Bonjour à tous ! Après plusieurs mois et une tentative d'abandon, je reviens avec le chapitre 37 de la part d'ombre. Finalement, j'ai décidé de publier cette histoire, même s'il y a des choses qui ne me plaisent pas, des incohérences... Mais il sera temps de reprendre cette histoire, de la corriger et de la réécrire une fois qu'elle sera terminée.
Je préfère réécrire les premiers chapitres du temps d'une vie pour le moment puisque c'est rattrapable sans changer la suite de l'histoire. mais pour le moment, je vais m'occuper de la part d'ombre.

Pour vous situer dans le contexte, je vous invite à lire les deux derniers chapitres.

Je vous souhaite une bonne lecture !

Chapitre 37 : Changement de tactique


Assis sur son lit, Kyoya regardait le soleil se coucher à travers la fenêtre. Malgré le calme, il n'arrivait pas à se détendre. Les tensions refusaient de quitter son corps raide. Les jambes croisées, le dos droit, les poings serrés et le regard perçant, il cherchait dans la ville la trace du moindre danger.
Après toutes les épreuves qu'il avait traversées, le blader aux cheveux verts trouvait que tout était trop calme. Arrivé à New York, il s'attendait à être attaqué ou pire, voir son frère pris pour cible. Mais rien. La Nébuleuse Noire n'avait pas agi. Le pouvoir obscur dans son corps semblait aussi se tenir tranquille.

Malgré tout, il ne pouvait même pas profiter de ce moment de répit.

Persuadé qu'il pouvait être attaqué à n'importe quel moment, il se releva précipitamment en entendant la porte claquer. Il enclencha Leone dans son lanceur, prêt à le propulser sur son ennemi. Mais il ne s'agissait que de Ryuga qui venait de revenir dans la chambre d'hôtel. Ce dernier haussa les sourcils avant de regarder autour de lui, cherchant un potentiel danger.

"Un problème ? Tu veux te battre ?" Demanda Ryuga avec un sourire en coin.

Kyoya soupira. Il abaissa son lanceur et rangea Leone dans son étui sans jeter une remarque sarcastique à l'autre. Il n'y avait rien. Son frère était en sécurité et lui aussi. Mais une part de lui restait en alerte. Il allait forcément être attaqué à un moment. Il se rendit à la fenêtre pour l'ouvrir et regarder dehors. Mais rien, il n'y avait que des immeubles éclairés par la lumière du soleil couchant. Pas la moindre trace de la Nébuleuse Noire. Chacun de ses muscles était tendu, prêt à bouger à la moindre anomalie. Il avait l'impression d'étouffer sous ce qu'il ressentait.

Ryuga s'attendait à ce qu'il réponde à sa provocation. Mais depuis qu'ils avaient quitté le parc, le blader légendaire du printemps se comportait bizarrement.

"Kyoya ?"

L'interpellé sursauta. Il était si concentré sur ce qui pouvait arriver à l'extérieur qu'il avait occulté celui aux cheveux blancs. Il se retourna pour lui faire face. Les bras croisés sur le torse, les yeux d'or de Ryuga le fixaient sans les cligner. Il n'y avait plus aucune moquerie dans son regard, ni même l'ombre d'un sourire. Il n'y avait que ses yeux. L'angoisse se terra dans un coin de l'esprit alors que Kyoya se focalisait sur Ryuga.

Le blader de l'été franchit l'espace qui les séparait et posa sa main contre la joue de Kyoya. Ses joues se teintèrent de rose et même s'il était gêné, le toucher de l'autre l'apaisait.

"Tu te sens mal ?" Insista Ryuga, ses yeux ancrés dans les siens.

Kyoya retira sa main de sa joue.

"Tout va bien. A qui crois-tu parler ?" Lança-t-il en fronçant les sourcils.

Il devait se reprendre. Kyoya ne pouvait pas flancher comme ça, au simple contact de Ryuga. Mais il n'était pas évident de se sentir autrement alors que le regard doré semblait lui brûler la peau. La peau de Ryuga contre la sienne lui donnait chaud, si bien qu'il lui fallait s'éloigner de lui. Il devait prendre l'air et se changer les idées.

Il quitta la chambre.


