, invitant à entrer. Des bouquets blancs mêlées de violets se trouvaient de chaque côté de l'entrée. Plusieurs personnes étaient déjà présentes sur le parvis, attendant le moment propice pour entrer. Derrière eux, une plage de galet les séparaient de l'Atlantique. Une brise maritime et printanière soufflait dans l'air. Transcendant de calme, l'église se trouvait au beau milieu de la nature.

-On va retrouver Ron et Hermione, les avertit Harry.

Ils partirent main dans la main un peu plus loin, laissant les trois maraudeurs seuls devant l'entrée. Peu à peu, les invités commencèrent à arriver et à entrer dans la petite église. Tandis que l'édifice se remplissait, le stress commençait à s'emparer de Remus qui souriait de manière crispée aux personnes qui passaient devant eux pour entrer. Par chance, les deux témoins surent jouer leur rôle à la perfection. Puis, plus personne ne fut sur le parvis. L'église fut remplie et chacun prit place là où il devait être. Un silence, stressant pour certains, se fit, attendant l'arrivée de la future épouse.

James, tu peux enclencher la musique, la mariée est prête à entrer.

James échangea un regard discret avec Sirius avant de démarrer le son mélodieux d'un piano. Les têtes se tournèrent dans un même mouvement alors que la porte s'ouvrait sur la note désirée. Le félin amené sur le parvis de l'église par Glorfi se faufila sous les bancs pour se retrouver au premier rang et sauter sur les genoux de son jeune maître. Personne ne le remarqua, tous trop occupés à suivre du regard l'avancée de Tonks. Vêtue d'une robe gonflée par du tulle et constituée d'un petit bustier aux fines bretelles, des touches de violet pastel coloraient la robe blanche à travers des plaques de tissus en dentelle. Un léger renflement au niveau de son ventre rappelait ses quelques mois de grossesse. En arrivant devant l'autel, elle confia son bouquet clair à Hermione. La cérémonie ne s'attarda pas. Après le passage des alliances aux doigts des conjoints, ils se prirent la main et le prêtre les lia magiquement. Sortant en dernier de l'église, des pétales de roses leur furent jetées.

-Tu remercieras Glorfi et Dobby pour tout ce qu'ils ont fait, demanda Tonks à l'attention de James lorsqu'ils eurent contourné l'église pour prendre l'apéro.

-C'était un plaisir pour eux, la rassura James.

-Ca, c'est toi qui le dit, nargua-t-elle.

-Glorfi adore organise les grandes fêtes et faire à manger pour beaucoup de monde. Et je leur ai proposé mon aide, plus d'une fois. Ils l'ont refusé.

Ils furent coupés dans leur conversation par l'arrivée de Molly et Arthur qui vinrent féliciter les mariés avant d'être suivi par les autres invités. Vêtus de leurs petits costumes, Glorfi et Dobby vérifiaient que les plats ne diminuaient pas et passaient entre les convives pour proposer une flûte pétillante. Les deux maraudeurs observèrent leur meilleur ami en souriant, main dans la main avec sa femme.

-Notre petit Remus marié et bientôt papa, soupira Sirius. Le temps passe si vite.

-Je suis sûr que tu as dit la même chose il y a dix-sept ans quand je me suis marié, rétorqua James, amusé. Il ne reste plus que toi.

-Moi ? Aucune femme ne me passera la corde au cou ! Ne te plains pas, tant que je serais célibataire, on formera notre drôle de couple.

-En parlant de notre drôle de couple, il faut qu'on réfléchisse à l'endroit où l'on part en septembre prochain, ou si on part en vacances avec Harry cet été, expliqua James en grimaçant faussement sur le mot « couple ».

-Tu crois vraiment que Ryry voudra quitter le manoir ? S'il te plaît, Jamie, regarde-le. Il n'a pas lâché la main de Judith depuis qu'elle est arrivée au manoir tout à l'heure.

-Ce n'est pas parce qu'on part en vacances qu'il ne pourrait pas la voir. Elle peut venir avec nous.

-Si elle ne vient pas, Harry ne viendra pas.

Leurs regards se dirigèrent vers les jeunes adultes. Harry rigolait avec ses camarades et sa petite amie qui s'acclimatait au monde magique avec l'aide d'Hermione qui lui offrait une transition entre le monde magique et et celui des moldus. Judith s'entendait très bien avec Ginny malgré les anciens sentiments que cette dernière avait ressentis pour Harry, et Luna l'a touchait par sa simplicité et sa grandeur intérieure. Harry, Ron, Neville et Seamus, cavalier de Ginny, discutaient de Quidditch, du match que Harry et Ron avaient été voir le premier jour des vacances de printemps avec les deux maraudeurs.

