Bonjour bonsoir !
Voici le chapitre 4 de Un pour Huit. Ma vie commence enfin à retrouver un rythme plus posé et je vais pouvoir me repencher sur les mes fic !
J'espère que votre fin d'année c'est bien passée et que vous vous prévoyez des vacances comme vous les aimez.
Bonne lecture.
Gab
PS : Allez voir Ocean's 8
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Moscou, 17h
James Buchanan Barnes marchait dans les rues de Moscou en râlant. Ce qui était assez rare. Généralement il marchait en silence et d'un pas rapide. Aujourd'hui si le pas était toujours rapide le silence n'était pas au rendez-vous. Il venait de rater un contrat. Un gros contrat. L'employeur l'avait contacté pour l'informer qu'il se fiait finalement au service d'un autre homme. Un certain Grant Ward. Bucky serra les poings. Il connaissait l'homme. Un jeunot expatrié à peine sortie des couches de sa mère et qui se pensait meilleur que tout le monde. Son arrivée sur le marché avait été regardée avec dédain, voir même amusement. Seulement ce gamin commençait récupérer des contrats. Et des contrats qui payaient bien. En plus il faisait encore un froid hivernal et des pluies verglaçantes étaient prévues dans la nuit. Bucky pesta encore tout haut. Il n'aimait pas l'hiver. Quand il en entendait parler et qu'on lui demandait son avis il disait clairement qu'il se contre fouttait de la météo, mais en réalité il n'aimait pas l'hiver. Ce qui pour quelqu'un qui vivait en Russie n'était pas très commode. Alors qu'il traversait une place pour rejoindre le métro le ciel gris devint bleue et un soleil jusque-là absent vint réchauffer son visage. Le tueur à gage eu un sourire avant de réaliser que quelque chose clochait. Il tourna sur lui-même et fut surpris de voir tout le monde en T-Shirt et short.
- Où est-ce que j'ai encore atterrit moi ?
A une centaines de mètres derrière lui James Rhodes courrait. Le militaire en vacances avait pour habitude de se maintenir en forme en allant à la salle, cependant en voyant le beau temps et la chaleur il avait décidé d'aller courir. Ce fut d'ailleurs le gros manteau et la gosse écharpe, sans parlé des chaussures d'hivers, de l'homme immobile en face de lui qui l'interpelèrent. L'américain ralentit et s'arrêta à proximité de ce dernier.
- Est-ce que tout va bien Monsieur ?
Bucky se tourna vers lui.
- Alors c'est toi qui me vois cette fois ? Je pensais revoir la parisienne.
- Pari… on est à Washington, répondit Rhodes en fronçant les sourcils.
- Washington ? Vu le temps que vous avez je devrais peut-être envisager de déménager.
Rodhey allait demander à l'homme s'il y avait un proche qu'il pouvait contacter pour qu'on puisse venir le chercher quand sa rencontre avec le soldat déployé en Afghanistan lui revint en mémoire.
- D'où venez-vous ? demanda-t-il un peu sur ses gardes.
- De Russie. Tu n'images pas le temps de merde qu'on a à Moscou. Une véritable horreur !
- Donc… vous étiez en Russie… et là vous vous retrouvez à Washington… Et ça ne vous pose pas plus de problème que ça ?
- La dernière fois j'ai atterrit dans un resto parisien donc… non, pas vraiment.
- Et vous êtes ?
- Bucky. Toi ?
- James.
Bucky observa avec attention l'homme qui se tenait face à lui. Black, environ 1m80, plus grand que lui donc, environ 50 ans. Il repéra une chaine grise qui terminait sa course dans le haut de l'américain. La couleur et le matériau de la chaine lui rappelaient les chaines des soldats. Alors avec une désinvolture feinte il tenta.
- Soldat ?
- Armée de l'air, répondit Rhodes sans mentionner son grade. Et vous ?
Bucky eu un rire.
- Un soldat. C'est tellement cliché, dit-il en commençant à marcher dans le parc où Rhodes faisait son footing.
- Pardon ?
- Rien. Donc qu'est-ce qu'un type comme toi peut bien avoir en commun avec moi pour qu'on se rencontre malgré un continent et un océan de distance ?
Rhodes décida de laissa passer la remarque et répondit :
- Je n'en sais rien. Vous n'êtes pas le premier que je rencontre. Je pensais avoir rêvé mais visiblement non.
- Je dois avouer que pour une hallucination vous êtes plutôt réel.
- Vous pensez qu'on est… je ne sais pas… connecter ?
- Si c'est le cas j'espère que c'est facilement contrôlable parce que je ne peux définitivement pas me permettre de me retrouver à des milliers de kilomètres quand je suis au milieu d'un boulot.
