Hello !

Eh oui, j'ai été inspirée et les deux reviews que j'ai reçu hier font que je ne peux pas attendre dimanche pour poster ce chapitre plus riche en dialogues !


Mais avant, les reviews !

Réponse à Wonderinn

Très contente que tu ne sois pas morte à cause de ces arrêtes de saumon x)

Ça me fait trop plaisir !

J'ai adoré écrire le passage ou Ryuga recadre Kyoya. J'ai toujours trouvé que Ryuga était un peu infantilisant avec les autres x)

En fait j'ai regardé une vidéo sur le trek il y a quelques jours et j'ai vu ces pastilles qu'on utilise pour retirer les bactéries à l'eau douce alors je me suis dite « Mais c'est génial ! » (même si j'ai pas trop compris comment ça fonctionne) alors voilà x)

Réponse à Komachu

J'ai aussi activé le mode fangirl en l'écrivant je l'avoue x)

C'est trop adorable ! Oui ça arrive mais je veux éviter ^^ Tant que le syndrome de la page blanche n'est pas là c'est l'essentiel :)

J'espère que l'histoire continuera à te plaire !


Merci pour les reviews ! Je les lis et les relis dés que j'ai un coup de mou ou que j'en ai besoin pour écrire !

Maintenant, place au chapitre !


Chapitre 10 : Effets

La nuit était tombée lorsque Kyoya ouvrit les yeux. La chaleur presque étouffante avait été remplacée par un froid sec, faisant frissonner le corps du propriétaire de Léone. Mais le vent frais eut le mérite de le réveiller. Lentement, Kyoya se redressa. Son corps était encore douloureux et engourdi, mais il ne ressentait plus la brûlure qui s'était propagée dans son organisme. Il se leva en guettant les réactions de son corps, ne sachant pas s'il allait pouvoir rester debout très longtemps.

Ses vertiges et son mal de crâne avaient aussi disparu. Il ne se sentait pas au maximum de ses capacités, mais il allait bien mieux. Un fois rassuré de ce constat, le blader légendaire du printemps prit conscience de son environnement. Il se trouvait dans la forêt, Ryuga l'y ayant porté après qu'il se soit effondré. La seule source de lumière venait d'un feu de camp situé à un mètre de lui. Malgré le vent, les flammes ne flanchaient pas, elles continuaient d'illuminer la zone où il était. En face de lui, Kyoya vit la silhouette de Ryuto qui était allongé sur le sol. Il reconnut la veste de Ryuga qui couvrait le haut du corps de son cadet pour ne pas qu'il ait froid. Il avait l'air de dormir profondément, signe qu'il avait rejoint les bras de Morphée il y a un moment déjà.

« Pense à le remercier lorsqu'il sera réveillé. »

Kyoya détacha son regard de Ryuto pour regarder la silhouette qui se tenait à deux ou trois mètres de lui. Ryuga était la, ses yeux d'or et d'ambre fixant les siens bleus. Kyoya ne détourna pas on regard. Hors de question de ressentir un nouveau sentiment de faiblesse. Comment ce type ne pouvait il pas montrer la moindre fatigue ? Jamais il n'avait vu le moindre signe d'épuisement chez lui, même l'ombre d'une faiblesse sur le plan physique.

Et il avait fallu que ce soit devant ce type que Kyoya s'effondre.

Ryuga s'approcha, son regard toujours dans le sien, regard que Kyoya soutenait, bien qu'il trouvait ça difficile. C'était la première fois qu'il ressentait ça en regardant quelqu'un. D'habitude, il n'avait aucun mal à fixer quelqu'un droit dans les yeux. Il y avait quelque chose dans les orbes de l'Empereur Dragon, une lueur qui le gênait. Cette lueur ne durcissait pas son regard, au contraire. Mais Kyoya n'arrivait pas à mettre le doigt sur la signification de cette lumière dans ses yeux.
Ryuga arriva face à lui, laissant un pas de distance entre eux.

"Le remercier ? Répéta Kyoya qui essayait d'ignorer le regard de Ryuga.
- Il s'est occupé de toi. Il a veillé à ce que tu boives, à ce que ta température baisse…
- Je ne vous avais rien demandé...
- Un simple merci sera suffisant. Je ne sais pas dans quel état tu serais s'il n'avait pas été là pour faire descendre ta température.

