Bonsoir chers Lecteurs/Lectrices,

De retour plus tôt que d'habitude, me revoilà avec mon chapitre 12. Encore beaucoup d'émotions, surtout de la part de Ron qui comprend certaines choses.

Vous saurez tout à la lecture.

J'espère que ce chapitre vous plaira autant que j'ai aimé l'écrire.

A très bientôt, surtout n'hésitez à me dire ce que vous en pensez ! Cela me ferait très plaisir !

CHAPITRE 12 : La Révélation de Ron

-Je vais surement avoir besoin de toi pour nous faire rentrer à Poudlard, expliqua Hermione.

-C'est trop dangereux, commenta simplement Ron.

-Je sais bien que ça ne va pas être une partie de plaisir Ron, poursuivit Hermione. Je sais bien que c'est dangereux mais c'est la seule solution que nous ayons.

Hermione tentait tant bien que mal de justifier ses idées même si pour cette fois elles paraissaient complètement loufoques.

-Et tu crois que Rogue va te servir la potion sur un plateau d'or ?, souleva le rouquin qui malgré son état gardait toutes ses idées en place.

-Je sais bien que non, il va falloir que je trouve un moyen pour l'y obliger.

-Je suis d'accord avec toi Hermione, ajouta Ginny. Mais ça ne va pas être simple, la plupart des passages secrets sont surveillés, les Carrows punissent les élèves à l'aide de sortilèges impardonnables, Neville, moi et plusieurs d'entre nous avons servis de cobayes…

Harry jeta un œil à Ginny, il ignorait que des Mangemorts s'en étaient pris à elle et il ressentit comme un élan de culpabilité. Il ne pouvait pas la protéger d'où il était.

-Tu vois, interrompit de nouveau Ron. C'est une très mauvaise idée, vous ne reviendrez jamais vivants si vous allez à Poudlard !

-Je ne vais quand même pas te laisser dans cet état Ron ! monta la brunette d'un ton.

-Je ne vous laisserai pas risquer vos vies pour sauver la mienne, répliqua Ron qui cette fois-ci se leva d'un bond.

-Ron…, commença Ginny comme pour l'apaiser. Laisse nous t'aider.

-Non ! Si c'est ma vie que vous voulez sauver alors vous devez m'écouter, je vous interdis de mettre les pieds là bas, si jamais il vous arrive quelque chose je…

-Ron, reprit alors Harry. Je n'approuve pas le plan d'Hermione qui me semble inconcevable mais elle a raison, c'est le seul plan que nous ayons et imagine que ce soit l'inverse, tu voudrais exactement la même chose pour sauver l'un d'entre nous.

Ron ne fixa pas son ami, il savait qu'il avait raison, il savait qu'il aurait essayé de faire la même chose pour lui, Ginny ou Hermione. Aussitôt pensé à l'éventualité d'une situation contraire : Hermione mourante le fit paniquer et sentit un mélange de rage, de culpabilité, de profond désarroi, d'une tristesse insurmontable se former au creux de son estomac et il sentit alors une nouvelle fois la force de ses jambes le quitter peu à peu.

Hermione prit note de l'extrême pâleur de Ron, il vit ses jambes flageoler, elle savait ce qui allait se passer. Elle se précipita sur la bassine qui avait servi pour les bandages de Ron et la tendit à Ron.

Aussitôt le rouquin tomba à genoux et expulsa une partie de lui à l'intérieur du bassinet. Ce liquide lui brûlait la gorge et un goût métallisé fit son apparition, il savait que c'était son sang et qu'il ne pouvait pas l'en empêcher.

Harry n'avait jamais encore assisté à ce spectacle et c'est avec horreur qu'il vit son ami se vider de son corps. Il vit alors Ginny et Hermione écœurées mais pas surprises, comme si elles l'avaient déjà su. Elles le savaient et ne lui avait rien dit. Il bouillonna de l'intérieur mais contint sa rage.

