Bonjour bonsoir ! Comment allez-vous ? Voici le chapitre 3 de Un pour Huit. Il est complétement différents des 2 premiers et j'espère qu'il vous plaira (il a été assez intense à écrire x) ).
Merci beaucoup pour reviews ! Vraiment c'est une source de motivation incroyable.
A tout de suite.
Gab
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Chap 3 : Vie
Afghanistan, 2 heures du matin
Sam resserra les sangles de son parachute. L'avion militaire volait à haute altitude depuis maintenant 30min. Le voyant annonçant la descente prélargage aux parachutistes s'alluma. Les ceintures se tombèrent les unes après les autres. Les soldats se levèrent et approchèrent de la porte de la soute dans un ordre précis. Ils étaient beaucoup dans l'avion. Bien plus que d'habitudes. Les deux autres avions de l'unité avaient été envoyés ailleurs afin de faire diversion. Sam attrapa la sangle au plafond pour garder son équilibre. Dans les haut-parleurs, le pilote annonça le temps d'attente avant l'arrivée dans la zone de largage. Le chef de l'unité se tourna vers ses hommes.
- Souvenez-vous. Aucun civil sur zone. Notre but est de récupérer la cible. Les équipes en charge de neutraliser les terroristes je veux un rapport en temps réel. Les deux équipes de récupération je veux un rapport une fois que vous êtes en place pour intervenir.
- Entrée dans la zone dans 10 secondes, annonça le pilote.
La porte de la soute s'ouvrit et la lumière du voyant passa au vert. Les soldats se jetèrent dans le vide sans hésitation. Alors qu'il chutait, Sam fut parcouru d'un frisson. Il adorait la chute libre qui précédait l'ouverture du parachute qui elle, était franchement désagréable. Il profitait donc de ce moment quand il entendit dans son oreillette :
- Wilson arrêtez votre cirque et ouvrez-moi ce parachute ! Vous n'êtes pas à l'entrainement !
Sam grimaça, mais ouvrit son parachute sans discuter. D'accord, il détenait le record de l'ouverture de parachute la plus tardive de toute la brigade, mais ça ne voulait pas dire qu'il tentait toujours d'atteindre ce record et surtout en mission. Alors qu'il descendait maintenant bien plus doucement il regarda autour de lui. Ses lunettes infrarouges lui offraient la vision d'un panorama vert assez moche, mais surtout désert. Il atterrit souplement au sol, appuyant sur le bouton au centre de son torse qui ramena et replia son parachute dans son dos. L'américain qui avait développé ce système n'avait définitivement pas perdu sa journée.
En silence, les soldats se dispersèrent en petits groupes. La mission était aussi simple que ce qu'avait dit leur supérieur. Entrer dans le village, récupérer les otages, ressortir. D'après ce que l'armée leur avait communiqué, le village était abandonné et uniquement occupé par les terroristes qui détenaient les cibles de la mission. Pas de civil. Cependant, en raison du nombre important d'hommes armés et les risques pour les otages, il avait été décidé de mener une mission nocturne et furtive. Pas de bruit, pas d'éclaboussure. Du silence et de l'efficacité. Sam avançait lentement en compagnie de deux autres soldats. Un jeune parachutiste qu'il aimait bien, Clark, et un qui rempilait pour la dernière fois, Jack. Le trio qui composait la seconde équipe de récupération avançait sans encombre dans l'ombre, écoutant les rapports. Ils étaient à 4 maisons de celle où étaient retenus les otages quand une porte d'entrée s'ouvrit. La lumière illumina la ruelle et ils se collèrent contre le mur. Sam remercia silencieusement la déconnexion automatique de l'infrarouge de ses lunettes, sinon à cette heure-ci il aurait terriblement mal aux yeux et serait incapable de voir quoi que ce soit. Un homme sortit de la maison alors que le petit groupe d'intervention s'était replié au coin de la bâtisse, dans la ruelle transversale. Le terroriste vida le contenu d'un sac par terre avant de le piétiner. Cela aurait pu s'arrêter là. Mais à cet instant la mission prit un tournant. Un tournant des plus problématiques. Car une femme sortit de la maison en larmes et s'agenouilla pour récupérer ce qui était au sol, suppliant visiblement l'homme d'arrêter ce qu'il faisait. Cela ne fit qu'énerver plus l'intéresser qui écrasa sans ménagement les doigts et les mains de la femme, lui criant dessus et fini par lui asséner une gifle qui l'envoya au sol. Il la traina sans ménagement à l'intérieur et referma la porte.
- Il y a des civils… laissa tomber le plus jeune l'air grave.
- Ça, ce n'était absolument pas prévu, fit en grognant l'ainé du groupe.
Sam enclencha le micro de son communicateur.
- Ici Omega 2, il y a des civils dans le village. Je répète, présence de civil dans le village confirmé.
- Oméga 2, y a-t-il eu contact ?
- Non. La civile a été rentrée de force de la maison.
