Bonjour tout le monde! Wow! 10 ans plus tard, je ne sais pas qui verra qu'un chapitre a été rajouté à mon histoire 10 ans plus tard. En vrai, j'ai toujours regretté de ne pas l'avoir fini, la fin des études, le travail etc... Mais maintenant je prends le temps de la continuer et de la finir car j'ai toujours l'histoire en tête. Je me souviens à quel point j'aimais l'écrire. J'espère que la suite vous plaira malgré le gros retard. Au final, quand finit on d'être fan de la saga et encore plus du couple Ron/Hermione? Jamais non?

Bonne lecture et merci!

Chapitre 13 : Passage à l'action

Ron n'imaginait pas le moins du monde devoir faire ses adieux à sa famille. Il était beaucoup trop tôt, il n'était pas prêt. Depuis qu'il avait appris qu'il allait mourir il avait tenté de se résigner en essayant de préserver ses proches mais cette dernière conversation lui redonnait de l'espoir. Il ne savait pas encore dire si cela était bien ou non, il n'avait pas assez de temps pour prendre de telles décisions.

Il était sûr d'une chose : s'il existait le moyen d'avoir plus de temps auprès de sa famille, son meilleur ami et de son Hermione, il fallait qu'il essaie, à tout prix.

Le trio, ainsi que Ginny savaient qu'il ne pouvait pas parler de cette hypothèse loufoque quant à l'aide probable que pouvait leur apporter Severus Rogue. Ils n'étaient sûrs de rien, comme la plupart de leurs plans. Aucun d'eux ne se voyait donner tant d'espoir à sa famille sans garantie de réussite, cela aurait été trop cruel.

Tous se regardaient, les yeux légèrement embués par la situation. Ron voyait qu'Hermione retenait ses larmes.

Hermione se reprit, essuya la naissance d'une larme avec le dos de sa main et dit :

-Ginny, tu as gardé les pièces qu'on utilisait pour l'AD ?

Ginny, surprise, répondit aussitôt :

-Je l'ai toujours sur moi, au cas où…

Même elle ne savait pas pourquoi elle la gardait, mais elle se disait que si un message devait lui être parvenu, il fallait qu'elle l'ait.

-Je te contacterai bientôt pour qu'on puisse venir à Poudlard.

Luna, non loin, entendait la conversation mais Hermione savait que toute aide serait la bienvenue dans leur entreprise, des baguettes supplémentaires n'étaient pas de trop. Aucun du trio ne remettait en doute sa discrétion et sa loyauté.

Ils descendirent alors les marches pour revenir au salon où attendait toute la famille Weasley. L'émotion embaumait la pièce, enfin Mrs Weasley se précipita vers Ron et le prit tendrement dans ses bras. Elle lui chuchota à l'oreille :

-Je te retrouverai, d'une quelconque façon, ce n'est pas la fin, j'en suis sûre. Je suis tellement fière de toi mon fils et je t'aime tellement, ne put elle s'empêcher d'ajouter.

Les larmes coulaient sur les joues du rouquin, il n'avait pas la force de se contenir, c'était les mots rêvés que pouvait entendre un enfant venant de sa mère.

-Je t'aime aussi M'man, lâcha-t-il en reniflant.

Arthur et ses frères firent de même. Cela leur semblait impossible de lui dire au revoir, au fond ils avaient toujours le maigre espoir de le revoir sain et sauf.

Ils prirent également Harry et Hermione dans leurs bras, après tout, ce n'étaient pas les liens du sang mais ils faisaient partie de leur grande famille.

-Si jamais tu as besoin de nous Harry, nous serons là, et sinon tu nous retrouveras à la radio, lui glissa Fred.

Ginny prit Harry par la main pour le conduire vers la cuisine afin de s'assurer de plus d'intimité. Elle posa son front contre le sien, ce geste suffit à Harry pour lire dans les pensées de Ginny : « sois prudent et reviens moi ». Harry prit son visage entre ses mains et déposa un doux baiser sur ses lèvres puis sur son front.

