Bonjour !
Eh bien, me voilà de nouveau sur cette histoire qui comportera quatre chapitres. J'ai déjà écrit le dernier et je peux vous annoncer d'ores et déjà que ce chapitre 3 est le dernier à être soft.
Donc pour celles et ceux qui n'ont pas envie de lire de scènes explicites, je vous conseille de vous arrêter à la fin de celui-là.
Pour les autres, eh bien on se retrouve vite parce que je pense que je vais poster le prochain dans les jours qui viennent.
Bonne lecture !
Cela faisait certainement plusieurs heures qu'Hermione fixait les lignes de perspectives de son plafond en comptant les motifs dans les moulures. Elle était dans l'incapacité totale de s'endormir et de faire disparaître le visage de Drago Malfoy de son esprit. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait avec cet homme, mais elle ne pouvait s'empêcher de remarquer qu'il avait bien changé depuis la dernière fois qu'elle l'avait vue à Londres, plusieurs années auparavant.
Il n'était plus aussi arrogant, il avait très certainement gagné en charme et en cordialité, mais il avait toujours ce visage impénétrable dont le regard brillait de malice. Comme s'il était capable de toujours en savoir un peu plus que les autres, comme s'il gardait constamment un secret trépident dans un coin de son esprit. Hermione s'ébroua en sentant une coulée de frissons courir sur sa peau et augmenta son chauffage d'un coup de baguette. Par la fenêtre, elle vit la neige se remettre à tomber en de lourds flocons.
Et le lendemain matin, quand elle émergea difficilement de son sommeil agité, elle ne put faire autrement que sourire en voyant l'épaisse couche de neige vierge qui recouvrait le jardin. Elle s'installa dans le salon, un grand chocolat chaud et des tartines de confiture dans les mains, profitant de la douce chaleur de la cheminée. Mais son esprit ne lui laissa pas le temps de se détendre plus longtemps. Elle replongea immanquablement dans les songes de la nuit qui avaient pris une tournure inattendue.
Hermione se maudit intérieurement alors qu'elle revoyait derrière ses paupières le corps pâle et musclé de son ancien camarade de classe se mouvoir au-dessus du sien dans une expression de désir quasiment bestial. Les puissants coups de reins qu'il lui offrait dans son imagination suffirent à lui brûler les joues.
Elle soupira et mordit vigoureusement dans sa tartine.
« Tout va bien, ma chérie ? lui demanda doucement sa grand-mère en s'installant sur le canapé près d'elle.
– Parfaitement, répondit Hermione avec un sourire qui se voulut assuré.
– Qu'est-ce que tu as prévu pour les prochains jours ?
– Je ne sais pas encore. Harry et Ginny repartent ce matin et je me disais que je n'allais peut-être pas tarder à rentrer aussi.
– Tu devrais t'autoriser un peu plus de repos, tu sais. Je suis sûre qu'ils peuvent s'en sortir sans toi au Ministère, plaisanta Jane.
Hermione sourit tendrement.
– Je n'en doute pas. »
Non, elle ne savait pas vraiment si elle décidait de rester toute la semaine ou si elle rentrait plus tôt que prévu. Elle était tiraillée entre son envie profonde de savoir ce qui se tramait à son travail et le soulagement de trouver un peu de quiétude dans le calme de cette maison.
Hermione retrouva Harry et Ginny sur le quai de la gare. Elle avait toujours apprécié ces moments d'au-revoir sans tristesse. Et elle aimait bien les gares où elle pouvait voir toutes sortes de gens se saluer, se retrouver.
« Tu passeras à la maison quand tu seras de retour à Londres ? offrit Harry en serrant sa meilleure amie dans ses bras.
– Bien sûr, sourit Hermione en embrassant sa joue. »
Elle les regarda monter dans le train, se heurtant aux passagers bouchant le couloir puis se laisser tomber lourdement sur leur banquette. D'un geste de main chaleureux, elle accompagna leur départ puis quitta la gare.