Hermione se tenait à côté de Ron et tenait le bassin, le voir dans cet état lui fit monter les larmes aux yeux mais elle se contint également. Elle en avait assez de le voir se vider de la sorte et en avait assez de voir du sang, il n'y en avait déjà beaucoup trop qui avait coulé, cela ne pouvait pas durer. Elle irait à Poudlard, elle irait supplier Rogue s'il le fallait, ou même se livrer à Voldemort mais elle ne voulait plus voir Ron dans cet état.

Ron avait une nouvelle fois l'impression d'arracher quelques jours à passer encore en vie, encore quelques jours de moins, il n'était même pas sur de pouvoir tenir la journée tant il se sentait épuisé. Il avait l'impression qu'un poison s'insinuait dans tout son corps et qu'il le tuait à petit feu histoire de bien lui faire ressentir ce qu'était la douleur. Il savait ce qu'était la douleur, ce n'était pas le fait de vomir tout ce qu'il avait en lui mais c'était d'imaginer Hermione dans des situations qui la mettaient en danger. Il avait voulu la protéger et s'était jeter sur Bellatrix par pure vengeance uniquement de ce qu'elle lui avait f ait subir et malgré son état il ne le regrettait pas. S'il devait le refaire, il le referait sans hésiter.

Il avait enfin fini de rejeter tripes et boyaux et quand il reprit son souffle, il comprit alors une chose, une chose qu'il ne savait pas comment qualifier. Il avait toujours été jaloux envers Hermione, il la dévisageait souvent du regard, il appréciait son naturel, son intelligence et plus que tout ça il était prêt à donner sa vie pour cette brunette que dans le Poudlard Express il était sur qu'il ne pourrait jamais l'aimer. Et pourtant il le savait, Ron Weasley était amoureux d'Hermione Granger.

Il se sentit presque différent quand il comprit ça, Hermione n'était plus sa meilleure amie, elle n'était plus un membre de leur trio, elle n'était plus le cerveau du groupe avec un courage sans égal, elle n'était plus une simple fille qui pouvait parfois l'attirer, elle était devenue la personne avec qui il voulait passer le reste de sa vie, elle était devenue la personne pour qui il pourrait tout sacrifier, il l'aimait. Hermione Granger était devenue l'amour de sa vie.

Le jeune rouquin comprit qu'il devait renoncer à cet amour car ses jours ou même ses heures lui étaient comptés. Il n'allait pas lui dire, cela aurait été injuste de la laisser seule avec cette révélation d'autant plus si elle n'était pas réciproque.

Il ne vit que maintenant qu'Hermione était restée à côté de lui, quelle image devait-elle avoir de lui ? Un homme faible qui s'aplatissait devant son destin. Ron vit les yeux d'Hermione se poser sur les siens et n'y vit pas du dégoût mais de la désolation comme si elle se sentait coupable de ce qui lui arrivait. Le sorcier remarqua alors qu'elle avait les yeux embués et brillants, elle se forçait à contenir ses larmes, lui faisait-elle pitié ?

Ron ne se posa pas la question, son ami l'en interrompit :

-Qu'est ce qu'il vient de se passer ?, demanda Harry. Je vous aie vu Ginny et toi Hermione, vous n'aviez pas l'air surprises de la situation, tu as même eu le réflexe d'attraper la bassine.

-C'est que…, commença Hermione.

-Je leur avais demandé de ne rien dire, termina Ron après une longue inspiration et une légère quinte de toux.

-Et bien elles n'auraient pas du t'écouter, Fleur ou Mrs Weasley auraient pu t'aider !, gronda cette fois Harry.

-Non, je sais que non.

-Ron s'il te plait, supplia Ginny qui savait ce qu'il allait dire.

-Pourquoi tu dis ça ?, s'inquiéta à son tour Hermione, toujours accroupie à ses côtés.