- Hum…

- Comment tu te sens ? »

Kyoya fut surpris par sa question. C'était bien la première fois qu'il entendait le blader poser une question sur son état de santé à quelqu'un, si on exclut Ryuto.

« Qu'est-ce-que ça peut te faire ? »

Il ne pouvait s'empêcher d'être agressif, sur la défensif lorsqu'il répondait aux autres. Mais Kyoya n'était pas le seul à posséder de la répartie, Ryuga n'était pas en reste à ce niveau.

« Tu n'es pas particulièrement lourd mais j'aimerais éviter à avoir à te porter tout le reste du voyage. »

Cette fois-ci, Kyoya ne trouva rien à redire. L'espace d'une seconde, Ryuga vit une couleur rosée au niveau des joues de Kyoya, ce qui lui fit esquisser un sourire. C'était trop facile de le provoquer, de l'agacer et même de le gêner. Kyoya ne pouvait pas réfréner ses émotions, elles transparaissaient dans son attitude, ses gestes, ses mots et dans son regard : aussi bien la colère et l'agacement qui étaient si facilement discernables chez lui que la gêne qu'il venait de laisser entrevoir à l'instant, ou bien encore la détresse.

Détresse que Ryuga avait parfaitement ressenti lorsque Kyoya s'était accroché à lui alors qu'il le portait dans la forêt. Il avait senti ses mains agripper sa veste, comme s'il avait peur qu'il le laisse tomber et qu'il l'abandonne. C'était un peu idiot lorsqu'il repensait au sermon qu'il lui avait fait juste avant de le porter jusqu'à cet endroit.

Peut-être ne devrait-il pas parler de cette situation à Kyoya. Mieux valait la garder dans un coin de son cerveau, elle servirait pour plus tard, lorsque le lion dira qu'il est un solitaire.

Son côté joueur avait déjà hâte que ce moment arrive. C'était amusant de le voir gêné.

« Je vais bien. »

Ces mots furent prononcés très vite, mais Ryuga les avait bien entendus. Cette fois-ci, il fut surpris que Kyoya réponde. Alors il se concentra à nouveau sur lui : il avait détourné les yeux et ses joues n'étaient plus rougies, mais il était capable de discerner la gêne qu'il ressentait.

« Tu as dormi plusieurs heures. Tu avais de la fièvre et elle n'est descendue que lorsque la nuit a commencé à tomber. Ryuto a veillé sur toi tout ce temps.

- Vraiment ? Demanda Kyoya, cherchant à en savoir plus.

- Le pire, c'était qu'il ne pouvait pas te toucher. Moi non plus d'ailleurs. Il a voulu toucher ton front, mais tu t'es mis à te débattre. C'était une dizaine de minutes après qu'on soit arrivé dans la clairière. Ta fièvre avait encore augmenté. Ryuto pensait que tu t'étais endormi, puis tu t'es mis à gigoter tout seul.

- Je ne l'ai pas frappé au moins ?

- Non. Et il t'a pris Léone pour l'éloigner. Je ne savais pas de quoi tu étais capable dans cet état alors je t'ai maintenu. C'était assez gênant en y repensant. Ajouta l'Empereur Dragon alors qu'il se grattait l'arrière de la tête.

- Tu m'as fait quoi ?

- Fallait bien que tu te tiennes tranquille pour que Ryuto s'occupe de toi. On te parlait mais tu ne réagissais pas aux mots. J'ai pas eu le choix.

- Mais… Mais enfin… Ça va pas ou quoi ? Balbutia Kyoya dont le rouge était à nouveau monté à ses joues.

- Quoi ?

- Rien… J'ai… Il y a eut autre chose ? Demanda Kyoya en changeant de sujet, essayant de se redonner de la contenance.

- Tu t'es mis à hurler lorsque Ryuto a effleuré la marque dans ton cou avec un linge humide. Tu avais l'air de souffrir. Il a essayé de mettre simplement de l'eau mais ça n'a pas marché. Tu étais déchaîné.

- C'est à cause de cette marque... »

Kyoya approcha sa main de sa clavicule et ses doigts frôlaient la marque gravée dans sa chair. Il les retira en sentant la douleur qu'elle procurait. Elle était encore vive et le propriétaire de Léone sentait cette zone de son corps le brûler lorsqu'il entrait en contact avec elle, même si il ne sentait plus la douleur se propager pour le moment. Il fallait qu'il trouve un moyen de calmer ses douleurs et vite. Il ne pouvait rester ainsi.

