Bonsoir chers Lecteurs/Lectrices,
Après deux mois d'absence, je suis ravie de revenir pour ainsi publier mon dixième chapitre de ma fanfiction, vous allez peut-être enfin comprendre la solution d'Hermione. Si vous ne la comprenez pas, elle sera plus explicite dans le chapitre suivant. Les choses s'enveniment et s'accélèrent, il faut vite qu'Hermione fasse ce qu'il faut pour Ron.
Même si je mets du temps, je ne lâche pas mon histoire, j'y tiens beaucoup alors n'hésitez pas à revenir et à me laissez des reviews s'il vous plait !
CHAPITRE 10 : La Plainte de Ginny
Quelques instants plus tard, des grandes tables avaient été aménagées dans le salon cuisine et les plats de Mrs Weasley la décoraient parfaitement. Si un inconnu entrait à ce moment là, jamais il n'aurait pu imaginer que toute cette famille s'était réunie pour faire ses adieux à l'un d'eux qui était mourant tant la gaieté régnait.
Hermione était installée entre Fleur et Ron, elle regardait son Ron toujours aussi souriant depuis leur arrivée, elle avait toujours vu cette famille vraiment très soudée et ce repas montrait une fois de plus cet esprit là.
Au cours de multiples conversations, une en vint à parler de Rogue :
-Depuis qu'il est directeur à Poudlard, c'est le chaos, se plaignit Ginny. C'est à peine si j'ai eu le droit de sortir pour venir ici, à vrai dire je ne sais même pas par quel prodige il a bien voulu me laisser venir.
-De toute façon, avant d'être agréable, faudrait qu'il apprenne à se laver les cheveux, on pourrait faire cuire un œuf sur sa tête dans ses cheveux sont gras, je n'ai pas raison Fred ?, ricana Georges qui engouffra un morceau de pain dans sa bouche.
Harry devenait de plus en plus pâle, parler de Rogue était loin de le faire rire depuis qu'il l'avait vu tuer Dumbledore dans la tour d'astronomie.
-Ça ne va pas Harry ?, s'inquiéta Hermione.
-Si si ça va, ne t'inquiète pas.
Hermione jeta un œil à Ron qui comprit le malaise d'Harry mais la conversation poursuivait.
-Je le préférais encore quand il se vantait de pouvoir préparer les élixirs les plus inimaginables au monde quand on était en première année, à l'époque où il était encore professeur de potions, ajouta Fred.
Harry prit sur lui et s'incrusta dans la conversation :
-Oui je lui avais fait une bonne impression le premier jour, et il n'arrêtait pas de nous prendre pour des médiocres : « Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille, à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon si vous étiez autre chose qu'une de ces bandes de cornichons »…
-Dis ça t'aurait pas carrément traumatisé ce jour là ?, questionna Georges. Parce que vous te rappeler par cœur de ce qu'as pu dire Rogue, faut soit avoir la mémoire d'Hermione soit être traumatisé, tu t'en rappelais Hermione ?
Tout le monde se tourna vers elle, mais Hermione avait déjà perdu le fil de la conversation, elle était ailleurs, elle s'était arrêté au mot « mort ».
Et si Harry venait tout juste de lui donner la solution sans lui-même sans apercevoir ? Et si enfin elle avait trouvé un moyen de sauver Ron ? Et si finalement la solution avait toujours été dans sa mémoire et qu'elle n'avait juste pas pu ressortir ce vieux souvenir ?
-Hermione, tu es toujours avec nous ?, s'inquiéta à son tour Harry.
-Hein ?, se réveilla-t-elle en apercevant tous les regards braqués sur elle.
-Tu as entendu ?, interrogea Mrs Weasley. Nous devrions peut-être changer de sujet.
-Non non, ça va, ça va même très bien ! dit-elle avec un énorme sourire à ses lèvres.
Personne ne comprit pourquoi car même s'ils s'efforçaient tous d'afficher un sourire, il n'y avait pas de quoi aller très bien. Ce fut Ron qui fut le plus intrigué, il n'arrêtait pas de la fixer comme s'il allait pouvoir deviner ses pensées mais il n'y arrivait pas, il se doutait qu'elle venait d'avoir une idée.
Comprenant que ce n'était pas le bon moment pour poser toutes les questions souhaitées, il se tut, ainsi qu'Harry tandis qu'Hermione se forçait de cacher son sourire.