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Ryuto savourait la douceur des draps alors qu'il gardait son visage enfoui contre l'oreiller. Cela faisait des semaines qu'il ne s'était pas allongé sur un lit aussi moelleux. Ni son lit dans l'appartement qu'il partageait avec son frère, ni ceux des auberges et des hôtels dans lesquels il était allé n'étaient aussi confortables. C'était sans parler de toutes les nuits qu'il avait passées dehors. L'hôtel n'était pas le genre qui se trouvait dans les villages peu fréquentés. Situé au cœur de New-York, le bâtiment se dressait sur plusieurs étages. Les murs de la chambre étaient tapissés de motifs géométriques gris et blancs et le lit était placé contre le mur en face de la porte d'entrée. De chaque côté se tenait une petite table de nuit en bois clair où Ryuto avait posé Draconis. A la gauche du lit se tenait une grande fenêtre qui donnait vue sur les immeubles éclairés par le soleil couchant. Derrière le mur du lit, il y avait une salle de bain largement assez grande pour que deux personnes puissent se préparer en même temps.

Oui, cet endroit était différent des lieux où il avait dormi jusque là. Peut-être devrait-il changer le matelas de son propre lit.

Il sentit une main dans ses cheveux blancs, interrompant ses pensées. Ryuto tourna la tête pour observer Kakeru. Le plus jeune s'était assis sur le lit pour caresser ses cheveux, un sourire sur les lèvres. Le chasseur de trésors se redressa pour embrasser la joue de son petit ami qui gloussa sous l'attention.

"Tu n'aurais pas dû prendre une chambre si chère. Dit Ryuto à voix basse, gêné.

- Oh ne t'en fais pas ! Tous les hôtels à cet endroit ont plus ou moins les mêmes prix. Répondit Kakeru en inclinant la tête sur le côté.

- Ce n'est pas la question...

- Qu'est-ce qu'il y a ? La chambre ne te plaît pas ?"

Le regard de Kakeru avait le don de le déstabiliser. Son visage était trop proche du sien pour qu'il puisse réfléchir correctement. Il était impossible de ne pas être pris d'affection pour le cadet Tategami. Il était troublant de sincérité, pensait en toute innocence et trouvait du bon chez tout le monde, même chez Ryuga. Même si Kakeru ne portait pas l'aîné Atsuka dans son cœur pour ce qu'il avait fait à son frère pendant l'ultime bataille, il ne devait pas lui en vouloir au point de le détester. Sinon, il serait inquiet à l'idée que leurs aînés partageaient la même chambre, à côté de la leur. Et Kakeru était incapable de dissimuler ses émotions, encore moins si ça concernait Kyoya.

"La chambre me plaît." Marmonna Ryuto.

Les yeux de Kakeru se mirent à briller de contentement.

"Super ! Je suis content alors." Dit-il alors qu'il entourait les épaules du chasseur de trésors avec ses bras.

Incapable de cacher ses émotions. Il se réjouissait pour un rien.

"Mais tu n'aurais pas dû dépenser autant. Une chambre classique aurait été largement suffisante."

Kakeru fit la moue.

"Ça me fait plaisir. Tu pourras bien dormir comme ça." Le rassura Kakeru.

Ryuto ne pouvait qu'aquiescer.

"Tes parents ne vont pas apprécier que tu utilises cet argent pour une chambre d'hôtel. Lui reprocha Ryuto.

- Ce n'est rien ne t'en fais pas pour ça. J'ai appelé Mère et elle est contente que mon frère et toi soyez là.

- Quand est-ce que tu prévois de rentrer au Japon ?

- Je ne sais pas. Sûrement après ma compétition. Mais je pourrais d'abord venir avec vous !

- C'est hors de question. Refusa Ryuto, plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu. Enfin… Je t'ai déjà dit que ce n'était pas possible.

- Mais pourquoi ? S'indigna Kakeru.

- Parce que c'est dangereux.

- Justement ! Je pourrais aider mon frère si je suis avec lui !

- Ce n'est pas possible Kakeru. Le contredit Ryuto qui ne céderait pas.

- C'est injuste… Bougonna le vert.

- Je ne peux pas accepter. Je sais que tu es très fort, mais même mon frère a eu des difficultés… Même ton frère." Finit Ryuto pour le convaincre.

Mais il ne pouvait pas permettre à Kakeru de voyager avec eux. C'était bien trop dangereux. Et s'il cédait, il sentait que Kyoya ne lui pardonnerait pas. Son aîné avait l'air d'accepter leur relation, mais rien ne l'empêchait de changer d'avis.

Mais il sortit de ses pensées lorsqu'il crut voir les yeux de Kakeru s'embuer. Ryuto posa ses mains sur les joues de son petit ami. Il détestait l'idée de le voir pleurer. Encore plus si c'était lui le responsable.