Le blader du triangle du printemps vit celui de l'été marcher jusqu'au sac de Ryuto. Il fouilla à l'intérieur pour prendre quelque chose qui tenait dans sa main, Kyoya ne parvint pas à voir de quoi il s'agissait. Et il était trop occupé à réfléchir aux effets de cette marque sur son corps. Elle le vidait de son énergie et il avait l'impression qu'elle le brûlait de l'intérieur. Il avait aussi l'impression qu'elle décuplait ses émotions. Pour le moment, il n'arrivait pas à voir un solution.

Il retourna son attention sur Ryuga lorsqu'il le vit revenir vers lui. Il s'approcha jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'espace entre eux. Kyoya voulut reculer, mais l'Empereur Dragon ne le laissa pas faire et il lui attrapa le bras.

« Qu'est-ce que…

- T'inquiète pas. » Le coupa Ryuga.

Le propriétaire du dragon de feu montra à Kyoya ce qu'il avait prit dans le sac de son frère : un pansement. Doucement, Ryuga l'appliqua sur la clavicule du blader du lion qui se laissa faire. De toute façon, il n'avait pas le choix. Il ressentit une douleur au moment de la pression des doigts de Ryuga pour coller le pansement, mais elle s'estompa rapidement.

« C'est mieux comme ça. »

Ryuga alla alors s'installer devant le feu. Assis en tailleur, il regardait les flammes créées par L-Drago s'agiter devant ses yeux. Après un instant à se dire qu'il avait l'impression d'avoir été traité comme un enfant, Kyoya prit place à côté de lui. Il s'allongea sur le dos, les bras croisés au dessus de la tête et une jambe repliée, le genou pointant vers le ciel.

« Comment je me suis calmé ? Commença le blader aux cheveux verts.

- Pourquoi tu veux savoir ça ?

- Je dois faire quelque chose avec cette marque. Tous les moyens sont bons pour que je réagisse si elle me brûle. Je veux la faire disparaître, mais je ne sais pas comment. Mais vous avez réussi à me calmer et à faire chuter ma fièvre. Comment vous avez fait ?

- C'est un peu gênant. Dit simplement le blader aux yeux dorés en regardant le feu.

- Comment ça ? Qu'est-ce-que t'as fait ?! » S'écria Kyoya.

Le plus grand lui adressa un regard noir, lui intimant de baisser d'un ton pour ne pas réveiller Ryuto. Il ne savait pas comment son frère arrivait à dormir aussi profondément ici, dans un lieu où la nature reprenait ses droits, à même le sol et avec deux personnes qui discutaient non loin de lui.

« Je t'ai pris dans mes bras. »

Pour la troisième fois en si peu de temps, Kyoya sentit ses joues chauffer sans que ce ne soit lié à la marque qui le brûlait lorsqu'elle se manifestait.

« Explique toi. Pourquoi t'as fait ça ? »

Kyoya se tourna sur le côté pour être dos à Ryuga. Il ne voulait pas qu'il le voit avec des rougeurs aux joues. Il était vraiment gêné, surtout qu'il ne se souvenait pas de ce qu'il s'était passé. Il s'était senti sombrer alors que le voile de l'inconscience avait recouvert son corps et son esprit. Ryuga, lui, se souvenait bien de ce moment.

Ryuga avait rejoint son frère après avoir entendu un cri, un cri qui n'appartenait pas à Ryuto, mais à Kyoya. Ce n'était pas un hurlement de rage ou lié à sa motivation comme lors de ses duels beyblade, mais un cri de douleur pure. Il arriva rapidement sur les lieux pour découvrir le corps de Kyoya qui tremblait de façon incontrôlée et exagérée. Il criait aussi et sa main droite agrippait le côté gauche de son cou, plantant ses ongles dans sa peau. Sa respiration était bruyante et saccadée. A côté de lui, Ryuto essayait de lui parler, de lui demander ce qui le mettait dans cet état, mais Kyoya ne parvenait pas l'entendre parce que ses cris étaient trop forts.

« Dés que j'ai voulu examiner la marque et que je l'ai effleurée, il s'est mis à bouger et à hurler comme ça. Il faut qu'on le calme pour que je m'occupe de faire chuter sa fièvre. Commença le cadet d'une voix paniquée.

- Qu'est-ce-que tu veux faire ?