- C'est la deuxième fois que vous… visitez quelqu'un ?
- Oui. Ça te ne t'es jamais arrivé encore ?
- Non. Il semblerait que je sois plus du genre à recevoir des visites. Et si le temps est à ce point mauvais là où vous êtes ça me va.
Bucky s'assit sur un banc face au soleil et Rhodes resta debout à l'observer. Engoncé dans ses vêtements le russe faisant vraiment tâche dans le décor. Sa barbe de quelques jours, les cheveux assez long et des vêtements assez vieux il ne faisait pas très soigné mais semblait ne pas en avoir grand-chose à faire. Plus il l'observait plus un sentiment de malaise naissait en lui. Cette face à lui dégageait quelque chose. Quelque chose de dérangeant. Bucky leva les yeux vers lui.
- Y a un problème ?
- Non, répondit simplement James.
Bucky le regarda en fronçant les sourcils avant d'hausser les épaules. Alors qu'il retournait son visage vers le soleil quelqu'un le poussa à l'épaule en Russie, le faisant revenir sur cette place glaciale. Place qu'il avait traversée sans s'en rendre compte et sur laquelle il se tenait actuellement immobile.
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Bristol, minuit
Darcy dansait. Elle dansait en rythme comme si le monde n'existait pas. Ce qui forçait les autres danseurs à faire attention à leurs pieds et à ne pas se prendre de coup. C'était en parti pour ça que Jean et Malicia aimaient sortir en boîte avec Darcy. La jeune femme s'amusait et elle empêchait les personnes trop collantes de s'approcher.
Cependant vers minuit cette dernière s'approcha de ses deux amies et leur cria qu'elle rentrait. Au vu de l'heure les deux autres étudiantes s'assurèrent que la brune était en état de rentrer seule et lui souhaitèrent une bonne soirée.
Darcy prit une grande inspiration une fois dans la rue. La tête lui tournait légèrement et elle avait mal aux oreilles. Malicia, Jean et elle avaient décidé de tester une nouvelle boîte de nuit récemment ouverte. Mais la musique était bien trop forte pour elle. Darcy profita du silence de la rue en marchant pour rejoindre l'avenue principale et arrêter un taxi. Les mains les poches de son manteau qu'elle avait récupéré au vestiaire elle avançait d'un pas tranquille, voyant l'avenue au bout de la rue.
Alors qu'il ne lui restait plus qu'une centaine de mètres à parcourir elle vit un groupe de jeune arriver en sens inverse. Ils parlaient fort, semblaient plus ou moins alcoolisé, et prenait surtout toute la place dans la rue. Darcy serra les poings dans ses poches et continua sa route en se décalant un peu.
Alors que le groupe n'était plus qu'à quelques mètres d'elle un des jeunes la remarqua et la héla. Elle décida de l'ignorer. Elle pouvait parfaitement se débarrassé d'un mec mais de 6… Elle maudit cette société à la con pas foutu d'éduquer les mecs et pressa le pas passer à côté d'eux le plus vite possible.
- EH ! Tu pourrais répondre quand on t'appelle ! Tu te crois meilleure qu'nous c'est ça ?
Darcy savait qu'elle ne devait pas répondre. Juste passer son chemin comme on lui avait apprit, comme on l'avait appris à toutes les filles. Mais elle s'appelait Darcy Lewis. Et elle en avait assez de cette suffisance masculine.
- Oui parfaitement ! Parce que moi je suis capable de passer à côté d'un beau mec, ce que vous n'êtes pas soit dit en passant, sans le siffler, l'interpeler ou le mater de manière absolument dérangeante. Je suis capable de me tenir tranquille quand je vois un mec en short. Je n'exhibe pas ma poitrine quand je vais courir, obligeant tout le monde à voir mon torse. Je sais retenir mes pulsions quand je suis dans le métro et je laisse mes mains dans mes poches. Et enfin je ne suis pas un fléau de cette putin de société qui oblige les femmes à se protéger de vous alors que vous ne devriez même pas nous emmerder !
Alors ouais je suis meilleure que les déchets alcoolisés masculin que vous êtes !
Sur ces mots elle passa à côté d'eux d'un pas rapide. Alors qu'elle pensait être sortie de cette histoire on lui attrapa le bras la tirant violemment.
- Nan mais lâche moi toi ! cria-t-elle.
- T'as une grande gueule pour une fille avec une jupe si courte… Avoue t'aime attirer l'attention.
- Nan mais t'es complétement débile toi ! T'as rien pigé à ce que je viens de vous dire ?
- On a pigé que tu te croyais meilleur que nous.
