Bonjour Chers Lecteurs !

Je publie enfin le troisième chapitre, je suis désolé d'avoir mis quelques jours pour le publier. Ce chapitre entretient la tristesse de nos héros mais il est incontournable pour la suite. En attendant, je vous souhaite une agréable lecture. N'oubliez pas de revenir pour la suite ! Et n'hésitez pas à laisser des commentaires et à me donner vos suggestions qui pourront m'être très utiles. Merci de votre patience et de votre intérêt envers mon histoire.

CHAPITRE 3 : Un peu d'espoir

-Ce n'est pas possible de trouver un magicomage qui pourrait le soigner ?, désespéra Harry. On a besoin de lui, on ne veut pas qu'il…

Le jeune élu n'arriva pas à terminer sa phrase et il savait qu'il n'avait pas besoin de le faire.

-Harry…, répondit Hermione. Ron a été remplacé par la goule au terrier, tout le monde croit qu'il est malade et que c'est pour cette raison qu'il n'est pas à Poudlard. Personne ne doit découvrir ce qu'il lui arrive, ça se retournerait contre lui et contre toi Harry.

Harry cogna son poing sur la table et se leva d'un geste brusque. Tout le monde fut surpris sans trop l'être. Harry était sur les nerfs et tout le monde avait pu sans rendre compte.

-Il n'y a donc rien que l'on puisse faire pour Ron ?

-Harry, je fais ce que je peux mais…, se justifia Fleur.

-Mais ce n'est pas assez !

-Harry!, tenta de calmer Hermione.

-Oui, pardon Fleur, excuse-moi, je sais bien que tu fais ce que tu peux.

-Harry, lui expliqua ensuite Bill d'une voix sage. Toute la famille sait bien que tu as une tâche spéciale à accomplir, même si on ne sait pas de quoi il s'agit. On te fait confiance Harry et on a confiance en Dumbledore même s'il n'est plus là. Ron a choisi de te suivre et maintenant on ne peut faire appel à personne si vous ne voulez pas avoir d'ennui. Il vous faut choisir entre la mission ou Ron.

Hermione n'avait pas encore vu la chose sous cet angle et présentée de cette manière, cela lui paraissait cruel et égoïste. Il leur fallait détruire les horcruxes pour détruire Voldemort, il leur fallait donc continuer la mission à tout prix mais Ron était leur meilleur ami, même plus que ça… Devait-il être sacrifié pour continuer ?

Harry et Hermione dormaient dans la même pièce où se trouvait Ron. Bill et Fleur leur avait installé un matelas chacun pas loin du rouquin. Hermione était censée dormir mais elle n'y arrivait pas. Elle s'assit de nouveau auprès de Ron, prit encore une fois sa main et lui chuchotait à l'oreille :

-On trouvera un moyen de te sauver Ron, je te le promets mais je ne sais pas encore comment m'y prendre. Personne ne peut davantage te soigner. Personne n'est plus compétent que Fleur même dans l'Ordre, elle fait tout ce qu'elle peut tu sais. Ron, c'est à mon tour de te dire qu'on besoin de toi, que j'ai besoin de toi. Il faut que tu te réveilles et que tu luttes pour continuer avec nous. S'il te plait Ron, Harry et moi, on n'y arrivera pas sans toi. Bill s'inquiète également, tout le monde s'inquiète. Bill ne sait pas s'il doit prévenir tes parents, s'ils nous voient, ils vont vouloir savoir tous les détails sur les circonstances et tout doit rester secret, enfin tu le sais bien mais ils doivent aussi être au courant. Alors peut-être que nous allons devoir partir et je ne veux pas partir sans toi. Je voudrai que Bill n'ai pas besoin de prévenir tes parents, que tu te réveilles le plus vite possible et qu'on s'en aille après. Ron, ne me laisse pas…

Les lèvres de Ron s'étaient soudainement entrouvertes, comme s'il essayait de dire quelque chose et que ce geste était le maximum qu'il pouvait fournir. Hermione n'avait pas détaché son regard de ses lèvres comme si elles représentaient un dernier espoir.

-Ron ? Qu'est ce que tu veux me dire ? Je t'en prie, parle moi.

Hermione effondra sa tête contre le bord du lit du sorcier en tenant la main de Ron entre les deux siennes.

La fatigue de ces dernières semaines finit par l'emporter et la jeune prodige s'endormit dans la même position. Celle-ci s'était habituée aux ronflements incessants du rouquin mais ce jour là rien n'interrompit son sommeil.

Les rayons du soleil percèrent la vitre et s'insinuèrent à travers les paupières d'Harry et d'Hermione. Ce fut Harry qui se réveilla en premier et celui-ci ne fut pas surpris quand il vit Hermione mi assise et mi endormie sur le lit de son meilleur ami. Seul un détail le surprit davantage, ce fut le positionnement de la main de Ron. Celle-ci tenait celle d'Hermione et non l'inverse comme il avait pu le voir la veille. Comment avait-il pu lui prendre la main alors qu'il était dans le coma. Aussitôt il se dirigea vers Hermione et la coupa dans son sommeil.

-Hermione, dit-il en lui posant délicatement sa main sur son épaule.

Celle-ci ouvrit difficilement ses yeux et Harry ne fut pas surpris quand il découvrit les lourdes cernes qui se dessinaient sous ses yeux.

-Qu'est ce qu'il se passe ?, s'inquiéta-t-elle.

-C'est Ron, l'avertit Harry.

-Quoi, qu'est ce qu'il y a ?, paniqua-t-elle en se levant d'un bond et en tenant d'enlever sa main mais quelque chose la retint.

Hermione se rassit et vit alors que Ron s'était légèrement agrippé à sa main.