-Parce que…

-Non, supplia de nouveau Ginny qui commençait à pleurer avec une main sur sa bouche.

-C'est pour bientôt Harry, finit par avouer Ron qui le sentait de plus en plus.

Harry ouvrit la bouche comme pour répliquer quelque chose mais rien n'en sortit, il ne savait juste pas quoi dire. Il savait que si Ron disait ça c'est qu'il en était sur et pour une fois il aurait beaucoup aimé qu'il dise n'importe quoi. Tout mais pas ça. Sa famille était encore en bas et pense encore profiter de leur fils pendant quelques jours peut-être presque quelques semaines. Pourquoi s'étaient-ils tous mis en tête que ça n'arriverait pas encore ? Ils savaient tous que ça allait arriver mais ce n'est qu'à cet instant qu'Harry comprit l'ampleur de ce qui allait se produire. Il ne voulait pas que ça se produise, il irait voir Rogue s'il le faut, le torturerait presque pour qu'il crache cette potion de sa bouche de traitre s'il le fallait mais il fallait au plus vite qu'il sauve la vie de son meilleur ami.

Aussitôt Ginny éclata en sanglots, elle ne voulait pas que Ron dise ça, pour elle ce n'était pas possible et ces quelques mots la forçaient à comprendre, elle ne voulait pas comprendre. Ses bras entourèrent alors ceux d'Harry et elle cacha la tête au niveau du coup de l'élu qui ne pouvait la rejeter, lui, il retenait ses larmes, il y en avait déjà trop. Harry sentit de l'humidité sur son épaule, il comprit qu'il s'agissait des larmes de Ginny et la laissa pleurer.

Ron tentait de se lever, mais il fut obligé d'admettre qu'il avait besoin d'aide, Hermione glissa son avant-bras sous l'aisselle du rouquin pour qu'il s'en serve d'appui. Leurs regards se croisèrent et Ron se sentit comme gêné maintenant qu'il ne la voyait plus comme son amie. Hermione détourna le regard et elle l'aida à s'asseoir sur le lit.

-Je vais nettoyer, dit Hermione qui s'agenouilla pour prendre la bassine.

-Non Hermione, je le ferai, coupa Ron qui ne voulait pas tant d'aide.

-Ron s'il te plait, reste assis, je vais m'en occuper.

Ron n'insista pas davantage car il savait qu'il était incapable de s'en occuper seul mais voir Hermione s'occuper de ses déchets le dérangeait quelque peu. Hermione sortit de la chambre avec sa bassine et laissa la porte ouverte. Il entendit les sanglots de sa sœur étouffés dans le cou d'Harry, il aurait voulu se lever et la prendre dans ses bras, mais il avait trop mal et ses jambes avaient beaucoup de mal à lui obéir et à tenir debout.

Ron ne regrettait pas ce qu'il avait fait mais en même temps il s'en voulait de devoir faire subir tout ça à sa famille. Ce qu'il voulait éviter avant tout c'est de mettre leur vie en danger même s'il comprenait très bien leur geste.

Soudain une petite voix fit son intrusion :

-Je crois qu'on vous attend en bas, dit Luna.

Elle avait les mains liées et sa chevelure blonde pendait jusqu'au bas de son dos. Ginny fut interrompue dans ses pleurs, Harry se retourna vivement et Ron releva la tête vers elle. Depuis l'arrivée des Weasley, ils devaient avouer qu'ils n'avaient pas vraiment fait attention à Luna et son père Xenophilius qui étaient pourtant resté à la même table qu'eux.

-Certaines personnes doivent partir, rajouta-t-elle.

Ron comprit qu'ils avaient du s'absenter plus longtemps qu'ils ne l'avaient imaginé, mais il ne pensait qu'ils partiraient si tôt alors qu'ils venaient à peine d'arriver.

-Non…, gémit Ginny. Je ne veux pas partir.

Était-ce le moment des adieux ?