Bonsoir chers Lecteurs/Lectrices,
Encore un petit chapitre de publié, j'ai mon histoire en tête mais encore un peu de patience avant de lire la suite.
J'espère que mes précédents chapitres vous ont plu jusqu'à présent. Sachez en tout cas que ce n'est pas fini alors n'hésitez pas à revenir et à laisser des reviews. Vous pouvez me donner des idées pour les personnes qui se sentent inspirées.
CHAPITRE 6 : Encore un combat
Ron les observait encore quand il ressenti une douleur au niveau de sa tête, sous ses bandages qui lui en cachait une bonne partie. Par réflexe, il porta sa main à sa tête en grimaçant de douleur. Harry et Hermione se rendirent compte que Ron ne riait plus avec eux et se précipitèrent à ses côtés.
-Ron, qu'est ce que tu as ?, s'empressa de demander Hermione.
Le rouquin grimaçait de nouveau sans répondre à sa question. Hermione regarda Harry avec détresse.
-Ron, dis nous ce que tu as, s'il te plait, insista Harry.
Au bout de quelques minutes, Ron reprit ses esprits et tenta de les rassurer.
-Rien, c'est bon, c'est passé.
Hermione jeta derechef un regard à Harry pour qu'il tente d'en savoir plus.
-T'as eu mal à la tête ?, chercha Harry.
-Ouai mais bon, ne vous en faites pas, ça arrive à tout le monde, pas de quoi en faire un drame.
-Je vais chercher Fleur, se précipité Hermione mais Ron lui attrapa le bras avant qu'elle ne s'en aille.
-Je vais bien Hermione, nous n'allons pas réveiller Fleur, elle s'est assez occupée de moi, il vaudrait mieux qu'elle se repose.
-Mais…
-Hermione s'il te plait, pour la première fois de ta vie, fais moi confiance s'il te plait.
Il ne l'avait pas dit méchamment, mais il savait qu'Hermione était assez têtue pour ne jamais faire ce qu'il lui demandait.
-D'accord, abandonna Hermione, mais il faudra lui en parler demain, n'est ce pas Harry ?
-Hermione a raison, approuva Harry.
-Ok, comme vous voulez.
Ron regarda l'horloge de la cuisine et vit que la nuit avait déjà bien avancé, Hermione et Harry le constatèrent en même temps que leur meilleur ami.
-On devrait aller tous se coucher, évoqua-t-elle. Il ne faudrait pas que nous soyons endormis quand la famille va arriver, vous ne croyez pas ?
-Si, tu as raison Hermione et Ron a besoin de repos, il ne veut pas l'avouer mais ça se voit.
En effet, les cernes et la pâleur de Ron laissait supposer qu'il fallait qu'il dorme.
-Je peux donner mon avis ?, tenta-t-il.
-Non, pas vraiment vieux, lui dit Harry en le tapotant sur son épaule en signe d'affection.
-Je vais vous laisser dormir en haut tous les deux, intervint Hermione, entre garçons. Je dormirai sur le canapé si ça ne vous dérange pas.
Harry aida Ron à se lever, avant de monter les marches, Ron s'arrêta devant Hermione.
-Bonne nuit Hermione, lui souhaita le rouquin.
-À demain Ron, lui répondit-elle.
Ils avaient toujours été timides l'un envers l'autre dans de telles situations, Hermione n'avait aucun mal à prendre Harry dans ses bras, à lui faire une bise sur la joue, mais avec Ron, c'était différent, elle n'osait pas. Se trouver en face de lui, le regarder dans les yeux la mettait mal à l'aise, elle appréciait mais sa boule à l'estomac l'empêchait de faire quoi que ce soit. Elle lui avait dit « à demain » en espérant que son ami ne s'éteigne pas dans la nuit.