De nouveaux sujets de conversation reprirent durant le repas, Ron voyait défiler les plats de sa mère devant lui mais rien n'y faisait, il n'avait pas du tout et il se retenait de vomir à chaque vue d'un nouveau plat si bien qu'il jouait avec sa nourriture dans l'assiette en espérant que personne ne le remarquerait mais rien n'avait échappé à Hermione.
-Je n'aurai jamais cru dire ça un jour mais tu devrais manger Ron, lui chuchota-elle.
Il ne put se retenir de sourire, il était vrai que c'était très rare chez lui, même invraisemblable pour lui de ne pas passer un seul repas sans manger.
-Je n'ai pas faim, se contenta-t-il de répondre.
Soudain, sans que personne ne s'y attende, Ginny se lança dans un sujet fâcheux :
-J'en ai assez de faire semblant !
Tout le monde se tourna vers elle et lâcha ses couverts.
-Ginny !, se scandalisa Mrs Weasley.
-Ginny…, répéta Mr Weasley d'une voix plus calme.
-Non, il n'y a pas de Ginny qui passé, et je sais que vous pensez la même chose, qu'est ce qu'il s'est passé pour qu'on en arrive là, hein, dîtes moi !
Cette fois-ci elle fixait Harry à la recherche d'une réponse, Harry avait du mal à supporter son regard haineux de celle qu'il aimait et pour qui il s'angoissait constamment. Il arrivait à la comprendre mais il ne pouvait rien dire, leur mission devait rester secrète pour qu'elle se passe au mieux et pour que personne ne soit en danger inutilement.
-Je suis désolé Ginny, je ne peux rien dire, se désola honnêtement Harry.
-Tu ne peux rien dire ? T'as pas le droit de garder cette information pour toi Harry, cette fois ci ça nous concerne directement parce que Ron…
-Savait à quoi il s'engageait quand il a suivi Harry cette année, finit Ron calmement pour éviter de faire culpabiliser son meilleur ami.
- Alors dis nous toi Ron, poursuivit Fred qui rejoignit le camp de sa sœur.
-Je ne peux pas vous le dire, c'est juste un mauvais sort, tenta-t-il de conclure.
-Qui est ce qui te l'a lancé ?, ajouta Georges
-Arrêtez !, supplia Mrs Weasley. Parlons d'autre chose, vous ne voyez pas que Ron ne veut pas parler de tout ça !
-Maman a raison, approuva Bill.
-Non, je suis désolé, on a le droit de savoir pourquoi Ron va mourir !, s'écria Ginny, les larmes aux bords de ses yeux.
Celle-ci partit comme une furie à l'extérieur, claquant la porte derrière elle. Harry s'élança alors, Hermione le retint :
-Harry, je ne pense pas que ce soit le bon moment.
-Si personne ne peut savoir, c'est encore à cause moi. Tu as vu comment elle me regardait !
L'ambiance autour de la table avait bien changé, ce n'était plus la même convivialité. En fait, il n'y en avait jamais vraiment eu mais ils s'étaient efforcés de ne pas le montrer, seulement Ginny était arrivée à un point de non retour, elle n'avait pas pu se contenir.
Finalement c'est Ron qui sortit de la pièce sans prévenir. Hermione partit mais cette fois-ci ce fut Harry qui l'en empêcha :
-Je crois qu'il est allé parler à Ginny.
Ron se sentit gêné quand Ginny s'exprima de cette façon, il sentait qu'elle allait craquer dans pas longtemps, il connaissait assez bien sa sœur pour pouvoir dire qu'elle n'était pas du genre à se contenir. Elle avait toujours dit ce qu'elle pensait, elle était comme ça, directe.
Il fut d'autant plus surpris quand elle s'adressa directement du regard à Harry qui n'y était pour rien. C'était bel et bien lui qui s'était jeté sur Bellatrix, c'est lui qui n'avait pas réfléchi sur le moment, ce n'était pas à Harry de répondre et encore moins de s'en vouloir.
Même si Harry n'en parlait jamais, il savait ce qu'il éprouvait pour sa petite sœur, il avait mis longtemps à l'admettre dans sa tête car son meilleur ami avec sa petite sœur était dur à imaginer mais il ne pouvait plus le nier, surtout quand Harry avait voulu se précipiter pour aller la retrouver. Heureusement Hermione l'en avait empêché, ce n'était pas à Harry de s'expliquer mais à lui.
Alors il se leva, bien que difficilement, il réussit à passer le bas de la porte et à fermer la porte derrière lui.
