Coucou ! J'espère que vous allez bien, que vous soyez en vacances ou au travail !
Je suis désolée pour ce retard, mais j'ai eu du mal à écrire ce chapitre ! Je n'avais que 700 mots le week end dernier, le reste date d'aujourd'hui ! :) J'avais un blocage.
Mais le voilà !
D'ailleurs, on approche les 1000 vues sur cette histoire ! C'est un truc de dingue ! Merci !
Place aux reviews !
Réponse à Wonderinn
Merci ça me fait super plaisir !
J'avoue que comme elle n'a jamais interagis avec Ryuga, j'imagine plutôt Madoka sur ses gardes. Peut-être que j'en ai trop fait mais c'était surtout pour montrer sa surprise quant à le voir vivant et présent dans son atelier comme si rien ne s'était passé x)
Mais si le prénom Kyoya avait une signification, je suis sûre que ce serait énervement ^^ Il est toujours sur les nerfs.
Réponse à Komachu
Honnêtement, je pense que si Ryuto est un peu plus effacé que son frère ou que Kyoya, il n'est pas en reste non plus x) Mais oui on se dit tout de suite « le pauvre » x) En même temps avec Kyoya et Ryuga on ne peut que se dire ça !
Merci ! Ça me touche beaucoup:)
Merci pour vos commentaires ! Vraiment ils me font trop plaisir et ils sont vraiment motivants ! :) J'étais encore plus dégoûtée de ne pas réussir à avancer rien que pour répondre à vos reviews x)
Chapitre 9 : Une marque envahissante
Ryuga, Ryuto et Kyoya étaient à présent au nord de l'Afrique, à une trentaine de kilomètres de la Montagne de Brume, comme la carte que Ryuto tenait entre les mains l'indiquait. Il leur faudrait donc plus de cinq heures de marche pour arriver à destination, à condition de ne faire aucune mauvaise rencontre. Ils avaient déjà marché une bonne heure afin de quitter l'aéroport, puis la petite ville dans laquelle ils avaient atterri. La journée était déjà bien entamée, il fallait arriver à la Montagne de Brume avant la nuit.
Ce ne fut qu'à ce moment là, lorsqu'ils ne détectaient plus d'activité humaine, que Ryuga retira la casquette qu'il avait porté durant la première partie de leur périple. Étant donné qu'il ne voulait pas se faire remarquer, l'Empereur Dragon avait décidé de changer quelques détails concernant son apparence. Il avait donc retiré son diadème et sa manchettes en forme de dragon, tous deux dorés, ainsi que sa veste blanche. Il avait mis ses affaires dans son sac de voyage pour ensuite enfiler une veste en cuir noire et une casquette pour cacher ses cheveux blancs et rouges.
Ryuga aurait préféré voyager avec L-Drago, comme il en avait l'habitude. Mais finalement, il avait apprécié prendre l'avion. Déjà, pour ne pas gaspiller son énergie, ni celle de sa toupie. Mais aussi parce que voir Kyoya dormir tout le long du trajet avait été une source de distraction. Il s'en serait bien moqué d'ailleurs, mais Ryuto lui avait conseillé de ne pas le faire.