Accoudé par Harry, Ron se trouvait juste en face d'Hermione. Quelques minutes plus tôt, ceux-ci se disputaient une fois de plus et maintenant tout ce qu'il voulait c'était la prendre dans ses bras et lui dire à quel point elle lui manquerait dans les jours à venir. Mais il ne fit rien et sentant le malaise, Harry poursuivit :
-Tu viens, on monte, je ne dis pas que t'es lourd mais t'es déjà plus grand que moi et je commence à complexer en restant à côté de toi, plaisanta l'élu.
Le trio sourit une dernière fois avant de se séparer.
Hermione observa ses deux amis, coude à coude, monter difficilement les marches une à une, elle voulait vraiment le revoir demain, il fallait qu'elle trouve une solution pour le sauver, elle en avait assez de se trouver impuissante face à ce genre de situations. Jusqu'à présent les livres l'avaient toujours aidé à la sortir d'affaire. Si les livres l'avaient toujours aidé, elle espérait que les livres l'aideraient de nouveau.
Aussitôt, elle prit son petit sac en perles et songea à tous les livres qu'elle y avait entreposés. Il y avait forcément l'un d'eux qui lui serait utile pour conjurer le sort, pour guérir les blessures, pour voir ce que Fleur n'aurait pas vu, pour tout simplement sauver Ron. Leur trio ne pouvait s'éteindre de cette façon, pas avec un sort jeté aussi facilement.
Hermione se souvint de quand Harry avait jeté le même sort à Drago, lui aussi avait failli mourir, mais Rogue avait pu le sauver parce qu'il s'y était pris rapidement. Elle se dit alors que si elle-même avait réagi aussi vite, Ron ne serait peut-être pas dans cet état : vivant en attendant sa mort prochaine. Une boule à l'estomac se créée quand elle se rendit que c'était en partie sa faute si Ron allait mourir, elle était d'autant plus motivée à trouver une solution.
Pendant le reste de la nuit, Hermione avait ouvert chaque bouquin un à un sur le divan et les avait feuilleté en espérant trouver la solution miracle qui la réjouirait, mais pendant des heures et des heures, elle ne trouva rien, elle continua, continua jusqu'à ce que son sommeil vienne la rattraper.
Dans la chambre du dessus, les choses ne se déroulaient pas de la même façon.
-Harry, tu dors ?, commença Ron allongé dans son lit.
-Plus maintenant en tout cas, répondit Harry sans trop d'élocution.
-Je peux te parler ?
-Oui, bien sur, qu'est ce qu'il y a ?
-C'est vrai que tu dis ce que je veux entendre juste pour ne pas me blesser à cause de… ma situation… ?
-À ton avis ?, tenta d'éviter le sorcier.
-Je te pose justement la question, alors, c'est vrai ? Hermione avait raison ?
-Oui Ron, Hermione a raison, mais que voudrais-tu que je fasse ? Que je te dise réellement ce que je pense ?
-Oui Harry, c'est exactement ce que je voudrai que tu fasses, je ne veux pas que tu deviennes un autre ami juste parce que je vais mourir.
Ça y est, Ron l'avait prononcé à voix haute. Il allait mourir et ce fait était indéniable et il ne pouvait pas plus longtemps éviter le sujet, surtout envers Harry, son meilleur ami, Harry l'élu, une des personnes qui avait le plus côtoyer la mort.
-D'accord Ron, je vais être honnête avec toi, je suis vraiment content que tu puisses vivre ces derniers instants avec nous, mais je m'en veux parce que c'est en partie ma faute si tu te retrouves dans cette situation, et ce qui me fait rager c'est que tu donnes l'impression de ne pas te battre pour éviter ça justement. Tu as été positif toute la journée, tu as souri, tu as nié avoir mal mais je n'ai jamais vu en toi, à aucun moment, l'envie de continuer de vivre. Tu prends les choses trop positivement. Tu cherches à vivre le moment présent, ce que je comprends mais je t'en veux parce que tu n'essaies même pas d'arranger ton futur.