- Tu nous connais même pas Mazelle…
- C'est peut-être l'occasion d'apprendre à nous connaitre non ? demanda le brun en resserrant sa prise sur le bras de Darcy
Malgré elle Dracy sentit la peur lui tordre le ventre. On la plaqua violement contre le mur, faisant cogner sa tête. Avec horreur elle sentit une main se glisser sur son ventre. Elle envoya un coup de genoux dans les parties intimes du dégueulasse qui l'avait touché le faisant reculer en gémissant de douleur. Mais s'était du 6 contre 1. C'était injuste. C'était intolérable. Mais elle ne pouvait rien faire. Alors qu'elle se débattait de toutes ses forces Bucky se retrouva brutalement dans la ruelle. Il eut un moment d'incompréhension, se demandant ouais était passé le papier qu'il lisait sur son lit puis vit la scène qui se jouait devant lui. Il s'approcha de Darcy et posa doucement une main sur son épaule.
- Je m'en occupe.
Sans comprendre comment Darcy se retrouva à observer son corps de l'extérieur. Un corps qui venait de mettre un violent coup de tête à l'un des hommes qui la tenait. Et qui venait de détruire la rotule d'un autre d'un coup de pied puissant et bien placé. En quelques minutes elle se retrouva au milieu d'un tas de corps gémissant ou carrément inconscient. Sans savoir comment elle réintégra son corps et se retrouva à nouveau face à cet homme, totalement inconnu. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour parler elle fut interrompue par une exclamation.
- Oh mon dieu ! Darcy !
La jeune anglaise eu à peine le temps de se retourner que quelqu'un la prenait par les épaules.
- Tu n'as rien ?!
- M… Maria ?!
- Qu'est ce qui s'est passé ?!
- Je… j'étais en train de me faire agresser et ils... je sais pas… mon corps s'est mis à bouger sans moi.
Elle se tourna vers Bucky.
- C'est toi qui as mis tous ces connards à terre où j'ai rêvé ?
- Tu semblais avoir besoin d'aide, répondit simplement Bucky.
Maria fronça les sourcils.
- Tu… es le russe du restaurant.
- La parisienne ! Je me demandais si je te reverrai un jour. Ça fait un bail.
- Vous vous connaissez ? demanda Darcy perdu.
- On s'est rencontré dans un resto, répondit Bucky.
- C'était lui ma première rencontre.
Il y eu un silence avant de Darcy ne dise, presque en criant :
- J'ai été sauvé par un tueur à gage russe ?! OH LA CLASSE !
L'enthousiasme la jeune femme fit sourire Bucky.
- Je m'appelle Bucky.
- Moi c'est Darcy. Et elle Maria. Mais wo ! Comment tu les as éclaté comme des moucherons ! Ils ont rien compris !
Elle donna un coup de pied dans un des corps inconscients.
- Bien fait pour vous espèce de dégénéré ! Mais, elle releva les yeux vers le russe, comment tu as fait pour contrôler mon corps ?
- Aucune idée. J'ai juste sentit que je pouvais t'aider et ça c'est fait tout seul. Je lisais des plans quand j'ai senti que quelqu'un avait besoin de moi et je me suis retrouvé ici.
Darcy se mordit la lèvre, l'air plus sérieuse.
- Merci… Tu m'as clairement sauvé la vie.
Bucky lui tapota affectueusement l'épaule.
- Y a pas de quoi.
Darcy lui sourit avant de se tourner vers Maria.
- Qu'est-ce que tu fais là toi ?
- Je regardais un film quand j'ai senti que quelque chose n'allait pas. J'ai senti que TU n'allais vraiment pas bien. J'ai juste voulu aller te voir et je me suis retrouvé ici.
- Tu as contrôlé ton voyage ?!
- On dirait bien, fit Bucky. Si c'est le cas va falloir m'apprendre.
- C'est génial !
- Je ne sais pas. J'ai juste senti que tu avais besoin d'aide et je suis venue.
- Donc si on récapitule : On peut se rendre visite, on peut être plusieurs à visiter une même personne puisque vous êtes là tous les deux et on peut contrôler le corps de ceux que l'on peut visiter. C'est géant !
- Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer qui vous êtes et pourquoi vous êtes au milieu de corps inconscient ?
Darcy, Bucky et Maria se tournèrent vers la nouvelle voix.
- En voilà un troisième ! fit la plus jeune avec un grand sourire en voyant l'homme blond en pyjama qui se tenait à quelques mètres d'eux.
En pyjama Evrett Ross s'avança vers eux.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire. Qui êtes-vous ?
- Bucky.
- Maria.
- Darcy, conclu la jeune femme avec un grand sourire. Nous sommes tes liées !
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Alors ? Une petite review ?
Pour les fans de Sense8 en effet ce n'est pas le bon mot mais me tapez pas c'est normal.