Effectivement, une fois que Kyoya était rentré chez lui prendre une douche et faire son sac rapidement, il avait vérifié l'état de Léone avant de rejoindre les deux frères à l'aéroport. Ils avaient pris un vol pour une ville du Nord de l'Afrique. Ryuga était très différent sans son attirail d'Empereur Dragon. Il ressemblait à n'importe qui vêtu ainsi. Kyoya était venu avec ses vêtements habituels. Mais les deux frères manipulant les toupies dragons avaient remarqué les cernes sous ses yeux. Le trio avait pris des billets avant de s'installer dans l'appareil. Tous les trois s'étaient retrouvés à côté et Ryuto s'était placé sur le siège à côté du couloir, ne souhaitant pas se trouver entre les deux bladers légendaires s'ils se disputaient. Alors Kyoya avait choisi de se mettre du côté de la fenêtre. Si le propriétaire de Léone était parti pour regarder le paysage tout le long du voyage, ses yeux avaient commencé à se fermer pour se rouvrir immédiatement. Il sentait sa tête basculer en avant, l'espace de quelques secondes. Puis il la redressait, ouvrant davantage les yeux. Mais au bout d'à peine une heure, Kyoya avait finit par fermer les yeux. Ryuga, assis juste à côté de lui, avait esquissé un petit sourire en le voyant s'endormir ainsi. Il paraissait bien paisible ainsi et plus détendu que d'habitude. Il avait lui-même pris la couverture mise a disposition par le personnel lors des longs voyages en avion pour la poser sur le corps du blader légendaire du printemps. Au bout de quelques heures, ce fut au tour de Ryuto de se recroqueviller dans son siège pour s'endormir.
C'était la première fois que Ryuga et Ryuto entamaient ensemble un périple. L'aîné n'était pas particulièrement emballé à l'idée de laisser son frère mettre les pieds dans une affaire liée à la Nébuleuse Noire. Mais il ne pouvait plus le tenir à l'écart comme il l'avait toujours fait. Son cadet avait grandi, mais il ne pouvait s'empêcher de le protéger.
Ce fut sur cette pensée que Ryuga ferma les yeux, au bout de quelques heures de voyages.
Après plusieurs heures de vol et une escale, tous étaient bien réveillés et faisaient face à ces terres désertes. Kyoya regardait l'étendue sauvage qui se dressait devant lui. Il y avait d'abord des pleines arides, un désert de terre craquelée, signe qu'il n'avait pas plu depuis des jours, peut-être des semaines. Plus loin se tenait une forêt verdoyante, certainement un lieu où habitaient des créatures tout aussi sauvage que l'était le territoire. Deux territoires opposés se superposaient. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu de tels paysages. Ses pupilles brillaient d'envie de s'entraîner ici, de tout découvrir et de dépasser ses limites.
Mais il n'était pas ici pour s'entraîner seul, malheureusement.
Il fallait qu'il aille voir le diseur de bonnes aventures pour lui demander des informations sur la marque présente dans son cou.
En pensant à cette dernière, le corps du blader se tendit. Il serra les poings et fronça les sourcils, prenant son habituel air renfrogné.
Kyoya se décida à ouvrir la marche d'un pas rapide, presque précipité. Il fallait qu'il bouge s'il ne voulait pas se mettre plus en colère qu'il ne l'était.
« Tu devrais t'économiser. »
La voix de Ryuga le fit s'arrêter tout de suite avant qu'il ne se retourne. Il avait presque oublié la présence des deux frères.
« Si t'es pas capable de suivre le rythme c'est pas mon problème.
- Qu'est-ce que t'as dit ? Répondit Ryuga en fronçant les sourcils.
- Parce que t'es sourd en plus ? Renchérit le blader légendaire du printemps.
- Tu comptes passer le voyage à me provoquer ?
- T'avais qu'à pas venir ! »
Et Kyoya fit à nouveau face à l'étendue sauvage devant lui, reprenant sa marche rapide, direction le temple de Dynamis. Ryuga se contint en voyant l'œillade de son cadet, lui signifiant de ne pas faire de vague dés le début du voyage. Kyoya était énervé et discuter avec le blader qui avait survécu à l'attaque de Némésis n'arrangeait rien. Il était en colère d'être ici sans pouvoir s'entraîner, énervé de ne pas pouvoir affronter Gingka, en colère contre la Nébuleuse Noire, la marque qui le brûlait et furieux de devoir entamer un périple avec Ryuto et Ryuga, surtout avec ce dernier contre qui il avait perdu trois duels avant de perdre connaissance.