- Tu peux le maintenir ? »

Ryuga hocha la tête et il s'avança jusqu'à Kyoya. Il lui bloqua les bras et les jambe mais le contact de sa peau contre la sienne fit hurler Kyoya de douleur. Mais il devra supporter ça jusqu'à ce qu'il soit calme, même si c'est douloureux pour lui. En retirant la main de Kyoya de sa clavicule, Ryuga vit les marques rouges laissées par la pression que le lion avait exercé à l'endroit où se situait sa marque.

Ryuga avait maintenu Kyoya au sol : sa jambe droite appuyant sur celles de Kyoya, sur laquelle il mettait le maximum de poids et appuyant ses mains sur celles de Kyoya, bloquées au dessus de sa tête. Sa jambe gauche lui servait à se stabiliser. Ryuga fit abstraction de la gêne de cette situation pour se concentrer sur un Kyoya qui se débattait, souhaitant le faire lâcher prise. Il demanda à son frère de faire vite. Kyoya était fort et Ryuga devait rester concentré s'il ne voulait pas être poussé à terre. Il fixait son visage figé dans une expression de douleur. Son corps était également tendu.

« Faut que tu te calmes ! Arrête ton cirque ! »

Ryuga criait pour que Kyoya l'entende. Mais cette technique ne sembla pas fonctionner, au contraire. Kyoya ne cessait de bouger, de gesticuler dans tous les sens. Une chance que Ryuga faisait partie de ceux dont la force brute et la puissance surpassaient celles de Kyoya qui étaient déjà bien supérieures grâce à ses entraînements, pour la plupart très dangereux, cela lui permettait de le garder sous contrôle.

« Ryuto. Enlève lui sa toupie et mets la dans ton sac. On ne sait pas de quoi il est capable dans cet état ! Et fais vite ! »

Ryuto s'appliqua à faire ce que son frère lui avait demandé. Il prit Léone pour le mettre en douceur dans son sac avant de prendre l'eau que Ryuga avait récupérée avant de revenir. Il la versa sur la marque de Kyoya mais le blader ne fut pas apaisé pour autant. Il continuait à crier pour exprimer la douleur qu'il ressentait et il continuait de bouger malgré la force de Ryuga qui le maintenait au sol.

« Courage... » Entendit Ryuga de la part de son frère.

Près d'une heure passa ainsi ou Ryuga alterna entre les cris de Kyoya et ses tentatives pour se débattre de son emprise. Il sentait que la force de Kyoya diminuait, mais lui aussi avait de plus en plus de mal à le contenir ainsi. Ryuto aussi, essayait tout ce qu'il pouvait pour apaiser la douleur de Kyoya. Cependant, rien ne fonctionnait. Kyoya restait prisonnier de sa douleur.

Il ne pouvait pas continuer comme ça.

« Si on était plus doux, ça marcherait peut-être. »

Les mots de son frère arrivèrent jusqu'à ses oreilles. Ryuga voulait bien essayer, mais il n'était pas un spécialiste de la douceur. Il trouvait ça un peu idiot. Mais bon, ça ne coûtait rien d'essayer. De toute façon, c'était mieux que de rester là à l'entendre crier sans rien faire.

L'Empereur Dragon s'en chargea, au cas où ça ne marche pas et que Kyoya se montre violent dans ses gestes. Il pourrait recommencer à le maintenir à terre.

Doucement, Ryuga retira sa jambe, puis ses bras, laissant Kyoya se redresser brutalement, comme s'il était prêt à en découdre avec l'Empereur Dragon. Mais il ne lui en laissa pas l'occasion. A la place,il passa ses bras dans le dos du lion pour presser en douceur son corps contre le sien. Kyoya continuait de se débattre, mais il était plus faible qu'avant de se redresser, comme si effectuer ce mouvement lui avait pris ses dernière forces. La seconde main de Ryuga passa dans les cheveux du vert pour l'inciter à poser sa tête contre son épaule. Il pouvait sentir la respiration erratique de Kyoya sur son cette dernière. Il n'était pas encore calmé.

« Calme toi. Tu es en sécurité. On veille sur toi. » Chuchota le blanc.