Plusieurs professeurs de Poudlard étaient présents. La directrice figurait parmi les invités et même Rogue avait accepté l'invitation. De nombreuses personnes avaient été invitées pour l'apéro mais le souper dans le jardin du manoir serait plus intime.

-Le travail ne te manque pas trop ?

-Pas du tout, avoua James avec un grand sourire en se tournant vers Kingsley. Je n'aurais pas pu continuer le travail que faisait Tellerino. Faire ce qu'il faisait, ce qu'il était tout en était moi-même aurait été trop étrange.

-Mais un Potter au département des aurors, ça manque.

-Fais attention à ce que tu lui dis, sa tête va enfler, ricana Sirius.

-J'ai battu Voldemort, j'ai le droit d'avoir la tête qui enfle, non ?

-T'aurais le droit mais tu n'utilises pas ta nouvelle notoriété dans un quelconque travail, c'est dommage. Rien que ton nom intimiderait.

-Mais j'ai aidé des gens quand on était en Nouvelle-Zélande.

-Vraiment ? s'étonna Kingsley.

-Ouais, sérieusement, répliqua James, faussement vexé devant son doute.

-On a fait du bénévolat dans un centre pour orphelins.

-Pour de vrai ?

-Pourquoi on dirait ça si ce n'était pas vrai ? fit remarquer James.

-Je l'ignore. Mais pourquoi ne pas le faire ici, en Angleterre ?

-On a eu cette idée de bénévolat quand on était en Nouvelle-Zélande. On voulait faire quelque chose de différent pendant le mois de décembre. On a voyagé, de septembre à novembre.

-Des paysages magnifiques et la plage au mois de novembre, ajouta Sirius.

-Bref, je disais que pour le mois de décembre, on a voulu faire du bénévolat dans l'esprit de Noël. Et avant de rentrer en Angleterre, on leur a offert des jouets, ils étaient tous fou de joie.

-Il y avait un petit garçon, un petit blondinet, il était trop marrant.

-Oui, ils ont vraiment l'air de parents gâteux, coupa Remus. C'est ce qu'on s'est dit avec Harry quand ils nous parlaient de ces gosses.

-Je vois ça. Tonks m'a dit qu'après Noël vous étiez parti skier, non ?

-Ouais. Pour le Nouvel An, on a loué un chalet où les jeunes ont pu faire la fête toute la nuit, précisa James en désignant d'un geste de la tête le groupe d'étudiants. Mais quand Harry est retourné à Poudlard, on a fait quelques aller-retour dans les Alpes pour aller skier….

-D'où la marque de bronzage autour des yeux, se moqua Remus. Après la plage en Nouvelle-Zélande en hiver, les terrasses en haut des pistes de ski. Ils ont la belle vie.

-J'ai travaillé deux week-end entre février et mars.

-Travaillé ?

-J'ai donné des séminaires de cours sur l'ancienne magie et sur la magie sans baguette à Poudlard, rétorqua James.

-On peut y assiste même si on ne fait pas partie du corps professoral ?

-Faudrait voir avec Minerva, répondit Remus. Il revient d'ici fin mai à Poudlard.

-Je vais regarder d'ici là avec Minerva pour venir m'y incruster.

-Regarder quoi avec moi ? interrompit la voix de la directrice.

-Venir écouter James à Poudlard.

-Tu es le bienvenu, Kingsley. Le chef des aurors est bien évidemment autorisé à venir écouter…

-Son ancien élève, ironisa l'auror.

-…le sorcier le plus puissant et le plus cultivé sur bien des points dont la plupart des gens n'ont aucune notion.

-La tête, elle enfle, grimaça Sirius comme s'il craignait ce qui pouvait arriver.

-La tête de Potter peut-elle vraiment encore plus enfler que ce qu'elle n'est déjà ? susurra moqueusement Rogue.

-Elle a bien réussi à enfler depuis l'école, alors qui sait ? C'est possible, rétorqua Sirius.

-Je crois que je n'arriverais jamais à me faire à l'idée que vous deux, vous êtes devenus amis, avoua Minerva en fixant Sirius et Rogue.

-On se supporte, c'est différent ! s'écria Sirius.

-On se comporte comme des personnes civilisées, c'est tout, se vexa le Serpentard.

-Je crois qu'eux-mêmes n'arriveront jamais à se faire à l'idée d'être devenu amis, ironisa Remus.

Sirius jeta un regard noir à son meilleur ami mais ne répondit rien malgré le fait que le lycanthrope avait légèrement raison. Mais pour rien au monde il ne l'avouerait. Personne n'osa en rajouter sur l'amitié plus que surprenante qui s'était créée entre les maraudeurs et le Serpentard.