La famille Weasley finit par s'en aller ainsi que Luna et son père. Le trio se retrouva de nouveau en compagnie de Bill et de Fleur. Harry n'avait cependant pas oublié, malgré toutes ces péripéties que Mr Ollivanders et Gripsec étaient dans leurs chambres respectives. Harry avait besoin de renseignements : pour les Horcruxes, les reliques de la mort et peut être pour sauver Ron. Le temps leur était de plus en plus restreint et il leur fallait agir.

Harry s'apprêtait à annoncer à ses amis qu'il devait parler aux invités de la maison quand il eut un malaise au milieu du salon, le genre de malaise qui lui faisait perdre pied quand la connexion entre lui et le seigneur des ténèbres se créait.

-Harry ! s'exclama Hermione en voyant son ami tomber.

Harry se rattrapa de justesse mais resta au sol. En effet, des flashs d'images envahirent son esprit. Voldemort était en colère, très en colère. Il était de retour dans le manoir des Malefoy, ni Lucius, ni Narcissa, ni Drago ne parlait mais Bellatrix, fidèle raconta la scène.

-Mon Seigneur, ils se sont échappés ! C'était bien Harry Potter !

Lorsqu'il apprit les détails concernant leur fuite, il hurla, trouva Pettigrow, et le fit s'étrangler avec sa propre main argentée.

-Mon Seigneur, ils ont l'épée de Gryffondor, je ne sais pas comment ! Elle était dans mon coffre !, enchaîna Bellatrix, sans prendre en compte la scène qui venait de se dérouler devant elle.

Harry ressentit alors une panique l'envahir mais ce n'était pas la sienne, c'était celle de son rival. Quelque chose se trouvait dans ce coffre et la simple idée que quelqu'un le détienne lui était insupportable.

-Va, dit-il de sa voix sifflante.

Une image de coupe fit irruption de temps d'une seconde.

-Reprends-la et garde-la auprès de toi, toujours, insista-t-il.

Harry se releva, avec l'aide d'Hermione, Ron les observait avec insistance. Tous trois savaient qu'Harry avait des informations importantes, voir cruciales à révéler.

-Harry, encore…, commença Hermione.

-Ne commence pas Hermione, je sais ce que tu penses mais je ne sais pas fermer mon esprit et ses informations sont importantes, se justifia Harry.

-Mais s'il te manipulait une fois de plus, insista la jeune brune.

-Pas cette colère et cette panique, il ne peut pas simuler ça. Écoutez, reprit-il en baissant d'un ton, je crois savoir quel est le prochain horcruxe.

Ron et Hermione s'assirent l'un à côté de l'autre, près d'Harry pour rester dans un cercle de confidentialité. Ce moment n'était pas loué aux lamentations mais aux révélations et aux prises de décision.

-Il est très en colère de savoir comment on a pu aussi facilement leur échapper, surtout grâce à Dobby… Mais il a totalement paniqué quand Bellatrix lui a expliqué que nous avions l'épée de Gryffondor, elle est persuadée que nous avons été dans son coffre-fort.

-Je sais déjà ça Harry, minauda Hermione, elle a voulu me faire avouer des choses que j'ignore.

Hermione se frottait inconsciemment le bras où était gravé « Sang de bourbe ». En repensant à ce moment, Ron ne put se retenir de poser sa main sur le genou de la sorcière en guise de soutien.

-Non tu ne comprends pas Hermione, s'il était aussi paniqué c'est parce qu'un horcruxe s'y trouve également, j'ai cru apercevoir la forme d'une coupe mais je n'ai pas réussi à distinguer les détails. Il ne sait pas si nous l'avons mais cette simple idée l'effraie au plus haut point.

