Bonjour bonsoir. Voici le chapitre 2 de Un pour Huit. J'espère qu'il vous plaira ) On entre un peu plus dans le sujet.

Merci beaucoup pour vos reviews ! Elles m'ont vraiment fait plaisir !

A tout à l'heure !

Gab

Chapitre 2 : Problème test et réflexions

Maria entra dans le bâtiment de sa compagnie. Ce dernier se trouvait dans un peu en périphérie de Paris et regroupait un certain nombre d'entreprises dans le domaine des sciences et du numérique. Elle scanna son badge et salua le vigile à l'entrée. Comme tous les matins elle prit l'ascenseur et sourit en voyant la personne qui l'assistait.

- Bonjour Sasha. Comment vas-tu aujourd'hui ?

- Très bien et vous ?

Maria ne put s'empêcher de sourire mi-amusé, mi-désespéré. Après près de 7 ans à travailler ensemble Sasha refusait toujours de la tutoyer malgré ses nombreuses demandes.

- Bien merci. Des nouvelles de Raven ?

- Non aucune.

- Parfait. Je doute avoir de ses nouvelles avant la fin des tests, mais on ne sait jamais. Elle pourrait commencer à vouloir plus que sa part, dit-elle en fronçant un peu les sourcils.

- Si jamais elle appelle dois-je vous la transférer ou bien la mettre sur messagerie ?

- Transfère-la-moi. Une hyène comme ça je préfère l'avoir en direct.

- Très bien.

- Je serais dans mon bureau si quelqu'un me demande.

Maria sourit une dernière fois à la personne qui l'assistait depuis tant d'années et passa la porte qui se trouvait au fond de la salle.

Son bureau était grand et plein de bibliothèques. Dans ces dernières s'entassait un nombre affolant de dossiers. Tous étaient bien triés, mais leur vu donnerait des vertiges à bien du monde. Elle déposa son sac près de son bureau et en sortit son ordinateur portable.

La journée aurait pu se dérouler totalement normalement. Traiter les dossiers en cours, vérifier l'avancement des tests en laboratoire, vérifier la bonne forme des dernières demandes de subventions spécifiques à la production du prochain médicament et vérifier l'état du marché.

Presque. Sasha l'appela à 18h30, quelques minutes avant de débaucher.

- Maria, j'ai le centre d'étude américain pour l'amoxinophène en ligne.

- Ils t ont dit pourquoi ils appellent ?

- Non. Simplement que c'était important.

-Très bien, transfère-les-moi s'il te plait. Et je te rappelle que tu débauches à 18h Sasha. Pas 18h30...

- Y a trop de monde sur la route à 18h, marmonna-t-iel en transférant la communication.

Le téléphone sur le bureau de Maria sonna une fois et elle décrocha. Au fur et à mesure de la conversation, sa mine se fit plus sombre. Le silence qui envahit la pièce une fois l'appel terminé était saisissant. Maria se leva et alla attraper un dossier au numéro absolument aberrant par sa longueur et l'étala sur son bureau, la mine sévère.

- C'est pas possible !

La chef d'entreprise composa rapidement un numéro qu'elle connaissait à présent par cœur. Son scientifique principal, et de génie, qui était à l'origine du médicament en phase test, et donc presque associé dans le déroulement du développement de ce produit, décrocha et fit d'une voix joyeuse.

- Bonjour Maria ! Comment allez-vous ?

- Bonjour Hank. Désolée de vous déranger pendant vos congés, mais je viens d'avoir les américains au bout du fil. L'un des patients sains nous a fait une réaction, d'ordre médical, étrange ce matin après son jogging.

- Merde… l'agence va le mettre sur le dos du médicament ?!

- On ne sait pas encore. Ils ont dépêché leur enquêteur. Mais la prise du médicament remonte à 8 jours.

- 8 jours ça fait beaucoup. Le médicament devrait être hors de cause.

