Bonsoir Chers Lecteurs (-trices),
Je publie ce cinquième chapitre en espérant qu'il vous plaira. Je suis désolé si je mets un peu de temps entre tous ces chapitres mais je vous promets que je n'oublie pas mon histoire qui me tient à cœur. Je prends mon temps pour développer les sentiments mais l'action et l'intrigue arrive pas à pas.
Je vous laisse donc découvrir tout ça, n'hésitez pas à revenir et à me laisser des reviews.
CHAPITRE 5 :Les Disputes
Ron tâchait continuellement de ne rien montrer de ses inquiétudes, notamment envers Hermione qui le regardait différemment depuis qu'elle avait franchi le seuil de la porte.
-La famille arrive demain, il serait peut être temps de vous laissé seuls, finit par dire Bill. Fleur et moi, montons dans notre chambre, si jamais il y a un souci n'hésitez pas à tambouriner notre porte, ok ?
Les jeunes mariés s'en allèrent, laissant le trio dans le silence total. Hermione ne savait pas quoi dire et aucun des garçons ne put entamer la conversation. Puis un Ron aux multiples blessures s'installa mieux sur son fauteuil :
-Alors, qu'est ce que vous raconter de beau ?, entama-t-il.
Hermione, dépourvue par la banalité de la question, jeta un rapide coup d'œil à Harry et lui aussi paraissait incrédule. Aucun d'eux ne voulut offenser Ron alors Harry répondit :
-Hum, pas grand-chose tu sais, depuis quelques jours, on ne fait pas grand-chose…
-Tu as des nouvelles des reliques de la mort ? Tu as parlé à Ollivanders et Gripsec ?
-En réalité, j'attendais que tu ailles mieux, avoua tristement Harry qui savait pertinemment que c'était peine perdue.
L'enthousiasme de Ron fut brisé, il sentait qu'aucun sujet de conversation n'était susceptible de leur oublier la réalité. Ron se sentait mal, il pensait derechef à Dobby, ce petit elfe avait toujours serviable avec eux et il savait que Dobby appréciait sa liberté, il ne l'avait pas vu mourir, il ne le connaissait pas tellement mais il sentait seulement une nouvelle perte depuis le début de la Guerre.
Ron remarqua également que depuis le début, Hermione n'avait pas placé un mot, elle ne lui avait fait aucune remontrance, ni même un grand sourire, il la sentait gênée, il connaissait la raison mais il ne voulait pas le lui faire remarquer que lui non plus, ne savait pas comment l'aborder.
Le jeune rouquin n'eut pas eu le faire puisqu'Harry entra dans l'insolite sujet de conversation qu'ils avaient tenté d'éviter jusqu'à maintenant.
-On pourrait peut être faire quelque chose tous les trois avant que toute la famille arrive et avant que…
Le survivant n'avait pas besoin de finir sa phrase pour se faire comprendre des deux autres et un nouveau malaise s'installa.
-Peut être que nous pourrions faire une partie de Quidditch demain ?, proposa Ron. Mais nous aurons besoin de tout le monde, mais c'est vrai qu'Hermione n'est pas très douée sur un balai, taquina-t-il ensuite.
-Hé !, réagit alors Hermione en souriant. Je ne suis pas si mauvaise que ça !
-Si tu l'es, répéta Ron.
-Il a raison, renchérit Harry. Tu es la meilleure dans tous les domaines existants sauf celui-là.
Hermione sourit de nouveau en sachant qu'ils avaient raison. Le Quidditch était un sport qui ne s'apprenait pas dans les livres. La jeune sorcière était capable de donner toutes les sortes de balais existants avec leurs vitesses mais ne savait pas tenir sur l'un d'eux. Seuls Harry et Ron avait cette capacité.