Un soupir de contentement s'échappa de sa bouche et Hermione ferma brièvement les yeux, levant la tête vers le soleil doux qui réchauffait ses joues. La journée était magnifique. Elle tourna la tête de l'autre côté de la rue et aperçut au bout l'immense devanture de la station thermale où la silhouette d'une femme dans un bain se dessinait. Elle secoua la tête en levant les yeux au ciel. Comment être certain d'attirer n'importe quelle clientèle ? Montrer une femme au corps svelte et sculpté profitant des thermes. Les hommes seront attirés par son physique parfait, les femmes l'envieront et voudront les mêmes soins.
Elle n'était même pas étonnée de trouver Drago Malfoy dans ce genre d'établissement. Lui qui semblait si exigeant sur son propre physique et sur le physique des autres. Hermione s'en alla, dans la direction opposée de l'établissement, pour rejoindre le centre-ville et tenter d'extraire de son esprit le grand blond qui s'y était introduit soudainement.
La petite ville avait revêtu dans la nuit ses illuminations et ses décorations en même temps qu'elle avait basculé dans le mois de décembre et Hermione se laissa dériver dans les petites rues marchandes jusqu'à croiser la route d'une librairie qu'elle connaissait déjà par cœur. Elle flâna dans les rayons un long moment et ressortit avec un sac plein de nouveaux livres qu'elle pourrait dévorer avant de partir. Et alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre la maison, elle passa près d'une boutique qui attira son attention.
Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes de s'acheter de nouveaux habits, mais avec les fêtes qui arrivaient, elle s'autorisa la folie de se chercher une robe pour l'occasion. Elle hésita finalement entre deux et se résolut à faire un tour dans les cabines d'essayage. Ce fut pénible et long, de retirer toutes les couches de vêtements qu'elle avait enfilés le matin même pour se protéger du froid. Et heureusement que la salle était chauffée, parce qu'elle se retrouva en sous-vêtements devant le miroir et frissonné légèrement.
Hermione décrocha la première robe du ceinte et l'enfila. Une fois la fermeture remontée le long de son dos, elle s'observa quelques secondes en se tournant d'un côté et de l'autre. C'était pas mal, plutôt bien même. Elle appréciait les manches en dentelles, mais si la couleur noire lui donnait une silhouette sexy, elle n'était pas très gaie.
En se déshabillant à nouveau, la sorcière marqua une petite pause et regarda son reflet en fronçant légèrement les sourcils. Venait-elle de se qualifier de sexy ? L'était-elle ? Elle se planta franchement devant le miroir et posa ses mains sur ses hanches, se détaillant scrupuleusement. Elle ne se souvenait plus vraiment de la dernière fois où on lui avait dit qu'elle était sexy. Ni d'aucun autre compliment sur son physique, si ce n'était peut-être Ginny qui avait toujours un mot pour sa meilleure amie. Mais ce n'était pas pareil, c'était justement sa meilleure amie.
Hermione fit un rapide tour mental des hommes qui étaient dans sa vie et réalisa qu'il n'y avait pas grand monde en dehors de Ron et Harry, des autres frères Weasley et de quelques collègues de travail qu'elle pouvait considérer comme de proches connaissances. Rien allant au-delà de l'amitié depuis ce qui lui sembla des lustres. Et soudain, les sourcils de la jeune femme se froncèrent vivement quand un visage particulier s'imposa dans son esprit.
Non, Drago Malfoy n'avait rien à faire au milieu de ces réflexions sur ses relations sentimentales et physiques. Mais pourtant, ce ne fut plus son simple visage qui défila dans sa tête, mais également son corps, nu et contracté, dont elle avait rêvé la nuit même. Hermione se surprit à se demander s'il était du genre à complimenter les femmes qui partageaient son lit et sa vie. Elle se surprit à se demander s'il pouvait la trouver sexy et le lui dire. Elle secoua la tête, tentant de reprendre ses esprits. Oui, Drago Malfoy était sûrement le genre d'homme à couvrir de paroles mielleuses des femmes qu'il voulait avoir dans son lit, dans un but purement intéressé et dépourvu de sincérité et de sentiments.