"Je t'en prie ne pleure pas…"

Il n'était pas très doué avec les relations sociales. Alors il ne savait pas comment calmer Kakeru s'il se mettait à pleurer. Mais à la place, il vit le propriétaire de Chimera essuyer ses yeux humides.

"Désolé.

- Ne t'excuse pas. Ce n'est pas à cause de tes compétences… Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose… Je ne pourrais pas me le pardonner." Ajouta le chasseur de trésors en posant sa tête sur l'épaule de Kakeru.

Ryuto sentit les mains de son petit ami se promener dans ses cheveux pour les caresser en douceur. Les deux adolescents restèrent ainsi, profitant simplement de la présence de l'autre.


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Kyoya frappa du poing la porte qui menait au toit de l'hôtel. Incapable de se détendre, il espérait que l'air frais l'apaiserait. Mais il n'y avait rien à faire : il était incapable de se calmer.

Ryuga passa la porte à son tour. Alors que le vert allait lui dire de retourner d'où il venait, il lui attrapa le bras pour l'entraîner avec lui.

"Eh mais qu'est-ce qui te prend ?!" S'énerva le blader du printemps.

Mais Ryuga n'écoutait pas ses protestations. Il en avait assez de l'entendre se plaindre. S'il devait assurer sa sécurité, il valait mieux que Kyoya se calme. Sinon, il allait finir par l'étriper lui-même. Mais il ne pouvait pas lancer L-Drago sur Kyoya et lui faire faire une sieste. Un sourire moqueur étira les lèvres de l'Empereur Dragon à cette idée plaisante. Avec ça, il bénéficierait de quelques minutes de paix.

Il regrettait ses entraînements dans les volcans avec pour seule compagnie sa toupie. Depuis son duel contre Némésis, il avait eu suffisamment d'interactions sociales pour le reste de sa vie.

Les deux bladers entrèrent dans leur chambre et Ryuga relâcha enfin le poignet de Kyoya qui se le massa. Le vert était en colère. Mais ça ne changeait pas de d'habitude.

"Assieds toi.

- Tu me donnes des ordres maintenant ? Réagit Kyoya, prêt à se battre.

- Fais ce que je te dis." Ordonna celui aux cheveux blancs entre ses dents.

Kyoya allait répliquer, mais il se sentit tiré en avant. Ne s'y attendant pas, il se retrouva sur le lit. Ryuga s'assit en tailleur à ses côtés alors qu'il ignorait le regard orageux du propriétaire de Leone. Plus que la possibilité d'être attaqué, Kyoya haïssait le calme de l'autre.

"Je peux savoir ce que tu veux ?

- Tu dois te détendre.

- Tu ne vas pas t'y mettre ? S'énerva le vert.

- Tais toi, assis toi et ferme les yeux."

Kyoya marmonna, mais devant le sérieux de Ryuga, il ferma les yeux. Toujours tendu, il frissonna lorsque la main de Ryuga se posa sur le côté gauche de son cou. Il rouvrit les yeux immédiatement. Il voulut reculer mais le propriétaire de L-Drago garda sa main sur sa peau.

"Je te ferais rien. Détends toi." Répéta Ryuga pour qu'il reste calme.

Kyoya, malgré l'appréhension, ferma à nouveau les yeux. Sa respiration se fit de plus en plus lente alors qu'une douce chaleur se répandait dans son corps depuis son cou. La situation était aussi gênante qu'agréable. Cette proximité le faisait rougir alors qu'elle lui rappelait des événements passés au Japon. Des caresses, des regards insistants, des questions embarrassantes… Et deux baisers.

Ryuga avait l'intention d'emmener Kyoya dans le monde intérieur des esprits des toupies des bladers légendaires. Il s'était dit qu'en voyant Leone, son blader se calmerait. Mais au contact de l'autre, il se déconcentrait. Alors qu'il touchait sa peau, le blanc se souvenait de son envie d'embrasser Kyoya, puis de leurs échanges, puis d'avoir eu envie de plus alors qu'ils s'embrassaient.
Le bout de ses doigts caressait sa nuque en douceur et Kyoya frissonna. Le vert prit une inspiration bruyante et tenta de garder sa contenance. L'aîné Tategami sentit ses muscles se relâcher, sa respiration se calmer et sa peau chauffer. Mais ça n'avait rien de comparable avec le pouvoir obscur lorsqu'il donnait l'impression de le consumer. Cette chaleur était agréable. Douce, elle se répandait dans son organisme, anesthésiant ses tensions.