- Je pense aussi, mais vous les connaissez. Ils nous demandent de renvoyer l'ajustement du protocole de la phase 2. Je n'en trouve que le brouillon dans le dossier. Vous n'auriez pas la version finale dans le tien par hasard ?

- Je ne sais pas… Je vois demain et je te dis.

- D'accord. Merci beaucoup Hank. Bonne soirée.

- À vous aussi !

Maria rangea ses affaires et, après avoir vérifié que tout était en ordre, prit le chemin du retour.

Comme tous les soirs ce fut le silence qui l'accueillit. Elle alluma la lumière et se déchaussa. Il faisait froid pour un mois d'avril. Le soleil amorçait sa descente et n'éclairait plus qu'une petite partie du salon. La PDG alla se chercher un gros pull gris, tranchant assez avec sa tenue très stricte de travail. Elle alluma la télé pour combler le vide invisible laissé par le silence. Alors que la voix d'un présentateur quelconque emplissait le salon. Maria Hill n'était plus gênée par le silence qui l'accueillait. C'était comme un vieux colocataire, toujours présent. À trente-cinq ans, elle avait fini par se faire une raison et abandonné l'idée de trouver quelqu'un pour partager sa vie.

- Ca à l'air super bon !

Maria sursauta, se tournant vers la voix, le couteau qu'elle tenait pour couper les tranches de saumon tendu devant elle.

- Hey doucement ! fit une jeune femme devant elle, levant les mains en l'air.

- Qui êtes-vous ?!

- Darcy ! Je m'appelle Darcy !

Il y eu un silence pendant lequel Maria observa l'inconnue avec le sentiment étrange de la connaitre.

- Vous pouvez poser ça s'il vous plait ? Il a l'air trèèèès bien affuté.

Darcy s'approcha de la française, regardant son assiette avec gourmandise.

- Des légumes… ça doit bien faire trois semaines que j'en ai pas mangé… ou peut-être un mois…

Maria regarda sa salade composée de tomates, avocats, salades et bientôt de fines tranches de saumon.

- Tu devrais en manger plus souvent.

La jeune femme haussa les épaules.

- Je mange des pâtes. C'est déjà pas mal.

- Comment tu t'appelles ?

- Darcy. Et toi tu es… Maria c'est bien ça ?

- C'est bien ça.

- Où sommes-nous ?

- À Paris ?

Darcy regarda autour d'elle, arrêtant son regard sur la télé.

- C'est dingue… Je comprends le français !

- D'où viens-tu ?

- Bristol. En Angleterre.

À peine Darcy avait-elle prononcé ces mots de Maria se retrouva dans un petit appartement, des vêtements trainant un peu partout sur un lit double fait à la va-vite.

- Bienvenue chez moi ! Désolé c'est un peu le bazar par contre.

- Ce n'est pas un souci, fit la plus âgée en regardant autour d'elle un peu curieuse.

Darcy l'observa en silence avant de dire :

- C'est pas la première fois que ça t'arrive non ? De te retrouver avec des gens que tu ne connais pas.

- Il y a quelques jours, j'ai rencontré un tueur à gages russe.

Darcy resta bouche bée.

- C'est une blague ?!

- Absolument pas, fit la plus âgée amusée. Un type un peu étrange, mais assez sympa en vérité. C'est la première fois que ça t'arrive ?

- Eh bien… j'ai bien vu un type dans mon miroir l'autre jour, mais… rien de plus. Tu crois qu'on est lié ?

- Lié ?

- Bah ouais tu sais genre un lien à la X-Men, fit Darcy avec un grand sourire en attrapant la fourchette qui trainait sur le plan de travail de la cuisine de Maria.

- Je ne sais pas… Je dois avouer que cela ressemble de moins en moins à une hallucination.