Il y eut un moment de silence avant que la voix de l'homme en charge de la mission ne résonne à nouveau dans l'oreillette de tous les soldats.
- Les civils doivent être confinés dans les maisons. Les ordres restent le même. En cas de contact avec un civil neutralisé le, mais ne tuez pas. Terminé.
Les soldats qui avaient envahi le village reprirent leur progression. L'équipe Oméga 2 n'était qu'à 50mètres de leur point de sortie, accompagné des otages et de la première équipe de récupération, quand un message incompréhensible, mais de détresse assurément, sonna dans leurs oreilles et qu'un coup de feu retenti quelques ruelles plus loin. Moins de 30 secondes plus tard, tous les hommes encore en vie étaient dans les ruelles. Les tires pleuvaient et les cris emplissaient les rues. Les deux équipes de récupération étaient sur le point d'atteindre le point d'extraction des otages quand le plus jeune de l'équipe Oméga2 s'effondra au sol avec un cri de douleur. Sans perdre une minute, Sam le ramassa.
- Eh merde ! Clark ! Clark ! Nous lâche pas maintenant mec !
Aidé de Jack, Sam le porta jusqu'à l'avion. Le soldat blessé fut allongé au sol, une flaque de sang se formant rapidement au niveau de son bras gauche. Sam arracha son oreillette qui hurlait des nouvelles des otages et ordres de repli et se pencha sur le plus jeune.
- Passez-moi une trousse de premier secours ! ordonna-t-il. Merde ! Clark reste avec moi le bleu ! dit-il en lui tapotant les joues.
Sam sortit la paire de ciseaux et Jack retira les mains de plaie pour lui permettre de découper et arracher l'uniforme. Sam voyait, impuissant la flaque de sang s'agrandir petit à petit.
À des milliers de kilomètres de là Sephen Strange remua dans son lit. Ses mains s'agitèrent, l'homme semblant en proie à un cauchemar.
- On doit stopper l'hémorragie ! Utilise la seringue anti-hémorragie ! ordonna Jack d'un ton pressé en appuyant à nouveau sur la plaie.
Strange observa en silence le soldat devant lui. Blessure au bras. Il ne devrait pas perdre autant de sang. Quelque chose clochait. Il tendit les mains pour palper les alentours de la blessure.
- Sam ! Qu'est-ce que tu fous bordel !
- Il perd beaucoup trop de sang pour une simple blessure à cet endroit. Il doit y avoir un problème quelque part.
- Exactement ! Et si tu n'utilises pas cette putain de seringue, il va se vider de son sang !
- Ici, fit soudain Strange avec son calme légendaire. La balle a dû perdre un morceau en percutant l'os. Il a bougé et est allé faire des dégâts du côté de l'artère humérale profonde. Si vous utilisez la seringue anti hémorragie les éponges vont déplacer ce morceau qui risque de causer encore plus de dommage. Il faut le lui retirer avant.
Strange releva ses manches.
- J'ai besoin des pinces et de la bouteille d'alcool qui sont dans la trousse, dit-il en touchant une dernière fois là où se trouvait le morceau pour être certain de pouvoir le récupérer à l'aveugle.
Ce dernier n'était pas parti trop loin, mais le laisser là et utiliser la seringue risquait de le faire perforer totalement l'artère et signer la fin pour le soldat. Strange passa rapidement ses, mains à l'alcool, la pince étant dans un emballage stérile il n'avait pas besoin d'en conserver beaucoup pour elle. Il ouvrit le plastique et se pencha vers le blessé.
- Retirez vos mains.
Jack regarda avec stupeur Sam asperger la blessure d'alcool et y plonger les pinces avec une assurance digne d'un chirurgien.
- Maintenez-le. Il ne doit pas bouger, ordonna le Strange.
Avec précision et lenteur, le chirurgien alla récupérer le morceau de balle égaré.
- Préparez la seringue. Dès que j'ai sorti le morceau, utilisez-la.
Une fois les pinces et la pièce de métal hors du corps du soldat, Jack inséra la seringue et libéra les éponges absorbantes.
Sephen se laissa assoir au sol et posa la seringue et le morceau de balle au sol.
- Vous avez 4h avant que les éponges cesse de faire leur travail.
Seul le silence lui répondit. Toutes les personnes à bord le regardaient choquer. Soudain, un changement s'opéra chez Sam. Le soldat regarda ses mains, l'air surpris.
- Sam… depuis quand t'es médecin, demanda Jack d'une voix blanche.
À Hong-kong Strange se réveilla en sursaut. Il s'assit dans son lit et regarda ses mains l'air un peu perdu. S'était lui ou il venait de sauver la vie d'un soldat quelques parts dans le monde ?
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Et voilà ! Alors ? Une petite review ? )
Les seringues anti hémorragique existent bels et bien, tout comme l'artère d'ailleurs, et sont utilisables sur les membres mais pas les endroits comme les épaules ou la clavicule. N'étant pas médecin j'ai cependant pris des libertés l'extraction du bout de balle et sur la blessure.