Aucun indice ne pouvait rappeler que moins d'une année auparavant, une guerre faisait rage en terre britannique. Les maraudeurs s'étaient retrouvés et étaient même parvenu à se lier d'amitié avec leur ancien camarade honni. Les choses avaient évolué rapidement dans une direction nouvelle et lumineuse. La tâche de futur parrain permettait à Sirius de se rattraper là où il n'avait pu être durant plusieurs années pour Harry tandis que James allait pouvoir passer du temps avec son fils. Le père et le fils ne semblaient s'être jamais quittés. Dans leur cœur, toutes ces années de séparation n'existaient plus.

La nuit était tombée depuis longtemps, à présent. Les jeunes mariés et leurs invités avaient quitté le bord de la mer pour un cadre plus intime dans le jardin du Manoir Potter, décoré par les deux elfes de maisons. Seuls les amis proches et la famille étaient présents. Peu après le dessert, les trois maraudeurs semblaient s'être évaporés mais personne ne remarqua leur absence.

-Te voilà marié, Rem', commenta James. Qu'est-ce que ça te fait ?

-Je dois avouer que pour l'instant je ne me sens pas différent. C'était étrange d'avoir une journée spécialement pour nous deux, que tout le monde soit là pour nous. Mais entre Tonks et moi, ça ne change rien. On vivait déjà ensemble avant. Les choses sont « juste » officielles.

-C'est quand le bébé sera né qu'il y aura un vraiment changement, ricana Sirius.

-Oh oui, soupira James, répondant à la place de Remus.

-Merci. Ça me rassure. L'idée d'être père me stresse déjà assez.

-Non mais, coupa rapidement James, devenir père chamboule plus que de se marier d'autant plus lorsque le mariage officialise mais n'apporte pas de réels changements. Un bébé, c'est un engagement qui terrifie bien plus mais qui est également plus beau. L'émotion est juste immense quand tu as cette petite chose dans tes bras, la confiance revient.

-Petite chose ? répéta Sirius.

-Le bébé.

-Que l'enfant soit petit ou grand, un gros câlin avec son papa et ça rassure, ajouta-t-il avec un petit sourire en coin.

-Dans tous les cas, je me fiche que vous décidiez de repartir voyager, je vous veux ici pour m'aider. Vous êtes ses parrains et moi je n'arriverais jamais…

-Oh arrête Mumus, tu t'en sortiras très bien sans nous. Nous, on interviendra lorsqu'il aura des questions ou des problèmes qu'il ne peut partager avec son père. Genre, quelle est la meilleure bêtise à faire à l'école ? ironisa Sirius.

-Je crois que je vais choisir James, grogna le loup-garou.

-Comment ça « choisir » ? répéta ce dernier. Je ne suis pas le futur parrain officiel.

-Je m'étais dit que je vous laisserai choisir qui signe sur les papiers.

-Sirius a déjà signé une fois.

-Ça va, je te laisse signer. Je resterai le parrain le plus cool et le moins sérieux de toute façon.

-Vous êtes puérils, marmonna Remus. Vous serez tous les deux son parrain même s'il n'y a qu'un seul d'entre vous qui signe les papiers officiels. Mais je suis sûr qu'il sera heureux d'apprendre quand il sera grand à quel point ses parrains se sont battus pour être le parrain officiel.

-De toute façon, même si on sera des parrains super cool, il aura un super grand « frère », concéda Sirius.

-Un grand frère ? répéta le futur papa. J'ai un fils caché ?

-Harry sera un peu comme un grand frère pour lui non ?

-Je serai le grand frère de qui ? coupa la voix de Harry qui s'approchait d'eux par un sentier fait de gravillons.

-Sirius pense que tu seras comme un grand frère pour le fils…

-Ou la fille, rappela Sirius.

-De Remus, expliqua James.

-Je suis rassuré. J'ai cru que j'allais avoir un petit frère ou une petite sœur, grimaça l'adolescent.

-Tu n'aimerais pas ? s'étonna faussement son père.

-Ça serait étrange d'apprendre ça alors que je ne connaîtrais pas sa future mère.

-Ça te dérangerait vraiment d'avoir un petit frère ou une petite sœur ?

-Tu es avec quelqu'un ?

-Tu ne réponds pas à ma question… et non je ne suis avec personne.

-On va juste adopter un enfant, ajouta Sirius, amusé.

-Ça serait étrange de te voir avec quelqu'un mais je l'accepterais, expliqua-t-il après avoir tiré puérilement la langue à son parrain. Pourquoi tu ricanes ?

-Tu n'as pas dit que ça serait étrange de voir ton père avec une autre femme, sous entendu une autre femme que ta mère mais tu as dit que ça serait étrange de le voir avec quelqu'un. C'est l'idée qu'il soit avec quelqu'un qui ressort…

-Ce n'est pas ce que je voulais dire, tenta Harry.

-Merci, fit James.

-J'adore, ricana Sirius.