- Bah franchement si quand j'hallucine, alors que je n'ai rien pris, je débarque à Paris pour manger un truc super bon je crois qu'on m'a toujours arnaqué sur la qualité de l'herbe que j'ai achetée, dit-elle en mangeant une tranche de saumon. Plus sérieusement, fit-elle en s'asseyant sur le plan de travail, je devrais surement consulter si on part du principe que nous sommes mutuellement en train d'halluciner parce que j'ai des hallucinations qui augmentent très vite. Parce que passer d'un type dans mon miroir à une parisienne qui fait à manger c'est mauvais signe. MAIS si on part du principe au contraire qu'on est en train de virer X-Men je dois éviter le médecin comme la peste dit-elle pensive.

Devant l'air interrogatif de Maria, elle crut bon de préciser :

- Règle numéro1 des histoires de personnes avec des pouvoirs : les emmerdes mortelles commencent toujours quand tu vois un médecin.

La plus âgée hocha la tête. L'étudiante n'avait pas tort. Finir sur une table d'opération à jouer les souris très peu pour elle. Elle allait répondre quand elle se retrouva soudain assise sur son plan de travail, seule.

- AH NON, MAIS !

Il allait falloir trouver une solution contre ces départs incontrôlés par contre.

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Hong-kong, 15h

Stephen Strange laissa tomber ses gants dans la poubelle. Il lava les mains et sortit de la salle de chirurgie. L'opération avait été un succès et le patient s'en sortait sans aucun dommage cérébral. Bien sûr, il faudrait attendre qu'il se réveille pour en être certain, mais Strange était sûr de n'avoir rien endommagé. Alors qu'il attrapait le café qu'il venait de se faire couler, il sentit une présence derrière lui. Il se redressa et se tourna, s'attendant à croiser un collègue en quête de conseil ou une infirmière venue chercher un café. Ce fut donc avec surprise qu'il vit un homme vêtu étrangement et définitivement pas en tenue d'hôpital, regarder par la fenêtre du 3ème étage.

- Vous cherchez quelque chose ? Cette salle est réservée au personnel médical, indiqua le médecin en approchant.

- Non. En réalité, je suis dans un couloir du château, fit l'inconnu en lui souriant. Je profite juste de la vue. Où sommes-nous ?

Sephen Strange regarda l'homme en fronçant les sourcils. Était-ce un patient qui devait voir un neurologue ?

- Nous sommes à Hong-kong. Excusez-moi, mais vous aviez rendez-vous avec le ?

T'Challa regarda le médecin un peu amusé.

- Je serais ravi de le rencontrer, mais je doute qu'il puisse m'aider. En fait, je doute qu'il puisse même me voir.

- Moi je pense que vous avez vraiment besoin de le voir.

L'expatrié posa son café sur la table de la salle avant de prendre l'étrange personnage qui se tenait devant lui par l'épaule et de le pousser un peu pour le faire avancer avant de se figer.

- Qu'est-ce que je vous avais dit. Un couloir.

Strange regarda autour de lui, complètement perdu. La clinique avait disparu et il se tenait en effet dans un couloir quelconque avec des fenêtres donnant sur une ville qui n'était clairement pas Hong-kong.

- Comment est-ce possible… ?

- Je n'en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais c'est qu'il y a quelques jours j'ai atterri à Londres.

- Vraiment ?

- Je me suis retrouvé sur le Millenium Bridge. Personne de me voyait sauf un homme. Qui pensait également que je devais consulter un médecin d'ailleurs, dit-il amusé en repensant à sa tenue ce jour-là.

Le chirurgien était silencieux, l'air en pleine réflexion. Tellement silencieux que T'Challa commença à s'inquiéter.

- Tout va bien ?

- Vos « hallucinations », comment ont-elle débuté ? demanda-t-il très sérieux.

- Eh bien… Par des petites choses.

- Des migraines ?

- Oui. J'ai eu une période d'horrible migraine. J'ai également le souvenir d'un tiroir rempli de montres au lieu de linge.