Mais ce qui l'énervait le plus, c'était de se sentir soulagé de leur compagnie. Les deux frères étaient très entraînés à survivre et avaient beaucoup voyagé seuls sur des terres comme celle-ci. Kyoya savait qu'ils ne seraient pas des poids comme Yuki ou encore Madoka qui demandaient souvent à faire des pauses ou à se plaindre qu'ils étaient fatigués. Pourquoi étaient-ils partis en quête des bladers légendaires si c'était pour se plaindre d'un voyage si long ? Ryuto et Ryuga n'étaient pas comme ça, bien au contraire. Ils étaient plutôt du genre à avancer et tous les deux étaient capables de traverser des terres hostiles, c'était leur quotidien. En fait, les mots de Ryuga sonnaient plus comme un avertissement à son égard et non comme une demande de sa part.
Pfff… Comme s'il n'en était pas capable lui non plus.
Mais il se sentait surtout soulagé par la présence de l'aîné des deux frères manipulant les toupies dragons. Kyoya ne pouvait nier l'incroyable puissance de Ryuga, même si l'admettre ne lui plaisait pas, bien au contraire. Alors s'il venait à perdre le contrôle comme lors de leur de leur dernier combat, Ryuga serait capable de l'arrêter. Et Kyoya était énervé de pouvoir compter sur quelqu'un d'autre. Ça ne lui était pas arrivé depuis les chasseurs de têtes, même si la situation était différente. Il n'y avait que le blader du triangle d'été pour le faire se sentir si impuissant et ça l'enrageait, rage qu'il essayait de contenir alors qu'elle dansait dans ses pupilles bleues en des tâches plus foncées.
Il se sentait redevable.
« Ça craint… » Murmura le blader aux cheveux verts alors qu'il continuait de marcher devant le duo aux cheveux blancs.
Une heure passa ainsi. La chaleur était étouffante et pourtant, les trois bladers marchaient silencieusement, seul le bruit de leurs pas raisonnait dans l'étendue sèche et sauvage. Ryuto avait plongé son nez dans sa carte, vérifiant à chaque instant qu'ils marchaient dans la bonne direction. Ryuga avançait nonchalamment, regardant autour de lui et Kyoya marchait toujours en tête, se focalisant sur ce qui se trouvait devant lui.
Ils arrivèrent devant un pont suspendu par des lianes dans le vide. Il semblait fragile. Au moindre faux pas, ils se retrouveraient au fond du trou. Ryuga ne prit pas la peine de traverser le pont, se contentant d'effectuer un saut phénoménale qui lui permit de se retrouver de l'autre côté, sur une autre parcelle de terre sèche. Si Ryuto regardait son frère avec des étoiles dans les yeux, admiratif, Kyoya se sentit particulièrement humilié. Il avait l'impression qu'il passait son temps à le provoquer et à le faire se sentir faible. Il serra les poings avant de s'avancer sur le pont d'un pas précipité sur les planches de bois qui craquaient à chacun de ses pas. Même lui n'était pas capable de sauter aussi loin et s'il voulait sauter depuis le pont pour gagner la terre ferme, il risquerait de faire tomber la passerelle, et lui avec. Il marcha jusqu'à rejoindre l'Empereur Dragon, bien qu'il restait éloigné de lui de quelques pas et posa une main sur son cou, là où une sensation de brûlure le dérangeait, bien qu'elle ne soit pas suffisamment forte pour lui causer une vraie douleur. Ryuto les rejoignit ensuite, plus prudemment. Sa conscience de chasseur de trésors lui faisait faire attention à chacun de ses gestes, ne voulant déclencher aucun piège.
Kyoya reprit la route une fois que Ryuto leur donna la direction à suivre, les deux frères avançant désormais au même rythme que lui. Il leur restait moins d'une heure de marche avant d'arriver dans la forêt, là où ils seraient à couvert et mieux protégés de la chaleur, bien qu'aucun des trois bladers ne se soit plaint de la température extérieure.