Doucement, Kyoya ouvrit ses paupières. Ryuga gardait les yeux fermés. Mais le froncement de ses sourcils indiquait qu'il tentait de se concentrer. Il posa ses doigts sur ceux de l'Empereur Dragon. Il ouvrit les yeux à son tour et immobilisa ses doigts contre la peau du vert.

"T'es calmé ?" Demanda le blanc à une voix plus basse qu'il ne l'aurait voulu.

C'était le cas. Kyoya se sentait plus calme depuis que Ryuga l'avait incité, forcé, à s'asseoir avec lui. Pourtant, Ryuga se rapprocha encore. Si près que Kyoya sentit son souffle contre ses lèvres. Ses joues devenaient encore plus rouges.

Il se serait sûrement rapproché encore s'il n'avait pas entendu toquer à la porte. Kyoya crut voir l'agacement passer dans les prunelles avant qu'il ne recule. Quelques secondes après, les cadets Atsuka et Tategami entrèrent dans la chambre. Rapidement, Ryuga retira sa main du cou de Kyoya. Le regard de Kakeru était curieux alors que celui de Ryuto semblait désolé, comme s'il avait interrompu quelque chose.

Il n'avait pas idée. Songea le plus grand. C'était la deuxième fois. A croire que Ryuto possédait un sixième sens pour interrompre ce genre de moment.

"Vous venez manger ?" Proposa Kakeru.

Kyoya se leva précipitamment pour rejoindre son frère, les joues encore roses. Les Tategami passèrent les premiers. Ryuto prit une seconde pour regarder son frère, un sourire naissant sur ses lèvres.

"Ne fais aucun commentaire." Dit Ryuga alors que son frère avait ouvert la bouche.

Ryuto vit le regard noir de son frère et retint de justesse un rire moqueur. Sans traîner, il quitta la chambre, son frère sur les talons.


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Le repas se passait bien. Les plus jeunes avaient acheté toutes sortes d'aliments typiquement américains pour pouvoir manger sur le toit de l'hôtel. Les bladers légendaires appréciaient l'action des deux autres qui avait cherché à leur épargner plus d'interactions avec d'autres humains. Cette grande ville comptait trop d'inconscients. Rythmé par les paroles de Ryuto et Kakeru, surtout de Kakeru, leurs aînés assistaient à leur conversation comme observateurs. Kyoya, les joues encore roses, ne s'exprimait jamais avec plus de trois mots à chaque intervention. Il parlait à peine, toujours gêné. Ryuga n'était pas plus bavard. Les deux cadets ne s'en formalisaient pas et ils continuaient de discuter de tout et de rien. Kakeru donnait le ton de la conversation, comme à son habitude. Peu importe les personnes avec qui il traînait, le cadet Tategami restait un véritable soleil. Sa joie suffisait à rendre tout le monde joyeux et à attendrir n'importe qui. La seule exception connue était Ryuga. Même le caractériel Kyoya sentait ses barrières céder au contact de son frère, surtout quand ce dernier allait mal.

Mais Kyoya restait plongé dans ses pensées, loin de ce que disait Kakeru à propos de la compétition de moto qu'il avait remportée deux semaines auparavant et des compliments de son petit ami. Ses yeux étaient posés sur le blader du triangle d'été. Il regardait ailleurs, comme absorbé par la vue du ciel orangé, mais Kyoya savait qu'il se sentait observé. Son instinct était aussi développé que le sien et Ryuga pouvait sentir l'énergie des toupies.
L'Empereur Dragon détourna les yeux vers lui. Une nouvelle fois, son regard doré s'ancra dans le sien. Son ventre se tordit. Kyoya détourna les yeux avant de se mettre à rougir et s'ébroua mentalement, attirant l'attention des deux cadets. Kakeru en profita.

"Aniki ! Ryuto m'a dit que vous cherchiez des tournois importants.

- Oui c'est ça. Répondit-il alors qu'il tentait de reprendre sa contenance.

- Il y en a un dans deux jours ! Je crois que vous pouvez encore vous inscrire. Ajouta le cadet avec entrain.

- Qui l'organise ?

- La N.N.

- Qu'est-ce que c'est que cette chose encore…

- C'est une nouvelle organisation. Apparemment ils recherchent de nouveaux talents ! Je crois que c'est pour faire partie des nouveaux visages de l'entreprise ou quelque chose comme ça. Ils diffusent des pubs depuis plusieurs jours. Je pense qu'on peut encore s'inscrire, les bladers présents seront sûrement très forts. Expliqua Kakeru sur le même ton.