Le médecin qui avait commencé à marcher se figea, repensant à son propre tiroir de montres.

- J'ai un tiroir comme ça.

- Eh bien si c'est le vôtre, votre nombre de montres est astronomique. J'ai parlé de mes débuts, mais, et vous ? Si j'hallucine, vous êtes dans le même cas. Mais visiblement c'est votre première rencontre.

- J'ai déjà… vu une jeune anglaise. Pas de la même manière, mais le principe était semblable.

- Comment l'avez-vous rencontré ?

- Elle est apparue dans le miroir de ma salle de bain, répondit-il comme si c'était une information sans importance, l'air de réfléchir à un autre aspect de la question.

- Dans votre miroir ? fit T'Challa dans un rire. J'espère que vous étiez tous les deux habillés.

- Non. Si on calcule bien cela voudrait dire que nous sommes 4. Et certainement au moins 8, si on imagine que les deux personnes que nous avons rencontrées son également connecté à 2 personnes comme nous le sommes.

- Non ?

- Quoi ? fit Strange en émergeant de sa réflexion à voix haute.

Devant le visage amusé et surpris de T'Challa il s'expliqua d'un ton assez rude, le genre de ton qui lui valait des regards noirs de la part de ses collègues.

- Non nous n'étions pas habillés. Je n'ai pas l'habitude de me brosser les dents avec une chemise et à 2h du matin elle semblait sur le point de prendre une douche et était déjà en sous-vêtement. Maintenant pouvons-nous concentrer sur des éléments plus importants que ma tenue vestimentaire à 10h du matin dans ma salle de bain s'il vous plait ?

T'Challa retrouva son sérieux et croisa les bras.

- Bien sûr.

- Je disais donc que l'on pouvait présumer que, si nous voyons tous 1 personne inconnue de l'autre il est fort possible que nous soyons au moins 8.

- Pourquoi 8 ? Cela pourrait continuer à l'infini.

- En effet. Auquel cas serait un phénomène mondialement connu. Non, cela doit se terminer quelque part.

- De cette manière si c'est un groupe il leur est plus facile de tenir le secret.

- Exactement !

- Cependant si ces… connexions forment véritablement un cercle vous pensez réellement qu'il est hermétique ? Vous êtes la deuxième personne que je rencontre, mais je n'ai des migraines que depuis… depuis ce rêve étrange il y a quoi… peut-être bien 2 semaines.

- Un rêve étrange ?

- Une femme que je ne connais pas mourrait dans les bras d'une personne juste sous mes yeux.

Devant l'air sérieux du médecin, T'Challa réalisa un détail crucial.

- Vous l'avez fait aussi ?

Le médecin hocha la tête.

- Eh bien, voilà un bon point pour commencer. Il faudrait savoir si les autres ont également fait ce rêve et tâcher de trouver qui est cette femme.

- Il faudrait déjà les revoir. Visiblement aucun de nous ne maîtrise ces rencontres.

- En effet. Disons que la prochaine fois que je verrai Evrett je lui en parlerais.

- Evrett ?

- L'anglais que j'ai rencontré.

- Oh d'accord.

- Vous ne connaissez pas le nom de la jeune femme dans le miroir ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.

- Je n'ai jamais dit que nous avions discuté. J'ai à peine prononcé un mot qu'elle m'a menacé avec sa brosse à cheveux.

- Oh. Et vous avez peur des brosses à cheveux ? demanda T'Challa en haussant un sourcil.

- Vous ..

Stephen Strange arrêta de parler en voyant le mur beige devant lui.

- Vous parlez tout seul ? demanda une voix féminine derrière lui.

Le chirurgien se retourna et vit une infirmière avec un billet à la main.

- Non, dit-il simplement en sortant de la salle de repos, son café devenu tiède oublié sur la table.

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Une review ? Même toute petite ça me fera super plaisir.

Le chapitre suivant sera totalement différent ) et bien plus intense !