Ryuga demandait régulièrement à son cadet s'il avait besoin d'une pause, s'il voulait boire ou manger quelque chose et même si Ryuto répondait par la négative, le blader légendaire appuyait son regard sur son frère, comme s'il cherchait à vérifier qu'il était en pleine possession de ses moyens. Kyoya ne connaissait pas cette facette de Ryuga. A vrai dire, il ne le connaissait que lors des combat où il était impitoyable avec ses adversaires. Il était aussi particulièrement caractériel et un brin susceptible. En faisant le rapprochement, ça contrastait avec la douceur dont il faisait preuve avec Ryuto. L'aîné semblait être protecteur, peut-être trop, envers le plus jeune. Il était attaché à quelqu'un. Il ne fallait pas être particulièrement observateur pour voir à quel point Ryuga aimait son petit frère. Son mauvais caractère ressemblait davantage à celui du blader légendaire du triangle du printemps. Ils se ressemblaient un peu. Encore quelque chose qui risquait d'énerver Kyoya.
Alors qu'ils se rapprochaient de la forêt, la douleur dans le cou de Kyoya s'accentua et s'étendit au côté gauche de son cou. Kyoya exerça une pression des doigts sur la douleur, espérant la faire disparaître, mais il les retira, comme brûlés au contact de la peau de son cou. Sa peau était trop chaude pour que ce soit normal.
« Kyoya. »
Le dénommé tourna son regard vers Ryuto, ignorant la douleur qui était exercée sur son cou.
« Qu'est-ce-que t'as ? Demanda le blader d'un ton froid.
- La marque dans ton cou me semble plus rouge que tout à l'heure.
- Hum ?
- Tu n'as pas mal ? Demanda le propriétaire de la toupie du dragon de la foudre.
- Non. A qui tu crois parler ?
- Calme toi. T'as pas besoin d'être sur les nerfs sans arrêt. »
Kyoya ne répondit pas. Il se contenta d'avancer, sans poser une main à l'endroit où la brûlure se faisait plus forte. Il s'assura de marcher suffisamment devant les deux autres avant que ses traits ne se crispent davantage. Il serra les poings alors que la douleur se propagea dans tout son corps lentement, comme si elle désirait le torturer avant d'atteindre le summum. Mais Kyoya refusait de s'arrêter. Ce serait donner de l'importance à l'emprunte laissée par Doji et Ziggourat.
En pensant aux deux scientifiques qui en voulaient au monde du beyblade, Kyoya serra les poings et s'énerva plus encore. Il n'avait toujours pas digéré le fait de s'être fait ainsi piéger. Ça ne lui ressemblait pas. Il n'était pas du genre à tomber dans un piège. Il était plutôt le genre de personne à guetter tout ce qui l'entourait. Mais il n'avait pas vu le coup venir. Et le voilà contraint de chercher un solution à son problème alors qu'il devait s'entraîner pour vaincre Gingka.
La douleur augmenta d'un cran et Kyoya le sentit. Il prit une grande inspiration pour ne laisser sortir aucun son de sa bouche. Il faisait tout pour garder les réactions de son corps sous contrôle alors que le supplice gagnait du terrain. Kyoya ressentait une sensation de brûlure un niveau des bras, du torse, de l'abdomen et des jambes. Mais c'était bien dans le cou que la douleur était la plus forte et plus encore au niveau de sa clavicule. Cette douleur l'oppressait et la chaleur l'étouffait. Très vite, Kyoya sentit qu'il transpirait alors que ses jambes tremblaient. Mais il s'efforça d'avancer. Il ne pouvait se permettre de se montrer faible. Il devait continuer à avancer.
Alors que la forêt n'était plus qu'à quelques mètres, Kyoya ressentit un fatigue soudaine, mais écrasante, comme si ses forces l'abandonnaient. Sa vision était trouble, sa tête lui faisait mal et ses membres tremblaient. Ses jambes finirent par lâcher et Kyoya mit les mains en avant pour se réceptionner au sol alors que son corps le rejoignait.