-Harry ! Ron, il…

-Oui, c'est ce que je voulais te dire. Je crois qu'il se réveille tout doucement.

Hermione se mit à sourire et ses yeux commencèrent à briller. Harry ne douta pas une seconde qu'Hermione allait pleurer de joie mais Harry l'en dissuada aussitôt.

-Hermione, je ne suis pas médecin, lui rappela-t-il. Il faut demander à Fleur.

-J'y vais tout de suite, s'enthousiasma Hermione qui sortit de la salle en trombe.

Elle put entendre rapidement.

-Ne la lâche pas vieux, recommanda Harry à son ami.

Quelques instants plus tard, Fleur débarqua dans la chambre attachée à la main d'Hermione. À la tête de Fleur, Hermione ne lui avait encore rien dit et s'était contentée de l'amener dans la chambre.

-Que se passe-t-il ?, se déboussola la française.

Hermione reprit son souffle et expliqua :

-Ron, cette nuit, ces lèvres se sont ouvertes comme s'il avait voulu dire quelque chose et là ce matin en me réveillant, Ron me tenait la main alors que je tenais la sienne en m'endormant, j'en suis persuadée.

Fleur ne chercha pas à savoir si les propos étaient vraisemblables et demanda aux deux jeunes adolescents :

-Vous pouvez sortir s'il vous plait ? Je vais voir comment il va, je vais aussi lui changer ses pansements. Appelez-moi Bill aussi s'il vous plait, je risque d'avoir besoin de lui.

-Oui bien sur, lui répondit Harry.

-Pourquoi est ce que tu as besoin de Bill ?, s'inquiéta Hermione. Il y a quelque chose qui ne va pas ?

-Non non, ne t'inquiète pas mais il s'y connait aussi en sortilèges et il va m'aider à bouger Ron pour les pansements.

Hermione et Harry allèrent chercher Bill et puis attendirent dans les escaliers.

-Harry, commença Hermione.

-Oui ?

-Tu ne crois pas que tu devrais parler à Gripsec et Mr Ollivanders ? Après tout, eux ils pourraient avoir plus de détails sur ce que tu cherches.

-Qu'est ce que tu veux dire ?, nia négligemment Harry.

-Harry, je sais très bien que malgré toute cette histoire et même si je ne pense pas que ce soit une bonne idée, tu penses toujours aux reliques de la mort. Je le vois bien.

-Hermione, je pense que les reliques sont peut-être la solution contre tu sais qui.

-Tu ne dois pas perdre de vue les horcruxes Harry, c'est ça le plus important, il faut suivre le plan de Dumbledore.

-Mais Dumbledore n'a pas de plan !, se justifia Harry. Ron l'a compris avant nous trois, et c'est bien pour ça qu'il avait voulu partir, tu te rappelles ?

-Harry, il est revenu… ce n'est peut-être pas la peine de revenir dessus, tu ne crois pas ?

-Excuse-moi Hermione. Je dis ça parce qu'il était définitivement parti, il n'en serait peut-être pas là aujourd'hui, tu vois ce que je veux dire.

En signe de réponse rassurante de sa part, Hermione se contenta de prendre amicalement la main d'Harry. Ce geste parlait parfois beaucoup plus que les mots.

Les minutes s'écoulaient, Harry et Hermione commençaient à s'impatienter et ils n'avaient toujours pas de nouvelles de Ron.

-Hermione, tu ne pense pas que Ron n'aurait jamais du venir avec nous ?, demanda timidement Harry.

-Pourquoi est ce que tu dis ça ?

-Enfin, soyons objectifs, depuis le début il s'est désartibulé, puis le médaillon l'a perturbé et maintenant il est gravement blessé.

-Harry… Tu sais bien que Ron l'a voulu et même si je dois avouer que ces derniers mois, il n'a vraiment pas eu de chance, je suis sur qu'il le referait si c'était nécessaire.

-Et toi Hermione, tu ne crois pas qu'il serait peut-être temps de l'avouer à Ron ?

Hermione détourna alors son regard.

-Avouer quoi ?

-Tes sentiments pour Ron, je pense que tu arrives à un stade où tu devrais laisser ta fierté de côté et lui dire enfin ce que t'éprouves, lui expliqua-t-il sérieusement.

-Je ne vois pas ce que tu veux dire, tenta Hermione.

-Oh si tu le sais et tu sais aussi que je le sais. Tu étais jalouse quand il était avec Lavande et quand il est parti après notre dispute, tu n'as pas arrêté de pleurer pendant des semaines.

-Mais Ron, il ne …

-Tu ne sauras jamais avant de lui demander, lui fit comprendre Harry.

-Ça va être difficile de lui parler étant donner que lui ne peut pas parler et je ne veux pas lui parler de ça comme si je parlais à un mur.

Luna se joignit alors aux deux.

-Vous êtres réveillés depuis longtemps ? Ron va mieux ?

-C'est ce qu'on se demande, lui expliqua Harry. Il a tenu la main d'Hermione ce matin et on espère seulement que c'est de bon augure.

-Comme disait ma mère, les gens sont toujours capables d'écouter même s'ils ne peuvent pas parler ni répondre. Je suis sure qu'il entend tout ce que vous dîtes.

-Je l'espère aussi, soupira Hermione.

-Tu l'aimes, n'est ce pas ?, demanda naturellement Luna.

-Je…

La porte s'ouvrit à la volée et Bill resta au bas de la porte.

-Vous pouvez entrer, annonça-t-il.

-Je crois que je vais vous laisser, je vais regarder la mer, j'aime entendre le bruit des vagues, expliqua Luna la tête dans les étoiles.

-D'accord Luna, se contenta-t-il de dire Harry en se précipitant à l'intérieur.

-Alors, comment va-t-il ?, demanda Hermione en tentant un léger sourire en guise d'espoir.