Ils rirent tous les trois un bon coup en se remémorant toutes les cascades de Quidditch qui avaient pu avoir lieu durant leurs six années à Poudlard, les deux premiers vif d'or attrapés par Harry, les hilarants arrêts de Ron en poste de gardien, la vitesse de Ginny, les ordres de Dubois, les commentaires d'Hermione en coulisse, tout y était passé. Cela avait duré quelques minutes et tout ce que réussit à penser Hermione fut : « J'aimerais que le temps s'arrête et qu'on reste tous les trois toute notre vite ». Des qu'un silence s'installait, Hermione cachait de nouveau le moindre signe de sourire. Ils ne savaient pas quelle heure il était, ils ne savaient pas vraiment quoi se dire mais ils savaient qu'ils ne voulaient pas que les choses changent.
Ils se reluquèrent tous les trois puis enfin, ce fut Ron qui entama la conversation :
-Je sais qu'on n'arrive pas à se parler, parce qu'on sait tous les trois ce qu'il va se passer.
Il se tourna vers Hermione qui détourna son regard en baissant la tête vers ses genoux.
-Je ne voudrais pas passer le peu de temps qui me reste à vivre à essayer de chercher les choses qu'il faut dire et les choses qu'il ne faut pas dire, je voudrai qu'on essaie de faire comme si de rien était.
Ni Harry, ni Hermione ne réagissait à sa remarque même si tous deux la comprenaient.
-Harry ?, plaida Ron.
-On fera ce que tu veux vieux.
-Hermione ?, tenta-t-il ensuite.
-Bien sur, chuchota-t-elle en gardant la tête toujours aussi baissée.
Harry vit le regard désespéré de Ron suite à la réaction d'Hermione.
-Je devrai peut-être monté voir comment va Luna, proposa Harry qui cherchait seulement une excuse pour sortir de la pièce.
-Pourquoi ?, s'étonna Hermione qui leva alors la tête. Reste avec nous, dit-elle d'un ton suppliant.
Harry ne répondit pas et partit de la pièce. Ron et Hermione restèrent plantés là comme deux inconnus qui se rencontraient à peine. De nouveau, Ron brisa la glace :
-Regarde-moi Hermione.
Elle lui jeta un rapide coup d'œil et se déroba une fois de plus.
-Regarde-moi Hermione !, répéta-t-il.
Par peur du ton qu'il avait pris, elle ne lâcha plus son regard jusqu'à sentir ses yeux s'embuer.
-Pourquoi tu fais ça Hermione ? Je l'accepte moi, pourquoi toi, tu ne l'acceptes pas ?
Hermione grimaça, elle ne comprenait même pas pourquoi il lui posait cette question.
-T'es sérieux là ?, lui demanda carrément la jeune fille.
Il ne répondit pas.
-Tu es réellement en train de me demander pourquoi je n'accepte pas ta mort ?
-Oui c'est exactement ce que je suis en train de te demander.
-Ronald Weasley, ce que tu peux être stupide quand tu ne réfléchis pas !, s'énerva-t-elle en s'éjectant du divan et en marchant dans tous les sens. Je ne peux pas croire que tu puisses me demander ça, tu crois qu'Harry l'accepte ? Tu crois que ta famille va accepter ça aussi facilement ? Personne ne l'accepte et ne l'acceptera jamais, c'est juste que moi je n'arrive pas à le cacher comme tous les autres, lui expliqua-t-elle très fortement. Si tu crois que je suis la seule à avoir un problème avec ça, il te suffit d'observer tous les autres. Bill et Fleur ont retenu leurs larmes plus d'une fois pendant la conversation, Harry te fait plaisir parce qu'il ne veut pas que tu sois mal à l'aise, Luna est remontée dans la chambre. Personne ne sait comment se comporter avec toi Ron, et s'ils ne disent rien ce n'est pas parce qu'ils l'acceptent, c'est parce qu'ils ne veulent pas te blesser.
Hermione avait débité toutes ces phrases à une vitesse affolante, comme si elle avait gardé tout ça en elle et qu'elle n'attendait plus qu'un seul tout petit signe de sa part pour le dire. Ron restait encore bouche bée par toutes ses révélations et comprit qu'il avait tort sur toute la ligne et qu'en réalité tout le monde lui mentait pour ne pas le blesser.