Mais aucune de ses paumes ne toucha le sol. Il ressentait toujours cette brûlure dans son corps, mais il ressentit une pression, une forme d'étreinte autour de sa taille. Son regard flou parvint à distinguer la manchette dorée de Ryuga. En la voyant, Kyoya eut envie de se redresser immédiatement plutôt que de rester aussi proche de lui. Il n'aimait pas qu'on l'approche, encore moins qu'on le touche et le fait que ce soit Ryuga le gêna davantage. Kyoya essaya de se tenir droit à l'aide de ses jambes, mais il avait du mal. Il avait l'impression que son corps était vidé de toute son énergie et il n'en comprenait pas la raison. Il avait fait des voyages bien plus éreintants. Pourtant, il ne s'était jamais autant senti aussi fatigué.
Mais sa fierté refusait d'admettre son état. Alors tant bien que mal, il se redressa sur ses jambes. Il avait l'impression que son corps pesait des tonnes. Le bras de Ryuga le soutenait par la taille, le gardant proche de lui.
« Lâche… Moi... » Lâcha Kyoya, bien plus faiblement qu'il ne l'aurait voulu.
Il essaya de se défaire de l'emprise du blader, sans succès. Il n'était pas en état de bouger correctement. Chaque mouvement était inconfortable pour lui.
« On va faire une pause. Dit calmement Ryuga.
- Non... Je peux très bien me déplacer. J'ai pas besoin de toi… Lâche moi maintenant…
- Si tu insistes. »
Ryuga lâcha Kyoya, mais il ne fit pas un pas pour s'éloigner plus du blader aux cheveux verts. Kyoya voulut avancer. Mais à peine eut-il fait un pas qu'il s'effondra, retenu une nouvelle fois par Ryuga qui soupira. D'une main, il supportait Kyoya pour ne pas qu'il tombe et de l'autre, il lui retira son sac pour le donner à son frère avant de placer ses doigts sous le menton du blader qu'il retenait pour qu'il le regarde. Son regard doré était bien plus dur, contrastant avec le bleu du regard de Kyoya.
« Maintenant tu vas arrêter ton cirque, m'écouter et faire ce que je te dis. J'ai été patient, mais j'en ai assez. Tu n'es plus en état de marcher. Alors on va s'arrêter une fois qu'on sera dans la forêt. Et je ne veux pas t'entendre te plaindre. T'avais qu'à pas t'effondrer si tu ne voulais pas être porté. » Dit l'Empereur Dragon d'une voix ferme.
Kyoya allait répondre, mais Ryuga plaça sa main sur sa bouche pour exercer une légère pression et son regard se fit plus sombre, indiquant au vert que le moment n'était pas à la négociation mais qu'il devait obéir.
« Et je me fiche de ton avis. Je crois que t'as oublié à qui t'avais à faire. »
Ryuga retira sa main des lèvres du blader légendaire du printemps et il le supporta par la taille à l'aide de son bras alors qu'il passait l'un des siens autour de sa nuque. Il s'attendait à ce que le vert riposte, mais il n'en était rien. Pourtant, il était sûr qu'il ne l'avait pas effrayé. Sûrement que Kyoya n'était pas en état de riposter. De toute façon, même avec toutes ses capacités, il n'en était pas capable. Ryuga remarquait même qu'au fil des pas, Kyoya, même supporté par son bras, avait de plus en plus de mal à se déplacer. Il traînait des pieds. Alors le blader aux cheveux blancs le souleva pour le porter.
Il était beau le lion solitaire !
Ryuga fit signe à son frère de passer devant pour qu'il le guide. Il était bien plus familier avec les lieux que lui. Et ses connaissances de chasseur de trésors étaient très utiles lors des longs voyages. Il avait certainement bien plus de connaissances que lui dans la manière de trouver un endroit. Ryuga se contentait d'un endroit où il pouvait dormir et s'il entendait le moindre bruit, il propulsait L-Drago, tout simplement.