Sur ce jugement dur, elle enfila la deuxième robe qui prit nettement le dessus sur la première. Plus longue et sobre, elle ouvrait sur les épaules par un nœud dans le dos. Et le tissu prune seyait bien plus à un esprit de fête. Elle rentra chez ses grands-parents avec ses achats et passa l'après-midi à digérer leur excellent repas en lisant sur un banc dans le jardin, emmitouflée dans un plaid. Hermione termina sa lecture dans le salon alors qu'elle commençait à ne plus sentir ses pieds dans la neige et que la nuit tombait doucement. En même temps que le soleil disparut, la neige recommença à tomber.
Hermione appréciait réellement l'instant. La chaleur de la cheminée lui chauffait les joues, l'intrigue du roman qu'elle dévorait était passionnante et la douceur du plaid sur elle valait tous les câlins du monde. Puis la sonnette de la porte retentit dans le silence du salon et alors que la brune tournait les yeux vers l'entrée, elle entendit sa grand-mère trottiner depuis la cuisine. Hermione reporta son attention sur son livre alors que les échos de la voix de Jane lui parvenaient à peine, mais cela ne dura pas.
« Hermione, ma chérie ! entendit-elle appeler plus fort. C'est pour toi. »
La sorcière fronça les sourcils ; elle n'attendait personne. Elle se débarrassa à contrecœur de son plaid et avant même qu'elle n'ait rejoint l'entrée, elle comprit qui c'était en voyant le regard mi-surpris mi-envoûté que sa grand-mère lui jeta en la croisant dans le couloir. Que faisait-il là, par Merlin ?
« Malfoy, salua-t-elle en arrivant à la porte.
Elle frissonna alors que l'air froid de l'extérieur s'engouffrait dans la maison. Il n'avait pas cessé de neiger et Drago avait les cheveux pleins de neige, les rendant encore plus blancs qu'ils ne l'étaient déjà.
– Granger, répondit-il poliment avec un petit sourire.
Le silence qui suivit fut presque théâtral. L'un pensait à ce qu'il avait vu deux jours plus tôt et qui continuait de le hanter, l'autre pensait à ce dont elle avait rêvé la nuit passée et qui se trouvait là, palpable sous ses yeux.
– Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Hermione. Comment as-tu su où j'étais ?
– J'ai demandé au commercial du spa qui semblait assez bien renseigné sur les Granger de cette ville et leur source exceptionnelle. »
Hermione se tendit en l'entendant mentionner la source, toujours fébrile en se remémorant son après-midi de nudité. Drago le remarqua et eut la politesse de ne rien laisser paraître. Il n'avait pas répondu à sa première question consciemment, parce qu'il ne savait pas vraiment ce qu'il était venu faire ici. Il avait simplement suivi ses jambes à la sortir du séminaire de ce soir et peut-être aussi sa curiosité. Il ne se retint pas et détailla la sorcière devant lui, laissant couler son regard sur son visage. Elle rougit légèrement et alors qu'elle s'apprêtait à lui servir une remarque certainement cinglante pour le congédier, son grand-père apparut derrière elle.
« Eh bien, Hermione, fais-le entrer ! lança-t-il. Vous allez finir gelés et nous aussi avec cette porte ouverte.
Hermione reposa ses yeux exagérément ouverts sur Drago, à la fois interloquée et gênée. Elle avait vraiment envie, au donc d'elle, de le renvoyer là d'où il venait. Mais elle ne pouvait plus le faire désormais. Elle soupira bruyamment et se serra contre le mur, indiquant d'une main au blond de rentrer dans la maison.
– Allons, Granger, susurra Drago qui entait en secouant ses cheveux d'une main pour faire tomber la neige, ça ne sera pas si terrible.
Il s'arrêta tout près d'elle et posa sa main sur la sienne qui tenait la poignée. Hermione retira sa main vivement et Drago ferma la porte d'un geste habile sans la quitter du regard. Il approcha son visage du sien dont il pouvait presque percevoir la chaleur diffuse.
– Je ne resterai pas longtemps, murmura-t-il. »
Hermione hocha imperceptiblement la tête dans un geste presque mécanique et se glissa contre le mur pour s'extirper de son emprise physique tétanisante. Elle expira tout l'air bloqué dans ses poumons alors qu'elle entendait Drago la suivre et regagna le salon où ses grands-parents discutaient.
« Bonsoir, salua poliment Drago en inclinant légèrement la tête.