La brise d'un vent frais en bordure de mer vint s'insinuer dans tout son corps et Ron ressentit alors comme un frisson. Il chercha ensuite Ginny du regard et la vit un peu plus en hauteur au dessus de la Chaumière aux coquillages. Il monta la petite colline pour la rejoindre. La tête de sa petite sœur était enfouie dans ses genoux si bien qu'on ne voyait plus qu'une chevelure rousse, il s'installa à côté d'elle, la vit sangloter et l'entendit pleurer.
-Ginny…, commença Ron.
- Tais-toi, laisse-moi pleurer, exigea-t-elle.
-N'en veux pas à Harry, il n'y est pour rien. S'il ne peut rien dire c'est parce qu'il a peur de mettre quelqu'un d'autre en danger…
Ginny leva de nouveau sa tête, humidifiée par les larmes. Ses sanglots s'éteignirent petit à petit et elle essuya le reste de ses larmes avec une de ses manches.
-Et pourquoi vous, vous pouvez savoir tout et pas moi ?
-Parce qu'on sait déjà ce qu'il sait, il nous a toujours mis dans la confidence et c'était ensuite à nous de choisir si nous voulions le suivre. Jamais il ne nous a forcé, c'est même Hermione et moi qui nous sommes imposés pour ne pas qu'il soit seul.
-Et pourquoi n'ai-je pas le droit d'être dans la confidence ?
-Parce qu'Harry tient trop à toi et s'en voudra toute sa vie si jamais il t'arrivait quelque chose à cause de ça, comme moi aujourd'hui.
-Qui t'a jeté ce sort Ron ?, demanda-t-elle désespérément.
-Je ne peux pas te le dire, je suis vraiment désolé Ginny mais Harry a raison. Tout ce que je peux te dire c'est que j'ai réagi sans réfléchir et que je l'ai payé.
-Qu'est ce que tu as fait ? Je ne comprends pas.
Cette fois ci, c'était au tour de Ron de baisser la tête vers ses genoux, il avait peur de trop en dire et ne voulait pas dire à sa sœur que c'était pour Hermione qu'il s'était jeté dans la gueule du loup sans réfléchir. Seulement Ginny n'était pas une Weasley pour rien, elle n'avait pas besoin des mots de son grand frère pour comprendre :
-Tu as voulu sauver Hermione, c'est ça ?
Ron leva sa tête vers l'horizon, vers la mer et fit un maigre :
-Ouai, plutôt la venger en fait.
Ginny se mit à sourire :
-Au moins je sais maintenant que c'était pour une bonne cause que tu l'as fait, même si c'était sans réfléchir. Il serait peut-être temps que tu parles à Hermione, tu ne crois pas ?
-On devrait rentrer surtout tu ne crois pas ?, tenta d'esquiver le jeune rouquin.
-Ron, je sais très bien ce que tu ressens pour elle, il n'y a qu'elle qui soit assez aveugle pour ne pas s'en rendre compte.
-Je ne crois pas que ce soit le bon moment, se justifia Ron.
-Et si jamais demain elle devait mourir, là ce serait le bon moment ?
-Pourquoi tu dis ça, elle ne va pas mourir demain, c'est m….
La seule idée qui puisse lui arriver quelque chose avant qu'elle ne meure donna la nausée à Ron, pas une simple nausée. Il se le va précipitamment et tenta de s'éloigner le plus possible.
-Ron ! Qu'est ce qu'il t'arrive ?, s'inquiéta la rouquine.
Il s'était assez éloigné jusqu'à ne plus tenir sur ses jambes et s'accroupir involontairement pour extirper tout ce qu'il avait dans son corps par la bouche. Une fois de plus, il avait l'impression de cracher une partie de sa vie, une partie de ses forces sous les yeux de sa jeune sœur qu'il venait à peine de consoler pour la première fois de sa vie. Il comprit à cet instant qu'à chaque fois qu'il pensait à un malheur concernant Hermione, ces nausées le prenaient.
-Il y a du sang Ron !, s'inquiéta de plus belle Ginny. Il faut que j'aille prévenir Maman !
Ron reprit ses esprits et son inspiration :
-Non s'il te plait Ginny, ne leur dit rien et surtout pas à Hermione ! Elles sont déjà assez inquiètes. S'il te plait, elles ne pourront rien faire désormais…
-Pourquoi tu dis ça ?, demanda Ginny la peur au ventre.
-Parce qu'il est bientôt temps…
-Ron tu me fais peur, temps de quoi ?
-Il est bientôt temps que je parte…