-Tu veux dire qu'il faut qu'on aille braquer le coffre-fort de Bellatrix ? demanda Ron en oubliant la perte de ses capacités physiques. Gringotts ? Mais c'est presque impossible…

-Je le pensais aussi mais il a demandé à Bellatrix de le reprendre au plus vite et de le garder, finit-il.

-Mais c'est encore pire, s'indigna Hermione. Il faudra combattre Bellatrix et elle est très souvent avec Vous Savez Qui.

-Mais nous savons au moins où il est et à quoi ça ressemble. Il sera avec elle, toujours, c'est ce qu'il lui a demandé.

Ces dernières informations laissèrent les jeunes sorciers quelque peu songeurs. Pour une fois, Harry pensait que sa connexion pouvait s'avérer utile, elle lui donnait l'impression d'avoir encore un peu d'avantage. Voldemort était fort soupçonneux quant à la mise en danger de ses horcruxes mais il n'était sûr de rien. Il fallait qu'ils en profitent mais pour cela, Harry devait compléter ses informations en allant interroger Gripsec et Mr Ollivanders. Il aurait bien dissuadé Ron de l'accompagner pour qu'il se repose mais il connaissait son meilleur ami et avec tout ce qu'il avait traversé, il n'allait pas abandonner la mission.

Aussitôt pensé, Harry se dirigea vers la chambre de Gripsec, Ron titubant derrière le suivit ainsi qu'Hermione qui aida Ron à s'équilibrer en montant les marches.

Harry toqua et une petite voix plutôt sévère l'autorisa à passer le pas de la porte.

-Excusez-moi de vous déranger, je viens vous voir car j'aurai besoin d'informations que seulement vous, vous pouvez me donner.

Gripsec se contenta de hocher la tête en signe de poursuite de la discussion.

Ron et Hermione étaient restés au pas de la porte pour ne pas les importuner, leurs oreilles grandes ouvertes.

-Pourquoi Bellatrix pense que nous sommes allés dans sa chambre forte en nous voyant avec l'épée de Godric Gryffondor ?

-Un gobelin ne révèle pas d'informations sur le contenu des coffres forts des clients de Gringotts, répondit simplement le gobelin.

-S'il vous plait, insista Harry. Si je vous pose la question c'est parce que c'est important, cela pourrait m'aider à en finir avec tout ce qu'il se passe.

Harry ne voulait pas lui rappeler les circonstances de ce pourquoi Gripsec était toujours en vie mais pour une fois, il aurait esperé un peu de reconnaissance, surtout pour obtenir ce genre d'informations.

Ron bouillonnait intérieurement quand il entendit les mots de Gripsec avec tout ce qu'il s'était passé dans le manoir des Malefoy.

-Mme Lestrange pense que vous êtes allés dans sa chambre forte car la réplique de l'épée s'y trouve.

-Une réplique ? ne put s'empêcher de questionner Hermione.

-Oui, affirma Gripsec. Il ne s'agit pas de la vraie, seul un gobelin est capable de faire la différence entre les deux.

-Qui aurait fait créer une fausse épée pour la dissimuler dans le coffre-fort de Bellatrix ? demanda Harry qui ne comprenait pas l'intérêt d'une contrefaçon.

-Nous nous contentons de mettre les objets de valeur dans les coffres à la demande des clients Mr Potter, nous n'avons pas à en savoir davantage, répliqua le gobelin.

-Je suis sûr que vous en savez plus que ce que vous n'osez le prétendre, ajouta calmement Harry.

-Qu'aurai-je en échange ?

Ron trouva la force de serrer fortement son poing de façon silencieuse tant la rétention d'informations capitales indignait le rouquin. Hermione remarqua son agacement à la façon dont il avait de se pincer les lèvres. Cependant elle n'était pas surprise, elle avait beau défendre la plupart des créatures magiques, les gobelins n'avaient pas la réputation d'être aimables.

-Que voulez-vous ? demanda Harry.

-L'épée de Gryffondor.