– Drago Malfoy, présenta Hermione, Jane et Philip.
Les trois inconnus se serrèrent la main. Drago fut surpris de l'absence de réaction des deux septuagénaires à l'annonce de son nom. Mais il réalisa que le monde moldu ignorait son passé et une étrange sensation de contentement l'envahit. C'était réellement agréable de ne pas être dévisagé et il profita du moment.
– Laissez-moi vous débarrasser, offrit Jane en agitant les bras pour qu'il quitte son manteau et le lui confie.
Drago s'exécuta, amusé par ses manières et par le regard méfiant qu'Hermione lui lançait sans cesse.
– Vous connaissez notre petite-fille depuis longtemps ? demanda Philip en l'enjoignant à s'asseoir sur le canapé.
– Nous étions à l'école ensemble, répondit Drago.
– Oh ! s'exclama Jane. Vous êtes un sorcier ?
Elle avait dit ce dernier mot presque en chuchotant comme s'il s'agissait d'un secret. Ce qui était le cas pour le reste du monde, mais pas dans cette maison, et eut pour effet de faire lever les yeux d'Hermione au ciel.
– Oui, Madame, acquiesça Drago.
Hermione était restée debout près de la cheminée et observait Drago du coin de l'œil. Il avait ses manières aristocratiques, la façon dont il se tenait assis, les mouvements calculés qu'il faisait avec ses mains quand il parlait, sa politesse et sa sobriété. Elle avait l'impression d'avoir un homme qu'elle ne connaissait pas sous les yeux.
– Et si j'allais nous chercher à boire !
Et Philip se leva d'un bon de son fauteuil pour disparaître dans la cuisine. Jane le suivit et les deux sorciers se retrouvèrent seuls dans le salon.
– Pourquoi est-ce que tu es venu ? demanda à nouveau Hermione.
Drago tourna la tête vers elle, accrochant son regard au sien.
– Je ne sais pas, répondit-il honnêtement. J'avais envie de te voir, je suppose.
Hermione fut surprise de sa réponse et Drago lâcha un petit rire.
– Improbable, oui, plaisanta-t-il. Je sais.
Hermione sourit à son tour, rougissante.
– Pourquoi aurais-tu envie de me voir ? interrogea-t-elle, curieuse et troublée.
Drago s'apprêta à répondre, mais Jane et Philip revinrent, laissant en suspens cette conversation intrigante. Comme toujours, la grand-mère d'Hermione avait profité de l'arrivée inopinée d'un hôte à gâter pour sortir l'intégralité des petits fours qu'elle gardait en cas de visite et son grand-père l'intégralité des bouteilles qu'il possédait dans les placards. La table basse avait disparu sous les verres et les ramequins et lorsque Jane et Philip s'installèrent sur les deux fauteuils, Hermione comprit qu'elle allait devoir s'asseoir sur le canapé à côté de l'ancien Serpentard.
– Dites-moi, Drago, qu'est-ce que je vous sers ? »
Et c'en fut parti pour près d'une heure et demie de discussion. Hermione s'excusait parfois d'un regard pour le flot discontinu de questions que ses grands-parents déversaient sur Drago qui trouvait toujours de quoi répondre avec amabilité. La jeune femme n'ignorait pas cependant le petit jeu auquel Drago s'amusait. Chaque fois qu'il le pouvait, il frôlait ses doigts en piochant dans le même bol qu'elle ou laissait traîner sa main sur le canapé entre leurs jambes pour donner des caresses désinvoltes sur le bord de sa cuisse.
Finalement, au bout d'un énième verre et d'une énième question, Drago se leva et remercia ses hôtes pour leur hospitalité.
« Vous ne souhaitez pas rester manger ? demanda Jane comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Les amis d'Hermione sont toujours les bienvenus ici.
Hermione et Drago échangèrent un regard brûlant, hésitant à éclater de rire. Mais qu'en était-il vraiment ? Drago venait de passer plus d'une heure ici, à parler de lui et à en apprendre plus sur la jeune femme. S'ils ne pouvaient pas se considérer comme des amis, ils n'étaient plus les terribles ennemis de Poudlard.
– Je vous remercie, mais je dois rejoindre des collègues.