Ryuto les mena jusqu'à une carrière entourée de grands arbres verdoyants. Il entendait même le bruit de l'écoulement de l'eau, signe qu'un ruisseau n'était pas loin. Le chasseur de trésors se demandait comment des arbres pouvaient-ils être aussi verts alors qu'ils poussaient si près d'une terre aussi aride et asséchée.
La nature le dépassait.
Le cadet posa son sac et celui de Kyoya sur la terre avant de s'asseoir. Effectivement, c'était un bon endroit. Les arbres les cachaient et filtraient la lumière du soleil, mais les bladers avaient un peu d'espace pour faire un feu sans risquer de provoquer un incendie.
« Bien joué petit frère. »
Ryuto eut une expression a mi-chemin entre le sourire et la moue boudeuse à l'entente du petit nom affectif que lui donna son aîné. Ce dernier s'abaissa pour déposer Kyoya, assis sur le sol et adossé contre un arbre pour ne pas tomber. Sa tête penchait en avant et son corps tremblait encore. Ryuto s'approcha alors du blader, rejoignant son frère qui le fixait. De nouveau, il empoigna son menton, plus doucement que la fois précédente, pour le fixer dans les yeux. Il avait le regard vague, ses paupières papillonnaient et son teint était plus pâle que d'habitude. Sa peau était brûlante.
Mais Ryuto s'attarda sur la marque présente sur sa clavicule. Il avait l'impression qu'elle s'était étendue dans son cou et elle était bien plus rouge. Elle semblait être à l'origine de l'état du blader aux cheveux verts, Ryuto en était persuadé.
« Il ne peut pas voyager dans son état, même si tu le portes. On va rester là pour le moment et voir comment ça évolue. Il faut qu'il se repose.
- Je vais aller guetter les environs.
- D'accord. Si tu peux ramener de l'eau. Elle est certainement plus fraîche que celle que. Je dois avoir un tissu dans mon sac. Si tu l'humidifies on pourra le poser sur son front. Ça ne lui fera pas de mal. Si on passe la nuit ici, tu pourras allumer un feu avec L-Drago ? Les nuits sont froides dans les déserts et avec le coup de chaud qu'il a pris, il va attraper la mort. Expliqua Ryuto calmement.
- Bien sûr. Mais attends, qu'est ce que tu trimballes dans ton sac ?
- Bah un peu de tout : bouteille d'eau, pansements, pastilles pour purifier l'eau non potable, couteau suisse, anti-venin… J'ai aussi des bonbons je crois !
- Anti venin ? Demanda Ryuga, à la fois consterné et amusé.
- On est jamais trop prudent. Je ne suis pas comme toi : je ne peux pas faire fuir n'importe qui avec un simple regard.
- Tu es certainement le plus qualifié de nous tous ici.
- Vous être tous les deux imprévisibles et un poil irresponsable. Faut bien que je sois équipé avec deux calamités comme vous.
- Je devrais être vexé. Mais il est certain que t'es plus sage que moi.
- Évidemment. Acquiesça le cadet.
- Bon j'y vais. S'i soucis tu lances Draconis.
- Oui oui t'inquiète. Je gère la situation. »
Alors que Ryuga partit observer les environs et chercher de l'eau, Ryuto détourna les yeux vers Kyoya. Il s'était assoupi. C'était mieux ainsi. Doucement, il prit le blader par les épaules pour l'allonger à même le sol. Il récupéra la veste que portait Ryuga à l'aéroport pour qu'elle serve d'oreiller au blader.
« Fais moi confiance grand frère. Laisse moi te montrer de quoi je suis capable. »
Voilà ! C'est sur ces paroles de Ryuto que ce chapitre se termine ! Qu'est-ce-que je suis contente de l'écrire ! J'ai adoré écrire les dialogues, même s'il y en a moins que dans les précédents.
J'espère qu'il est à la hauteur de vos attentes et que vous n'êtes pas déçus !
Je vous dis à la prochaine, dimanche normalement !
D'ici là, amusez vous bien !