- Ils ne se cachent même plus…"

Ryuga avait prononcé sa phrase dans un murmure. Mais sa réflexion jeta un froid. Ryuto écarquilla avant de baisser la tête, comme s'il avait honte. Kyoya serra le tissu de son pantalon en fermant ses poings. Seul Kakeru avait l'air de ne pas comprendre, mais personne ne pouvait lui en vouloir étant donné qu'ils l'écartaient de leur mission.

N.N.

Nébuleuse Noire.

Ryuto trouvait ça logique maintenant qu'il y pensait. Il se sentait idiot de ne pas y avoir pensé avant. Mais la main de Kakeru sur son épaule suffit à chasser cette idée.

"Il faut qu'on agisse avant le tournoi. Dit Ryuga d'une voix plus claire.

- Ryuto, explique moi s'il te plaît.

- Ce sont nos ennemis." Chuchota Ryuto à son petit ami qui réclamait des explications.

Doji et Ziggourat pouvaient bien lâcher le pouvoir obscur comme en Grèce pour absorber le pouvoir des participants. Le lâcher sur New York ferait énormément de victimes. Ou alors ils recrutaient les prochains détenteurs, leurs prochaines marionnettes. Peut-être les deux…

Ils devaient les arrêter.

Nais peut-être… Sûrement savaient-ils qu'ils viendraient.

"Kakeru, tu ne t'es pas inscrit ? Demanda Ryuga.

- Hein ? Non non. Rétorqua le jeune Tategami en secouant la tête.

- Bien alors n'en fais rien. J'irais demain soir au siège. Vous resterez là.

- Quoi ?!" Explosa Kyoya.

Ryuto sursauta et Ryuga fixa celui qui venait de crier. Seul Kakeru avait l'air de trouver ça normal, certainement habitué aux cris de son aîné.

L'Empereur Dragon décida de se lever et de quitter le toit sans dire un mot. Il se dirigea vers la chambre, Kyoya derrière lui.

Comme il l'avait prévu, le lion le suivait.

Ryuga ne tenait pas à se disputer avec lui devant son Kakeru. Il risquerait de prendre son parti. En attendant, il pouvait compter sur Ryuto pour apaiser l'inquiétude du propriétaire de Chimera.

Une fois dans la chambre, les deux bladers légendaires se firent face. Kyoya n'attendit pas une seconde de plus pour lui faire part de son avis.

"Qu'est-ce-que t'entends par j'irais demain soir, vous resterez là hein ?

- Exactement ce que j'ai dit.

- Et je suis censé m'en contenter ? Continua Kyoya.

- Tu n'as pas le choix. Rien ne m'empêche de te mettre une raclée avant de partir. Assura celui aux cheveux blancs.

- Parce que tu t'en crois capable ?!

- J'en suis capable. La dernière fois qu'on a combattu, tu as fini dans les pommes.

- Je ne suis pas un lâche ! Je ne me cacherai pas !" S'énerva le propriétaire de Leone.

Ryuga tourna le dos à Kyoya.

"Cette discussion s'arrête là.

- Tu crois que je vais te laisser faire ?!"

Ryuga entendit les pas de Kyoya dans sa direction. Il réagit instantanément. Ryuga poussa l'autre avant qu'il ne puisse arriver à lui et le plaqua contre le mur. Kyoya attrapa le bras de Ryuga qui le maintenait contre ce dernier, ses yeux lui lançant des orages. Mais personne ne pouvait faire peur à l'Empereur Dragon, ni même le faire changer d'avis.

"Que tu me laisses faire ou pas, le résultat sera le même. Repris Ryuga, ses mains maintenant toujours Kyoya contre le mur.

- Hors de question. Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire. Pesta le blader du printemps en serrant sa main autour du poignet de l'autre.

- T'es un imbécile ou tu le fais exprès ?! C'est toi qu'ils veulent ! Tu ne te souviens pas de l'état dans lequel tu t'es retrouvé la dernière fois ?!

- C'est pas ton problème ! Je vais très bien !

- Pas mon problème ?! Qui est-ce qui s'occupe de te porter et de te faire redescendre sur terre alors ?!

- J'ai pas besoin de toi !"

Kyoya refusait d'admettre qu'il pouvait avoir besoin d'aide. Il était bien trop fier pour ça.

Ryuga tenta autre chose.