-Harry, si je ne le cherche pas, c'est parce que je n'ai pas de futur, je suis mourant, je l'accepte difficilement crois-moi. Fleur a tout fait pour essayer de me sortir d'affaire mais en vain. Et soyons honnête, je n'ai jamais été d'une grande aide depuis le début de l'année, j'ai même plutôt été un poids pour Hermione et toi, je sais très bien que vous vous débrouillerez très bien sans moi, vous n'avez pas besoin de moi. Je ne suis que le pauvre nigaud qui a toujours fait tout capoté. Hermione est très intelligente et toi tu es Harry, tu es courageux et moi je ne suis qu'une boule accrochée à vos pieds et qui vous fait ralentir. Regarde-moi, même là, je te ralentis. Si je ne cherche pas de futur Harry c'est parce que je pense qu'il serait peut-être plus avantageux pour tout le monde que je n'en fasse pas partie.
Harry restait bouche bée après toutes ces dernières paroles et fut étonné de voir comment Ron se considérait lui-même. Depuis toutes ces années, il avait déjà remarqué que le rouquin complexait beaucoup par rapport à sa place dans la famille, au sein de ses frères, par rapport à sa propre célébrité mais il ignorait qu'au sein même de leur trio, il se dévalorisait une fois de plus.
- Ron, tu ne te rends pas compte de ton importance dans tout ça, affirma l'élu.
-Qu'est ce que tu veux dire ? Tu sais très bien autant que moi que je n'ai jamais été quelqu'un d'indispensable depuis le début.
-Et en première année ? Tu crois que j'aurai pu empêcher Volde…
-Fais attention !
-Tu sais qui de s'emparer de la pierre philosophale si toi-même, tu n'avais pas joué une partie d'échecs des plus historiques ? Tu crois que j'aurais pu combattre le basilic si tu ne m'avais pas aidé à découvrir ce qui se cachait dans la chambre des secrets ? Qui est ce qui a détruit le médaillon et m'a sauvé de la noyade dans un lac d'eau glacée ? Je pourrai continuer comme ça pendant longtemps Ron. Sans toi Ron, je serai sûrement déjà mort il y a longtemps et je suis triste de voir que tu ne t'en rends même pas compte. Et si c'est pour ça que tu refuses de te battre et bien je trouve ça vraiment dommage parce qu'Hermione et moi avons plus besoin de toi que tu ne te l'imagines. Sur ce, je te laisse méditer sur ce que je viens de dire en espérant que demain, tu ne te contentes pas de vivre des dernières heures mais que tu cherches un moyen pour en vivre le plus possible.
Ron était subjugué par ce que venait de dire Harry, il n'avait jamais vu les choses de cette façon et ne s'était jamais considéré comme quelqu'un d'indispensable dans le trio. Il pensait notamment au moment où il avait laissé Harry et Hermione suite à leur dispute, ils s'en étaient très bien sortis. Certes il avait détruit l'horcruxe et sauver Harry de ce lac mais il restait sur sa position en pensant que s'il n'était pas parti, il n'aurait jamais eu besoin de le faire. Le jeu d'échec, c'était la seule chose dans laquelle il était doué, pensait-il et la chambre des secrets, c'était Harry qui avait presque tout découvert.
Le rouquin ne jugeait pas l'honnêteté de son ami, il voyait très bien qu'Harry disait parfaitement ce qu'il pensait mais il avait du mal à croire son impartialité. En tout cas, s'il y a une chose dont il était sur, c'était qu'il voulait vraiment montrer de quoi il était capable et pas se contenter de mourir dignement. Il voulait vivre, seulement, il avait peur d'avoir de faux espoirs, de ne trouver aucun moyen qui puisse le sauver et de mourir alors comme un lâche devant Hermione et Harry.
Sur ses mots, Ron s'affaissa dans ses draps en espérant dans quelques heures pouvoir se réveiller en bon état.