-Mais c'est vrai que ça serait étrange tout simplement parce que… parce que… je sais pas…

-Parce qu'à part Lily, tu n'as pas eu de relations sérieuses avec quelqu'un, expliqua Remus.

-Oui mais qui sait... Peut-être que dans dix ans, je serais capable de m'engager, je ferais mon deuil. Et si ce n'est pas le cas, je finirais avec Sirius. Ce n'est pas comme si il est possible que toi, tu puisses avoir une relation sérieuse.

-Hey ! Je ne veux pas être le plan de secours. Peut-être que je vais trouver la perle rare. Les asiatiques, elles sont mignonnes, non ?

-Je n'irai pas en Asie avec toi. Tu serais intenable sinon. Je le sens !

-Je sais me tenir. Hey !

-Je vais aller retrouver ma femme, décréta Remus. C'est bizarre de dire ça.

-Et étrange de te l'entendre dire, ricana Sirius. Bon, je vais voir si Glorfi a des restes de mousse au chocolat.

-Vous repartez à la fin des vacances ?

-Je l'ignore. On a encore rien décidé. Mais je pense que oui. Jusqu'en juin. Ça nous fait du bien d'être hors de tout ça. J'ai besoin de prendre du recul sur ce que j'ai accompli. Je ne réalise pas encore que ça fait sept mois que Voldemort et Dumbledore sont morts. Il y a des moments où je ne peux m'empêcher d'être inquiet pour toi, de me demander si j'ai bel et bien réussi à mettre un terme à tout cela et par conséquent à te protéger. Je n'aurais pas pu rester ici et voir les efforts que déploient les membres du ministère, les aurors pour réorganiser le monde magique…

-Vous êtes des cas à part avec Sirius.

-Ouais. Je ne dis pas que les choses sont plus faciles pour toi ou même pour Remus. Mais vous savez pourquoi vous êtes là. Remus a Tonks et le futur bébé, toi, tu as tes cours, tes amis. Nous, rien ne nous retient, à part vous, bien sûr. Le monde magique n'inspire plus Sirius qui a vu à quel point les hommes peuvent agir avec injustice et moi, j'ai fait ce que le destin attendait de moi et je ne veux pas être regardé comme une bête de foire, comme un super héros.

-Mais c'est ce que tu es. Tu as sauvé le monde, papa.

-Non. J'ai bel et bien plus de pouvoir que la majorité des sorciers… Mais je suis comme tout le monde. J'ai des émotions, mon caractère. Je suis un être humain. J'ai mes doutes et mes peines. Je ne peux vivre et me retrouver avec moi-même en sentant les regards braqués sur moi comme si j'étais un spécimen. Et mes immenses pouvoirs me permettent d'être auprès de mon fils dès que je le veux et c'est la seule chose qui compte.

-Il n'y a que moi ? s'étonna Harry avec fierté.

-Surtout toi. Tu es ce que j'ai de plus précieux, Harry. En plus d'être mon fils et d'être le digne fils de Lily, tu as beaucoup de cœur. Tu as su me pardonner de t'avoir abandonné même si c'était au profit du sauvetage du monde, ajouta James en voyant son fils ouvrir la bouche, tu es généreux et juste.

-Je n'avais aucune raison de t'en vouloir réellement étant donné que j'avais espéré quelque chose comme ça depuis très longtemps. Et ce n'est pas moi qui ai changé le monde.

-Et ce n'est pas moi non plus.

-C'est grâce à qui si les conflits à Poudlard entre les maisons n'existent plus ? J'ai même réussi à avoir des conversations civilisées avec Drago Malefoy, cette année. Personne n'aurait cru cela possible si toi et Rogue n'étiez pas devenus amis. Les gens ont le regard braqué sur toi, quoique tu fasses, papa, ils te suivront.

-Mais ce n'est pas moi qui les change, Harry. C'est eux qui décident de se changer eux-mêmes. Quelle que soit la raison pour laquelle ils ont fait ce choix, c'est eux qui ont choisi de changer.

-Tu sais quoi ? Je me fiche de ce que les autres font et pensent. Je sais juste que tu es mon héros, à moi. Tu as sauvé mon école, ma vie… Tu es mon papa, mon héros, chuchota Harry avec un sourire d'enfant.

James lui rendit son sourire et passa son bras autour des épaules de son fils.

-Je t'aime, mon fils.


Après presque deux ans de publication, voilà la fin! Un grand MERCI pour l'avoir lu et pour l'avoir commenté. Merci à Miidona pour avoir lu chaque chapitre avant sa publication!

Je me laisse ouvert une possibilité d'ajouter des chapitres bonus à la fic. Des chapitres qui pourraient se passer lorsque James ou Harry (ou quelqu'un d'autre suivant mon envie!) était enfant, un chapitre qui se passe 10 ans plus tard... Si vous avez des idées, des envies... c'est avec plaisir que j'en prends notes!

Flo!