Il s'écoula une poignée de secondes durant lesquelles aucun des deux ne bougea. Ryuga gardait le corps du blader légendaire contre lui, restant attentif à chacune de ses réactions. Puis, il sentit la tête de Kyoya plus lourde sur son épaule alors que ses bras tombaient mollement le long de son corps. Il tremblait encore, mais ses cris avaient cessé, comme ses tentatives pour s'échapper de son étreinte. Ses cris s'étaient également tus.

« Tout va bien. » Continua le blanc sur un ton qu'il voulait doux.

Sa respiration demeurait forte et ses tremblements présents. La chaleur de son corps était restée aussi. Mais au moins, le lion enragé s'était calmé.

Il dormait.

Ryuga posa donc le corps de Kyoya sur le sol et il passa le relais à son frère qui s'occupa de lui, appliquant un chiffon humide et froid sur son front brûlant, tout en restant assis à proximité.

Ainsi s'étaient écoulées trois heures avant que la fièvre de Kyoya ne commence à diminuer, trois heures durant lesquelles les deux frères avaient veillé à son état de santé. Une fois que Ryuga sentit qu'il n'y avait plus de danger, il avait quitté le duo pour aller chercher de quoi les nourrir pour ce soir…

« Tu sais tout. »

Kyoya, toujours dos à lui, allongé sur le sol, rassemblait les éléments du récit de Ryuga. Ses joues étaient encore plus rouges, sans qu'il ne se souvienne de ce qu'il s'était passé.

« J'ai une dette envers toi. »

C'était sa façon à lui de dire merci et Ryuga l'avait compris. De toute façon, il n'en attendait pas vraiment de remerciement. Il n'avait fait que maintenir un pouvoir obscur. C'était d'ailleurs une façon bien originale de le combattre. Mais la situation n'était pas réglée pour autant, il le savait. Il y aurait d'autres débordements.

« C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour que tu te calmes.

- C'est gênant. T'as pas intérêt à recommencer. Sinon tu me le paieras.

- Je pense que le pouvoir qui s'est réfugié en toi est comparable à celui de L-Drago autrefois.

- Lorsque tu étais possédé ? Le questionna Kyoya.

- Ouais… La transformation en moins. Soupira le dragon.

- Ouais… »

Kyoya avait vu à quoi ressemblait Ryuga sous l'emprise de L-Drago. Encore heureux qu'il n'ait pas l'apparence qui allait avec un tel pouvoir.

« Sinon… Commença Ryuga, ne voulant certainement pas parler de cet incident.

- Sinon quoi ?

- Tu comptes arrêter de bouder ? Non parce que je veux bien te raconter des histoires pour t'endormir mais tu pourrais me regarder quand je te parle ? »

Avant qu'il n'ait le temps de renchérir, Kyoya sentit la main de Ryuga sur son épaule pour le faire basculer sur le dos. Ses yeux rencontrèrent le faciès habillé d'un sourire joueur de Ryuga.

« Je le savais. Tu es embarrassé.

- Je ne le suis pas.

- Tu as les joues rouges.

- C'est parce que j'ai chaud ! Ma fièvre n'est pas tombée.

- Je t'ai connu avec plus de répondant. Cette réplique est décevante de ta part.

- Vas te faire voir ! »

Alors que Kyoya affichait une moue boudeuse, Ryuga se mit à rire, pas un rire diabolique qui faisait froid dans le dos, un petit rire joyeux, bien qu'un brin moqueur. Ensuite, une fois qu'il eut arrêté de rire, l'Empereur Dragon se leva à nouveau, prit un objet dans le sac de son frère avant de le mettre dans la main de Kyoya. Léone était dans sa main.

Ryuga finit par s'allonger à côté du blader qui regardait son partenaire. Il n'avait rien. Kyoya le rangea dans son étui avant de faire la même chose que celui qui se moquait de lui il n'y a pas deux minutes. Il fixa le ciel, cherchant la constellation du lion, présente dans la nuit étoilée au moment du printemps. Mais il ferma les yeux avant de la trouver alors que deux pupilles d'ambre et d'or l'observaient.


Fin du chapitre !

Je me suis essayée au flash back à l'intérieur d'un chapitre. Je trouve que ça a plus de cachet que si j'avais raconté la scène avant le réveil de Kyoya. Dites moi ce que vous en avez pensé !

Bon, ce chapitre sert surtout à l'exposition des rapports entre les personnages, surtout entre nos deux bladers légendaires !

Je vous dis à dimanche pour le prochain ! Pas sûr que j'arrive à publier d'ici là !

Prenez soin de vous !