– Une autre fois alors. N'hésitez pas à repasser avant de partir. »
Drago sourit à nouveau, remerciant encore une fois le couple et se tourna vers la sortie à la suite d'Hermione. Elle décrocha son manteau dans l'entrée et le lui tendit.
« Je suis désolée, marmonna-t-elle. Mes grands-parents sont des bavards.
– C'est moi qui suis désolé, rétorqua Drago. Je t'avais dit que je partirai vite, c'est raté.
Hermione haussa les épaules.
– Ce n'est pas si grave, souffla-t-elle avec un sourire timide.
En réponse, ce fut son éternel sourire en coin que Drago arbora. Il enfila son manteau et alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la porte, Hermione marqua une pause.
– Pourquoi est-ce que tu voulais me voir ? demanda-t-elle à nouveau.
Drago se tourna complètement vers elle et elle eut l'impression qu'il allait lui sauter dessus d'un instant à l'autre. Son regard avait changé, complètement, et elle se sentait toute petite sous l'intensité de ses prunelles grises qui n'étaient pleins que de désir. C'était du pur désir.
– Parce que je pense à toi toute la journée depuis deux jours et que je préfère te voir en vrai plutôt que continuer à t'imaginer dans mon esprit.
Hermione resta pantoise un moment alors que les mots prononcés à voix basse résonnaient dans sa tête. Elle bredouilla quelques mots, mais rien d'intelligible ne sortit de sa bouche.
– Je donnerais beaucoup pour ne jamais être tombé sur cette source, reprit Drago dans un murmure rauque alors qu'il se rapprochait d'elle. Mais c'est fait. Et ça me rend dingue. Tu me rends dingue.
– Mais…, hésita Hermione alors qu'elle se retrouvait contre le mur à nouveau. Tu avais promis n'avoir rien vu.
Drago sourit malicieusement et se rapprocha encore, posant une main contre le mur à côté de la tête de la jeune femme.
– J'avais croisé les doigts, susurra-t-il. »
Leurs visages étaient à quelques centimètres l'un de l'autre et Hermione sentait son cœur se déchaîner dans sa poitrine alors que la chaleur l'envahissait complètement. Elle posa ses de mains sur le torse de Drago, ses yeux allant de ses pupilles sombres à sa bouche sans arrêt. Et puis leurs nez se frôlèrent et en une seconde, leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser fiévreux et électrisant. Cela ne dura que quelques secondes car Drago se recula brusquement, passant une main sur son visage comme pour sortir d'un songe égaré. Il releva les yeux vers Hermione, immobile contre le mur, les joues rouges et le regard figé sur lui.
Il fit taire tous ses désirs de se jeter sur elle à nouveau et ouvrit la porte avant de sortir sans un mot. Ce fut le froid arrivant de dehors ou les mouvements devant ses yeux qui firent sortir Hermione de sa léthargie et elle se précipita à sa suite, ses chaussettes s'enfonçant dans la neige.
« Malfoy ! appela-t-elle en descendant, presque en courant, jusque sur la route.
Il était à quelques mètres seulement et s'arrêta en même temps qu'elle avant de se retourner.
– Je ne comprends pas, hésita-t-elle. On se déteste normalement.
Drago eut un petit rire désabusé et haussa les épaules avant de repartir.
– Mais explique-moi ! s'écria Hermione.
– Comment veux-tu que je le sache ? C'est toi, la sorcière la plus intelligente de notre génération. Tu comprendras avant que je ne comprenne.
Hermione le regarda s'éloigner avec un sentiment de trop peu dans la bouche.
– On va se revoir ? cria-t-elle dans la nuit pour qu'il l'entende.
Elle le vit s'arrêter et se retourner. Il avait son sourire en coin sur les lèvres, plein de malice et de mystère.
– Peut-être bien, l'entendit-elle. Peut-être que je peux me perdre dans la forêt une deuxième fois, disons, demain après-midi. »
Le cœur battant la chamade, Hermione surprit un fin sourire prendre place sur ses lèvres alors qu'elle regardait Drago disparaître. Ses pieds noyés dans la neige devenaient insensibles et gelés, mais son corps tout entier était brûlant alors que l'excitation de leur baiser peinait à redescendre.