-Je ne pensais pas que…
-Que quoi Ron ? Tu ne pensais pas qu'on serait triste ? Tu pensais qu'on allait s'en réjouir ? Mais enfin Ron ! Je ne sais pas si tu te rends compte de l'absurdité de tes propos ! On croirait que tu pensais que tu ne comptais pas pour nous, s'indigna la sorcière
Ron ne répondit pas à la remarque et vu la tête que celui-ci tirait à cet instant, Hermione venait de deviner exactement ce qu'il pensait.
-Tu plaisantes Ron, n'est ce pas ? Tu croyais vraiment que nous ne tenions pas à toi ?
-Je n'ai pas dit ça, se défendit Ron.
-Tu l'as pensé tellement fort que tu n'as pas eu besoin de me le dire.
-C'est juste que…
-Qu'est ce qu'il se passe ici ?, intervint Harry. Je vous laisse quelques minutes tous les deux et même là, vous trouvez le moyen de vous énerver l'un contre l'autre.
-Tu n'avais qu'à pas nous laisser seuls, fit remarquer Hermione. Et si tu avais entendu toute la conversation, toi aussi, tu aurais bondi.
-Je n'ai pas eu besoin d'être là pour tout entendre, ajouta Harry. Je crois que même au Terrier, on vous a entendu.
-Je tiens à préciser que je n'ai pas crié, il n'y a qu'Hermione, se défendit de nouveau Ron, toujours sur son fauteuil.
-Tu n'y es pas pour rien non plus, argumenta Hermione.
Soudain Harry se mit à sourire, Ron et Hermione se reluquèrent suite à la réaction de leur ami puis l'élu se mot alors à rire de bon cœur. Hermione ne put s'empêcher de sourire mais lui demanda :
-On peut savoir pour quelle raison tu ris Harry ?
Entre deux fou-rires, il réussit à placer :
-Nous voulions passer un bon moment tous les trois, et je me rends compte que rien ne pourra changer malgré toutes les circonstances de la terre.
-Je ne te suis pas vieux, abandonna le rouquin.
-Vous êtes vraiment aveugles vous deux, il n'y a que vous qui ne remarquez pas que vous vous énerver l'un contre l'autre, encore une fois, et ce depuis toujours !
-On ne s'énerve pas si souvent que ça, se plaignit Hermione.
-Vous deux, c'est très fréquent, et ça fait plaisir de voir que ces choses là ne changeront jamais, vous me regardez à chaque fois comme un arbitre pendant un combat qui doit annoncer le gagnant, ce que je ne fais jamais mais vous continuez quand même.
Hermione sourit en comprenant et Ron les suivit également en remarquant que son ami ne disait que la pure vérité.
En y repensant, Ron se souvenait de toutes les fois où Hermione et lui s'étaient disputé pour des raisons diverses et variées, toutes les fois où ils ne s'étaient plus parlés pendant de longues semaines. Ron savait qu'il n'y était pas pour rien dans tout ça, et qu'il y avait beaucoup de jalousie de sa part. En quatrième année, il se rappelait combien il était vert de jalousie quand il avait Hermione, sa Hermione danser aux côtés de son ancien idole Victor Krum. Tous les commentaires injurieux qu'il avait prononcé ou pensé à propos de Cormac McLaggen quand il s'était intéressé à elle en sixième année. Hermione non plus ne l'avait pas épargné quand il sortait avec Lavande.
En remontant de plus en plus loin, il remarquait que même leur rencontre n'avait pas été des plus normales, il avait pensé qu'elle était une personne hautaine et pourtant ils étaient tous deux devenus amis, malgré leurs disputes, malgré les drames, malgré tout ça, ils avaient toujours été là l'un pour l'autre.
Hermione continuait de rire aux côtés d'Harry et Ron se contentait d'observer ce moment, le visionner comme une cassette, de ne pas louper un seul morceau de ce moment magique. Il zoomait notamment sur le sourire d'Hermione, il voulait se souvenir de tous les détails avant que la mort ne vienne tout lui arracher.