"Il faut que quelqu'un veille sur Kakeru.

- Kakeru n'est pas faible. Le contesta le vert."

C'était vrai. Son frère était loin d'être faible. Sa bonne humeur n'était pas sa seule qualité. Il excellait au beyblade et en moto acrobatique. Son plus grand point faible résidait dans son sens de l'orientation.

Mais Ryuga ne perçut pas cette déclaration comme Kyoya, surtout avec un adversaire comme la Nébuleuse Noire. L'organisation avait réussi à piéger Ryuto, pourtant bourré de qualités et très prudent. Ses yeux dorés fixaient le blader du printemps avec colère qui ne se privait pas de faire de même. Il osait lui tenir tête et l'Empereur Dragon ne pouvait le tolérer.

"Ce n'est pas négociable. Tu resteras ici et j'irai. Insista Ryuga d'une voix qu'il espérait calme et menaçante à la fois.

- Non. C'est à moi de me venger de ces types. Rétorqua Kyoya.

- Tu te rends compte que c'est ce qu'ils attendent ?!

- J'espère bien ! Et ils vont regretter.

- Tu n'es qu'un imbécile ! Pesta celui aux cheveux blancs.

- Répète un peu pour voir !

- Autant de fois que tu le voudras ! Im-bé-ci-le." Articula Ryuga.

N'y tenant plus, Kyoya poussa Ryuga à son tour. Surpris, le dragon recula d'un demi pas avant de voir Kyoya se jeter sur lui. Les deux bladers basculèrent sur le sol dans un grand fracas. Le blanc reprit cependant vite l'avantage. Il bloqua Kyoya contre le sol, même si ce dernier opposait une ferme résistance.

"Espèce de… Maugréa Kyoya.

- Tu ne fais pas le poids face à moi. Tu vas rester ici ok ?! Si tu combats des adversaires puissants, tu te retrouveras sous l'emprise du pouvoir obscur et j'ai aucune envie de retourner dans ton monde intérieur pour le faire fuir.

- Tu as quoi ?"

Il se souvenait vaguement de sa dernière confrontation intérieure. Il avait fini dominé par celui aux yeux rouges et son lion violet. Il se rappelait être allongé sur le sol, le froid mordant sa peau. Il avait été battu et son Leone aussi. Vidé de ses forces, il avait lutté, au bord de l'inconscience. Puis, une sensation de chaleur l'avait envahi avant qu'il ne perde connaissance.

Il avait retrouvé ses esprits plus tard.

"C'était toi ?

- Qui veux-tu que ce soit ?" Répliqua celui aux yeux dorés.

Maintenant qu'il y repensait, Kyoya trouvait que la chaleur qu'il avait ressenti ce jour-là était semblable à celle que dégageait Ryuga, au contact de sa peau sur la sienne.

Comme avant qu'ils ne soient interrompus. Comme maintenant.

La gêne surpassa la colère. Kyoya tenta de se dégager, mais il ne put se soustraire à la force de Ryuga.

"Est-ce-que j'ai ta parole ?

- Ouais c'est bon ça va. Grogna Kyoya.

- Meuteur." Dit-il alors qu'il le gardait maintenu au sol.

Mais Ryuga le relâcha. S'ils continuaient comme ça, ils en auraient pour la nuit. Chacun s'installa sur son lit, se tournant le dos. Mais Ryuga se jura de ne laisser personne venir avec lui. Ni Kyoya, ni Ryuto, ni personne d'autre. Il s'en occuperait tout seul. La haine qu'il nourrissait envers la Nébuleuse Noire était plus grande que celle de n'importe qui d'autre. Personne ne lui retirerait le plaisir d'anéantir leurs plans.


Eh voilà pour ce chapitre après plusieurs mois d'attente ! J'espère qu'il vous a plu.

Je dirais que je vais reprendre le rythme de publication normal (1 chapitre par semaine) mais je vais partir sur une publication quand j'aurais le temps de publier pour ne pas me mettre la pression. Le master, la vie seule, le mémoire, la préparation de mon roman, les missions avec la maison d'édition et le stage, tout ça prend du temps. (Surtout que j'ai envie de faire le Nanowrimo pour mon roman)

Mais j'ai repris goût à l'écriture quand j'ai commencé à écrire et à partager cette La part d'ombre. J'ai relu vos reviews et je voulais vous dire merci, merci de prendre le temps de lire et de commenter. Si vous saviez comme j'avais le sourire après les avoir lues.

Alors je vous dois bien la fin de cette histoire.